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Comment bien diriger les biens de la Zakat

      Si les biens de la Zakat sont employés d’une façon correcte dans ses destinations légales, ils peuvent très probablement remédier à la crise de la pauvreté et réaliser les intérêts publics de la patrie. Le sort de toute nation pourrait être complètement changé pour le mieux si ses riches s’acquittent de leur devoir vis-à-vis des affamés, des nécessiteux et des malades et contribuent d’une manière efficace à la réforme sociale et au développement du pays. Dans la société où les riches sont sensibles à la réalisation de ces finalités, on ne trouverait pas parmi ses citoyens un nécessiteux ou un mendient. A ce propos, il convient de mentionner la parole sage de l’imam ‘Ali Ibn Abi Taleb : « Allah – Gloire à Lui – a imposé aux fortunes des riches une part qui revient du droit aux pauvres. Il s’ensuit qu’il n’est pas un pauvre qui ait faim sans qu’il y n’y ait un riche qui refuse de payer ce qu’il doit. ». Là où on trouve un affamé, on trouve certes dans sa région un riche injuste qui manque à son devoir envers les pauvres de sa société.

     Si les biens des Waqfs (biens de main morte) sont employés d’une façon réalisant l’intérêt de la patrie, ils peuvent, à coup sûr, contribuer à sa renaissance et à son bien-être. Grâce à la bonne direction des biens des Waqfs, notre patrie peut couvrir les nécessités de ses citoyens et aller même jusqu’à tendre une main secourable aux pays les plus pauvres de notre continent surtout les pays du Bassin du Nil. Dans cette région démunie, nous pouvons renouer, sur le plan gouvernemental ou populaire, des relations scientifiques et culturelles et établir des projets de charité et de secours humanitaire. Ainsi, pouvons-nous réaliser, sur le plan stratégique, une part importante de notre sécurité nationale.

La Zakat est une obligation imposée à la fortune :

    La Zakat est une obligation imposée aux biens du riche et fait partie des piliers fondamentaux de l’Islam tout comme la prière et le jeûne. A ce propos, ‘Abdullah Ibn ‘Abass dit : « Il y a trois versets impliquant, chacun, deux ordres divins dont le manque à l’un entraine la nullité de l’autre : « (….) Accomplissez la prière et versez la Zakat ! », donc, la prière n’est pas agréée par Allah si on manque à l’obligation de la Zakat.

    Au sujet de ceux qui s’abstiennent de la Zakat, Allah, le Très-Haut, a révélé ce verset : « Annonce à ceux qui thésaurisent or et argent, au lieu de les consacrer à la Cause de Dieu, un châtiment douloureux, [35] le jour où ces métaux seront portés à l’incandescence dans le feu de la Géhenne et appliqués sur leurs fronts, leurs flancs et leurs dos : « Voici, leur sera-t-il dit, ce que vous thésaurisiez pour vous-mêmes ! Savourez donc ce que vous avez thésaurisé ! ».

    Dans plusieurs versets coraniques et hadiths prophétiques, l’Islam exhorte toujours le fidèle à multiplier ses œuvres de charité : « L’aumône ne fait pas diminuer la fortune. [1] », « La meilleure aumône, c’est celle que tu fais alors que tu es bien portant, très attaché à l’argent, craignant la pauvreté et souhaitant la richesse. N’attends pas pour la faire d’être à l’agonie de la mort et de dire alors : Ceci à un tel et cela à un tel alors que cela est déjà devenu leur droit (par l’héritage)[2]. », « Chaque jour au réveil le matin, deux anges descendent. L’un d’eux dit: Ô Allah donne une compensation à celui qui dépense, et l’autre dit: Ô Allah donne ruine à celui qui ne dépense pas[3]. », « Vous voici appelés à effectuer des dépenses pour la Cause de Dieu. Certains parmi vous se montreront avares, mais celui qui est avare l’est à son propre détriment, car Dieu Se suffit à Lui-même et c’est vous qui êtes les indigents. Si vous vous dérobez, Dieu fera appel, pour vous remplacer, à un autre peuple qui ne vous ressemblera nullement[4]. ».

En quoi consiste le mal et comment y remédier : 

Certains fidèles refusent de d’acquitter de l’obligation de la Zakat et certains autres s’en acquittent à des associations douteuses ou à des intermédiaires qui ne remplissent pas comme il se doit leur rôle bienfaiteur. D’où vient la nécessité de jeter l’accent, dans notre discours religieux, sur l’obligation et l’importance de la Zakat ainsi que sur le châtiment divin qu’encourent ceux qui s’en abstiennent. Il convient de noter également que le rôle du riche ne s’arrête pas au payement de la Zakat au pauvre et qu’il doit s’assurer de la légitimité de l’association à laquelle il va la verser. Certains jurisconsultes indiquent l’invalidité de la Zakat payée à une personne qui s’est avéré plus tard une personne n’y ayant aucun droit. En effet, certains osent, par inconscience religieuse, chercher fortune par tous les moyens même illégitimes. Ces personnes se sont éloignées de l’esprit de l’Islam qui s’oppose à ce qu’un capable de travailler s’attire le déshonneur en demandant l’aumône. A cet effet, le Prophète dit : « Elle est permise, seulement, pour celui qui souffre d’une misère qui abat, ou celui qui a une dette qu’il ne peut rendre. », « En fait, la mendicité est un acte par lequel l’homme se déchire horriblement le visage. Quiconque veut, donc, préserve son visage ou le décharne à moins qu’il ne demande à quelqu’un qui a un pouvoir ou que l’objet de sa demande soit indispensable. ». Pour sa part, l’imam ‘Ali dit :

Je suis prêt à subir le poids lourd des pierres montagneuses ; mais incapable de supporter les rappels de bienfaisance faits en ma faveur.

Certains disent : c’est honteux, pour un noble, de subir la peine pour gagner son pain.

J’ai dit : la honte, toute la honte, réside dans l’humilité en tendant la main pour demander assistance.

Il faut jeter la lumière sur l’interdiction islamique de demander l’aumône sans y avoir aucun droit. Il faut démontrer aux fidèles que la main généreuse est mille fois meilleure que la main tendue pour demander l’aumône. Nous devons également mettre en évidence la valeur du travail et les recommandations islamiques y relatives. Le poète ach-Chanfari al-Azdi dit :

Vaut mieux pour moi avaler la poussière que d’entendre le rappel de mon bienfaiteur. Le poète al-Baroudi dit :

 Je suis né satisfait de ce que j’ai. Je ne demande rien à personne. Ma dignité refuse d’avoir les regards baissés à la colère de mon bienfaiteur.

Le mal consiste également dans le système de collection et de répartition de la Zakat. On ne doute pas du rôle remarquable joué par quelques associations de charité pour alléger la souffrance des pauvres et des nécessiteux à travers des projets du service publics surtout médical. Mais il faut à ce propos attirer l’attention sur deux points très importants :

1_ Ces associations doivent être soumises au contrôle des appareils de l’Etat qui doivent jouer parfaitement leur rôle de supervision stricte. Elles doivent également annoncer en toute transparence le taux de leurs budgets et de leurs dépenses tout en rationnalisant leurs dépenses administratives au plus niveau possible.

2_ Il faut étudier bien le plan de ces associations, leur répartition géographique et leurs activités charitables pour éviter la concentration de leurs services dans quelques domaines ou dans quelques activités moins importantes.

3_ Le ministère de la solidarité sociale par exemple peut tenir un réseau de contact liant les bénéficiaires de la Zakat aux associations de la société civile pour éviter toute tentative de détourner les biens de la Zakat de sa voie légale.

4_ Ces associations doivent déterminer clairement leurs objectifs et chercher la variation dans les services présentés. Par exemple, quelques associations peuvent s’occuper des aides et du traitement des malades, quelques autres peuvent assumer la charger de régler les dettes des personnes financièrement incapables. C’est en effet le slogan de la campagne menée par le Ministère égyptien des Waqfs pour réaliser la justice dans la répartition des biens de la Zakat.

[1]  Hadith prophétique.

[2]  Hadith prophétique.

[3]  Hadith prophétique.

[4]  Coran, Mohamad, 38.

Comment bien diriger les biens de la Zakat

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Si les biens de la Zakat sont employés d’une façon correcte dans ses destinations légales, ils peuvent très probablement remédier à la crise de la pauvreté et réaliser les intérêts publics de la patrie. Le sort de toute nation pourrait être complètement changé pour le mieux si ses riches s’acquittent de leur devoir vis-à-vis des affamés, des nécessiteux et des malades et contribuent d’une manière efficace à la réforme sociale et au développement du pays. Dans la société où les riches sont sensibles à la réalisation de ces finalités, on ne trouverait pas parmi ses citoyens un nécessiteux ou un mendient. A ce propos, il convient de mentionner la parole sage de l’imam ‘Ali Ibn Abi Taleb : « Allah – Gloire à Lui – a imposé aux fortunes des riches une part qui revient du droit aux pauvres. Il s’ensuit qu’il n’est pas un pauvre qui ait faim sans qu’il y n’y ait un riche qui refuse de payer ce qu’il doit. ». Là où on trouve un affamé, on trouve certes dans sa région un riche injuste qui manque à son devoir envers les pauvres de sa société.

     Si les biens des Waqfs (biens de main morte) sont employés d’une façon réalisant l’intérêt de la patrie, ils peuvent, à coup sûr, contribuer à sa renaissance et à son bien-être. Grâce à la bonne direction des biens des Waqfs, notre patrie peut couvrir les nécessités de ses citoyens et aller même jusqu’à tendre une main secourable aux pays les plus pauvres de notre continent surtout les pays du Bassin du Nil. Dans cette région démunie, nous pouvons renouer, sur le plan gouvernemental ou populaire, des relations scientifiques et culturelles et établir des projets de charité et de secours humanitaire. Ainsi, pouvons-nous réaliser, sur le plan stratégique, une part importante de notre sécurité nationale.

La Zakat est une obligation imposée à la fortune :

    La Zakat est une obligation imposée aux biens du riche et fait partie des piliers fondamentaux de l’Islam tout comme la prière et le jeûne. A ce propos, ‘Abdullah Ibn ‘Abass dit : « Il y a trois versets impliquant, chacun, deux ordres divins dont le manque à l’un entraine la nullité de l’autre : « (….) Accomplissez la prière et versez la Zakat ! », donc, la prière n’est pas agréée par Allah si on manque à l’obligation de la Zakat.

    Au sujet de ceux qui s’abstiennent de la Zakat, Allah, le Très-Haut, a révélé ce verset : « Annonce à ceux qui thésaurisent or et argent, au lieu de les consacrer à la Cause de Dieu, un châtiment douloureux, [35] le jour où ces métaux seront portés à l’incandescence dans le feu de la Géhenne et appliqués sur leurs fronts, leurs flancs et leurs dos : « Voici, leur sera-t-il dit, ce que vous thésaurisiez pour vous-mêmes ! Savourez donc ce que vous avez thésaurisé ! ».

    Dans plusieurs versets coraniques et hadiths prophétiques, l’Islam exhorte toujours le fidèle à multiplier ses œuvres de charité : « L’aumône ne fait pas diminuer la fortune. [1] », « La meilleure aumône, c’est celle que tu fais alors que tu es bien portant, très attaché à l’argent, craignant la pauvreté et souhaitant la richesse. N’attends pas pour la faire d’être à l’agonie de la mort et de dire alors : Ceci à un tel et cela à un tel alors que cela est déjà devenu leur droit (par l’héritage)[2]. », « Chaque jour au réveil le matin, deux anges descendent. L’un d’eux dit: Ô Allah donne une compensation à celui qui dépense, et l’autre dit: Ô Allah donne ruine à celui qui ne dépense pas[3]. », « Vous voici appelés à effectuer des dépenses pour la Cause de Dieu. Certains parmi vous se montreront avares, mais celui qui est avare l’est à son propre détriment, car Dieu Se suffit à Lui-même et c’est vous qui êtes les indigents. Si vous vous dérobez, Dieu fera appel, pour vous remplacer, à un autre peuple qui ne vous ressemblera nullement[4]. ».

En quoi consiste le mal et comment y remédier : 

Certains fidèles refusent de d’acquitter de l’obligation de la Zakat et certains autres s’en acquittent à des associations douteuses ou à des intermédiaires qui ne remplissent pas comme il se doit leur rôle bienfaiteur. D’où vient la nécessité de jeter l’accent, dans notre discours religieux, sur l’obligation et l’importance de la Zakat ainsi que sur le châtiment divin qu’encourent ceux qui s’en abstiennent. Il convient de noter également que le rôle du riche ne s’arrête pas au payement de la Zakat au pauvre et qu’il doit s’assurer de la légitimité de l’association à laquelle il va la verser. Certains jurisconsultes indiquent l’invalidité de la Zakat payée à une personne qui s’est avéré plus tard une personne n’y ayant aucun droit. En effet, certains osent, par inconscience religieuse, chercher fortune par tous les moyens même illégitimes. Ces personnes se sont éloignées de l’esprit de l’Islam qui s’oppose à ce qu’un capable de travailler s’attire le déshonneur en demandant l’aumône. A cet effet, le Prophète dit : « Elle est permise, seulement, pour celui qui souffre d’une misère qui abat, ou celui qui a une dette qu’il ne peut rendre. », « En fait, la mendicité est un acte par lequel l’homme se déchire horriblement le visage. Quiconque veut, donc, préserve son visage ou le décharne à moins qu’il ne demande à quelqu’un qui a un pouvoir ou que l’objet de sa demande soit indispensable. ». Pour sa part, l’imam ‘Ali dit :

Je suis prêt à subir le poids lourd des pierres montagneuses ; mais incapable de supporter les rappels de bienfaisance faits en ma faveur.

Certains disent : c’est honteux, pour un noble, de subir la peine pour gagner son pain.

J’ai dit : la honte, toute la honte, réside dans l’humilité en tendant la main pour demander assistance.

Il faut jeter la lumière sur l’interdiction islamique de demander l’aumône sans y avoir aucun droit. Il faut démontrer aux fidèles que la main généreuse est mille fois meilleure que la main tendue pour demander l’aumône. Nous devons également mettre en évidence la valeur du travail et les recommandations islamiques y relatives. Le poète ach-Chanfari al-Azdi dit :

Vaut mieux pour moi avaler la poussière que d’entendre le rappel de mon bienfaiteur. Le poète al-Baroudi dit :

 Je suis né satisfait de ce que j’ai. Je ne demande rien à personne. Ma dignité refuse d’avoir les regards baissés à la colère de mon bienfaiteur.

Le mal consiste également dans le système de collection et de répartition de la Zakat. On ne doute pas du rôle remarquable joué par quelques associations de charité pour alléger la souffrance des pauvres et des nécessiteux à travers des projets du service publics surtout médical. Mais il faut à ce propos attirer l’attention sur deux points très importants :

1_ Ces associations doivent être soumises au contrôle des appareils de l’Etat qui doivent jouer parfaitement leur rôle de supervision stricte. Elles doivent également annoncer en toute transparence le taux de leurs budgets et de leurs dépenses tout en rationnalisant leurs dépenses administratives au plus niveau possible.

2_ Il faut étudier bien le plan de ces associations, leur répartition géographique et leurs activités charitables pour éviter la concentration de leurs services dans quelques domaines ou dans quelques activités moins importantes.

3_ Le ministère de la solidarité sociale par exemple peut tenir un réseau de contact liant les bénéficiaires de la Zakat aux associations de la société civile pour éviter toute tentative de détourner les biens de la Zakat de sa voie légale.

4_ Ces associations doivent déterminer clairement leurs objectifs et chercher la variation dans les services présentés. Par exemple, quelques associations peuvent s’occuper des aides et du traitement des malades, quelques autres peuvent assumer la charger de régler les dettes des personnes financièrement incapables. C’est en effet le slogan de la campagne menée par le Ministère égyptien des Waqfs pour réaliser la justice dans la répartition des biens de la Zakat.

[1]  Hadith prophétique.

[2]  Hadith prophétique.

[3]  Hadith prophétique.

[4]  Coran, Mohamad, 38.

Le droit de la femme à l’héritage et à une vie digne

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L’héritage figure parmi les questions auxquelles le Prophète a donné une grande importance dans son Discours d’Adieu :

« Allah, le Très-Haut, a donné à chacun son dû. Invalide alors tout testament fait en faveur d’un héritier. ». (Sunan Ibn Maja).

Allah, Exalté soit-Il, a déterminé, Lui-même, la part de chaque héritier à l’héritage pour couper court à toute intervention humaine en la matière : « En ce qui concerne vos enfants, Dieu vous prescrit d’attribuer au garçon une part égale à celle de deux filles. S’il n’y a que des filles, et qu’elles soient au moins deux, il leur sera attribué les deux tiers de ce que laisse le défunt ; mais s’il n’y en a qu’une seule, elle en prendra la moitié. Si le défunt laisse un enfant, les ascendants, père et mère, auront chacun un sixième de l’héritage. Mais s’il ne laisse pas d’enfant, et que ses père et mère soient ses seuls héritiers, la mère aura droit au tiers. S’il laisse des frères et des sœurs, sa mère aura le sixième, après que les legs et les dettes du défunt auront été acquittés. De vos ascendants ou de vos descendants, vous ne savez pas lesquels vous sont les plus dévoués. C’est là une obligation divine à observer. Dieu est Omniscient et Sage. » (Coran, an-Nissa, 11).

D’ailleurs, Allah a menacé d’un châtiment sévère quiconque ose porter atteinte au droit à la succession. Après avoir déterminé la part de chacun à l’héritage, Allah, le Très-Haut, a fini par dire : « Telles sont les limites fixées par Dieu. Tous ceux qui obéissent à Dieu et à Son Prophète seront accueillis dans des Jardins arrosés d’eaux vives où ils demeureront pour l’éternité, et ce sera pour eux la félicité suprême. » (Coran, an-Nissa, 13).

Parmi les méfaits de l’époque préislamique figure l’atteinte aux droits de certains héritiers : « Eh bien non ! C’est plutôt vous qui n’êtes pas généreux avec l’orphelin ; [18] c’est plutôt vous qui n’encouragez pas à nourrir l’homme dans le besoin ; [19] c’est plutôt vous qui spoliez les héritiers de leurs biens [20] et qui vouez à la richesse un amour sans fin !  [21] Prenez garde ! Lorsque la Terre sera réduite en poussière ; [22] lorsque ton Seigneur Se manifestera, que les anges se présenteront en rangs [23] et que la Géhenne se montrera, l’homme, ce jour-là, se souviendra ! Mais à quoi lui servira de se souvenir ?  [24] « Malheur à moi !, s’écriera-t-il. Si seulement j’avais accompli quelques œuvres méritoires pour ma vie future ! » [25] Ce jour-là, nul ne châtiera aussi sévèrement que le Seigneur [26] et nul n’enchaînera aussi solidement que Lui. » (Coran, al-Fajr, 18, 26).

Pour sa part, le Prophète dit : « Quiconque divise l’héritage comme l’a prescrit Allah aura pour récompense sa part du Paradis. ».

On raconte qu’une fille, privée par son père de l’héritage, est entrée juste après son décès à la chambre où on lave son corps et l’a fixé d’un regard furieux tout en invoquant Dieu en disant : « Seigneur ! Cette personne, comme vous le savez bien, m’a privé de mon droit à une part des jouissances de la vie ; et voilà je Te supplie de le priver des jouissances de la vie éternelle ! ».

On prive la femme de l’héritage pour des raisons insensées ou bien sous le poids des traditions désuètes et infondées du point de vue religieux. La personne qui prive la femme de ce droit en faveur d’une autre se voit-elle plus savant que Dieu, le Seigneur du monde, le Juge Suprême, le Roi et le Créateur de l’univers ?! En vérité, le comportement impoli et injuste de cette personne traduit, peut-être, son dédain pour la loi divine.

L’Islam nous interdit d’être injustes à l’égard de la femme, qu’elle soit mère, sœur, épouse ou fille et de porter atteinte à ses droits. Il a fait de la justice et de l’égalité parfaite entre les enfants, filles et garçons, un accès à l’agrément divin et au Paradis promis. A ce propos, le Prophète dit : 

« Entrera au Paradis quiconque n’enterre vivante sa fille, ne la dédaigne pas et ne préfère pas ses fils à elle. »

Dans plusieurs hadiths, le Prophète recommande à l’homme d’avoir un bon comportement à l’égard de la femme et de sauvegarder sa dignité d’être humain. Dans le hadith Qodsi, Allah, le Très-Haut, dit : « Se mettrait à l’abri du supplice de Géhenne quiconque se montre miséricordieux envers ses trois filles et assume tous leurs besoins nécessaires (hébergement, vêtements et nourriture. ». Dans une autre version : « Ses deux filles ou ses deux sœurs. ».  Dans une troisième : « une seule fille ».

Un jour pendant qu’un père était assis en compagnie du Prophète, son fils était venu le voir. Le voyant s’approcher de lui, le père l’a pris par la main, lui a donné un baiser et l’a fait assoir dans son giron. Ensuite, sa fille est venue le voir ; mais le père s’est contenté de la prendre par la main et de la faire assoir à son côté. Alors, le Prophète lui a dit : « Tu n’étais pas équitable à son égard. ».

Même à notre époque moderne, on remarque encore une sorte de discrimination au sein de la famille elle-même. On remarque par exemple que le garçon, à la maison de la famille, vit souvent dans une chambre beaucoup plus meilleure que celle de sa sœur et qu’il profite d’un enseignement de qualité par rapport à celui donné à sa sœur. Même en matière d’héritage, on la prive totalement de son droit à l’héritage ou se contente de lui en donner quelques émiettes en guise de lot de consolation. Cette attitude injuste envers la femme n’est, en fait qu’une sorte évidente de persécution et d’oppression à son égard.

La conception de la sécurité nationale

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La stabilité du pays est étroitement liée à la sauvegarde de sa sécurité nationale. Plus les citoyens et les hommes de décision s’attachent à la réalisation de la sécurité nationale, plus le pays devient stable au fur et à mesure. En effet, la sécurité nationale d’importe quel pays indépendant est une ligne rouge infranchissable. Mais pour garder intacte cette ligne rouge, cela exige une conscience culturelle aussi pratique que théorique sur ce plan. Pour chaque responsable occupant un poste de leadership, il est nécessaire, à mon point de vue, de tenir des séances de formation portant sur la sécurité nationale. En vérité, l’expérience technique ou administrative ne suffit pas, à elle seule, de diriger les affaires du pays vers la bonne voie. Elle doit être accompagnée d’une vision globale et profonde des conséquences de toute décision prise sur le plan de la sécurité nationale.

Les comportements de quelques citoyens et leurs simples décisions peuvent affecter la sécurité nationale sans en prendre conscience. Ils peuvent le faire, non pas avec mauvaise intention, mais par ignorance des priorités de la sécurité nationale. Dans ces conditions où le pays, la région et le monde tout entier passent une phase critique, le citoyen normal, le responsable et l’homme de décision doivent prendre en considération la sécurité de leur pays en prenant des décisions et en concluant des protocoles et des conventions internationales. En effet, la prise de conscience de la sécurité nationale diffère d’un citoyen à l’autre en fonction du niveau de la culture et du zèle patriotique de chacun. Pour toutes ces considérations, il faut faire de la question de la sécurité nationale notre priorité absolue et prendre en compte les recommandations suivantes :

  • Tenir en faveur de tous ceux qui occupent des postes de leadership des stages de formation et de sensibilisation portant sur l’importance qu’on doit accorder à la sécurité nationale.
  • Les politiciens, les intellectuels, les écrivains, les cultivés et les médias doivent sensibiliser les citoyens à propos de la sécurité nationale et leur montrer qu’il s’agit de l’un des éléments importants de la stabilité du pays.
  • Les institutions et les autorités compétentes doivent se concerter avant de conclure des protocoles et des conventions internationales pour ne pas risquer de s’enliser dans ce qui affecte les intérêts de la patrie.

Pour se faire une idée exacte de notre sécurité nationale, nous devons tout d’abord être au courant de notre situation politique sur le plan intérieur, extérieur, régional et international. Notre profondeur arabe, musulmane et africaine et nos relations internationales doivent être prises soigneusement en considération avant de prendre une décision importante et vitale. Il faut prévoir les conséquences positives et négatives de chaque décision. Il faut également étudier les priorités les plus pressantes sur tous les plans.

Sans doute, les relations politiques, militaires, économiques, culturelles, artistiques et médiatiques sont étroitement liées les unes aux autres. Il est impossible de séparer ces domaines les uns des autres et de restreindre chaque domaine à son propre sphère. Pour cette raison, chaque institution dans l’Etat doit prévoir les conséquences de ses décisions sur les autres institutions. Sans doute, cette conscience ne peut être réalisée du jour au lendemain ; elle exige un sens patriotique très élevé, une grande expertise et une atmosphère dominée par l’esprit de l’équipe. Chaque responsable dans l’Etat doit être à la hauteur de son poste et assumer habilement les charges confiées à lui. Il doit encourager l’esprit de l’équipe et réfléchir bien avant de prendre une décision.

En vérité, les pays ne peuvent pas être construits par les bonnes intentions dépourvues de conscience et de bonne planification. Nous vivons dans un monde où l’homme qui ne se fait pas loup, le loup ose s’attaquer à lui. ‘Omar Ibn al-Khattab dit : « Je ne suis pas un tricheur ; mais je ne suis pas dupe. ». Dans le même sens, al-Moghira Ibn Cho’ba dit : « Si ce n’était pas l’Islam, j’aurais usé d’astuces semant les troubles dans toute la Péninsule arabe. ». Les bonnes intentions doivent être accompagnées d’un travail sérieux et parfait. Allah, le Très-Haut, dit : « Dis : Voulez-vous que nous vous apprenions qui sont les plus grands perdants en œuvre ? Ceux dont les efforts se sont perdus dans la vie d’ici-bas alors qu’ils pensaient faire le bien. ». Dans le Coran, on a mis l’accent sur l’honnêteté et la compétence en tant que deux qualités qui doivent être remplies par quiconque occupe un poste. Par la bouche de la fille de Choeib, Allah dit : « O mon père, engage-le [à ton service] moyennant salaire, car le meilleur à engager c’est celui qui est fort et digne de confiance. ». Par la bouche de Son Prophète Youssef, Allah, Exalté soit-Il, dit : « Donne-moi la responsabilité des réserves des terres, car je suis intègre et savant. ».