Sermon du vendredi

Le lien de causalité est une Tradition Divine

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, Qui dit dans Son Noble Livre : «Et dis : ‹Œuvrez, car Allah va voir votre oeuvre, de même que Son messager et les croyants, et vous serez ramenés vers Celui qui connaît bien l’invisible et le visible. Alors Il vous informera de ce que vous faisiez›» J’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah, l’Unique sans aucun associé, et que notre maître et prophète Mohamad est Son serviteur et Messager. O Allah, accorde Ton Salut et Tes Bénédictions à lui, à sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite..

Allah, Gloire à Lui, établit pour le cosmos des traditions et des lois qui l’organisent, ainsi que des règles qui fonctionnent son mouvement. Aucune chose à suivre ne pourrait précéder n’importe quelle chose à avancer, ni vice-versa. Allah, Gloire à Lui, dit : « Le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour; et chacun vogue dans une orbite ». Il dit également : « Or, jamais tu ne trouveras de changement dans la règle d’Allah, et jamais tu ne trouveras de déviation dans la règle d’Allah ». Allah, Gloire à Lui, fit de ces règles une mesure qui cadence les règles de base de la vie, réalisent le peuplement de la terre et la maintiennent. Cela se tient l’une des sublimes finalités de la création. A cet égard, Allah, Gloire à Lui, dit : « c’est Lui Qui vous créa de la terre et vous chargea de la peuple » et « ne semez point la corruption sur la terre après sa réforme ». Certes, les nations qui réalisèrent la vérité de ces Traditions Divines et œuvrèrent en fonction de leurs exigences, remportèrent la prédominance et le progrès, non-musulmanes soient-elles, même si elles n’adoptent aucune confession. Des telles lois naturelles sont loin de prendre parti pris en faveur de personne.

Le lien de causalité est l’une des règles cosmiques divines. Allah, Gloire à Lui, créa les causes et les conséquences et ordonna de faire recours aux causes. En présence des causes se réalisent ls conséquences. Il s’agit d’une loi générale qui renferme tout l’univers toujours et partout. Tout acte a une cause. Le feu est la cause de l’incendie, le meurtre est celle de la mort, le labour et la semence des céréales sont les causes de l’agriculture, le manger mène à la satiété, le travail dur conduit au succès, la paresse et l’indifférence vouent à l’échec et ainsi de suite.

Parcourir la terre et œuvrer sont une obligation religieuse et un devoir à la fois légal et national. Allah, dit : « C’est Lui qui vous a soumis la terre : parcourez donc ses grandes étendues. Mangez de ce qu’Il vous fournit. Vers Lui est la Résurrection » et «Puis quand la Salat est achevée, dispersez-vous sur la terre, et recherchez [quelque effet] de la grâce d’Allah, et invoquez beaucoup Allah afin que vous réussissiez. ». C’est bien le concept de l’islam en matière du parcours et du travail pour peupler la terre. Aucun prétexte ne nous sert lorsque nous ratons le progrès. Toute prétendue à ce propos n’a rien à voir avec la religion. Il s’agit plutôt des prétendues de l’inertie, de la paresse et de l’arriération de la caravane de la civilisation.

Contemplant les biographies des prophètes et vertueux, on réalise qu’ils s’efforçaient de recourir aux causes dans toutes les affaires de leur vie. Noé (salut sur lui) était charpentier. Après une longue vie de son appel destiné à son peuple, Allah, Gloire à Lui, l’ordonna de construire l’arche. Allah, Gloire à Lui, dit : «Et construis l’arche sous Nos yeux et d’après Notre révélation. Et ne M’interpelle plus au sujet des injustes, car ils vont être noyés ». Allah, Gloire à Lui, pourrait sauver Noé sans cause, ni travail. Mais, Il nous enseigne la nécessité de recourir aux causes. Noé exécuta l’Ordre de son Seigneur et se mit à construire l’arche sans lassitude en dépit de la raillerie de son peuple. A ce propos, Allah, Gloire à Lui, dit : « Et il construisait l’arche. Et chaque fois que des notables de son peuple passaient près de lui, ils se moquaient de lui. Il dit : ‹Si vous vous moquez de nous, eh bien, nous nous moquerons de vous, comme vous vous moquerez [de nous]. » Il continua son travail et Allah, Exalté Soit-Il, le sauva, lui et les croyants avec lui.

David (salut sur lui) était forgeron. Allah, Gloire à Lui, l’enseigna ce métier dont l’utilité et les bons effets le profitent, lui et la société. Allah, Gloire à Lui, dit : « Nous avons certes accordé une grâce à David de notre part. Ô montagnes et oiseaux, répétez avec lui (les louanges d’Allah). Et pour lui, Nous avons amolli le fer (en lui disant): ‹Fabrique des cottes de mailles complètes et mesure bien les mailles›. Et faites le bien. Je suis Clairvoyant sur ce que vous faites. » Le prophète (SBL) dit : « personne n’est meilleure de celui qui se nourrit du travail de sa propre main. David, le prophète d’Allah, mangeait du fruit du travail de sa propre main ».  Dans le récit de Joseph (salut sur lui), le recours aux causes et la planification soigneuses résultèrent de sauver les gens et le pays d’une famine meurtrière et d’un danger persistant. Joseph fit recours aux causes et prépara un long plan bien examiné pour sauver le pays d’une famine qui frappa le monde entier. Ainsi, son pays attint l’abondance, le bien-être, la protection et la puissance économique. Des quatre coins du monde, les gens se déferlèrent en Egypte pour en prendre des biens. Le Noble Coran cita ce récit d’après Joseph (salut sur lui) par dire : « Alors [Joseph dit]: ‹Vous sèmerez pendant sept années consécutives. Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi, sauf le peu que vous consommerez. Viendront ensuite sept année de disette qui consommeront tout ce que vous aurez amassé pour elles sauf le peu que vous aurez réservé [comme semence].  Puis, viendra après cela une année où les gens seront secourus [par la pluie] et iront au pressoir.› » Passons à la Sainte-Vierge Marie. La subsistance lui venait en abondance d’une manière qui éblouit le prophète d’Allah Zacharie (salut sur lui) d’après ce que cite le Noble Coran d’après lui : « Chaque fois que celui-ci entrait auprès d’elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d’elle de la nourriture. Il dit : ‹Ô Marie, d’où te vient cette nourriture ? › – Elle dit : ‹Cela me vient d’Allah›. Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter ». Dans une autre situation, malgré la faiblesse et la douleur de Marie, Allah l’ordonne de secouer le tronc du palmier pour que les dattes lui tombent. Si Allah voulait qu’elles tombent sans rien faire, Il l’aurait fait. Mais Il, Gloire à Lui, nous enseigne de nous servir de causes et de bien travailler. Il lui dit : « Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. »

Béni soit le poète qui dit :

Remets-toi au Tout Miséricordieux dans toute l’affaire

Ne penche-toi point un jour de l’impuissance délaissant le parcours.

Ne vois-tu pas qu’Allah dit à Marie

Secoue le tronc, donc les dattes tombent

S’Il vouait qu’elle la ramasse sans secouement

Elle l’aurait ramassé, mais tout acte est indissociable de son cause.

Notre noble prophète (SBL) donna le meilleur exemple en matière de se servir des moyens au cours de sa périple de migration. Il enseigna à sa communauté la planification parfaite et la préparation vertigineuse en tant que nécessité de succès et condition pour surmonter les inconvénients. Il prépara deux chamelles, choisit le compagnon honnête et détermina le temps réel et l’espace adéquat de la sortie et de l’élan. Il sortit la nuit de la maison d’Abou Bakr et se fit assister par un guide habile  de route, ce par une confiance ferme de la part du prophète (SBL) des hommes compétents et de l’investissement des potentialités, sans égard pour la différence d’idées, visions ou même de confessions. Ensuite, le prophète (SBL) chargea Amer Ibn Fohairah (qu’Allah l’agrée) de suivre leurs pas pour les effacer, ce par souci de se servir des moyens. Il était si conscient qu’Allah est Son Garant, lui et son compagnon. Néanmoins, le prophète (SBL) nous enseigne que la Loi Divine dans l’univers exige de se servir des moyens tout en vouant l’affaire intégrale à Allah, Gloire à Lui.

Disant cela, j’implore le Pardon d’Allah aussi bien pour moi que pour vous.

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Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés au prophète honnête, à sa famille, ses compagnons et ce qui les suit d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite… mes frères en islam !

Se servir des moyens ne contredit point le fait de se remettre à Allah, Gloire à Lui. Quiconque connait la réalité de se mettre à Allah, s’efforce pour se servir des moyens. Le vrai remettant fait le maximum de ses efforts et rend l’affaire entièrement à Allah, Seul Détenteur de la Grâce et du Succès. Allah, Gloire à Lui, dit : « C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours ». Pour l’application pratique du sens de se remettre à Allah, le prophète (SBL) dit : « si vous vous remettez véritablement à Allah, Il vous donnera la subsistance autant qu’Il la donne aux oiseaux qui sortent le matin à ventres-vides et reviennent le soir à ventres-pleins ». Les oiseaux ne stockent guère de nourriture. Pourtant, ils ne se retardent point à parcourir en quête de la subsistance. Le matin, ils commencent leur parcours à la recherche de leur nourriture et reviennent le soir munis de la Grâce d’Allah. Ils œuvrent donc. Il s’agit alors d’une nature innée qui cadence le mouvement de la vie. Même si les oiseaux disposent de tout ce qui leur suffit toute leur vie, ils ne seront pas paresseux, ils parcourront davantage et sortiront tous les matins.

Le prophète (SBL) enseignait à ses compagnons le vrai sens de se servir des moyens dans toutes les affaires. Il interdisait la paresse et l’indifférence nuisibles et inutiles. On n’exagère point en affirmant que nous faisons du péché et lésons à nous-mêmes et à nos enfants lorsque nous renonçons à nous servir des moyens du progrès et d’épanouissement. Notre religion est celle de la science, du progrès, de la civilisation, de la beauté et de l’utilité de tous les humains. Un homme interrogea : ô Messager d’Allah ! Puis-je laisser la bride de ma chamelle en me remettant à Allah ? Le prophète (SBL) de répondre : « serre sa bride et remets-toi à Allah ». Ce fait est le recours aux moyens pour assurer la présence de la chamelle. La laisser débridée est susceptible de la faire perdre ou voler.

O Allah, assiste-nous à faire ce qui est utile à notre religion, à bien lever la place de notre peuple, notre pays et de tous les pays du monde.

Les droits des pères et mères et des proches parents

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, Qui dit dans Son Noble Livre : «et ton Seigneur a décrété : ‹n’adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère: si l’un d’eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi; alors ne leur dis point: ‹Fi!› et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. et par miséricorde; abaisse pour eux l’aile de l’humilité; et dis : ‹Ô mon Seigneur, fais-leur; à tous deux; miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit›. »

» J’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah, l’Unique sans aucun associé, et que notre maître et prophète Mohamad est Son serviteur et Messager. O Allah, accorde Ton Salut et Tes Bénédictions à lui, à sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite..

L(islam est venu avec un message tolérant qui fait appel à toute bonne moralité, ancre tout noble principe, guide vers toute conduite adroite et fait des sublimes valeurs une méthode de vie. Cette méthode cadence la mesure des transactions humaines avec le vrai, l’équité, la miséricorde et l’affection. Allah, Gloire à Lui, dit : « Certes, Allah commande l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez ».

L’un des aspects de la grandeur de la Charia islamique est le fait qu’elle a mise en place des règles, restrictions et droits du bon entretiens avec les pères, mères et proches-parents. Les pères et mères sont les plus méritoires du respect et de l’hommage, ainsi que d’être pris en soin. Dans Son Noble Livre, Allah, Gloire à Lui, nous ordonne de nous entretenir avec bonté vis-à-vis des pères et mères et de les traiter d’une bienfaisance. Il dit : « adorez Allah, sans Lui rien associer et traitez d’une bonté extrême les pères et mères ». Allah, Gloire à Lui, nous ordonne également de Le louer en raison de Ses Bienfaits, tout en associant le remercîment qui Lui est dû à celui dû aux pères et mères en raison de leur grande grâce, la sublimité de leur place et la grandeur de leur position. Notre maître Abdullah Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée, lui et son père) dit : i y a trois versets descendus contenant chacun des obligations indissociables, à tel point que l’une n’est à agréer qu’en accomplissant l’autre, dont : « remercie à Moi et à tes pères et mères ». Quiconque remercie à Allah sans faire de même à ses père et mère, son acte ne sera point agréé.

L’islam éleva la place des pères et mères, ordonna de mes traiter boniment, de les bien soigner et s’entretenir avec eux d’une façon affective. D’après Abdullah Ibn Amro (qu’Allah l’agrée, lui et son père) : un homme vint au prophète (SBL) lui demandant la permission d’aller faire le djihad. Le prophète (SBL) l’interrogea : « tes père et mère sont encore vivants ? » L’homme de répondre : oui. Le prophète de répliquer : « fais le djihad à eux ».

Les deux filles de l’homme vertueux, au récit du prophète Moïse (salut sur lui), donnèrent le meilleur exemple en bonté et soin. Leur père était vieux incapable de travailler. Elles le remplacèrent en travail sans plainte, ni lassitude. Allah, Gloire à Lui, dit : « Et quand il fut arrivé au point d’eau de Madyan, il y trouva un attroupement de gens abreuvant [leur bêtes] et il trouva aussi deux femmes se tenant à l’écart et retenant [leurs bêtes]. Il dit : ‹Que voulez-vous?› Elles dirent : ‹Nous n’abreuverons que quand les bergers seront partis ; et notre père est fort âgé »

D’après DJabir (qu’Allah l’agrée) : un homme vint dire au prophète (SBL) : j’ai des biens et des enfants. Mon père veut s’emparer de mes biens. Le prophète (SBL° lui dit : « toi et tes biens appartiennent à ton père ».

Nous avons le meilleur exemple dans la personne de notre Dame Fatima très affective, respectant et sympathisante vis-à-vis de son père le Messager d’Allah (SBL). Lorsqu’il entrait chez elle, elle se levait, l’embrassait et le faisait asseoir à sa place. Elle le faisait à titre d’affection, de joie pour son arrivée et de respect de sa position (SBL).

L’islam nous ordonne de respecter les pères et mères et de ne leur point apporter de nuisance. Allah, Gloire à Lui, dit : « si l’un d’eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi ; alors ne leur dis point : ‹Fi ! › et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses ».

L’islam interdit donc de leur nuire, même du moindre mot désignant la lassitude, à savoir, fi ! ‘il y avait un mot moins léger que celui-ci, Allah l’aurait interdit. A priori, l’homme ne doit point leur causer de la nuisance, ni de l’offense sous n’importe quelle forme. Abou Horairah (qu’Allah l’agrée) dit à un homme à l’occasion de l’exhorter de bien traiter ses père et mère :  ne marche point devant ton père, n »assieds-toi pas en face de lui. Ne l »appelle point de son prénom, ne l’expose pas aux insultes. Ainsi, le musulman doit éviter d’apporter la nuisance à ses père et mère. Notre prophète (SBL) dit : « parmi les péchés capitaux est le fait que l’homme médise ses père et mère ». In interrogea : comment l’on pourrait-il médire ses père et mère ? le prophète de répondre : « c’est qu’il offense le père d’un autre, donc ce dernier se mettra à lui offenser le père et la mère ».

L’islam recommande de traiter les père et mère avec bonté et de les bien accompagner, même s’ils sont d’une différente confession. A ce propos, Allah, Gloire à Lui, dit : « Et si tous deux te forcent a M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas ; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable. ». Cela fut l’attitude d’Ibrahim (salut sur lui) à l’occasion de son appel à son père. En cela, Allah, Gloire à Lui, dit : « Et mentionne dans le Livre, Abraham C’était un très véridique et un Prophète.  Lorsqu’il dit à son père : ‹Ô mon père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend ni ne voit, et ne te profite en rien ? Ô mon père, il m’est venu de la science ce que tu n’as pas reçu; suis-moi, donc, je te guiderai sur une voie droite.  Ô mon père, n’adore pas le Diable, car le Diable désobéit au Tout Miséricordieux.  Ô mon père, je crains qu’un châtiment venant du Tout Miséricordieux ne te touche et que tu ne deviennes un allié du Diable›. »

Lorsque la mère d’Asmaà, fille d’Abou Bakr vint à elle, alors que cette mère était encore mécréante, lui demander de la grâce, Asmaà interrogea le prophète (SBL) : ô Messager d’Allah ! ma mère m’est venue demander de la grâce, puis-je lui la rendre ? Le prophète de répondre : « rends-grâce à ta mère ».

La bonté envers les père et mère comporte des nombreux avantages et des grandes utilités que le serviteur pourrait obtenir aussi bien dans l’ici-bas que dans l’au-delà. Elle se tient l’un des motifs de l’acquisition de l’Agrément d’Allah, Gloire à Lui. Le prophète (SBL) : « l’agrément d’Allah réside dans celui des père et mère et Son Désagrément est indissociable du leur. »

 Cette bonté est également la cause de dissiper les soucis et malheurs. Le prophète (SBL) nous évoqua la situation des trois hommes obligés de s’abriter dans une grotte à cause de la pluie. Un rocher tomba pour boucher l’issue de la grotte. Ils se dirent : notre issue de cet embarras consiste au fait que chacun se rappelle de ses bonnes œuvres et en invoque Allah, Gloire à Lui, de nous faire échapper belle. L’un d’eux dit : ô Allah, j’avais mes père et mère en âge avancé, ainsi que des enfants. Je faisais le pâturage pour les nourrir. Lorsque je tairais mes ovins, je commençais par mes père et mère les abreuvant avant mes enfants. Un jour, j’étais en retard, à mon arrivée, mes père et mère s’endormaient. Je taris comme d’habitude et restai à côté d’eux sans avoir envie de les réveiller, ni d’abreuver mes petits qui criaient de faim, ce jusqu’à l’aube. O Allah ! Si Tu sais que je le fis pour Ton Bon Visage, accorde-nous une issue de laquelle nous pouvons voir le ciel. Allah leur dissipa le malheur, ils virent le ciel. Ainsi, la bonté vis-à-vis des père et mère se tint une cause de dissiper les malheurs.

Quiconque s’entretient boniment avec ses père et mère sera traité de même par ses enfants. La récompense est autant que l’œuvre. Allah, Gloire à Lui, récompensa Ibrahim, (salut sur lui) pour sa bonne moralité vis-à-vis de son père, ce par lui accorder la bonté de son fils Ismaël (salut sur lui). Le Noble Coran nous le cite sous forme de l’une des plus sublimes obéissances et bonté vis-à-vis des père et mère. Allah, Gloire à Lui, dit : « Puis quand celui-ci fut en âge de l’accompagner, [Abraham] dit : ‹Ô mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses›. (Ismaël) dit : ‹Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé : tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants›. »

Autant que la bonté envers les père et mère donne ses fruits dans l’ici-bas et encoure le bonheur au musulman dans l’au-delà où il entrera le Paradis. Un homme demanda une permission au prophète (SBL) pour faire le djihad. Le prophète (SBL) l’interrogea : « ta mère est-elle encore vivante ? » Oui, répondit l’homme. Le prophète de reprendre : « reste à sa compagnie, l’accès au Paradis s’élance de ses pieds ». Le prophète (SBL) dit également : « le père est la porte médiane du Paradis. Soit yu maintiens accessible la porte, si tu la perds à jamais ». Ibn Omar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) interrogea un homme : craignes-tu l’Enfer et aimes avoir accès au Paradis ? Oui, répondit l’homme. Tes père et mère sont-ils vivants ? Réinterrogea Ibn Omar. Ma mère est encore vivante, dit l’homme.  Ibn Omar lui dit : je jure par Allah, si tu lui dis des paroles douces et lui offres la nourriture, tu entreras au Paradis à condition d’éviter les péchés majeurs.

Nonobstant tout ce que l’on offre de bonté et de bienfaisance à ses père et mère, on ne leur donnera leur dû. Le prophète (SBL) dit : « jamais le fils n’arrivera à récompenser amplement son père, sauf s’il le trouve esclave et l’affranchit ».

Disant cela, j’implore le Pardon d’Allah aussi bien pour moi que pour vous.

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Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés au prophète honnête, à sa famille, ses compagnons et ce qui les suit d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite… mes frères en islam !

Autant que l(islam conseille de rendre bonté aux père et mère, il recommande de bien traiter les proches-parents. Il leur consacre des droits. Allah, Gloire à Lui, dit : « Cependant ceux qui sont liés par la parenté ont priorité les uns envers les autres, d’après le Livre d’Allah ». Le prophète (SBL) dit : « lorsqu’Allah acheva la création, le lien de parenté se leva Lui disant : ma position est celle de celui qui cherche protection auprès de Toi contre l’a rupture. Allah lui répondit : « bien ! Acceptes-tu que Je rende Ma Grâce à quiconque t’observe et l’empêche de quiconque te rompt ». Si, dit-il. Le prophète (SBL) de dire : « récitez, si vous le voulez, le Dire d’Allah, Gloire à Lui : « Si vous détournez, ne risquez-vous pas de semer la corruption sur terre et de rompre vos liens de parenté? Ce sont ceux-là qu’Allah a maudits, a rendus sourds et a rendu leurs yeux aveugles. »

Le prophète (SBL) dit : « Allah, Gloire à Lui, dit : « Je suis le Tout Miséricordieux, Je créa le lien de parenté (rahem) et lui dériva un nom du Mien. Quiconque l’observe, Je lui rends Ma Grâce, ce qui le rompt, Je la lui prive ».

La bonté à rendre aux proches-parents se réalise par leur rendre visite, se renseigner de leurs nouvelles et les assister. Le prophète (SBL) dit : « la charité offerte au pauvre est une simple charité, alors que celle offerte à un proche-parent est double : une charité et une bonté rendue au lien de parenté ». Cette bonté se réalise également par accepter l’invitation des proches-parents, rendre visite à leur malade, suivre leurs funérailles, respecter les plus âgés parmi eux, prendre en miséricorde me mineur, avoir le bon cœur vis-à-vis d’eux et invoquer Allah à leur faveur.

Cette bonté se réalise également par en accepter l’invitation, rendre visite à leur malade, suivre leurs funérailles, respecter les plus âgés, traiter d’une clémence leurs petits et avoir le pur cœur vis-à-vis d’eux.

Allah, Gloire à Lui, fit de l’observation du lien de parenté l’origine de l’âge béni et de la subsistance abondante. Notre prophète (SBL) dit : « quiconque a envie d’avoir une longue vie et une subsistance abondante, qu’il se prémunisse envers Allah et observe le lien de parenté. » Il nous indique également que l’observation de ce lien est à l’origine de l’absolution des péchés. Un homme vint interroger le prophète (SBL) : j’ai commis un grand péché, aurais-je l’occasion de repentir, ô Messager d’Allah ? Le prophète (SBL) de dire : «ta mère est-elle encore vivante ? ». Non, répondit l’homme. « Ta tante maternelle est-elle vivante ? » Oui, dit l’homme. Le prophète de répliquer : « traite-lui donc d’une manière bonne ».

Il faut donc prendre garde de rompre le lien de parenté et d’éviter de rétribuer la mauvaise action de sa pareille. Il faut plutôt pardonner et absoudre. Le prophète (SBL) dit : « l’observant du lien de parenté n’est pas celui qui récompense, c’est plutôt celui qui rétablit le lien rompu de sa parenté ». Un homme vint dire au prophète (SBL) : j’ai des proches-parents, je les traite boniment et ils me maltraitent. J’observe le lien avec eux et ils le rompent. J’éprouve la mansuétude vis-à-vis d’eux alors qu’il m’éprouve de la cruauté. Le prophète (SBL) lui dit : « si tu dis vrai, c’est donc comme si tu les fais manger du cendre. Un secoureur de la part d’Allah te sera consacré tant que t’u observe cette attitude ».

L’islam interdit de rompre le lien de parenté, mettant en garde contre les mauvais effets de cette rupture. Le prophète (SBL),dit : « le péché dont la punition est prioritairement à avancer par Allah à son auteur dans l’ici-bas, sans oublier la punition dans l’au-delà, réside dans l’agression et la rupture de liens de parenté ». Il dit également : « jamais, celui qui rompt le lien de parenté n’entrera au paradis ».

Il faut se prémunir envers Allah en matière de nos pères et mères, observer nos liens de parenté et s’entretenir de la meilleure façon vis-à-vis de tous les humains.

O Allah, aide-nous de rendre bonté à nos pères et mères, d’observer nos liens de parenté, préserve notre peuple. Fais que l’Egypte soit paix, sécurité, abondance et opulence ainsi que tous les pays du monde.   .

La protection de l’ordre et de l’intérêt publics

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, Qui dit dans Son Noble Livre : «Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est, certes, dur en punition !» J’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah, l’Unique sans aucun associé, et que notre maître et prophète Mohamad est Son serviteur et Messager. O Allah, accorde Ton Salut et Tes Bénédictions à lui, à sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite..

L’Islam fonda un véritable Etat, en ancra les bases et les piliers. Il considère que la préservation de son ordre public est une obligation commune de tous ses citoyens. Plus la conscience s’accroit parmi les membres de la société, de la valeur et de l’importance de l’ordre public, plus s’accroissent la coopération et la solidarité pour sauvegarder cette société. Ainsi, se réalise la puissance de la seule construction compacte exhortée par le prophète (SBL) en disant : « dans leur affection et inter-clémence, les croyants ressemblent à un corps compact dont lorsqu’un membre souffre, les autres le consolent par éprouver de la veille et de la fièvre ».

Sans doute, en tête des piliers de la sauvegarde de l’ordre public il y a : le fait de donner prévalence à l’intérêt public et vaste dont l’utilité revient à tout le monde, sur celui privé, étroit dont l’effet est restreint à ses ayants droit. Cela est susceptible de débarrasser l’âme des maux de l’égoïsme. L’intérêt public renferme tout ce qui réalise une vie honorable pour la société entière aussi bien du point de vue matériel que moral. Il encoure le bien et l’utilité aux gens, leur dissipe les préjudices et maux, réalise l’intérêt de la patrie, sa stabilité et le salut de ses territoires. Certes, réaliser la réforme communautaire est exigé par la compréhension des priorités.

Le noble Coran affirme que la protection de l’intérêt commun en le prévalant sur les intérêts privés est la méthode de tous les prophètes et Messagers. Allah, Gloire à Lui, envoyait chacun d’eux pour apporter le bonheur à son peuple et lu réaliser le bien sans contrepartie matérielle, ni utilité terrestre. D’après Noé (salut sur lui), Allah, Gloire à Lui, dit : « Ô mon peuple, je ne vous demande pas de richesse en retour. Mon salaire n’incombe qu’à Allah. Je ne repousserai point ceux qui ont cru, ils auront à rencontrer leur Seigneur. Mais je vous trouve des gens ignorants ».  Sur la langue de Hud (salut sur lui), Allah dit : « Ô mon peuple, je ne vous demande pas de salaire pour cela. Mon salaire n’incombe qu’à Celui qui m’a créé. Ne raisonnez-vous pas ? » Allah, Gloire à Lui, raconte d’après Choëb (salut sur lui) : « Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et ma réussite ne dépend que d’Allah. En Lui je place ma confiance, et c’est vers Lui que je reviens repentant. »

La pure Charia est pleinement compatible aux exigences de la raison. Elle exhorte des choses susceptibles de réaliser l’intérêt public de tous les citoyens. On en cite la subvention des besoins nécessaires de la société et l’observation de la réalité vécue. Si la société a besoin de construire des hôpitaux et les équiper pour le soin et le traitement médical des pauvres, cela se tient donc une priorité. Si le besoin exige de créer des écoles et instituts, les maintenir, prendre en soin et en charge les étudiants, ici réside alors la priorité. Si on a besoin de faciliter le mariage aux insolvables, rembourser les créances des surendettés et dissiper les malheurs des infligés, cela est prioritaire. Assumer les besoins des gens et répondre aux exigences sont des devoirs légaux. Le prophète (SBL) dit : « ne croit point en moi quiconque passe la nuit bien rassasié alors que son voisin est affamé à côté de lui et il en est bien informé ».

On cite parmi ces obligations la protection des biens publics. C’est une chose à partager par tous les citoyens. La sacralité des biens publics prévaut sur celle des biens privés, en raison de la multitude des droits y dérivant et leurs propriétaires. C’est pourquoi l’islam met en garde contre les détruire, les voler et leur nuire. Allah, Gloire à Lui, dit : « Un prophète n’est pas quelqu’un à s’approprier du butin. Quiconque s’en approprie, viendra avec ce qu’il se sera approprié le Jour de la Résurrection. Alors, à chaque individu on rétribuera pleinement ce qu’il aura acquis. Et ils ne seront point lésé ». Les biens publics sont la propriété de tous les gens, non point celle d’une certaine catégorie, ni celle de ceux qui s’en chargent. Ceux-ci sont responsables de les garder, rassembler et dépenser aux ayants droits. Personne n’a droit de les transgresser, ni n’en prendre sans mérite. Une telle attitude est une trahison, injustice et consommation illicite des biens des autres.

L’islam ordonne également de protéger les services publics, tels les lieux de culte, les écoles, les hôpitaux, les parcs entre autres. Ce sont la propriété commune. Leur utilité est au profit de tout le monde. L’islam interdit strictement de les agresser, les perdre ou de les abimer sous n’importe quelle forme. Allah, Gloire à Lui, dit : « et ne semez point la corruption sur la terre après sa réforme ». Ce pour éluder que certains s’illusionnent qu’il leur est permis d’exploiter la propriété publique comme ils veulent sous prétexte d’en avoir un droit non-déterminé. C’est une mauvaise compréhension. Il nous faut préserver les services publics, les protéger, veiller à les développer, ils n’appartiennent pas à certains individus, mais plutôt à toute la communauté et aux générations à venir.

Il faut également respecter les droits de routes. Le prophète (SBL) dit : « évitez de vous asseoir sur les routes ». On dit : ô Messager d’Allah, il n’y a pas moyen de l’éviter, on y cause. Le prophète (SBL) de répondre : « si vous insitez de vous y asseoir, donnez donc à la route son dû ». On réplique : c’est quoi donc le dû de la route ? Le prophète (SBL) de répondre : « c’est de baisser le regarde, d’écarter la nuisance, de répondre aux salutations, d’ordonner le convenable et d’interdire l’abominable ». Il dit également : « la foi est composé de soix-dix ou soixante et quelques rameaux : le plus sublime est dire : point de divinité en dehors d’Allah, le plus bas est d’écarter la nuisance de la route. La pudeur est l’un des rameaux de la foi ».

On cite également la nécessité de faire le service national qui est l’une des sublimes obligations que l’on rend à sa religion et à sa patrie. Cela se tient une preuve de son allégeance vis-à-vis de son pays et l’amour qu’il lui éprouve. La patrie et l’honneur valent pour le musulman son âme, sa religion et ses biens. Ce service enracine aux âmes des citoyens les sens de la virilité, du courage, de la générosité, les nobles valeurs apportées par notre pure religion de l’islam. Le prophète (SBL) dit : « deux yeux ne seront point touchés par le Feu :un œil qui pleure de la crainte d’Allah et un œil qui passe la nuit en garde dans le Sentier d’Allah ».

Parmi les intérêts publics à considérer pour maintenir l’ordre publics il y a les traités, les accords et conventions conclus entre le pays et les pays, les organisations ou les institutions étrangères. Tout acte jurisprudentiel, de fatwa, de pensée et de prêche, doit être institutionnalisé, émané du gouverneur ou de son délégué. Quiconque procède à traiter des telles questions doit être conscient de tous les enjeux sociaux, nationaux et internationaux qui les concernent. Ce pour éviter de se trouver devant des avis ou fatwas prompts sur l’ordre public, se heurtant à la réalité vécue ou aux lois et accords et conventions internationaux. Allah, Gloire à Lui, nous ordonne de respecter les pactes en disant : « ô vous qui ont cru, observez les contrats ». Il s’agit d’un verset à sens général qui renferme tous les contrats, les pactes et les obligations desquels l’homme ’st tenus vis-à-vis des autres. Notre prophète (SBL) dit : « les musulmans sont tenus de leurs conditions, exception est faite pour une condition qui rend licite l’illicite ou vice-versa ».

Le Messager d’Allah (SBL) rendit Abou Bassir à la Mecque, malgré sa conversion à l’islam, par respect de la réconciliation d’Al Hodeibyah conclue entre lui et Qoraïche. Il était fort probable que ce compagnon s’expose à la nuisance. Il le fit par respect du pacte qu’il conclut avec Qoraïche. Cette attitude prophétique est d’une part, un respect du pacte et d’autre part, prévaut l’intérêt public.

Traiter l’ordre public sans conscience comporte des dangers qui ébranlent la structure même de l’Etat, car il rend la sécurité et la stabilité de la patrie la proie de tous et une risée.  Ainsi, s’accroit le bruit, qui ne sait rien traite ce dont il n’est point au courant. Nombreux sont les porte-rumeurs qui sèment la corruption sur la terre sans rien apporter de réforme. Allah, Gloire à Lui, nous ordonne de faire référence aux savants responsables en disant : «S’ils la rapportaient au Messager et aux détenteurs du commandement parmi eux ceux d’entre eux qui cherchent à être éclairés, auraient appris (la vérité de la bouche du Prophète et des détenteurs du commandement). Et n’eussent été le grâce d’Allah sur vous et Sa miséricorde, vous auriez suivi le Diable, à part quelques- uns. »

Disant cela, j’implore le Pardon d’Allah aussi bien pour moi que pour vous.

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Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés au prophète honnête, à sa famille, ses compagnons et ce qui les suit d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite… mes frères en islam !

La notion de l’ordre public dépasse les préoccupations limitées de l’individu à celle de tous les individus. C’est pourquoi il n’est point commun aux simples individus. Il est la responsabilité des spécialistes conscients des charges de la sécurité nationales qui leur sont confiées, de la vie et intérêts des gens, des potentialités de la patrie, de leur statut juridique et régionale, de leurs affaires politiques, sociales, sécuritaires et scientifiques entre autres. Les érudits s’accordent que le docte versé, lorsqu’il déploie des efforts déductifs dans le domaine de sa spécialisation, s’il tombe dans l’erreur, il aura une seule rétribution. S’il déduit le vrai, il aura une double rétribution. Par voie d’opposition, lorsqu’un non spécialiste d’une discipline, y fait des efforts déductifs, s’il fait tort, il aura une double punition. S’il déduit le vrai, il aura une simple punition. Cela s’inscrit dans le fait que l’islam se soucie de respecter les savants spécialistes compétents. Allah, Gloire à Lui, dit : « interrogez donc les gens du Rappel si vous ne connaissez pas ». Les gens du Rappel sont les savants dans tout art.

Par-là, il est interdit de se hâter de donner de fatwa sans savoir ou sans bien-fondé légal. Allah, Gloire à Lui, dit : « Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues : ‹Ceci est licite, et cela est illicite›, pour forger le mensonge contre Allah. Certes, ceux qui forgent le mensonge contre Allah ne réussiront pas. Ce sera pour eux une piètre jouissance, mais un douloureux châtiment les attend. » Notre prophète (SBL) le péché de celui qui reçoit une fatwa sans science incombe à ce qui la lui donne ». Les grands compagnons et leurs suivants se mettaient en prudence des fatwas car ils en connaissaient bien la gravité. Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) dit : quel ciel m’ombre et quelle terre me porte si je parle du Livre d’Allah sans savoir. Interrogé sur une question, Achoàabi (qu’Allah l’agrée) dit : je ne connais pas. Ses compagnons leur dirent : nous éprouvons la honte pour toi. Il dit : mais les anges n’éprouvèrent pas de la honte en disant : « nous n’avons de la science que ce Tu nous enseignas ». Abdel Rahman Ibn Abou Leila dit : j’ai vu cent vingt des auxiliaires compagnons du prophète (SBL), l’un d’eux, interrogé sur une question, il l’envoyait à tel et à tel, jusqu’à ce que la question revienne au premier.

La protection de l’ordre public esr une responsabilité commune : chacun en fonction de sa position. Le prophète (SBL) dit : « vous êtes parrains et resonsables de vos charges. Le gouverneur est un parrain responsable de son peuple, l’homme est responsable de son foyer, la femme est responsable de la maison de son mari, le servant est responsable des biens de son maitre ».

Nombreux sont ceux qui prennent en futilité ce qu’ils disent, écrivent et partagent sur les murs des médias sociaux. Certains le prennent pour divertissement. Ils ne sont pas conscients que la fabrique des rumeurs et leur propagation parmi les gens sont parmi les moyens de destruction, desquels se servent les gens du faux dans leur combat contre les gens du vrai. On voit donc que les membres de la communauté cohérente échangent le doute et la trahison les uns aux autres. A ce propos, le prophète (SBL° dit : « il suffit à l’homme pour mensonge de transmettre tout ce qu’il écoute ». Si la transmission de tout ce qu’on écoute est l’une des formes de mensonge violemment puni dans l’au-delà, quoi donc pour celui qui transmet ce qu’il n’a point vu, ni écouté, par invention, pure mensongerie !!  Combien de mots mensongères qui s’éclatent dans l’espace et causent le châtiment à son auteur dans l’au-delà ! Notre prophète (SBL) dit : « il arrive que le serviteur énonce un mot qui plait à Allah, sans en rendre compte. Grâce auquel Allah l’élève des degrés. Il arrive au serviteur de prononcer un mot haïssable à Allah, sans s’en rendre compte, à cause duquel, il s’enfonce dans l’Enfer ». Cela nous exige la prudence, la méfiance, la rationalité, d’éviter de parler sur ce que nous ne connaissons pas ou de donner de fatwa sans savoir.

Le Vrai Dieu, Gloire à Lui, nous ordonne de bien nous assurer, de ne pas suivre les saboteurs, de vérifier les informations qui nous parviennent. Il dit : « Ô vous qui avez cru! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait. » Le prophète (SBL) dit : « la patience est accordée par Allah, alors que la promptitude provient de Diable » e « ralentissez-vous en toute chose, sauf l’action destinée à l’au-delà ».

On a donc besoin de prendre en conscience l’importance de l’ordre public, de prévaloir l’intérêt public sur l’intérêt privé, de saisir les dangers qui nous entourent et auxquels on veut nous faire glisser comme ce fut pour les autres. Il faut tirer morale de ce qui arriva aux autres et faire rater l’occasion aux ennemis de la patrie. Il faut rester solide pour le vrai pour ne pas nous piéger dans les fourberies de nos adversaires, qui sont à l’affût de nous attaquer. Il faut propager l’inter-confiance et nous coopérer pour tout bien dont l’utilité revient à tout le monde.

O Allah, assiste-nous de donner à notre patrie son dû, préserve notre peuple, nos dirigeants, notre armée et notre police.  Fais que notre chère Egypte soit paix et sécurité, opulence et abondance, ainsi quie tous les pays du monde !

L’Islam est une bonne conduite : des exemples de la vie des suivants des compagnons du prophète

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, Qui dit dans Son Noble Livre : «Et [il appartient également] à ceux qui sont venus après eux en disant : « Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi; et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux ».
..» J’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah, l’Unique sans aucun associé, et que notre maître et prophète Mohamad est Son serviteur et Messager. O Allah, accorde Ton Salut et Tes Bénédictions à lui, à sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite..

Allah, Gloire à Lui, choisit parmi Ses serviteurs ce qui travaille pour Sa religion et es fidèle à Lui et à Son message. Le prophète (SBL) informe qie les meilleurs de cette communauté sont ses compagnons (qu’Allah les agrée), ûis les suivants de ces compagnons. D’après Abdullah Ibn Massoud (qu’Allah l »agrée), le prophète (SBL) dit : « la meilleure génération est la mienne, puis la suivante, puis celle d’après ». Ces compagnons, élites, qualifiés des « bons », sont les porteurs de la science, de laquelle ils dissipent la déviation des extrémistes, l’innovation des gens du faux et la mauvaise interprétation des ignorants. Allah, Gloire à Lui, les rendit hommage avec les compagnons du prophète (SBL), les qualifiant des bienfaiteurs et les agréant. Il leur prépara des jardins au-dessous desquels coulent les ruisseaux en Disant : « Les tout premiers [croyants] parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils l’agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l’énorme succès ! »

Les suivants sont les plus proches de l’ère du prophète (SBL), ils sont la deuxième génération après celle des compagnons, après eux, vient la génération des suivants des suivants (qu’Allah les agrée tous).

A ce propos dit l’Imam Al Bosseiri :

Ils s’inspirent tous du Messager d’Allah

Yn abreuvage abondant de la mer ou un léger boire de l’averse. Les suivants avaient accompagné les compagnons (qu’Allah les agrée) d’eux ils apprirent la science. Les compagnons donnèrent témoignage à leur faveur à la fois de la grâce et de la science. On cite à ce propos le témoignage d’Ibn Omar (qu’Allah l’agrée) en faveur de Saïd Ivn Al Mossayeb (qu’Allah l’agrée) zn disant : « je jure par Allah qu’il est au nombre des pieux » Dans la même perspective, il dit : « interrogez Saïd Ibn Al Mossayeb, il accompagnait les vertueux. Saïd donnait des fatwas en présence des compagnons. A la Mecque, ‘Atta Ibn Abou Rabbah dirigeait les séances de fatwas après la mort de l’érudit de la communauté Abdullah Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée, lui et son père). Lorsqu’Abdullah Ibn Omar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) arriva à la Mecque, les gens l’interrogeaient, il leur dit : ô mecquois, vous me préparez les questions alors que parmi vous il y a « Atta Ibn Abou Rabbah ?

Les suivants firent connus par l’amour qu’ils portaient au prophète (SBL). Al Hassan Al Bassri, lorsqu’il récitait le hadith relatif au récit de la nostalgie du tronc pour le prophète (SBL) disait ; ô serviteurs d’Allah ! Le bois éprouve de la nostalgie pour le prophète (SBL), a priori, vous devez être plus passionnés pour lui. L’Imam Malek fut interrogé : quand as-tu entendu d’Abou Ayoub As-Sékhtiani ? Il répondit : il fit deux fois le pèlerinage deux fois sans en entendre, je me contentai de le regarder.  Mais, lorsqu’on évoquait me nom du prophète (SBL), il pleurait jusqu’à ce que j’aie la pitié pour lui. De par leur estime destinée au prophète (SBL), ils ne rapportaient son hadith qu’étant en bonne allure et meilleure mine. Leurs suivants étaient ainsi formés. Abou Salmah Al Khozaï (qu’Allah l’agrée) dit : lorsque Malek Ibn Anas voulait sortir pour donner le hadith, il faisait des ablutions autant que celles pour la prière. Il portait ses meilleurs habits, coiffait sa barbe. On se renseignait auprès de lui sur ce sujet. Il dit : par cette attitude je rends hommage au hadith du Messager d’Allah (SBL).

Il y a des suivants que le prophète (SBL) qualifia des bons hommes tels Oweis Al Qarni qui était très reconnaissant à sa mère. Le prophète (SBL) l’évoqua à ses compagnons en tant qu’un homme dont les évocations sont exaucées. D’après Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) :  j’entendis le prophète (SBL) dire : « parmi les meilleurs suivants il y aura un homme de nom d’Oweis, il vit avec sa mère. Il a de la blancheur de peau. Ordonnez-lui de vous invoquer Allah pour vous pardonner ». Lorsque les yéménites vinrent à Omar, celui-ci le cherchait parmi eux. Lorsqu’il le rencontra, il lui demanda de lui invoquer le pardon. Oweis dit à Omar : c’est toi qui devrais plutôt invoquer le pardon à ma faveur ; tu es le compagnon du Messager d’Allah (SBL). Omar insista qu’Oweis demande le pardon à sa faveur.

C’est grâce aux compagnons du Messager d’Allah (SBL) la bonne compréhension de la religion. L’Imam Al Hassan Al Bassri(qu’Allah le prenne en Sa Miséricrde), l’un des grands suivants, lorsqu’il fut interrogé : es-tu croyant ? Il répondit : la foi se trouve en deux sortes : si tu m’interroge au sujet de croire en Allah, Ses anges, Ses Livres, Ses Messagers, au Paradis, la résurrection et le règlement de comptes, je suis donc croyant. Si tu me pose la question au sujet du dire d’Allah, Gloire à Lui : « Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi. Et ils placent leur confiance en leur Seigneur. Ceux qui accomplissent la Salat et qui dépensent [dans le sentir d’Allah] de ce que Nous leur avons attribué. . Ceux-là sont, en toute vérité les croyants : », je jure par Allah que je ne sais pas si je suis ou non parmi eux. Al Beihaqi dit : Al Hassan n’hésite pas pour la base de la foi, mais il réfléchit sur la perfection de la foi de laquelle Allah promet les croyants du Paradis dans Son Dire : « à eux des degrés (élevés) auprès de leur Seigneur, ainsi qu’un pardon et une dotation généreuse »

Ils apprirent également la facilité et la mirent en application dans leur vie. Sofiane Athawri (qu’Allah le prenne en Sa Miséricorde) dit : pour nous, la vraie science réside dans le fait de trouver la permission dans une preuve authentique. Quant à la rigueur, tout le monde l’excelle.  Al Azraq Ibn Qaïs dit : nous étions au bord d’une rivière à Ahwaz dont l’eau se tarissait. Abou Barazah Al Aslami vint sur un cheval, il fit la prière tout en laissant le cheval à côté. Le cheval s’élança, donc, il interrompit sa prière, suivit le cheval, le prit puis revint compléter sa prière. Parmi nous, il y avait un docte qui dit : voyez ce vieux qui interrompit sa prière à cause d’un cheval. L’homme revint dire : par Allah, personne ne me gronda dès le décès du Messager d’Alla (SBL). Il reprit : ma maison est lointaine. Si je continuais ma prière laissant mon cheval, je n’aurais pas pu revenir à ma famille jusqu’à la tombée de la nuit. Je m’inspire dans ma conduite du Prophète (SBL) qui lorsqu’on lui donnait option entre deux choses, il optait pour la plus aisée, à moins que celle-ci ne soit un péché. C’est le prophète (SBL) qui dit : « facilitez, ne point rendre difficile, apportez la bonne nouvelle et non pas la mauvaise » et « lorsque la souplesse se trouve dans une affaire, elle l’embellit et lorsqu’elle manque dans une affaire, elle la rend mauvaise ».

Ils appliquaient également la miséricorde, la solidarité et le fait de sentir des autres d’une façon pratique dans leur vie. Ali Ibn Al Hussein Ibn Ali (qu’Allah l’agrée) dépensait largement aux pauvres d’une façon secrète sans que personne ne le connaisse. Lors de son décès, les pauvres perdirent leur parrain. Lorsqu’on lui fit les toilettes rituelles, on trouva sur son dos et ses épaules les traces du port des grands sacs aux maisons des veuves et indigents. On réalisa donc que c’est lui qui venaient à eux la nuit. On rapporte qu’il se chargeait des dépenses de cent familles à Médine.

Les suivants étaient solidaires et affectifs non seulement vis-à-vis des musulmans, mais également des non-musulmans. Notre maître Omar Ibn Abdel Aziz écrit à son préfet à Bossera : examine les ayants pacte dans ton département, surtout celui d’âge avancé, de force précaire et de gains manqués. Consacre-lui du Trésor Public le montant convenable. Il s’inspire à ce propos de l’attitude d’Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) lorsqu’il vit un homme vieux des Gens du Livre en train de se livrer à la mendicité. Omar dit : par Allah, on n’est pas équitable vis-à-vis de lui lorsqu’on mange le fruit de sa jeunesse et humilie sa vieillesse. Puis, il lui consacra une mensualité du Trésor public. Dans son pacte conclu avec les habitants de Hira, Khaled Ibn Al Walid (qu’Allah l’agrée), il y inclut : j’exige que lorsqu’il s’agit d’un vieillard incapable de travailler ou atteint d’un handicap, ou bien un riche qui s’appauvrit, il sera à la charge du Trésor public. Ils tous suivaient l’exemple du Messager d’Allah (SBL) et appliquaient la vraie religion. Allah, Gloire à Lui, dit : «Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables ».

Leur miséricorde n’était pas restreinte à l’homme ; elle s’étendait à l’animal et à l’oiseau parmi d’autres. Omar Ibn Abdel Aziz écrit à son préfet en Egypte le conseiller de la pitié vis-à-vis des chameaux en disant : je suis informé qu’en Egypte il y a des chameaux de transport, sur chacun on transporte 1000 ratl (environ 400 kilo). Lorsque tu recevras mon écrit, veille que la charge d’un chameau ne dépasse point 600 ratl (environ 250 kg.) Il y conseille de traiter avec merci les chameaux, ne point les humilier. Omar s’en inspire de la conduite du Messager d’Allah (SBL) lorsqu’il dit au chamelier : « aie piété vis-à-vis d’Allah pour cette bête dont Allah t’octroya a propriété, car elle me plaignît sa malheur et sa souffrance ».

Disant cela, j’implore le Pardon d’Allah aussi bien pour moi que pour vous.

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Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés au prophète honnête, à sa famille, ses compagnons et ce qui leur suit d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite… mes frères en islam !

Parmi les plus grandes qualités des suivants des compagnons du prophète (SBL) il y a la tolérance et l’indulgence vis-à-vis des gens. Ils étaient les plus souples et affectifs en matière de leur entretiens. D’après Qatada (qu’Allah l’agrée) : nous entrâmes chez Al Hassan Al Bassri alors qu’il était endormi, à côté de sa tête il y avait une corbeille. Nous la tirâmes. Il y en avait du pain et du fruit. Nous nous livrâmes à en manger. Il se réveilla, nous vit, sourit et se mit à lire « ou celles (maisons) de vos amis ; point de gêne ne vous incombe ». D’après Djarir Ibn Hazem (qu’Allah l’agrée) : nous étions chez Al Hassan jusqu’à midi. Son fils nous dit : laissez tranquille le cheikh, vous lui alourdîtes la charge. Il ne mangea pas, ni but rien. Al Hassan dit à son fils : laisse-les, par Allah, rien ne me plait que leur vue. Cela montre la négation du moi, la bonne connaissance de la vertu de science et la valeur de la religion d’Allah, Gloire à Lui aux âmes. Cela devrait se tenir une morale pour ce qui s’avance pour parler aux gens au sujet de la religion d’Allah. Il faut que son discours soit basé sur la science, sinon, il s’égare et égare. Le prophète (SBL) dit : « Allah, Gloire à Lui, n’arrache pas la science subitement des âmes des serviteurs. Il l’arrache plutôt par faire mourir les savants. Lorsqu’on manquera absolument des savants, les gens prendront des élites ignorantes. Lorsque celles-ci seront interrogées, elles donneront des fatwas sans érudition pour égarer et s’égarer ».

Les suivants des compagnons étaient des modèles à suivre pour leurs successeurs. L’Imam Malek Ibn Anas (qu’Allah l’agrée) fut l’un des suivants des suivants. Abou Jaffer Al Mansour lui demanda de rédiger le livre d’Al Mowata pour le répandre dans les divers pays musulmans lui disant : j’entends ordonner de faire des copies de ton livre et en envoyer une à chacune des contrées. J’entends les ordonner de le mettre en œuvre sans le dépasser en matière du hadith, car j’estime que la base de la science est la transmission d’après les médinois.  Malek dit : mais non, ô commandeur des croyants. Les gens avaient reçu des dires, entendu des hadiths, transmis des rapports, chacun d’eux adopta ce qu’il reçut d’abord, le mit en vigueur et le choisirent hormis les autres. Le fait de les repousser de ce qu’ils croient est une rigueur. Laisse les gens se comporter en fonction de ce qu’i’ croit. Al Mansour dit : je jure que si tu me suit à ce propos, je l’ordonnerai.

On cite à titre d’illustration en matière de la modestie et de la bonne compréhension un récit de l’imam Ach-Chafïe. Son disciple Younes Ibn Abdel ‘Ala. Younes quitta l’assemblée de son maître en colère. La nuit, Younes entendit une voix claquer sur sa porte. Il dit : qui est à la porte ? Ach-Chafïe dit : c’est Mohamad Ibn Idriss. Younes dit : je pensai à tous les appelés ainsi sauf Al Ach-Chafïe. Lorsque j’ouvrai la porte, j’étais surpris de le voir. Ach-Chafïe dit : ô Younes ! Des centaines des questions nous réunissent et une seule nous désunit !!! Younes, ne tente point de triompher dans tous les différends. Parfois, gagner les cœurs vaut mieux que gagner les situations. Younes, ne démolis point les ponts que tu construisis et préparas, puisses-tu avoir besoin un jour d’y revenir. Haïs le faux et ne haïs point son auteur. Déteste la désobéissance de tout ton cœur, mais pardonne le désobéissant. Younes, critique le dire, mais respecte ce qu’il le dit. Notre mission est d’exterminer la maladie et non pas les malades.

Qu’Allah prenne en Sa Miséricorde Ach-Chafïe qui dit ;

J’aime les vertueux, même si je ne fais pas partie d’eux

Puissè-je grâce à eux, avoir de l’intercession

Je déteste ceux dont le commerce est une désobéissance

Même si nous partageons la même marchandise.

Nos nobles érudits empruntèrent le même chemin. Ils étaient les bons modèles à suivre en matière de porter la religion d’Allah, de la comprendre adéquatement, de se caractériser de ses moralités et de la bien transmettre à l’humanité entière avec la sagesse et la bonne exhortation.

O Allah, range-nous parmi ceux qui entendent le dire et en adoptent le meilleur. Ceux-là sont les guidés par Allah et ceux doués de la raison.