Sermon du vendredi

Vers des relations familiales stables
Le 23 Djommada 1er 1437 – 1er avril 2016

awkaf-

I- Les éléments

1- La méthode islamique garantissant la stabilité de la famille

A- Le bon choix

B- Surveille des droits et des devoirs

C- Réalisation de la bonté et de la miséricorde

D- L’entretien avec convenance

E- Equité vis-à-vis des descendants

2- Impact de la stabilité familiale sur la société

II- Les preuves :

Preuves tirées du Noble Coran :

1- Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. (sourate les Romains, v.21)

2- Allah vous a fait à partir de vous-mêmes des épouses, et de vos épouses Il vous donné des enfants et des petits-enfants. Et Il vous a attribué de bonnes choses. Croient-ils donc au faux et nient-ils le bienfait d’Allah? (sourate mes Abeilles, v.72)

3- Mariez les célibataires d’entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. S’ils sont besogneux, Allah les rendra riches par Sa grâce. Car (la grâce d’) Allah est immense et Il est Omniscient. Sourate la Lumière, v. 32)

4- Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles. Et Allah est Puissant et Sage. (sourate la Vache, v. 118)

5- Et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l’aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que

vous ayez de l’aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien. (sourate les Femmes, v. 19)

6- Si vous craignez le désaccord entre les deux [époux], envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah est certes, Omniscient et Parfaitement Connaisseur. (sourate les Femmes, v. 35)

7- Que celui qui est aisé dépense de sa fortune; et que celui dont les biens sont restreints dépense selon ce qu’Allah lui a accordé. Allah n’impose à personne que selon ce qu’Il lui a donné, et Allah fera succéder l’aisance à la gêne (sourate le Divorce, v. 7)

Preuves tirées de la Noble tradition prophétique :

1- Abdullah Ibn Massoud (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « quiconque parmi vous dispose des moyens, qu’il se marie, car, le mariage lui permettrait de baisser le regard et de garder la chasteté, sinon, il est invite d’observer le jeûne qui lui servirait comme protection » (Hadith unanimement rapporté)

2- Abou Horeira (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « c’est pour l’un de quatre motifs qu’on cherche à épouser une femme : en quête de ses biens, de sa beauté, de sa généalogie noble ou bien pour sa religiosité. Quêtez alors celle de religiosité, sinon vous risquez de tout perdre » (Rapporté par Al Bokhari)

3- Anas Ibn Malek (qu’Allah l’agrée) dit : «un groupe de trois personnes sont venues auprès les demeures des épouses du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) se renseigner sur son culte. Informés, ils feignaient juger minime le culte du prophète. Ils dirent : éoù nous sommes par rapport au prophète (que le salut et les

bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dont sont absolutifs aussi bien les péchés antérieurs qu’ultérieurs ? la première personne dit : « pour moi, je subsisterai en prière surérogatoire sans me reposer. La deuxième dit : j’observerai pour toujours le jeûne sans le rompre. La troisième personne dit : quant à moi, je ferai rupture avec l’autre sexe et je ne me marierai guère. Arrivé, le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) leur répliqua : « c’est bien vous qui disiez tel pu tel propos ? par Allah, le suis parmi vous le plus qui se prémunit à Allah et Le craigne, pourtant, je fais la prière et je repose, j’observe le jeûne et le romps et je me marie. Quiconque renonce à ma tradition, ne fait pas partie des miens. » (Rapporté par Al Bokhari)

4- Abou Hatem Al Mozni rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : «si un pieux dont vous agréez la religiosité et les moralités vient vous demander l’alliance, épousez-le, sinon une discorde et une corruption évidente régneraient sur la terre. « On répliqua : « mais, ô prophète, il pourrait être critiqué quelque part ? «si un pieux dont vous agréez la religiosité et les moralités vient vous demander l’alliance, épousez-le «, Reprit le prophète trois fois. (rapporté par At-Termizi)

5- Ibn Omar (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : «chacun de vous est parrain responsable de ses charges : le gouverneur est parrain responsable de ses sujets, l’homme est le parrain responsable de sa famille, la femme est parraine responsable de son foyer et le serviteur est à son tour le parrain responsable des biens de son maître. » Ibn Omar dit ; je crois avoir entendre le prophète dire : « l’homme est le parrain responsable des bien de son père et

vous êtes tous parrains responsables et interrogés au sujets de vos charges. (rapporté par Al Bokhari)

6- Abdullah Ibn Amr Ibn Al ‘As (qu’Allah l’agrée, lui et son père) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : «il suffit pour l’un comme péché de périr dont il est chargé de nourrir » (Rapporté par Ahmed)

III- Le sujet :-

L’islam accorde une attention particulière à la famille du fait qu’il s’agit du prototype de la société. Lorsque la famille est saine, la société est bien rétablie et vice versa. L’islam a dressé des restrictions et des critères qui organisent la fondation de la famille, observent son maintien et sa stabilité, ce dans le but de sauvegarder l’individu et par conséquent la société, du fait que la stabilité de la famille est la garantie de celle de la société.

L’attention qu’accorde l’islam à la famille relate à la phase qui précède sa création, ce qui mènerait l’affection, l’harmonie, l’enter clémence et le bon entretien parmi ses membres. Cela est censé diminuer les causes de la démolition et du morcellement de la famille. L’islam exhorte à fonder la famille d’une façon légitime qui s’accorde bien avec la préservation de la dignité humaine et la nature saine. Il s’agit de mariage, une des traditions divines en toutes les créatures. Allah, gloire à Lui dit : « Et de toute chose Nous avons créé [deux éléments]: de couple. Peut-être vous rappellerez-vous?”(Sourate Qui éparpillent, v. 49). Il dit, Exalté soit-Il; “Louange à Celui qui a créé tous les couples de ce que la terre fait pousser, d’eux-mêmes, et de ce qu’ils ne savent pas! », (Sourate Yasin, v. 36). Ainsi, l’alliance est une tradition cosmique qu’Allah rend parmi les signes de Son Omnipuissance et l’une de Ses preuves en termes de la création.

          L’islam exhorte également à la formation et la stabilité de la famille en vue de peupler la terre, réaliser l’intérêt de la société, construire la patrie, ce dans le but d’atteindre les finalités sublimes, en l’occurrence,  parmi d’autres, propager la chasteté et la vertu, préserver la société de débauche et turpitude de toute forme et la solidarité des familles par voie de l’alliance.

Le prophète, à son tour, a encouragé les jeunes à se marier tout en élucidant les vertus.

          Par ailleurs, l’islam met en garde contre tout ce qui va à l’encontre du peuplement de l’univers dont le célibat et le boycott des femmes.

          Comme la stabilité familiale avec toutes les acceptions du terme : la tranquillité, l’a sérénité et la certitude est un requis légitime et vital cherché par l’islam, l’islam a mis des fondements légaux sains et une méthode solide pour établir le bon entretien et la bonté entre le couple à tel point que se réalise la stabilité. ces fondements sont:

  • Le bon choix de la part de deux partenaires chacun de l’autre. Le prophète conseille à l’homme de bien choisir sa partenaire du fait qu’elle sera la bonne éducatrice qui préservera son honneur et ses biens. En outre, elle représente le meilleur des délices de la vie. Ibn Omar (qu’Allah l’agrée lui et son père) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « la vie a des délices dont en tête l’épouse vertueuse ». Une fois que les familles se fondent sur le bon choix, se réalise l’apaisement, la sérénité, l’affection continue et la clémence réciproque à tel point que le mariage devienne le bienfait le plus noble et le plus fructueux. Il faut que ce choix soit basé sur la religiosité et les bonnes moralités. L’épouse joue un rôle capital au sein de la famille ; sa droiture rend droite la famille, voire la société entière. Sa défiance cause directement l’écroulement de la famille.

Le poète dit :

Une mère est une école dont la bonne formation résulte la fondation d’un peuple à race noble.

Dans la même perspective le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) conseille à la femme de choisir son partenaire en vertu de sa religiosité et ses bonnes moralités. Par conséquent, le bon chois en vertu de la bonne conduite réalise à la famille cette stabilité qui conduit au progrès de la société.

  • Parmi les piliers de la stabilité de la famille est le fait que chacun de deux partenaires observe ses devoirs et ses droits. L’islam a lis au pied d’égalité les droits et devoirs de chacun vis-à-vis de l’autre. Il ne sied à l’un de deux partenaires de réclamer ses droits avant de remplir ses devoirs, ce pour réaliser l’affection et la sérénité qui abouteraient à la stabilité de la famille.

L’islam établit ces droits et devoirs et les a repartis à tous et à toutes tout en obligeant les membres de la famille à les observer. Par ces droits il y a ceux matériels, moraux, éducatifs, la participation constructive en termes de remplir les responsabilités, la nécessité de la coopération de tous les membres de la famille en matière des charges et exigences de la vie.

Un compagnon demanda le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui): « en quoi consiste le droit de l’épouse sur son mari ? Le prophète de dire : « c’est de la nourrie autant que tu te nourris, de l’habiller autant que tu t’habilles, de ne pas frapper le visage, ne pas dire des injures et ne pas l’abandonner, sauf au foyer ». (sunnas d’Abou Daoud)

Asmaa Bint Zayd l’ansarite interrogea le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui): nous, les felles, sommes interdites et obligées à rester dans vos demeures pour assouvir vos désirs et concevoir vos enfants. Quant à vous, les hommes, vous êtes préférés par assister la prière de vendredi, la prière en groupe, rendre visite aux malades, assister aux funérailles, pèlerinage après pèlerinage en outre le djihad dans le sentier d’Allah. Si l’un parmi vous sort en pèlerinage, en petit pèlerinage ou au combat, nous vous préservons les biens, tissons les habits et éduquons les enfants. Aurons-nous le droits d’une part de vos rétributions, ô prophète ? le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) s’adressa à ses compagnons et dit : « avez-vous entendu un propos pareil d’une femme au sujet de sa religion ? Les compagnons répondirent ; « notre foi, nous n’imagions point qu’une femme soit aussi bien orientée. le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) s’adressa à elle: « pars et informe toutes les femmes que lorsqu’une femme réussisse d’une une bonne épouse qui cherche à satisfaire à son mari et suivre ses recommandations vaut toute l’œuvre des précitée. »

          Alors, la réussite et la stabilité de la famille sont conditionnées par observer les droits et devoirs de la part de tous ses membres.

          Parmi les éléments qui favorisent la stabilité du foyer est la propagation de la miséricorde parmi ses membres. Cela se tient l’une des valeurs desquelles doit se caractériser le couple pour que la famille vive en sérénité. La miséricorde réciproque dans toute la société est garantie par son existence au sein de la famille. Notre exemple idéal en est le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) qui éprouvait inlassablement la miséricorde vis-à-vis de ses épouses, enfants et petits-enfants.  le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) était le meilleurs pour sa famille.

          Lorsque la miséricorde s’absente dans un foyer, celui-ci deviendrait une misère et une destruction, à tel point qu’il soit indispensable que tous les membres de la famille s’entretiennent avec affection.

          Parmi les facteurs de la stabilité familiale il y a le bon entretien avec convenance. Allah nous ordonne de le faire et son prophète aussi. Chacun de deux époux est invité à s’entretenir convenablement vis-à-vis de son partenaire. Allah dit : « elles vous sont une vêture et vous leur sont une vêture », Sourate la vache, v. 187. Cela comporte la parole douce, l’acte louable, la tolérance, la coopération,  le respect, la concertation, la confidentialité, éviter les causes de discorde et toutes les bonnes moralités. le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), ainsi que ses honorables compagnons nous ont tracé le meilleurs exemple du bon entretien avec les épouses. Au cours d’un hadith Ayesha fut interrogé : comment était le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) à son foyer ? Elle répondit ; il était appliqué aux affaires de ménage, lorsqu’on annonçait la prière, il y sortait vite. (Sahih d’Al Bokhari).  D’après Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée, lui et son père), le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit: « j’aime bien me toiletter pour mon épouse autant que j’aime qu’elle me le fasse…….. je n’ai pas toujours envie d’en prendre tout mon droit…

Parmi les choses qui favorisent la stabilité familiale est le fait que l’un de deux partenaire ne surcharge son homologue. La concertation accroît l’affection et l’amour. Une question qui est en apparence d’une importance minime, ç savoir, l’allaitement, Allah en dit : « Et si, après s’être consultés, tous deux tombent d’accord pour décider le sevrage, nul grief a leur faire. » sourate la vache, v. 233. La concertation entre le couple, voire entre tous les membres de la famille est une nécessité et un mode de vie en islam. L’ordre de cette concertation est sous forme généralisant dans le coran, Allah dit : « qui répondent à l’appel de leur Seigneur, accomplissent la Salat, se consultent entre eux à propos de leurs affaires, dépensent de ce que Nous leur attribuons, » sourate la concertation, » v.38. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) mit ce principe en application. La sunna abonde de plusieurs situations attestant la concertation du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) avec ses épouses. On en cite le fait que le jour de Hodeibiah, lors de la conclusion du pacte de réconciliation avec Qoraiche, le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) ordonna ses compagnons de se raser et égorger leurs sacrifices. Le transmetteur du hadith dit : par Allah, personne n’exécuta même après la répétition de l’ordre prophétique pour trois fois. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) entra chez Oum Salama lui évoquer ce que firent les compagnons. Elle lui dit : si tu aimes bien qu’ils exécutent ton ordre, alors, sors sans dire un mot à personne, puis, égorge ton sacrifice et interpelle ton coiffeur pour qu’il te coupe les cheveux. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) se soumit au conseil, alors, tous les compagnons se précipitèrent à égorger leurs sacrifier et à se raser à tel point de risquer d’entretuer. (rapporté par Al Bokhari). Al Hassan Al Bassri commenta : le prophète se passait du conseil d’Oum Salama, mais il voulut de donner l’exemple à tel point que l’homme ne se sente aucune gêne de concerter avec son épouse.

Parmi les piliers de la stabilité familiale il y a la pension qui est droit de tous les membres et incombe ç l’homme en tant que parrain de la famille. Allah dit : « Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien » sourate les femmes, v.34, « Au père de l’enfant de les nourrir et vêtir de manière convenable. Nul ne doit supporter plus que ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage à cause de son enfant, ni le père, à cause de son enfant. Même obligation pour l’héritier.” Sourate la vache, v.233 et “Que celui qui est aisé dépense de sa fortune; et que celui dont les biens sont restreints dépense selon ce qu’Allah lui a accordé. Allah n’impose à personne que selon ce qu’Il lui a donné, » sourate le divorce, v.7

L’un des fondements de la stabilité au sein de la famille est le fait d’établir l’équité à tous ses membres. Bien éduquer les enfants à l’islamique, leur enseigner les rituels de la religion et leur établir l’équité constituent l’élément fondamentale de la stabilité familiale. Le prophète  (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) mit en garde contre la discrimination entre les enfants en termes d’entretien, ce pour préserver la solidarité et l’harmonie familiale. An-Noàman Ibn Bachir (qu’Allah l’agrée, lui et son père), rapporte : mon père me fit donnation d’une partie de ses bien. Oum Amra Bint Rawahah (ma mère) lui dit : je ne serai satisfaite à moins que tu en informe Le prophète  (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui). Mon père alla en interroger Le prophète  (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) et lui demander de le témoigner. Le prophète  (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lui demanda : « as-tu le fait pour tous tes enfants ? », Non, répondit mon père. Il lui dit : « prémunissez-vous d’Allah et soyez équitables vis-à-vis de vos enfants ». Alors, mon père renonça à cette donation. (rapporté par Muslim).

L’islam considère la famille avec respect. Elle est pour lui un lien sacré à finalités sublimes que l’islam cherche à le maintenir fort et cohérent, pour qu’il puisse réaliser ses objectifs et se durcit devant les malheurs. C’est pourquoi l’islam accorde une attention particulière à la famille avec un ensemble de règles dans le but que sa construction soit consolidée, ce qui préserverait la société contre toute forme d’excès, de radicalisme et de transgression. L’attention que l’islam accorde à la famille et ses fondements de stabilité vise la cohérence des individus de la communauté et réaliser le progrès et le bien-être.

Lorsque la famille se stabilise, tous les membres se sentiront sécurisés au stade psychologique, corporel, social et économique. Cela aura son impact sur la paix et sécurité de la société. L’islam considère que la stabilité de la famille est un bon moyen pour préserver la société contre le chaos et le désordre. Cette paix sociale commence par la famille et se termine par la société passant par l’école.

La famille, c’est la première école dans laquelle l’enfant distingue le vrai du faux, le bien du mal, apprend porter la responsabilité, la liberté d’expression. C’est au sein de la famille qui se dessine le caractère de l’enfant, les traits de son identité et par conséquent, il serait un bon citoyen dans une société saine.

Ce n’est exclusivement par la force qu’on pourrait imposer la sécurité. Cette dernière découle des membres de la société et de leur conscience. La famille joue le rôle prépondérant dans la formation et le développement de cette conscience.

 

Les vertus des compagnons du prophète
(qu’Allah les agrée) et certains exemples de leur biographie
16 Djomada al Akhirah 1437 – 25 mars 2016

awkaf-

Les éléments

La place élevée des compagnons

Les vertus des compagnons dans le Coran et la Sunna

Aimer les compagnons fait partie de la foi

Exhorter à suivre l’exemple des compagnons honorables

Interdiction d’insulter ou détracter les compagnons

Exemples tirés des biographies des compagnons

Les preuves :

Tirées du Saint Coran :

Allah, Gloire ç Lui dit : « Muhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d’Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et l’image que l’on donne d’eux dans l’Evangile est celle d’une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs. [Allah] par eux [les croyants] remplit de dépit les mécréants. Allah promet à ceux d’entre eux qui croient et font de bonnes oeuvres, un pardon et une énorme récompense. » sourate la victoire éclatante, v.29

Allah dit : « Les tout premiers [croyants] parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils l’agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l’énorme succès !” sourate le repentir, v.100

“Les premiers (à suivre les ordres d’Allah sur la terre) ce sont eux qui seront les premiers (dans l’au-delà)  Ce sont ceux-là les plus rapprochés d’Allah.  dans les Jardins des délices, une multitude d’élus parmi les premières [générations], et un petit nombre parmi les dernières [générations], » sourate l’événement, v.10-14

Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui; ceux-là seront les gagnants. », sourate Al Araf, v.157

Allah a accueilli le repentir du Prophète, celui des Emigrés et des Auxiliaires qui l’ont suivi à un moment difficile, après que les coeurs d’un groupe d’entre eux étaient sur le point de dévier. Puis Il accueillit leur repentir car Il est Compatissant et Miséricordieux à leur égard », sourate le repentir, v.117

Mais le Messager et ceux qui ont cru avec lui ont lutté avec leurs biens et leurs personnes. Ceux-là auront les bonnes choses et ce sont eux qui réussiront. Allah a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour qu’ils y demeurent éternellement. Voilà l’énorme succès!”, sourate le repentir, v.88,89

“Allah a très certainement agréé les croyants quand ils t’ont prêté le serment d’allégeance sous l’arbre. Il a su ce qu’il y avait dans leurs coeurs, et a fait descendre sur eux la quiétude, et Il les a récompensés par une victoire proche », sourate la victoire éclatante, v.18

« [Il appartient aussi] aux émigrés besogneux qui ont été expulsés de leurs demeures et de leurs biens, tandis qu’ils recherchaient une grâce et un agrément d’Allah, et qu’ils portaient secours à (la cause d’) Allah et à Son Messager. Ceux-là sont les véridiques. Il [appartient également] à ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays et dans la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, et ne ressentent dans leurs coeurs aucune envie pour ce que [ces immigrés] ont reçu, et qui [les] préfèrent à eux-mêmes, même s’il y a pénurie chez eux. Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent. », sourate l’exode, v. 8,9

Preuves tirées de la Sunna :-

Abdullah Ibn Massoud (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « la meilleure époque c’est celle où je vivais, puis la suivante, puis celle qui suit. Puis viendront des gens de futilité dont le serment avance le témoignage et le témoigne avant le serment. » (unanimement rapporté)

Abou Horaira (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « n’insultez pas mes compagnons, n’insultez pas mes compagnons, par Allah, si l’un parmi vous fait charité autant que le mont d’Ohud, il n’atteindra même pas la moitié de leur grade », Rapporté par Al Bokhari et Muslim.

le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : «Allah, Allah, mes compagnons, ne leur lancez point d’injure, ni insulte après ma disparition ! Qui les aime, c’est moi qu’il aime, qui les haït, c’est moi qu’il haït, celui qui les lèse, c’est à moi qu’il lance sa lésion, par conséquent, il la lance contre Allah Qui risque de le punir. » Rapporté par Ahmed

Abou Horaira (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) interrogea : « qui parmi vous s’est réveillé à jeun ? C’est bien moi, répondit Abou Bakr. Qui a accompagné un convoi de funérailles aujourd’hui ?  C’est bien moi, répondit Abou Bakr. Qui a rendu visite à un malade aujourd’hui ?  C’est bien moi, répondit Abou Bakr. « Une fois qu’un homme fait toutes ces choses il sera certes au paradis », reprit le prophète. (rapporté par Muslim.

Le sujet : –

Allah, Gloire à Lui, a élu en faveur de son prophète(que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) des hommes purs et des compagnons honorables qui le crurent, soutinrent et sécurisèrent. Ils furent formés à son école (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), éduqués par lui, puisèrent de cette source pure qui abondait foi et force. En conséquence, ils étaient les gens les plus sincères, les plus érudits, les plus subtils en termes de compréhension, les plus œuvrant du bien. Ils portèrent l’étendard du Vrai aux quatre coins du monde sans rien craindre de reproche au sujet d’Allah dont ils gagnèrent la satisfaction. Ce sont bien les compagnons du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) choisis par Allah, Exalté soit-Il.

          Il s’agit d’une génération pionnière en matière de l’évolution de la vie, où elle transmit la lumière venant avec le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) au monde entier. Tant qu’on essaie de les rattraper, on n’y arrivera jamais. Il suffit de connaître que quel que soit le volume de ce que nous faisons, nous n’atteindrions guère la moitié d’un des leurs degrés. Cela est dû au fait qu’ils offrirent leurs âmes et biens pour sauver la religion d’Allah, Exalté soit-Il et son prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), Allah dit : « Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah: ils tuent, et ils se font tuer. C’est une promesse authentique qu’Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l’Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu’Allah à son engagement? Réjouissez-vous donc de l’échange que vous avez fait: Et c’est là le très grand succès. » sourate le repentir, v.111

          Si parmi les droits de notre prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) est de lire sa biographie et contempler sa Sunna dans le but de le prendre exemple à suivre, nous inspirer ses directives et interpréter sa loi, c’est également des droits de ses compagnons (qu’Allah les agrée) de connaître leurs vertus et places et de lire leur histoire pour assimiler leurs bonnes moralités en termes de leur manière d’adorer Allah (Gloire à Lui)  et de tirer des leçons morales de leur vie. Ce sont eux qu’Allah choisit pour accompagner son prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) et de propager son message après sa mort. Ils sont les meilleurs de la communauté. Allah les qualifie des bon attributs, les juge intègres et purifiés. L’humanité n’a connu point des gens pareils en termes de la piété, de la dévotion et de la sincérité à Allah, Gloire à Lui.

          Pour élucider leur place et leur grade sublime, Allah évoque leur noble compagnie du prophète, leurs vertus aussi bien dans le Noble Coran, la Torah et l’Evangile. Allah les qualifie des durs envers les mécréants sans transgression, miséricordieux entre eux, ils adorent Allah, Tout Seul, sans Lui rien associer, inclinés, prosternés, ne demandant de grâce que d’Allah. Les traces de l’adoration se manifestent sur leurs membres à tel point que lorsqu’on voit l’un d’eux, on réalise qu’il est parmi ceux qui aiment et craignent Allah. C’est pourquoi Allah les agrée, bienfait sans pareil !

          Si on consulte la Sunna du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), on réalise qu’elle abonde des hadiths qui prouvent la grâce des compagnons, leur degré élevé et leur place privilégiée. Les compagnons représente la meilleure époque du fait qu’ils crurent le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) au temps où les autres le démentirent, le soutinrent, sécurisèrent l’aidèrent avec biens et âmes, seulement pour le sentier d’Allah. Ahmed rapporte dans son Musnad qu’Abdullah Ibn Massoud dit : « Allah examine les cœurs de Ses serviteurs et trouve que le meilleur en est celui de Mohamad (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), ainsi Il l’élut pour Lui-même et le chargea de transmettre Son message. Puis, Il examine les cœurs après celui de Mohamad et trouve ceux de ses compagnons sont les meilleurs, alors Il les fait les ministres de Son prophète qui luttent pour sa religion. Ainsi, tout ce que les musulmans juge louable, il est ainsi auprès d’Allah et vise versa.

          On cite à ce propos ce que montre le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) concernant le fait que les compagnons sont les garants de la communauté musulmane, où il dit : « les astres sont les garants du ciel, lorsqu’ils disparaitront, le ciel aura la promesse apocalyptique d’Allah, moi, je suis le garant de mes compagnons, lorsque je paraitra, ils trouveront accomplie leur promesse divine, mes compagnons sont  les garants de ma communauté, lorsqu’ils périront, ma communauté trouvera son sort prédéterminé. » Rapporté par Muslim.

          Ainsi, la vie des compagnons épargne la communauté contre le danger d’innovations. Leur bénédiction s’étendit à deux générations successives. Abou Saïd Al Khodri (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « il y aura une ère où des groupes feront des expéditions et seront interrogés : y a-t-il parmi vous ce qui a accompagné le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) ? oui, répondra-t-on. Alors, on leur ouvre. Puis, il y aura une ère où des groupes feront des expéditions et seront interrogés : y a-t-il parmi vous ce qui a accompagné le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) ? oui, répondra-t-on. Alors, on leur ouvre. Puis,  il y aura une ère où des groupes feront des expéditions et seront interrogés : y a-t-il parmi vous ce qui a accompagné le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) ? oui, répondra-t-on. Alors, on leur ouvre. » (unanimement rapporté)

En outre, Allah témoigne en leur faveur la générosité, la grâce et le sacrifice au sentier d’Allah et en quête de Sa Satisfaction. En contrepartie, ils auront la jouissance perpétuelle au Demeure de l’Eternité. Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) dit : le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) nous ordonna un jour de faire une charité. Cet ordre correspondait à mon aisance où je dis : aujourd’hui j’avancerai Abou Bakr. J’apporta la moitié de mes biens. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) me demanda : « quoi as-tu réservé à ta famille ? Je répondit : j’ai apporté la première moitié et lui ai laissé l’autre. Abou Bakr apporta tous ses biens et le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lui demanda : « quoi as-tu réservé à ta famille ? » Abou Bakr répondit : je l’ai confié à Allah et Son messager. Je lui dit ! je ne suis guère en mesure de te concurrencer. (rapporté par At-Termizi)

          Vu cette place qu’occupe les compagnons du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), les aimer et préférer sur les autres fait alors partie de la foi, du fait que cela indique l’amour qu’éprouve le musulmans pour le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) qui les a choisis comme compagnons, alors les aimer c’est l’aimer lui-même. Al Baraâ Ibn Azeb ‘qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit au sujet des Ansârs (secoureurs) : « seul le croyant les aime et seul l’hypocrite les haït. Qui les aime, aime Allah et qui les haït, il haït Allah » (rapporté dans les deux sahihs).

          Alors, leur amour est un indice de foi alors que leur haine se tient preuve sur l’hypocrisie. Anas Ibn Malek qu’Allah l’agrée rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « la preuve de la foi c’est l’amour des ansars et celle de l’hypocrisie est leur haine » rapporté par Al Bokhari

          Il est strictement interdit de détracter les compagnons du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) du fait qu’il les loua et qu’Allah les agréa. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) nous interdit de les insulter dans plusieurs hadiths.

          Qui contemple la vie des compagnons réalisera une foi, soumission, amour pour Allah et Son Messager sans pareils, en outre, une interprétation minutieuse des bonnes moralités. Ils étaient les meilleurs leaders et maîtres qui ont donné l’exemple en donation généreuse, savoir et pratique, sacrifice dans le but de secourir la religion d’Allah. Le meilleur exemple est Ali Ibn Abou Taleb lorsqu’il s’est couché sur le lit du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) la veille de la migration pour le sauver avec corps et âme alors qu’il était conscient que les mécréants furent à l’affût et armés jusqu’aux dents.

Un autre exemple est Sohayeb le romain qui sacrifia ses bien pour secourir la religion d’Allah et de son prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui). Lorsqu’il entendit d’émigrer, les polythéistes lui dirent : tu nous vint larve, sans fortune, ni biens. Puis, une fois que tu t’enrichis, tu veux t’émigrer et porter sur toi tes biens ! jamais de la vie ! Il répondit : si je vous donne tous mes biens, vous me laisserez partir ? Oui, bien sûr, répondirent-ils. Il reprit : soyez témoins que je vous laisse tous mes biens. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lui dit : « négoce prospère, ô Sohayeb. A ce sujet est révélé le verset ! « Et il y a parmi les gens celui qui se sacrifie pour la recherche de l’agrément d’Allah. Et Allah est Compatissant envers Ses serviteurs.”

Abou Bakr donne le meilleur exemple en termes des œuvres pies à toutes les reprises conformément à des divers hadiths.

          Un jour, Omar Ibn al Khattab surveillait la Médine lorsqu’il tomba sur une femme avec deux garçons. Elle allumait le feu sous un récipient rempli d’eau, semblant leur préparer le repas, alors que les enfants criaient de faim. Omar dit : Salut à vous, ô gens de lumière, et il ne voulut pas dire, ô gens de feu. Et à toi, répondit la femme. Omar reprit : puis-je m’approcher ? Approche-toi convenablement ou repars, répliqua la femme. Omar demanda : de quoi s’agit-il ? La femme dit : la nuit et le froid nous ont fouetté. Omar redemanda : pourquoi ces enfants crient-ils ? C’est de la faim ? répondit la femme. Qu’est-ce qu’il y a dans le récipient ? demanda Omar. La femme répondit : c’est n’importe quoi avec quoi he cherche à les occuper jusqu’à ce qu’ils dorment. C’est Allah l’arbitre entre nous et Omar. Omar répondit : qu’Allah t »accorde Sa miséricorde, comment Omar arrive-t-il à connaître votre situation ? La femme répondit : comment-est-ce que se charge-t-il de notre affaire et nous délaisse ? Le transmetteur du hadith, Zayd Ibn Asslam dit : Omar me dit : allons-y, nous nous précipitions jusqu’à atteindre la maison de farine , où Omar y sortit une quantité de farine et une autre de grasse et me dit : aide moi à le porter. Je lui dit : c’est moi qui porte. Mais il reprit : porteras-tu mes péchés le Dernier Jour ? Il porta et nous nous précipiterions où il remit la farine et en prit un peu lui disant : agite le feu pour que je prépare le repas, ce ç tel point que la fumée transperçât sa barbe. Une fois que le repas est préparé, il lui dit : apporte-moi un récipient. Elle lui apporte une assiette où il vida le repas lui disant : nourris-les et je leur refroidis, ce jusqu’à ce qu’ils se rassasièrent. Au départ, la femme dit à Omar ! qu’Allah te récompense, Omar devrait être à ta place. Omar lui dit : dis bien plutôt et lorsque tu rencontreras le commandeur des Croyants, tu verras le bien. Omar prit un coin contempler les enfants sans rien parler jusqu’à ce qu’il entendit les enfants rire. Rapporté par Ahmed

          Les compagnonnes jouaient un rôle capital en termes de donation, sacrifice et générosité dont :

  • La mère des croyants Khadija Bint Khoweiled qui a soutenu son mari le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), sacrifia âme et biens et calma le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lorsqu’il revint effrayé après la rencontre de Gabriel lui disant: “Allah ne te lâchera guère, tu observes les liens de parenté, assistes, fais gagner l’impuissant et tu apporte l’aide au cas de fléau. Elle était la bonne épouse fidèle à son mari. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lui reconnaissait sa place et ses vertus. Ayescha dit que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) ne cessait d’évoquer les biensfaits de Khadija à tel point que j’ai senti la jalousie et lui dit: Allah, n-a-t-ll pas remplace des épouses meilleures? Mais non, Elle m’a cru alors que les m’ont mécru, m’a aide avec ses biens alors que les autres m’ont privé, Allah m”a accordé d’elle ma progéniture et m’a privé des autres.” Rapporté par Ahmed.
  • Parmi ces brillants exemples, on cite Oum Immarra Nassibah Bint K’àab l’ansarite de qui le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) raconte: pendant la bataille d’Ouhod, lorsque je me tournait à droite ou à gauche, je trouvait Oum Immarra lutter à côté de moi, tout home voulait tuer le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), se heurtait à Oum Un homme qui visait tuer le prophète et fut empêché par Oum Immarra la frappait avec son épée jusqu’à ce que les os de son épouse se dévoilent. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lui dit: “tu supportes plus que le supportable! Elle dit: mais je pourrais supporter advantage, ô prophète. Il lui fit: demande-moi ce que tu veux! Elle lui demande d’être avec lui au paradis, le prophète lui en promis, elle et ses siens. Elle dit: alors, je m’en fous de ce qui me frappe dans la vie d’ici bas.

La seule échappatoire nous est de suivre le modèle du prophète et de ses compagnons et compagnonnes, nous assimiler leurs caractères et moralités, du fait qu’ils sont exemples à suivre pour les musulmans toujours et partout.

 Il faut apprendre et faire apprendre à nos enfants et femmes les bonnes moralités des compagnons du prophète et leur sacrifice pour secourir la religion d’Allah.

Les qualités du bon croyant dans le Coran

awkaf-

Allah, le Très-Haut, a envoyé aux humains des Messagers pour les guider vers le droit chemin et pour couper court à leurs excuses auprès d’Allah le Jour Dernier : « Tous ces prophètes ont eu pour mission d’annoncer la bonne nouvelle aux hommes et de les avertir, afin qu’ils n’aient, une fois la mission des prophètes accomplie, aucune excuse à invoquer devant le Seigneur. Dieu est Puissant et Sage[1]. ».

En effet, l’appel des Messagers à adorer Allah est la mission la plus sublime et la plus noble dans l’histoire de l’humanité. Il consiste tout simplement à croire en Dieu, aux anges, aux Livres sacrés, aux Messagers, au Jour Dernier, au destin bon ou mauvais. En vertu de cet appel, le croyant doit faire preuve d’obéissance aux ordres du Seigneur transmis par l’intermédiaire de Son Messager. Notons que connaître Allah est la première étape de la foi : « Sache qu’il n’y a d’autre divinité que Dieu ! Implore donc le pardon de tes péchés et de ceux des croyants et des croyantes ! Dieu connaît si bien le champ de vos activités sur Terre et votre demeure dans la vie future[2]. ».

La foi en Allah est étroitement liée à l’accomplissement de bonnes œuvres comme l’affirme le Coran dans plusieurs endroits : « Ceux qui croient en Dieu et qui font le bien auront le Paradis pour séjour éternel[3]. », « Mais ceux qui croient et font le bien, Dieu les dirigera en raison de leur foi, et à leurs pieds couleront des ruisseaux dans les Jardins du délice[4]. », « Ceux qui croient et font des œuvres pies auront, pour séjour, les jardins du Paradis[5]. ». Rappelons également que la foi augmente par l’obéissance et diminue par la rébellion aux ordres du Seigneur. Abu Horayra rapporte que le Prophète dit : « La foi est subdivisée en 70 branches. La plus haute consiste dans l’Attestation de foi alors que la plus basse consiste dans l’élimination de ce qui obstrue un chemin. Certes, la pudeur fait partie de la foi. ».

Djibril est venu interroger le Prophète à propos de l’Islam et de la foi dans le but d’apprendre au Musulman comment devenir un bon croyant. ‘Omar Ibn al-Khattab dit : « Alors que nous étions un jour assis auprès du Messager de Dieu, voilà que se présenta à nous un homme dont les vêtements étaient très blanc et les cheveux très noirs. Il ne portait aucune marque de voyage et nul parmi nous ne le connaissait. Il s’avança pour venir s’asseoir, face du Prophète, plaçant ses genoux contre les siens et posant les paumes de ses mains sur ses cuisses. Il dit au Prophète : « Informe-moi, Ô Mohammad, sur l’Islam ! ». Le Messager répondit : « L’Islam consiste à attester qu’il n’y a pas de divinité autre que Dieu et que Mohammad est le Messager de Dieu. Il consiste aussi à observer correctement la prière, à s’acquitter de l’aumône légale (zakat), à faire le jeûne de Ramadan et à effectuer le pèlerinage de la Mecque si on en a les moyens. L’autre dit : « Tu as dit vrai. Nous fûmes étonnés de voir cet homme s’informer auprès de lui et en même temps l’approuver. Puis il dit : « Informe-moi sur la foi ! ». Il lui dit : « La foi consiste aussi à croire à Dieu, en Ses anges, Ses livres, Ses Messagers et au jour dernier. Elle consiste aussi à croire au destin bon ou mauvais. ».

Il dit : « Tu as dit vrai ». Il dit encore : « Informe-moi sur la foi parfaite ! ».

      Il dit : « C’est le fait d’adorer Dieu comme si tu Le voyais, car si toi tu ne Le vois pas, Lui te voit. ».

      Il dit : « Informe-moi sur l’Heure (du Jugement Dernier) ! ».

      Il dit : « Celui qui est interrogé n’en sait pas plus sur elle que celui qui l’interroge. ».

    Il dit : « Informe-moi sur ses signes précurseurs ! ».

     Il dit : « Quand la femme donnera naissance à sa propre maîtresse. Quand tu verras le va-nu-pieds, les déguenillés et les gueux, gardiens de bêtes, se montrer chaque jour plus arrogants dans leurs constructions, voilà les signes de l’Heure. ».

     Puis l’homme partit. Je restai un certain temps (trois jours) à ne rien demander sur cette affaire, puis le Messager de Dieu me dit : « ‘Omar ! Sais-tu qui est celui qui est venu m’interroger ? »

Je dis : « Dieu et Son Messager le savent mieux que moi. ».

Il dit : « C’est l’Ange Gabriel venu vous apprendre votre religion. ».

Parmi les bonnes qualités du bon croyant figure la crainte révérencielle d’Allah : « Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand le Nom de Dieu est évoqué ; ceux dont la foi augmente quand Ses versets leur sont récités et qui, en tout, s’en remettent à Lui ; [3] ceux qui sont assidus à la salât et qui donnent en aumône une partie des biens que Nous leur avons accordés. [4] Les voilà, les véritables croyants auxquels une place de choix auprès de leur Seigneur sera réservée, ainsi qu’une rémission et une généreuse récompense[6] ! », « Ceux que la crainte de leur Seigneur incite à l’humilité, [58] ceux qui croient aux signes de leur Seigneur, [59] ceux qui n’associent rien à leur Créateur,  [60] ceux qui, en accomplissant leurs actes de piété, sont pénétrés de crainte à l’idée qu’un jour ils retourneront auprès de leur Seigneur, [61] ce sont ceux-là qui courent à l’envi les uns les autres vers les bonnes œuvres et qui sont les premiers à les accomplir[7]. », « Adresse-toi plutôt à celui qui suit le rappel du Coran et redoute le Miséricordieux dans Son mystère. À celui-là annonce le pardon et une généreuse récompense[8] ! ». Dans la sunna, le Prophète n’a pas manqué de jeter la lumière sur cette vertu spirituelle. Motraf rapporte d’après son père qui dit : « J’ai vu le Prophète prier, larmes aux yeux. De sa poitrine émanait un bruit semblable au bouillonnement de la marmite[9]. ».

 Le Prophète avait l’habitude de demander la crainte à Allah, le Très-Haut : « Ô Seigneur ! Avec Ta connaissance de l’invisible et Ton pouvoir sur les créatures, laisse-moi vivre tant que Tu sais que la vie est meilleure pour moi (que la mort) et fais-moi mourir si Tu sais que la mort est meilleure pour moi (que la vie). Ô Seigneur ! Je Te demande la crainte en secret et en public. Je Te demande la parole de vérité dans les moments de satisfaction et de colère. Je Te demande la modération dans les situations de richesse et de pauvreté. Je Te demande un bien-être qui ne s’épuise pas. Je Te demande une jouissance pour les yeux qui ne s’arrête pas. Je Te demande d’être agréé après que Tu aies prononcé Ton Jugement. Je Te demande une vie paisible après la mort. Je te demande la réjouissance de pouvoir voir Ton Visage et le désir ardent de Te rencontrer sans subir aucun dommage qui me nuise, ni de tentation qui m’égare. Ô Seigneur ! Embellis-nous avec la parure de la croyance et rends-nous des guides bien guidés[10]. ».

Dans le même sens, un poète arabe chanta ces vers :

Craint Dieu et invoque-Le dans tes grandes affaires !

Ne te laisse pas dominer par les passions viles pour ne pas en regretter les conséquences !

Entre la crainte et l’espoir mène ta vie !

Mets toujours ta confiance dans le Pardon divin si tu es un bon Musulman !

Le bon croyant est celui qui place toujours sa confiance en Allah aussi bien dans l’adversité que dans la prospérité. Il doit croire qu’à Allah Seul appartient l’acte de donner et de priver et que le bien et le mal sont de Son ressort. En se confiant en Allah, il ne faut pas négliger les moyens qui peuvent aider le croyant à réaliser son dessein. A cet effet, ‘Omar Ibn al-Khattab dit : « J’ai entendu le Prophète dit : « Si vous vous en remettez à Dieu comme il convient de s’en remettre à Lui, Il vous apportera votre subsistance comme Il l’apporte aux oiseaux qui quittent le matin leur nid le ventre creux pour y rentrer le soir le ventre plein[11]. ».

Le bon croyant doit croire que la confiance en Allah ne peut porter ses fruits sans procéder à l’action qui lui assure le succès dans son projet. Mou’àdh Ibn Jabal rapporte : « Le Prophète qui me portait en croupe sur un âne me dit : « Ô Mou’âdh ! Sais-tu quel est le droit de Dieu sur Ses créatures et quel est le droit des créatures sur Dieu ? ».

Je dis : « Dieu et Son Messager le savent mieux que moi. ».

Il dit : « Le droit de Dieu sur les créatures est qu’elles l’adorent sans rien Lui associer; et le droit des créatures sur Dieu est qu’il ne soumette pas au supplice celui qui ne Lui associe rien. »

Je dis : « Ô Messager de Dieu! Puis-je annoncer cette bonne nouvelle aux gens ? »

Il dit : « Ne la leur annonce pas car ils ne compteraient plus sur leurs propres œuvres[12]. ».

Parmi les belles qualités du bon croyant figure l’assiduité à accomplir la prière avec dévouement. A ce sujet, Allah, le Très-Haut, dit : « Bienheureux, en vérité, sont les croyants [2] qui prient avec humilité[13]. ». Dans nombreux versets du Coran, Allah, Exalté soit-Il, ordonne au Musulman d’accomplir la prière qui occupe une place principale dans l’Islam : « Acquittez-vous de la salât, faites la zakat et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent[14]. ». Dans la sunna, le Prophète en fait l’un des cinq piliers de l’Islam : « L’Islam est fondé sur cinq piliers : attester qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Mohamad est Son Messager, accomplir la prière, verser la Zakat et faire le pèlerinage si l’on en a les moyens et jeûner le mois de Ramadan[15]. ».

En effet, la prière doit être accomplie avec dévouement et concentration spirituelle pour l’on en obtienne l’entière récompense. Le fidèle qui se contente d’accomplir machinalement la prière sans aucune méditation n’obtient rien en échange. A cet effet, Abu Horayra rapporte que le Prophète dit : « Il se peut que le fidèle pense faire des prières surérogatoires de nuit et il ne gagne de cela que la veille et il se peut que le fidèle pense faire le jeûne et il ne gagne de cela que la faim et la soif[16]. ».

La prière accomplie avec dévouement sert le croyant de rempart contre le mal, les péchés et les turpitudes et enracine en lui les bonnes qualités et la belle conduite : « Accomplis la salât, car la salât préserve des turpitudes et des actes blâmables[17]. ». Mettant l’accent sur l’obligation d’accomplir la prière avec zèle et réflexion pieuse, le Prophète dit dans le hadith rapporté par Anas Ibn Malek : « Qu’ont donc certaines

gens à lever leurs regards vers le ciel durant la prière ?! ». Le Prophète ne cessa pas de leur reprocher durement cet acte jusqu’à dire : « Ou bien ils cessent de le faire, ou bien Allah leur enlèvera sûrement la vue[18]. ».

Parmi les caractères du bon croyant figure également la charité dans la cause divine. Ibn ‘Omar rapporte que le Prophète dit : « La main supérieure (celle qui donne) est meilleure que la main inférieure (celle qui reçoit). Commence par ceux qui sont à ta charge. La meilleure aumône est celle qui ne laisse pas celui qui la fait dans le besoin. Celui qui est jaloux de sa dignité, Dieu la lui préserve ; et celui qui se passe de l’aide des autres, Dieu le met au-dessus du besoin. ».

Abu Mas’oud al-Badri rapporte que le Prophète dit : « Pourvoir aux besoins de sa famille est aussi un acte de charité[19]. ».

Le fidèle doit croire que la fortune est un dépôt confié à lui par Allah le Très-Haut et qu’il doit en consacrer une partie dans les œuvres de charité. Abu Horayra rapporte que le prophète dit : « Alors qu’un homme marchait dans une terre aride, il entendit tout à coup une voix s’adressant à un nuage: «Arrose le jardin d’untel». Aussitôt le nuage se déplaça et déversa son eau dans un terrain couvert de pierres noires. Une rigole recueillit toute cette eau. L’homme suivit le parcours de la rigole et trouva un homme debout dans son jardin, détournant l’eau avec sa houe. Il lui dit: « O esclave de Dieu! Quel est ton nom?» Il dit: «Untel» (le nom prononcé par la voix). Puis il lui dit: «O esclave de Dieu ! Pourquoi me demandes-tu mon nom? » Il dit: «J’ai entendu une voix dans le nuage dont voici l’eau dire: «Arrose le jardin d’untel (ton nom)». Comment donc gères-tu ton jardin?» Il dit: «Maintenant que tu m’as dit cela, sache que j’attends ce qui pousse de cette terre, je fais aumône de son tiers, je mange le deuxième tiers et je remets en terre le reste. ».

Dans nombreux versets, Allah a fait mention d’autres qualités dont le bon croyant doit se parer : « Bienheureux, en vérité, sont les croyants [2] qui prient avec humilité, [3] qui dédaignent toute futilité, [4] qui s’acquittent de la zakat, [5] qui s’abstiennent de tout rapport charnel, [6] sauf avec leurs épouses ou leurs esclaves, en quoi ils ne sont pas à blâmer, [7] car seuls sont coupables de transgression ceux qui recherchent d’autres unions ; [8] bienheureux sont ceux qui respectent les dépôts qui leur sont confiés ainsi que leurs engagements, [9] et qui s’acquittent régulièrement de leurs prières salât ! [10] Ce sont ceux-là les véritables héritiers [11] auxquels échoira le Paradis pour l’éternité[20]. ».

Il incombe alors à chacun d’entre nous de se parer des bonnes qualités mentionnées dans le Coran pour qu’il obtienne le salut dans la vie d’ici-bas et dans celle de l’au-delà. Le bon croyant est celui dont la foi lui sert de protection contre toute forme de déviation, de fanatisme et de rigorisme. Le bon croyant est celui qui aime le bien pour tout le monde et qui s’abstient de rendre un faux témoignage et de proférer des paroles mensongères. Anas Ibn Malek rapporte que le Prophète interrogea Haretha Ibn an-No’man en disant : « Le vrai croyant est en mesure de donner la preuve de sa véritable foi. Quelle est la preuve de ta foi ? ». Il répondit : « Je me suis entièrement détourné de ce monde tout comme si je voyais le trône de mon Seigneur, regardais les bienheureux jouir des délices du paradis et les damnés goûter aux supplices du feu. ». Le Prophète lui dit alors : « Tu as acquis la réelle connaissance. Ne t’en écarte pas ! ».

Le bon croyant est celui doté de l’honnêteté, de la fidélité, de la générosité, de la pudeur, de la rectitude, de la tolérance, de la justice, de la bienfaisance, de l’abnégation, etc. comme l’indiquent ces versets coraniques : « Ô croyants ! Craignez Dieu et joignez-vous à ceux qui sont véridiques[21] ! », « Ceux qui gardent fidèlement les dépôts qu’on leur confie et qui respectent la foi jurée[22]. », « La piété, c’est croire en Dieu, au Jugement dernier, aux anges, aux Livres et aux prophètes ; la piété, c’est donner de son bien – quelque attachement qu’on lui porte – aux proches, aux orphelins, aux indigents, aux voyageurs et aux mendiants ; la piété, c’est aussi racheter les captifs, accomplir la salât, s’acquitter de la zakat, demeurer fidèle à ses engagements, se montrer patient dans l’adversité, dans le malheur et face au péril. Telles sont les vertus qui caractérisent les croyants pieux et sincères[23] ! ».

Allah a réservé aux croyants dotés de ces belles qualités une récompense généreuse à l’au-delà : « Ceux qui croient et font des œuvres pies auront, pour séjour, les jardins du Paradis, [108] où ils demeureront éternellement, sans jamais désirer aucun changement[24]. »

[1] Coran, an-Nissa, 165.

[2] Coran, Muhammad, 19.

[3] Coran, al-Baqara, 82.

[4] Coran, Younes, 9.

[5] Coran, al-Kahf, 107.

[6] Coran, al-Anfal, 2, 4.

[7] Coran, al-Mo’minoun, 57-60.

[8] Coran, Yassin, 11.

[9] Rapporté par Ibn Khozayma.

[10] Rapporté par Ahmad.

[11] Rapporté par at-Termizi.

[12] Rapporté par Muslim.

[13] Coran, al-Mo’minoun, 1,2.

[14] Coran, al-Baqara, 43.

[15] Rapporté par al-Boukhari et Muslim.

[16] Sunan al-Bayhaqi.

[17] Coran, al-‘Ankabout, 45.

[18] Rapporté par al-Boukhari.

[19] Rapporté par Muslim.

[20] Coran, al-Mo’minoun, 1, 11.

[21] Coran, at-Tawba, 219.

[22] Coran, al-Ma’arej, 32.

[23] Coran, al-Baqara, 177.

[24] Coran, al-Kahf, 107-109.

Le droit de l’enfant à l’éducation et à la bonne formation

awkaf-

Donner un enfant à l’homme est un bienfait qu’Allah accorde à qui Il veut. Ce don divin, qui réjouit les cœurs, vise à assurer la continuité du genre humain : « A Allah appartient la royauté des cieux et de la terre. Il crée ce qu’Il veut. Il fait don de filles à qui Il veut, et don de garçons à qui Il veut, ou bien Il donne à la fois garçons et filles ; et Il rend stérile qui Il veut. Il est certes Omniscient et Omnipotent[1]. »

. L’enfant, pour ses deux parents, est la source de leur bonheur et de leur réjouissance dans la vie : « Les biens et les enfants sont l’ornement de la vie de ce monde. Cependant, les bonnes œuvres qui persistent ont auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et [suscitent] une belle espérance[2]. »

 Ce bienfait généreux exige de faire preuve de gratitude et de reconnaissance à l’égard du Seigneur comme l’avait fait le Prophète Ibrahim après avoir été comblé de ce don divin : « Louange à Dieu ! Dans ma vieillesse, Il m’a donné Ismaël et Isaac ! – Mon Seigneur est Celui qui exauce la prière – Mon Seigneur ! Fais que je m’acquitte de la prière, moi, ainsi que ma descendance. Exauce ma prière, ô Notre Seigneur[3] ! ». Remercier Allah pour ce bienfait en assure certes la continuité comme l’indique ce verset coranique : « Votre Seigneur ne vous a-t-Il pas prévenus, en disant : “J’augmenterai Ma grâce, si vous êtes reconnaissants[4]. ». Il faut prendre soin de la bonne formation de l’enfant dans l’espoir de voir naitre une génération qui observe les droits d’Allah et respecte les droits des parents, de la patrie et de la société.

L’Islam accorde un intérêt particulier à l’éducation de l’enfant pour lui assurer une vie heureuse dans l’ici-bas et à l’au-delà. Il s’intéresse même au milieu où il doit être élevé. Il recommande à l’homme de choisir une épouse pieuse pour que l’enfant soit élevé dans une atmosphère islamique où règne le bonheur familial. A ce propos, le Prophète dit : « Choisis la femme pieuse ainsi tu seras gagnant. ».

L’Islam s’est intéressé au sujet de l’enfant avant l’apparition des organisations internationales qui défendent les droits de l’enfant. L’intérêt porté par l’Islam à ce sujet s’explique par le fait que l’enfance est une phase importante et critique dans la vie de l’être humain ; car il s’agit d’une phase préparatoire à la maturité et à la formation de la personnalité. L’Islam a établi les législations qui protègent les droits de l’enfant pour qu’il puisse être un membre efficace dans sa famille et la société toute entière. Le soin accordé par l’Islam à l’enfant commence dès son développement dans le ventre de sa mère. Il lui assure des droits qui doivent être respectés par les deux parents et interdit toute atteinte à son être durant sa vie fœtale. Il a interdit l’avortement et imposé à la femme enceinte de prendre soin de son fœtus tout au long de la période de la grossesse. Il a permis à la femme enceinte de rompre le jeûne de Ramadan si elle a des craintes pour la santé du fœtus. Anas rapporte que le Prophète dit :

 « Allah autorise au voyageur de raccourcir la prière et à l’enceinte et à la nourrice de rompre le jeûne[5]. ».

 De plus, l’Islam recommande aux deux parents de bien choisir le nom de leur enfant. A ce propos, Abu ad-Darda’ rapporte que le Prophète dit : « Au jour du Jugement Dernier, vous serez appelés par vos prénoms et les prénoms de vos parents. Choisissez donc bien vos prénoms ! ». Dans le même sens, Nafi rapporte d’après Ibn ‘Omar que le Prophète dit : « Les prénoms les plus préférés pour Allah sont ‘Abdullah et ‘Abdul Rahman[6]. ».  L’Islam a institué des rites à observer à la naissance d’un enfant : « Le sacrifice (‘Aqiqa) à l’occasion de la naissance d’un enfant doit avoir lieu le septième jour de la naissance où on lui rase la tête et on lui donne un nom[7]. ». Le Prophète réprouvait les mauvais noms qui provoquent le dégoût : « Ne donnez pas à vos enfants le nom Rabaha, Yasara, Aflaha ou Nafi’a[8]. ». En effet, L’Islam nous interdit de donner un mauvais nom à l’enfant pour ne pas le choquer et ébranler la confiance en soi. Un homme vint voir Omar Ibn al-Khattab pour se plaindre de son fils désobéissant. Omar fit venir le fils et le mit en garde contre le fait de désobéir à son père.

– « Ô Emir des Croyants, un fils n’a-t-il pas des droits sur son père ? », dit le fils.

         – « Si », répondit Omar.

         – « Lesquels, ô Emir des Croyants ? ».

  – « Il doit bien choisir sa mère, lui donner un nom convenable et lui apprendre le Coran. », dit Omar.

– « Mon père n’a rien fait de tout cela. Ma mère est une esclave dont l’ancien maitre est un adorateur du Feu. De surcroit, il m’a appelé Djo’l (scarabée) et il ne m’a rien appris du Coran, pas même une seule lettre. », rétorqua le fils.

Omar se tourna alors vers l’homme et lui dit : « Tu es venu te plaindre de l’ingratitude de ton fils. Mais avant qu’il ne soit ingrat envers toi, tu as fait preuve d’ingratitude envers lui et tu lui as fait du mal avant qu’il ne t’en fasse. ».

Sofiane ath-Thawry dit : « Le droit de l’enfant sur son père, c’est de lui choisir un beau nom, de le marier une fois devenu pubère et de l’éduquer bien. ». Sans doute, le beau nom donné à l’enfant l’aide à mener une vie non troublée par la moquerie et la raillerie et lui assure la quiétude psychologique et la paix intérieure.

En outre, l’Islam a déterminé la période de l’allaitement dont doit profiter l’enfant. A ce propos, Allah, le Très-Haut, dit dans le Coran : « Les mères qui veulent parfaire l’allaitement de leurs bébés les allaiteront deux années entières. Le père de l’enfant est tenu de pourvoir à la nourriture et à l’habillement de la mère d’une manière convenable. Mais à l’impossible nul n’est tenu, et un enfant ne doit pas être une source d’ennuis pour la mère ni pour le père. La même obligation incombera, le cas échéant, aux héritiers du père. Si les parents décident d’un commun accord de sevrer leur enfant, cela n’implique aucun inconvénient. De même qu’aucune faute ne vous sera imputée, si vous mettez votre enfant en nourrice, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue. Craignez Dieu, et sachez qu’Il voit parfaitement ce que vous faites[9] ! ».

Dans ce verset, Allah, Exalté soit-Il, ordonne à la mère d’allaiter son enfant pour une période de deux ans. Dans cet âge, l’enfant a besoin d’une nutrition propre à lui et qui est de nature à bien former son corps ; sachant que le lait de la mère est le plus nourrissant et le plus approprié à la nutrition de l’enfant. Mais si la mère est empêchée par la maladie d’allaiter son bébé ou bien l’enfant s’abstient de prendre le sein de sa mère, dans ce cas, le père doit chercher une nourrice pour son enfant contre un salaire. Un nombre d’études médicales et psychologiques prouvent que la période d’allaitement désignée par l’Islam est nécessaire pour que le développement physique et psychique de l’enfant se réalise d’une façon exemplaire. Ces études prouvent également que durant cette période l’enfant, attaché à sa mère, goûte la tendresse, la quiétude et la paix intérieure.

En élevant l’enfant, il faut être tendre à son égard et éviter de le rudoyer. La mère des croyants Aicha rapporte que le Prophète lui dit : « O Aicha ! Dieu est doux et Il aime la douceur. Il donne pour la douceur ce qu’il ne donne pas pour la violence ni pour toute autre chose. ». En effet, la correction corporelle sème souvent la haine dans l’esprit de l’enfant et fait de lui une personne rebelle aux conseils de son éducateur. On rapporte quelques hadiths où le Prophète avait l’habitude de chatouiller ses petits-fils al-Hassan et al-Hussein et de les porter sur ses épaules. Toujours le Prophète adoptait la douceur et la tendresse dans toute sa conduite. Ibn Burayda rapporte d’après son père ce hadith : « Un jour pendant que le Prophète prêchait du haut de son minbar que ses petits-fils al-Hassan et al-Hussein sont entrés dans la mosquée en trébuchant. Le Prophète est descendu pour les porter en murmurant cette parole divine : « Certes comme l’a dit notre Seigneur : « Vos biens et vos enfants ne sont qu’une tentation pour vous[10]. ». S’adressant aux fidèles, le Prophète dit : « J’ai vu mes petits marcher en trébuchant. Hors de moi, je me suis vu descendre pour les porter[11]. ».

L’éducateur, père, mère ou autre, doit suivre l’exemple du Prophète et adopter à l’égard de l’enfant une conduite douce et tendre. Il doit corriger ses fautes avec sagesse et habileté et éviter, en le corrigeant, de le brutaliser. La correction physique enracine dans l’enfant la peur, la lâcheté, la timidité excessive et l’hésitation et lui cause des troubles psychologiques très graves. Al-Ahnaf Ibn Qays dit : « Ne sois pas rigide à l’égard de ton enfant pour qu’il n’espère te voir disparaitre de sa vie. ». Pourtant, la punition s’avère parfois importante ; mais elle ne doit pas être adoptée à chaque faute commise par l’enfant.

L’Islam nous recommande également d’établir l’égalité entre nos enfants. En effet, la justice et l’égalité représentent un principe islamique fondamental comme l’indique bien ce verset coranique : « Ô vous qui croyez ! Soyez fermes dans l’accomplissement de vos devoirs envers Dieu, et impartiaux quand vous êtes appelés à témoigner ! Que l’aversion que vous ressentez pour certaines personnes ne vous incite pas à commettre des injustices ! Soyez équitables, vous n’en serez que plus proches de la piété ! Craignez Dieu ! Dieu est si bien Informé de ce que vous faites[12]. ».

Le Prophète ordonne aux deux parents d’adopter ce principe en se comportant avec leurs enfants. Al-Nu’mân Ibn Bachir rapporte : « Mon père m’offrit quelque chose et ‘Umra Bent Rawâha, ma mère, lui dit : « Je n’accepterai cela qu’une fois que tu auras fait témoigner le Messager d’Allah de ton geste. ». Mon père se rendit alors auprès du Messager d’Allah et lui dit : « J’ai offert quelque chose au fils que j’ai avec ‘Umra Bent Rawâha, mais cette dernière m’ordonna de te faire témoigner de mon geste, O Messager d’Allah. ». Le Prophète lui demanda : « As-tu donné la même chose à tes autres enfants ? » – « Non. », répondit-il. Le Prophète dit alors : « Craignez Allah et soyez équitables avec vos enfants[13]. ».

L’équité à l’égard des enfants enracine en eux la valeur de la fraternité et fait d’eux des membres efficaces dans la société. En revanche, l’iniquité à leur égard fait d’eux des enfants désobéissants à leurs parentes et sème dans leur esprit une haine réciproque. Un nombre d’études psychologiques prouvent que les troubles psychiques et sociaux qui frappent l’enfant sont dus à son sentiment d’injustice et d’inégalité.  L’histoire du Prophète Youssef et de ses frères en est une remarque révélatrice : « Joseph et son frère sont plus chers à notre père que nous, bien que nous soyons plus nombreux qu’eux. C’est là une préférence injuste de sa part. Tuez donc Joseph, dirent-ils, ou éloignez-le quelque part, et de cette façon vous jouirez tout seuls de l’affection de votre père et vous serez, après sa disparition, des gens bien considérés[14]. ».

L’Islam ordonne également aux deux parents de donner à l’enfant une éducation religieuse qui le met à l’abri des tentations et des voies du mal : « Ô vous qui croyez ! Préservez vos personnes et vos familles de l’Enfer qui se nourrit d’hommes et de pierres, et dont la garde est assurée par des anges inflexibles et sévères, qui ne désobéissent jamais à leur Seigneur et qui exécutent tout ce qu’Il leur ordonne[15]. ».

Apprendre à l’enfant les enseignements et les principes religieux est une obligation religieuse et fait partie des droits de l’enfant sur ses deux parents. Dans ce sens, Ibn ‘Abass nous rapporte ce hadith : « Un Compagnon dit au Messager d’Allah : « O Messager d’Allah ! Nous avons déjà appris les droits des parents sur leur enfant ; mais nous ne savons pas encore les droits de l’enfant sur ses deux parents. », et le Messager de répondre : « C’est de lui donner un beau nom et de l’éduquer bien. ».

L’éducation donnée à l’enfant doit se faire avec douceur et délicatesse comme le faisait le Prophète. Ibn ‘Abass dit : « J’étais une fois assis en croupe sur la monture du Prophète quand il me dit : « Jeune homme ! Je vais t’enseigner ces quelques paroles : Observe les commandements de Dieu et Dieu te préservera. Observe les commandements de Dieu et tu trouveras Dieu à tes côtés. Quand tu demandes quelque chose, demande-la à Dieu. Quand tu as besoin d’aide, demande-la à Dieu. Sache que si tout le monde s’associait pour te faire du bien, ils ne pourront le faire que le bien que Dieu a déjà écrit pour toi. Que s’ils se coalisaient tous pour te faire du mal, ils ne pourraient te faire que le mal que Dieu a déjà écrit pour toi. Les plumes du destin se sont depuis longtemps arrêtés d’écrire et l’encre des pages (du destin) est désormais bien sèche[16]. ». Dans un autre hadith, le Prophète met l’accent sur l’importance de la douceur en éduquant l’enfant : « Alors que j’étais enfant sous la charge du Prophète, [durant un repas,] ma main se promenait autour du plat, le Prophète me reprit en ces termes : « O enfant, mentionne le Nom de Dieu [avant de commencer], mange de la main droite et mange ce qui se trouve devant toi[17]. ».

L’imam al-Ghazali dit : « L’enfant est un dépôt confié aux deux parents. Il est né pur et innocent. Il faut l’habituer à faire le bien pour qu’il soit heureux dans la vie d’ici -bas et dans celle de l’au-delà. ».  Donc, les parents ou l’éducateur doivent être, pour l’enfant, un exemple à suivre. Ils doivent se parer de bons caractères et être conscients que l’enfant imite leur conduite, bonne ou mauvaise. A cet effet, un poète arabe dit :

La conduite de l’enfant est le reflet de ce que ses deux parents lui ont déjà appris.

 Il est à noter également que l’enseignant à l’école joue un rôle important dans l’éducation de l’enfant. Il représente, en fait, les valeurs de la société et il doit éduquer les enfants sur les valeurs et les traditions de la société où ils vivent. En effet, la bonne formation de l’enfant est la responsabilité de toute la société et il incombe à chacun de nous d’assumer bien cette responsabilité sociale : « Vous êtes tous comme des bergers à qui on demanderait compte de leurs troupeaux. Le chef est un berger, l’homme est le berger de sa propre famille, la femme est la bergère de la maison de son mari et de ses enfants. Vous êtes tous bergers et vous êtes tous responsables de l’objet de votre garde[18]. ».

Enfin, nous devons aspirer à un avenir meilleur pour nous et nos enfants. Nous ne pouvons pas vivre sans espoir. Le pessimisme, la déception, le découragement sont au regard de l’Islam des péchés majeurs comme l’indique bien ce hadith : ‘Abdullah Ibn ‘Abass rapporte qu’un homme est venu interroger le Prophète : « O Messager d’Allah ! Quels sont les péchés majeurs ? », « Donner à Allah un associé et désespérer de Sa bonté et Sa miséricorde. Quiconque s’en met à l’abri entrera certes au Paradis. ».

[1] Coran, ach-Chura, 49-50

[2] Coran, al-Kahf, 46.

[3] Coran, Ibrahim, 39-40.

[4] Coran, Ibrahim, 7.

[5] Rapporté par An-Nassai.

[6] Sunan Abu Daoud.

[7] Sunan at-Termizi.

[8] Sahih Muslim.

[9] Coran, al-Baqara, 233.

[10] Coran, at-Tagaboun, 15.

[11] Sunan an-Nissai.

[12] Coran, al-Ma’ida, 8.

[13] Rapporté par al-Boukhari.

[14] Coran, Youssef, 8, 9.

[15] Coran, at-Tahrim, 6.

[16] Rapporté par at-Termizi.

[17] Rapporté par Muslim.

[18] Recueil d’al-Boukhari.