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Les droits des pères et mères et des proches parents

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, Qui dit dans Son Noble Livre : «et ton Seigneur a décrété : ‹n’adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère: si l’un d’eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi; alors ne leur dis point: ‹Fi!› et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. et par miséricorde; abaisse pour eux l’aile de l’humilité; et dis : ‹Ô mon Seigneur, fais-leur; à tous deux; miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit›. »

» J’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah, l’Unique sans aucun associé, et que notre maître et prophète Mohamad est Son serviteur et Messager. O Allah, accorde Ton Salut et Tes Bénédictions à lui, à sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite..

L(islam est venu avec un message tolérant qui fait appel à toute bonne moralité, ancre tout noble principe, guide vers toute conduite adroite et fait des sublimes valeurs une méthode de vie. Cette méthode cadence la mesure des transactions humaines avec le vrai, l’équité, la miséricorde et l’affection. Allah, Gloire à Lui, dit : « Certes, Allah commande l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez ».

L’un des aspects de la grandeur de la Charia islamique est le fait qu’elle a mise en place des règles, restrictions et droits du bon entretiens avec les pères, mères et proches-parents. Les pères et mères sont les plus méritoires du respect et de l’hommage, ainsi que d’être pris en soin. Dans Son Noble Livre, Allah, Gloire à Lui, nous ordonne de nous entretenir avec bonté vis-à-vis des pères et mères et de les traiter d’une bienfaisance. Il dit : « adorez Allah, sans Lui rien associer et traitez d’une bonté extrême les pères et mères ». Allah, Gloire à Lui, nous ordonne également de Le louer en raison de Ses Bienfaits, tout en associant le remercîment qui Lui est dû à celui dû aux pères et mères en raison de leur grande grâce, la sublimité de leur place et la grandeur de leur position. Notre maître Abdullah Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée, lui et son père) dit : i y a trois versets descendus contenant chacun des obligations indissociables, à tel point que l’une n’est à agréer qu’en accomplissant l’autre, dont : « remercie à Moi et à tes pères et mères ». Quiconque remercie à Allah sans faire de même à ses père et mère, son acte ne sera point agréé.

L’islam éleva la place des pères et mères, ordonna de mes traiter boniment, de les bien soigner et s’entretenir avec eux d’une façon affective. D’après Abdullah Ibn Amro (qu’Allah l’agrée, lui et son père) : un homme vint au prophète (SBL) lui demandant la permission d’aller faire le djihad. Le prophète (SBL) l’interrogea : « tes père et mère sont encore vivants ? » L’homme de répondre : oui. Le prophète de répliquer : « fais le djihad à eux ».

Les deux filles de l’homme vertueux, au récit du prophète Moïse (salut sur lui), donnèrent le meilleur exemple en bonté et soin. Leur père était vieux incapable de travailler. Elles le remplacèrent en travail sans plainte, ni lassitude. Allah, Gloire à Lui, dit : « Et quand il fut arrivé au point d’eau de Madyan, il y trouva un attroupement de gens abreuvant [leur bêtes] et il trouva aussi deux femmes se tenant à l’écart et retenant [leurs bêtes]. Il dit : ‹Que voulez-vous?› Elles dirent : ‹Nous n’abreuverons que quand les bergers seront partis ; et notre père est fort âgé »

D’après DJabir (qu’Allah l’agrée) : un homme vint dire au prophète (SBL) : j’ai des biens et des enfants. Mon père veut s’emparer de mes biens. Le prophète (SBL° lui dit : « toi et tes biens appartiennent à ton père ».

Nous avons le meilleur exemple dans la personne de notre Dame Fatima très affective, respectant et sympathisante vis-à-vis de son père le Messager d’Allah (SBL). Lorsqu’il entrait chez elle, elle se levait, l’embrassait et le faisait asseoir à sa place. Elle le faisait à titre d’affection, de joie pour son arrivée et de respect de sa position (SBL).

L’islam nous ordonne de respecter les pères et mères et de ne leur point apporter de nuisance. Allah, Gloire à Lui, dit : « si l’un d’eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi ; alors ne leur dis point : ‹Fi ! › et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses ».

L’islam interdit donc de leur nuire, même du moindre mot désignant la lassitude, à savoir, fi ! ‘il y avait un mot moins léger que celui-ci, Allah l’aurait interdit. A priori, l’homme ne doit point leur causer de la nuisance, ni de l’offense sous n’importe quelle forme. Abou Horairah (qu’Allah l’agrée) dit à un homme à l’occasion de l’exhorter de bien traiter ses père et mère :  ne marche point devant ton père, n »assieds-toi pas en face de lui. Ne l »appelle point de son prénom, ne l’expose pas aux insultes. Ainsi, le musulman doit éviter d’apporter la nuisance à ses père et mère. Notre prophète (SBL) dit : « parmi les péchés capitaux est le fait que l’homme médise ses père et mère ». In interrogea : comment l’on pourrait-il médire ses père et mère ? le prophète de répondre : « c’est qu’il offense le père d’un autre, donc ce dernier se mettra à lui offenser le père et la mère ».

L’islam recommande de traiter les père et mère avec bonté et de les bien accompagner, même s’ils sont d’une différente confession. A ce propos, Allah, Gloire à Lui, dit : « Et si tous deux te forcent a M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas ; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable. ». Cela fut l’attitude d’Ibrahim (salut sur lui) à l’occasion de son appel à son père. En cela, Allah, Gloire à Lui, dit : « Et mentionne dans le Livre, Abraham C’était un très véridique et un Prophète.  Lorsqu’il dit à son père : ‹Ô mon père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend ni ne voit, et ne te profite en rien ? Ô mon père, il m’est venu de la science ce que tu n’as pas reçu; suis-moi, donc, je te guiderai sur une voie droite.  Ô mon père, n’adore pas le Diable, car le Diable désobéit au Tout Miséricordieux.  Ô mon père, je crains qu’un châtiment venant du Tout Miséricordieux ne te touche et que tu ne deviennes un allié du Diable›. »

Lorsque la mère d’Asmaà, fille d’Abou Bakr vint à elle, alors que cette mère était encore mécréante, lui demander de la grâce, Asmaà interrogea le prophète (SBL) : ô Messager d’Allah ! ma mère m’est venue demander de la grâce, puis-je lui la rendre ? Le prophète de répondre : « rends-grâce à ta mère ».

La bonté envers les père et mère comporte des nombreux avantages et des grandes utilités que le serviteur pourrait obtenir aussi bien dans l’ici-bas que dans l’au-delà. Elle se tient l’un des motifs de l’acquisition de l’Agrément d’Allah, Gloire à Lui. Le prophète (SBL) : « l’agrément d’Allah réside dans celui des père et mère et Son Désagrément est indissociable du leur. »

 Cette bonté est également la cause de dissiper les soucis et malheurs. Le prophète (SBL) nous évoqua la situation des trois hommes obligés de s’abriter dans une grotte à cause de la pluie. Un rocher tomba pour boucher l’issue de la grotte. Ils se dirent : notre issue de cet embarras consiste au fait que chacun se rappelle de ses bonnes œuvres et en invoque Allah, Gloire à Lui, de nous faire échapper belle. L’un d’eux dit : ô Allah, j’avais mes père et mère en âge avancé, ainsi que des enfants. Je faisais le pâturage pour les nourrir. Lorsque je tairais mes ovins, je commençais par mes père et mère les abreuvant avant mes enfants. Un jour, j’étais en retard, à mon arrivée, mes père et mère s’endormaient. Je taris comme d’habitude et restai à côté d’eux sans avoir envie de les réveiller, ni d’abreuver mes petits qui criaient de faim, ce jusqu’à l’aube. O Allah ! Si Tu sais que je le fis pour Ton Bon Visage, accorde-nous une issue de laquelle nous pouvons voir le ciel. Allah leur dissipa le malheur, ils virent le ciel. Ainsi, la bonté vis-à-vis des père et mère se tint une cause de dissiper les malheurs.

Quiconque s’entretient boniment avec ses père et mère sera traité de même par ses enfants. La récompense est autant que l’œuvre. Allah, Gloire à Lui, récompensa Ibrahim, (salut sur lui) pour sa bonne moralité vis-à-vis de son père, ce par lui accorder la bonté de son fils Ismaël (salut sur lui). Le Noble Coran nous le cite sous forme de l’une des plus sublimes obéissances et bonté vis-à-vis des père et mère. Allah, Gloire à Lui, dit : « Puis quand celui-ci fut en âge de l’accompagner, [Abraham] dit : ‹Ô mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses›. (Ismaël) dit : ‹Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé : tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants›. »

Autant que la bonté envers les père et mère donne ses fruits dans l’ici-bas et encoure le bonheur au musulman dans l’au-delà où il entrera le Paradis. Un homme demanda une permission au prophète (SBL) pour faire le djihad. Le prophète (SBL) l’interrogea : « ta mère est-elle encore vivante ? » Oui, répondit l’homme. Le prophète de reprendre : « reste à sa compagnie, l’accès au Paradis s’élance de ses pieds ». Le prophète (SBL) dit également : « le père est la porte médiane du Paradis. Soit yu maintiens accessible la porte, si tu la perds à jamais ». Ibn Omar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) interrogea un homme : craignes-tu l’Enfer et aimes avoir accès au Paradis ? Oui, répondit l’homme. Tes père et mère sont-ils vivants ? Réinterrogea Ibn Omar. Ma mère est encore vivante, dit l’homme.  Ibn Omar lui dit : je jure par Allah, si tu lui dis des paroles douces et lui offres la nourriture, tu entreras au Paradis à condition d’éviter les péchés majeurs.

Nonobstant tout ce que l’on offre de bonté et de bienfaisance à ses père et mère, on ne leur donnera leur dû. Le prophète (SBL) dit : « jamais le fils n’arrivera à récompenser amplement son père, sauf s’il le trouve esclave et l’affranchit ».

Disant cela, j’implore le Pardon d’Allah aussi bien pour moi que pour vous.

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Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés au prophète honnête, à sa famille, ses compagnons et ce qui les suit d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite… mes frères en islam !

Autant que l(islam conseille de rendre bonté aux père et mère, il recommande de bien traiter les proches-parents. Il leur consacre des droits. Allah, Gloire à Lui, dit : « Cependant ceux qui sont liés par la parenté ont priorité les uns envers les autres, d’après le Livre d’Allah ». Le prophète (SBL) dit : « lorsqu’Allah acheva la création, le lien de parenté se leva Lui disant : ma position est celle de celui qui cherche protection auprès de Toi contre l’a rupture. Allah lui répondit : « bien ! Acceptes-tu que Je rende Ma Grâce à quiconque t’observe et l’empêche de quiconque te rompt ». Si, dit-il. Le prophète (SBL) de dire : « récitez, si vous le voulez, le Dire d’Allah, Gloire à Lui : « Si vous détournez, ne risquez-vous pas de semer la corruption sur terre et de rompre vos liens de parenté? Ce sont ceux-là qu’Allah a maudits, a rendus sourds et a rendu leurs yeux aveugles. »

Le prophète (SBL) dit : « Allah, Gloire à Lui, dit : « Je suis le Tout Miséricordieux, Je créa le lien de parenté (rahem) et lui dériva un nom du Mien. Quiconque l’observe, Je lui rends Ma Grâce, ce qui le rompt, Je la lui prive ».

La bonté à rendre aux proches-parents se réalise par leur rendre visite, se renseigner de leurs nouvelles et les assister. Le prophète (SBL) dit : « la charité offerte au pauvre est une simple charité, alors que celle offerte à un proche-parent est double : une charité et une bonté rendue au lien de parenté ». Cette bonté se réalise également par accepter l’invitation des proches-parents, rendre visite à leur malade, suivre leurs funérailles, respecter les plus âgés parmi eux, prendre en miséricorde me mineur, avoir le bon cœur vis-à-vis d’eux et invoquer Allah à leur faveur.

Cette bonté se réalise également par en accepter l’invitation, rendre visite à leur malade, suivre leurs funérailles, respecter les plus âgés, traiter d’une clémence leurs petits et avoir le pur cœur vis-à-vis d’eux.

Allah, Gloire à Lui, fit de l’observation du lien de parenté l’origine de l’âge béni et de la subsistance abondante. Notre prophète (SBL) dit : « quiconque a envie d’avoir une longue vie et une subsistance abondante, qu’il se prémunisse envers Allah et observe le lien de parenté. » Il nous indique également que l’observation de ce lien est à l’origine de l’absolution des péchés. Un homme vint interroger le prophète (SBL) : j’ai commis un grand péché, aurais-je l’occasion de repentir, ô Messager d’Allah ? Le prophète (SBL) de dire : «ta mère est-elle encore vivante ? ». Non, répondit l’homme. « Ta tante maternelle est-elle vivante ? » Oui, dit l’homme. Le prophète de répliquer : « traite-lui donc d’une manière bonne ».

Il faut donc prendre garde de rompre le lien de parenté et d’éviter de rétribuer la mauvaise action de sa pareille. Il faut plutôt pardonner et absoudre. Le prophète (SBL) dit : « l’observant du lien de parenté n’est pas celui qui récompense, c’est plutôt celui qui rétablit le lien rompu de sa parenté ». Un homme vint dire au prophète (SBL) : j’ai des proches-parents, je les traite boniment et ils me maltraitent. J’observe le lien avec eux et ils le rompent. J’éprouve la mansuétude vis-à-vis d’eux alors qu’il m’éprouve de la cruauté. Le prophète (SBL) lui dit : « si tu dis vrai, c’est donc comme si tu les fais manger du cendre. Un secoureur de la part d’Allah te sera consacré tant que t’u observe cette attitude ».

L’islam interdit de rompre le lien de parenté, mettant en garde contre les mauvais effets de cette rupture. Le prophète (SBL),dit : « le péché dont la punition est prioritairement à avancer par Allah à son auteur dans l’ici-bas, sans oublier la punition dans l’au-delà, réside dans l’agression et la rupture de liens de parenté ». Il dit également : « jamais, celui qui rompt le lien de parenté n’entrera au paradis ».

Il faut se prémunir envers Allah en matière de nos pères et mères, observer nos liens de parenté et s’entretenir de la meilleure façon vis-à-vis de tous les humains.

O Allah, aide-nous de rendre bonté à nos pères et mères, d’observer nos liens de parenté, préserve notre peuple. Fais que l’Egypte soit paix, sécurité, abondance et opulence ainsi que tous les pays du monde.   .

La protection de l’ordre et de l’intérêt publics

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, Qui dit dans Son Noble Livre : «Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est, certes, dur en punition !» J’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah, l’Unique sans aucun associé, et que notre maître et prophète Mohamad est Son serviteur et Messager. O Allah, accorde Ton Salut et Tes Bénédictions à lui, à sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite..

L’Islam fonda un véritable Etat, en ancra les bases et les piliers. Il considère que la préservation de son ordre public est une obligation commune de tous ses citoyens. Plus la conscience s’accroit parmi les membres de la société, de la valeur et de l’importance de l’ordre public, plus s’accroissent la coopération et la solidarité pour sauvegarder cette société. Ainsi, se réalise la puissance de la seule construction compacte exhortée par le prophète (SBL) en disant : « dans leur affection et inter-clémence, les croyants ressemblent à un corps compact dont lorsqu’un membre souffre, les autres le consolent par éprouver de la veille et de la fièvre ».

Sans doute, en tête des piliers de la sauvegarde de l’ordre public il y a : le fait de donner prévalence à l’intérêt public et vaste dont l’utilité revient à tout le monde, sur celui privé, étroit dont l’effet est restreint à ses ayants droit. Cela est susceptible de débarrasser l’âme des maux de l’égoïsme. L’intérêt public renferme tout ce qui réalise une vie honorable pour la société entière aussi bien du point de vue matériel que moral. Il encoure le bien et l’utilité aux gens, leur dissipe les préjudices et maux, réalise l’intérêt de la patrie, sa stabilité et le salut de ses territoires. Certes, réaliser la réforme communautaire est exigé par la compréhension des priorités.

Le noble Coran affirme que la protection de l’intérêt commun en le prévalant sur les intérêts privés est la méthode de tous les prophètes et Messagers. Allah, Gloire à Lui, envoyait chacun d’eux pour apporter le bonheur à son peuple et lu réaliser le bien sans contrepartie matérielle, ni utilité terrestre. D’après Noé (salut sur lui), Allah, Gloire à Lui, dit : « Ô mon peuple, je ne vous demande pas de richesse en retour. Mon salaire n’incombe qu’à Allah. Je ne repousserai point ceux qui ont cru, ils auront à rencontrer leur Seigneur. Mais je vous trouve des gens ignorants ».  Sur la langue de Hud (salut sur lui), Allah dit : « Ô mon peuple, je ne vous demande pas de salaire pour cela. Mon salaire n’incombe qu’à Celui qui m’a créé. Ne raisonnez-vous pas ? » Allah, Gloire à Lui, raconte d’après Choëb (salut sur lui) : « Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et ma réussite ne dépend que d’Allah. En Lui je place ma confiance, et c’est vers Lui que je reviens repentant. »

La pure Charia est pleinement compatible aux exigences de la raison. Elle exhorte des choses susceptibles de réaliser l’intérêt public de tous les citoyens. On en cite la subvention des besoins nécessaires de la société et l’observation de la réalité vécue. Si la société a besoin de construire des hôpitaux et les équiper pour le soin et le traitement médical des pauvres, cela se tient donc une priorité. Si le besoin exige de créer des écoles et instituts, les maintenir, prendre en soin et en charge les étudiants, ici réside alors la priorité. Si on a besoin de faciliter le mariage aux insolvables, rembourser les créances des surendettés et dissiper les malheurs des infligés, cela est prioritaire. Assumer les besoins des gens et répondre aux exigences sont des devoirs légaux. Le prophète (SBL) dit : « ne croit point en moi quiconque passe la nuit bien rassasié alors que son voisin est affamé à côté de lui et il en est bien informé ».

On cite parmi ces obligations la protection des biens publics. C’est une chose à partager par tous les citoyens. La sacralité des biens publics prévaut sur celle des biens privés, en raison de la multitude des droits y dérivant et leurs propriétaires. C’est pourquoi l’islam met en garde contre les détruire, les voler et leur nuire. Allah, Gloire à Lui, dit : « Un prophète n’est pas quelqu’un à s’approprier du butin. Quiconque s’en approprie, viendra avec ce qu’il se sera approprié le Jour de la Résurrection. Alors, à chaque individu on rétribuera pleinement ce qu’il aura acquis. Et ils ne seront point lésé ». Les biens publics sont la propriété de tous les gens, non point celle d’une certaine catégorie, ni celle de ceux qui s’en chargent. Ceux-ci sont responsables de les garder, rassembler et dépenser aux ayants droits. Personne n’a droit de les transgresser, ni n’en prendre sans mérite. Une telle attitude est une trahison, injustice et consommation illicite des biens des autres.

L’islam ordonne également de protéger les services publics, tels les lieux de culte, les écoles, les hôpitaux, les parcs entre autres. Ce sont la propriété commune. Leur utilité est au profit de tout le monde. L’islam interdit strictement de les agresser, les perdre ou de les abimer sous n’importe quelle forme. Allah, Gloire à Lui, dit : « et ne semez point la corruption sur la terre après sa réforme ». Ce pour éluder que certains s’illusionnent qu’il leur est permis d’exploiter la propriété publique comme ils veulent sous prétexte d’en avoir un droit non-déterminé. C’est une mauvaise compréhension. Il nous faut préserver les services publics, les protéger, veiller à les développer, ils n’appartiennent pas à certains individus, mais plutôt à toute la communauté et aux générations à venir.

Il faut également respecter les droits de routes. Le prophète (SBL) dit : « évitez de vous asseoir sur les routes ». On dit : ô Messager d’Allah, il n’y a pas moyen de l’éviter, on y cause. Le prophète (SBL) de répondre : « si vous insitez de vous y asseoir, donnez donc à la route son dû ». On réplique : c’est quoi donc le dû de la route ? Le prophète (SBL) de répondre : « c’est de baisser le regarde, d’écarter la nuisance, de répondre aux salutations, d’ordonner le convenable et d’interdire l’abominable ». Il dit également : « la foi est composé de soix-dix ou soixante et quelques rameaux : le plus sublime est dire : point de divinité en dehors d’Allah, le plus bas est d’écarter la nuisance de la route. La pudeur est l’un des rameaux de la foi ».

On cite également la nécessité de faire le service national qui est l’une des sublimes obligations que l’on rend à sa religion et à sa patrie. Cela se tient une preuve de son allégeance vis-à-vis de son pays et l’amour qu’il lui éprouve. La patrie et l’honneur valent pour le musulman son âme, sa religion et ses biens. Ce service enracine aux âmes des citoyens les sens de la virilité, du courage, de la générosité, les nobles valeurs apportées par notre pure religion de l’islam. Le prophète (SBL) dit : « deux yeux ne seront point touchés par le Feu :un œil qui pleure de la crainte d’Allah et un œil qui passe la nuit en garde dans le Sentier d’Allah ».

Parmi les intérêts publics à considérer pour maintenir l’ordre publics il y a les traités, les accords et conventions conclus entre le pays et les pays, les organisations ou les institutions étrangères. Tout acte jurisprudentiel, de fatwa, de pensée et de prêche, doit être institutionnalisé, émané du gouverneur ou de son délégué. Quiconque procède à traiter des telles questions doit être conscient de tous les enjeux sociaux, nationaux et internationaux qui les concernent. Ce pour éviter de se trouver devant des avis ou fatwas prompts sur l’ordre public, se heurtant à la réalité vécue ou aux lois et accords et conventions internationaux. Allah, Gloire à Lui, nous ordonne de respecter les pactes en disant : « ô vous qui ont cru, observez les contrats ». Il s’agit d’un verset à sens général qui renferme tous les contrats, les pactes et les obligations desquels l’homme ’st tenus vis-à-vis des autres. Notre prophète (SBL) dit : « les musulmans sont tenus de leurs conditions, exception est faite pour une condition qui rend licite l’illicite ou vice-versa ».

Le Messager d’Allah (SBL) rendit Abou Bassir à la Mecque, malgré sa conversion à l’islam, par respect de la réconciliation d’Al Hodeibyah conclue entre lui et Qoraïche. Il était fort probable que ce compagnon s’expose à la nuisance. Il le fit par respect du pacte qu’il conclut avec Qoraïche. Cette attitude prophétique est d’une part, un respect du pacte et d’autre part, prévaut l’intérêt public.

Traiter l’ordre public sans conscience comporte des dangers qui ébranlent la structure même de l’Etat, car il rend la sécurité et la stabilité de la patrie la proie de tous et une risée.  Ainsi, s’accroit le bruit, qui ne sait rien traite ce dont il n’est point au courant. Nombreux sont les porte-rumeurs qui sèment la corruption sur la terre sans rien apporter de réforme. Allah, Gloire à Lui, nous ordonne de faire référence aux savants responsables en disant : «S’ils la rapportaient au Messager et aux détenteurs du commandement parmi eux ceux d’entre eux qui cherchent à être éclairés, auraient appris (la vérité de la bouche du Prophète et des détenteurs du commandement). Et n’eussent été le grâce d’Allah sur vous et Sa miséricorde, vous auriez suivi le Diable, à part quelques- uns. »

Disant cela, j’implore le Pardon d’Allah aussi bien pour moi que pour vous.

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Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés au prophète honnête, à sa famille, ses compagnons et ce qui les suit d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite… mes frères en islam !

La notion de l’ordre public dépasse les préoccupations limitées de l’individu à celle de tous les individus. C’est pourquoi il n’est point commun aux simples individus. Il est la responsabilité des spécialistes conscients des charges de la sécurité nationales qui leur sont confiées, de la vie et intérêts des gens, des potentialités de la patrie, de leur statut juridique et régionale, de leurs affaires politiques, sociales, sécuritaires et scientifiques entre autres. Les érudits s’accordent que le docte versé, lorsqu’il déploie des efforts déductifs dans le domaine de sa spécialisation, s’il tombe dans l’erreur, il aura une seule rétribution. S’il déduit le vrai, il aura une double rétribution. Par voie d’opposition, lorsqu’un non spécialiste d’une discipline, y fait des efforts déductifs, s’il fait tort, il aura une double punition. S’il déduit le vrai, il aura une simple punition. Cela s’inscrit dans le fait que l’islam se soucie de respecter les savants spécialistes compétents. Allah, Gloire à Lui, dit : « interrogez donc les gens du Rappel si vous ne connaissez pas ». Les gens du Rappel sont les savants dans tout art.

Par-là, il est interdit de se hâter de donner de fatwa sans savoir ou sans bien-fondé légal. Allah, Gloire à Lui, dit : « Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues : ‹Ceci est licite, et cela est illicite›, pour forger le mensonge contre Allah. Certes, ceux qui forgent le mensonge contre Allah ne réussiront pas. Ce sera pour eux une piètre jouissance, mais un douloureux châtiment les attend. » Notre prophète (SBL) le péché de celui qui reçoit une fatwa sans science incombe à ce qui la lui donne ». Les grands compagnons et leurs suivants se mettaient en prudence des fatwas car ils en connaissaient bien la gravité. Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) dit : quel ciel m’ombre et quelle terre me porte si je parle du Livre d’Allah sans savoir. Interrogé sur une question, Achoàabi (qu’Allah l’agrée) dit : je ne connais pas. Ses compagnons leur dirent : nous éprouvons la honte pour toi. Il dit : mais les anges n’éprouvèrent pas de la honte en disant : « nous n’avons de la science que ce Tu nous enseignas ». Abdel Rahman Ibn Abou Leila dit : j’ai vu cent vingt des auxiliaires compagnons du prophète (SBL), l’un d’eux, interrogé sur une question, il l’envoyait à tel et à tel, jusqu’à ce que la question revienne au premier.

La protection de l’ordre public esr une responsabilité commune : chacun en fonction de sa position. Le prophète (SBL) dit : « vous êtes parrains et resonsables de vos charges. Le gouverneur est un parrain responsable de son peuple, l’homme est responsable de son foyer, la femme est responsable de la maison de son mari, le servant est responsable des biens de son maitre ».

Nombreux sont ceux qui prennent en futilité ce qu’ils disent, écrivent et partagent sur les murs des médias sociaux. Certains le prennent pour divertissement. Ils ne sont pas conscients que la fabrique des rumeurs et leur propagation parmi les gens sont parmi les moyens de destruction, desquels se servent les gens du faux dans leur combat contre les gens du vrai. On voit donc que les membres de la communauté cohérente échangent le doute et la trahison les uns aux autres. A ce propos, le prophète (SBL° dit : « il suffit à l’homme pour mensonge de transmettre tout ce qu’il écoute ». Si la transmission de tout ce qu’on écoute est l’une des formes de mensonge violemment puni dans l’au-delà, quoi donc pour celui qui transmet ce qu’il n’a point vu, ni écouté, par invention, pure mensongerie !!  Combien de mots mensongères qui s’éclatent dans l’espace et causent le châtiment à son auteur dans l’au-delà ! Notre prophète (SBL) dit : « il arrive que le serviteur énonce un mot qui plait à Allah, sans en rendre compte. Grâce auquel Allah l’élève des degrés. Il arrive au serviteur de prononcer un mot haïssable à Allah, sans s’en rendre compte, à cause duquel, il s’enfonce dans l’Enfer ». Cela nous exige la prudence, la méfiance, la rationalité, d’éviter de parler sur ce que nous ne connaissons pas ou de donner de fatwa sans savoir.

Le Vrai Dieu, Gloire à Lui, nous ordonne de bien nous assurer, de ne pas suivre les saboteurs, de vérifier les informations qui nous parviennent. Il dit : « Ô vous qui avez cru! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait. » Le prophète (SBL) dit : « la patience est accordée par Allah, alors que la promptitude provient de Diable » e « ralentissez-vous en toute chose, sauf l’action destinée à l’au-delà ».

On a donc besoin de prendre en conscience l’importance de l’ordre public, de prévaloir l’intérêt public sur l’intérêt privé, de saisir les dangers qui nous entourent et auxquels on veut nous faire glisser comme ce fut pour les autres. Il faut tirer morale de ce qui arriva aux autres et faire rater l’occasion aux ennemis de la patrie. Il faut rester solide pour le vrai pour ne pas nous piéger dans les fourberies de nos adversaires, qui sont à l’affût de nous attaquer. Il faut propager l’inter-confiance et nous coopérer pour tout bien dont l’utilité revient à tout le monde.

O Allah, assiste-nous de donner à notre patrie son dû, préserve notre peuple, nos dirigeants, notre armée et notre police.  Fais que notre chère Egypte soit paix et sécurité, opulence et abondance, ainsi quie tous les pays du monde !

L’Islam est une bonne conduite : des exemples de la vie des suivants des compagnons du prophète

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, Qui dit dans Son Noble Livre : «Et [il appartient également] à ceux qui sont venus après eux en disant : « Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi; et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux ».
..» J’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah, l’Unique sans aucun associé, et que notre maître et prophète Mohamad est Son serviteur et Messager. O Allah, accorde Ton Salut et Tes Bénédictions à lui, à sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite..

Allah, Gloire à Lui, choisit parmi Ses serviteurs ce qui travaille pour Sa religion et es fidèle à Lui et à Son message. Le prophète (SBL) informe qie les meilleurs de cette communauté sont ses compagnons (qu’Allah les agrée), ûis les suivants de ces compagnons. D’après Abdullah Ibn Massoud (qu’Allah l »agrée), le prophète (SBL) dit : « la meilleure génération est la mienne, puis la suivante, puis celle d’après ». Ces compagnons, élites, qualifiés des « bons », sont les porteurs de la science, de laquelle ils dissipent la déviation des extrémistes, l’innovation des gens du faux et la mauvaise interprétation des ignorants. Allah, Gloire à Lui, les rendit hommage avec les compagnons du prophète (SBL), les qualifiant des bienfaiteurs et les agréant. Il leur prépara des jardins au-dessous desquels coulent les ruisseaux en Disant : « Les tout premiers [croyants] parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils l’agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l’énorme succès ! »

Les suivants sont les plus proches de l’ère du prophète (SBL), ils sont la deuxième génération après celle des compagnons, après eux, vient la génération des suivants des suivants (qu’Allah les agrée tous).

A ce propos dit l’Imam Al Bosseiri :

Ils s’inspirent tous du Messager d’Allah

Yn abreuvage abondant de la mer ou un léger boire de l’averse. Les suivants avaient accompagné les compagnons (qu’Allah les agrée) d’eux ils apprirent la science. Les compagnons donnèrent témoignage à leur faveur à la fois de la grâce et de la science. On cite à ce propos le témoignage d’Ibn Omar (qu’Allah l’agrée) en faveur de Saïd Ivn Al Mossayeb (qu’Allah l’agrée) zn disant : « je jure par Allah qu’il est au nombre des pieux » Dans la même perspective, il dit : « interrogez Saïd Ibn Al Mossayeb, il accompagnait les vertueux. Saïd donnait des fatwas en présence des compagnons. A la Mecque, ‘Atta Ibn Abou Rabbah dirigeait les séances de fatwas après la mort de l’érudit de la communauté Abdullah Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée, lui et son père). Lorsqu’Abdullah Ibn Omar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) arriva à la Mecque, les gens l’interrogeaient, il leur dit : ô mecquois, vous me préparez les questions alors que parmi vous il y a « Atta Ibn Abou Rabbah ?

Les suivants firent connus par l’amour qu’ils portaient au prophète (SBL). Al Hassan Al Bassri, lorsqu’il récitait le hadith relatif au récit de la nostalgie du tronc pour le prophète (SBL) disait ; ô serviteurs d’Allah ! Le bois éprouve de la nostalgie pour le prophète (SBL), a priori, vous devez être plus passionnés pour lui. L’Imam Malek fut interrogé : quand as-tu entendu d’Abou Ayoub As-Sékhtiani ? Il répondit : il fit deux fois le pèlerinage deux fois sans en entendre, je me contentai de le regarder.  Mais, lorsqu’on évoquait me nom du prophète (SBL), il pleurait jusqu’à ce que j’aie la pitié pour lui. De par leur estime destinée au prophète (SBL), ils ne rapportaient son hadith qu’étant en bonne allure et meilleure mine. Leurs suivants étaient ainsi formés. Abou Salmah Al Khozaï (qu’Allah l’agrée) dit : lorsque Malek Ibn Anas voulait sortir pour donner le hadith, il faisait des ablutions autant que celles pour la prière. Il portait ses meilleurs habits, coiffait sa barbe. On se renseignait auprès de lui sur ce sujet. Il dit : par cette attitude je rends hommage au hadith du Messager d’Allah (SBL).

Il y a des suivants que le prophète (SBL) qualifia des bons hommes tels Oweis Al Qarni qui était très reconnaissant à sa mère. Le prophète (SBL) l’évoqua à ses compagnons en tant qu’un homme dont les évocations sont exaucées. D’après Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) :  j’entendis le prophète (SBL) dire : « parmi les meilleurs suivants il y aura un homme de nom d’Oweis, il vit avec sa mère. Il a de la blancheur de peau. Ordonnez-lui de vous invoquer Allah pour vous pardonner ». Lorsque les yéménites vinrent à Omar, celui-ci le cherchait parmi eux. Lorsqu’il le rencontra, il lui demanda de lui invoquer le pardon. Oweis dit à Omar : c’est toi qui devrais plutôt invoquer le pardon à ma faveur ; tu es le compagnon du Messager d’Allah (SBL). Omar insista qu’Oweis demande le pardon à sa faveur.

C’est grâce aux compagnons du Messager d’Allah (SBL) la bonne compréhension de la religion. L’Imam Al Hassan Al Bassri(qu’Allah le prenne en Sa Miséricrde), l’un des grands suivants, lorsqu’il fut interrogé : es-tu croyant ? Il répondit : la foi se trouve en deux sortes : si tu m’interroge au sujet de croire en Allah, Ses anges, Ses Livres, Ses Messagers, au Paradis, la résurrection et le règlement de comptes, je suis donc croyant. Si tu me pose la question au sujet du dire d’Allah, Gloire à Lui : « Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi. Et ils placent leur confiance en leur Seigneur. Ceux qui accomplissent la Salat et qui dépensent [dans le sentir d’Allah] de ce que Nous leur avons attribué. . Ceux-là sont, en toute vérité les croyants : », je jure par Allah que je ne sais pas si je suis ou non parmi eux. Al Beihaqi dit : Al Hassan n’hésite pas pour la base de la foi, mais il réfléchit sur la perfection de la foi de laquelle Allah promet les croyants du Paradis dans Son Dire : « à eux des degrés (élevés) auprès de leur Seigneur, ainsi qu’un pardon et une dotation généreuse »

Ils apprirent également la facilité et la mirent en application dans leur vie. Sofiane Athawri (qu’Allah le prenne en Sa Miséricorde) dit : pour nous, la vraie science réside dans le fait de trouver la permission dans une preuve authentique. Quant à la rigueur, tout le monde l’excelle.  Al Azraq Ibn Qaïs dit : nous étions au bord d’une rivière à Ahwaz dont l’eau se tarissait. Abou Barazah Al Aslami vint sur un cheval, il fit la prière tout en laissant le cheval à côté. Le cheval s’élança, donc, il interrompit sa prière, suivit le cheval, le prit puis revint compléter sa prière. Parmi nous, il y avait un docte qui dit : voyez ce vieux qui interrompit sa prière à cause d’un cheval. L’homme revint dire : par Allah, personne ne me gronda dès le décès du Messager d’Alla (SBL). Il reprit : ma maison est lointaine. Si je continuais ma prière laissant mon cheval, je n’aurais pas pu revenir à ma famille jusqu’à la tombée de la nuit. Je m’inspire dans ma conduite du Prophète (SBL) qui lorsqu’on lui donnait option entre deux choses, il optait pour la plus aisée, à moins que celle-ci ne soit un péché. C’est le prophète (SBL) qui dit : « facilitez, ne point rendre difficile, apportez la bonne nouvelle et non pas la mauvaise » et « lorsque la souplesse se trouve dans une affaire, elle l’embellit et lorsqu’elle manque dans une affaire, elle la rend mauvaise ».

Ils appliquaient également la miséricorde, la solidarité et le fait de sentir des autres d’une façon pratique dans leur vie. Ali Ibn Al Hussein Ibn Ali (qu’Allah l’agrée) dépensait largement aux pauvres d’une façon secrète sans que personne ne le connaisse. Lors de son décès, les pauvres perdirent leur parrain. Lorsqu’on lui fit les toilettes rituelles, on trouva sur son dos et ses épaules les traces du port des grands sacs aux maisons des veuves et indigents. On réalisa donc que c’est lui qui venaient à eux la nuit. On rapporte qu’il se chargeait des dépenses de cent familles à Médine.

Les suivants étaient solidaires et affectifs non seulement vis-à-vis des musulmans, mais également des non-musulmans. Notre maître Omar Ibn Abdel Aziz écrit à son préfet à Bossera : examine les ayants pacte dans ton département, surtout celui d’âge avancé, de force précaire et de gains manqués. Consacre-lui du Trésor Public le montant convenable. Il s’inspire à ce propos de l’attitude d’Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) lorsqu’il vit un homme vieux des Gens du Livre en train de se livrer à la mendicité. Omar dit : par Allah, on n’est pas équitable vis-à-vis de lui lorsqu’on mange le fruit de sa jeunesse et humilie sa vieillesse. Puis, il lui consacra une mensualité du Trésor public. Dans son pacte conclu avec les habitants de Hira, Khaled Ibn Al Walid (qu’Allah l’agrée), il y inclut : j’exige que lorsqu’il s’agit d’un vieillard incapable de travailler ou atteint d’un handicap, ou bien un riche qui s’appauvrit, il sera à la charge du Trésor public. Ils tous suivaient l’exemple du Messager d’Allah (SBL) et appliquaient la vraie religion. Allah, Gloire à Lui, dit : «Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables ».

Leur miséricorde n’était pas restreinte à l’homme ; elle s’étendait à l’animal et à l’oiseau parmi d’autres. Omar Ibn Abdel Aziz écrit à son préfet en Egypte le conseiller de la pitié vis-à-vis des chameaux en disant : je suis informé qu’en Egypte il y a des chameaux de transport, sur chacun on transporte 1000 ratl (environ 400 kilo). Lorsque tu recevras mon écrit, veille que la charge d’un chameau ne dépasse point 600 ratl (environ 250 kg.) Il y conseille de traiter avec merci les chameaux, ne point les humilier. Omar s’en inspire de la conduite du Messager d’Allah (SBL) lorsqu’il dit au chamelier : « aie piété vis-à-vis d’Allah pour cette bête dont Allah t’octroya a propriété, car elle me plaignît sa malheur et sa souffrance ».

Disant cela, j’implore le Pardon d’Allah aussi bien pour moi que pour vous.

. * * *

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés au prophète honnête, à sa famille, ses compagnons et ce qui leur suit d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite… mes frères en islam !

Parmi les plus grandes qualités des suivants des compagnons du prophète (SBL) il y a la tolérance et l’indulgence vis-à-vis des gens. Ils étaient les plus souples et affectifs en matière de leur entretiens. D’après Qatada (qu’Allah l’agrée) : nous entrâmes chez Al Hassan Al Bassri alors qu’il était endormi, à côté de sa tête il y avait une corbeille. Nous la tirâmes. Il y en avait du pain et du fruit. Nous nous livrâmes à en manger. Il se réveilla, nous vit, sourit et se mit à lire « ou celles (maisons) de vos amis ; point de gêne ne vous incombe ». D’après Djarir Ibn Hazem (qu’Allah l’agrée) : nous étions chez Al Hassan jusqu’à midi. Son fils nous dit : laissez tranquille le cheikh, vous lui alourdîtes la charge. Il ne mangea pas, ni but rien. Al Hassan dit à son fils : laisse-les, par Allah, rien ne me plait que leur vue. Cela montre la négation du moi, la bonne connaissance de la vertu de science et la valeur de la religion d’Allah, Gloire à Lui aux âmes. Cela devrait se tenir une morale pour ce qui s’avance pour parler aux gens au sujet de la religion d’Allah. Il faut que son discours soit basé sur la science, sinon, il s’égare et égare. Le prophète (SBL) dit : « Allah, Gloire à Lui, n’arrache pas la science subitement des âmes des serviteurs. Il l’arrache plutôt par faire mourir les savants. Lorsqu’on manquera absolument des savants, les gens prendront des élites ignorantes. Lorsque celles-ci seront interrogées, elles donneront des fatwas sans érudition pour égarer et s’égarer ».

Les suivants des compagnons étaient des modèles à suivre pour leurs successeurs. L’Imam Malek Ibn Anas (qu’Allah l’agrée) fut l’un des suivants des suivants. Abou Jaffer Al Mansour lui demanda de rédiger le livre d’Al Mowata pour le répandre dans les divers pays musulmans lui disant : j’entends ordonner de faire des copies de ton livre et en envoyer une à chacune des contrées. J’entends les ordonner de le mettre en œuvre sans le dépasser en matière du hadith, car j’estime que la base de la science est la transmission d’après les médinois.  Malek dit : mais non, ô commandeur des croyants. Les gens avaient reçu des dires, entendu des hadiths, transmis des rapports, chacun d’eux adopta ce qu’il reçut d’abord, le mit en vigueur et le choisirent hormis les autres. Le fait de les repousser de ce qu’ils croient est une rigueur. Laisse les gens se comporter en fonction de ce qu’i’ croit. Al Mansour dit : je jure que si tu me suit à ce propos, je l’ordonnerai.

On cite à titre d’illustration en matière de la modestie et de la bonne compréhension un récit de l’imam Ach-Chafïe. Son disciple Younes Ibn Abdel ‘Ala. Younes quitta l’assemblée de son maître en colère. La nuit, Younes entendit une voix claquer sur sa porte. Il dit : qui est à la porte ? Ach-Chafïe dit : c’est Mohamad Ibn Idriss. Younes dit : je pensai à tous les appelés ainsi sauf Al Ach-Chafïe. Lorsque j’ouvrai la porte, j’étais surpris de le voir. Ach-Chafïe dit : ô Younes ! Des centaines des questions nous réunissent et une seule nous désunit !!! Younes, ne tente point de triompher dans tous les différends. Parfois, gagner les cœurs vaut mieux que gagner les situations. Younes, ne démolis point les ponts que tu construisis et préparas, puisses-tu avoir besoin un jour d’y revenir. Haïs le faux et ne haïs point son auteur. Déteste la désobéissance de tout ton cœur, mais pardonne le désobéissant. Younes, critique le dire, mais respecte ce qu’il le dit. Notre mission est d’exterminer la maladie et non pas les malades.

Qu’Allah prenne en Sa Miséricorde Ach-Chafïe qui dit ;

J’aime les vertueux, même si je ne fais pas partie d’eux

Puissè-je grâce à eux, avoir de l’intercession

Je déteste ceux dont le commerce est une désobéissance

Même si nous partageons la même marchandise.

Nos nobles érudits empruntèrent le même chemin. Ils étaient les bons modèles à suivre en matière de porter la religion d’Allah, de la comprendre adéquatement, de se caractériser de ses moralités et de la bien transmettre à l’humanité entière avec la sagesse et la bonne exhortation.

O Allah, range-nous parmi ceux qui entendent le dire et en adoptent le meilleur. Ceux-là sont les guidés par Allah et ceux doués de la raison.

Des images rayonnantes de la vie des compagnons du prophète

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, Qui dit dans Son Noble Livre : «Les tout premiers [croyants] parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils l’agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l’énorme succès !.» J’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah, l’Unique sans aucun associé, et que notre maître et prophète Mohamad est Son serviteur et Messager. O Allah, accorde Ton Salut et Tes Bénédictions à lui, à sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite..

Allah, Gloire à Lui, élut Ses prophètes et Messagers (salut sur eux) parmi Ses créatures, où Il dit : « Allah choisit des messagers parmi les Anges et parmi les hommes. Allah est Audient et Clairvoyant. » Il choisit pour Ses Messagers ceux qui les aident à bien transmettre leurs messages, des hommes élus et des compagnons vertueux. Ils crurent, secoururent et suivirent la lumière qu’ils leur apportèrent. D’après Abdullah Ibn Massoud (qu’Allah l’agrée) : Allah, Gloire à Lui, vit les cœurs des serviteurs pour en choisir Mohamad (SBL) et l’envoyer avec Son message et l’élire selon Sin Omniscience. Puis, Il regarda les cœurs des gens pour lui en choisir ses compagnons. Il les fit les secoureurs de Sa religion et les officiers de Son prophète (SBL). Donc, ce que les musulmans jugent bon, il est également bon auprès d’Alla, ce qu’ils estiment mauvais est ainsi auprès d’Allah.

Les compagnons (qu’Allah les agrée) étaient les gens les plus sincères en matière de la foi, les plus savants, les plus raffinés en matière de la compréhension et les plus nobles en termes des bonnes œuvres. Ils portèrent le drapeau de la religion aux quatre coins du monde, avec la sagesse et la bonne exhortation. Ils transmirent donc amplement le Message de leur Seigneur. Ils méritèrent alors d’être ceux élus par Allah pour Son prophète (SBL). D’après Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée, lui et son père) : le Dire Divin : « Dis, Louange à Allah et Salut à ceux qu’Il élut », il s’agit des compagnons de Mohamad (SBL), Allah les élut pour Son prophète. Ce sont eux qui puisèrent la méthode de l’islam de sa source pure et ne se détournèrent point de sa voie de rectitude.

Leur vie se caractérise des images rayonnantes qui incarnent la mise en application du vrai islam. on en cite la miséricorde. Le prophète (SBL) ancra aux âmes de ses compagnons la moralité de la miséricorde. On cite à cet égard que Oyananh Ibn Hossein vit un jour Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) en train d’embrasser son file en le mettant sur ses genoux. Oyainah lui dit : tu embrasses alors que tu es le commandeur des croyants. Si j’étais le commandeur des croyants, je n’aurais embrassé aucun de mes enfants ! Omar répondit : quoi pourrais-je te faire si Allah arracha la miséricorde de ton cœur ? Allah accorde Sa Miséricorde seulement à Ses serviteurs miséricordieux. Dans cette situation, Omar s’inspire de ce qui se passa entre le prophète (SBL) et Al Aqraà Ibn Habess. En sa présence, le prophète (SBL) embrassa notre maître Al Hassan Ibn Ali (qu’Allah l’agrée, lui et son père). Al Aqraà dit ; j’ai dix fils dont je n’ai embrassé aucun. Le prophète (SBL) le regarda et dit : « qui ne traite pas d’une miséricorde, ne recevra jamais la miséricorde ».

Les compagnons ‘qu’Allah les agrée) étaient des modèles à suivre en matière du pardon et de la tolérance. La grande preuve en est l’indulgence d’Abou Bakr vis-à-vis de Mestah Ibn Othathah. Abou Bakr se chargeait de la pension de ce dernier en raison de leur lien de parenté et de son indigence. Mestah étaot parmi ceux qui calomnièrent la Dame Ayesha en l’accusant de la fornication. Lorsqu’Allah, Gloire à Lui, révéla son innocence, Abou Bakr entendit de s’abstenir de lui faire de charité. Mais Allah, Gloire à Lui, révéla : « Et que les détenteurs de richesse et d’aisance parmi vous, ne jurent pas de ne plus faire des dons aux proches, aux pauvres, et à ceux qui émigrent dans le sentier d’Allah. Qu’ils pardonnent et absolvent. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux ! » Abou Bakr dit alors : mais oui, j’aime bien qu’Allah me pardonne. Il réaccorda la pension à Mistah et jura de ne plus s’en abstenir.

Parmi les qualités des compagnons du prophète on cite la bonne volonté et la concurrence pour faire les bonnes actions qu’ils s’inspirèrent de l’attitude du prophète (SBL). Il leur dit : « si vous implorez Allah, implorez-lui le paradis le plus haut dans le Jardin. C’est bien le meilleur endroit le plus supérieur du Jardin. Je le regarde, au-dessus de lui il y a le Trône du Tout Miséricordieux et duquel s’éclate les fleuves du paradis ».  Cela poussa les compagnons à aspirer les bonnes volontés dans toutes les affaires. Omar Ibn Al Khattab dit : un jour, le prophète(SBL) nous ordonna de faire des charités. Par hasard, j’avais à ce temps-là des biens. Je me dis : aujourd‘hui, j’avancerai Abou Bakr, si je pourrais l’avancer, même une seule fois. J’apportai la moitié de ma fortune. Le prophète (SBL) m’interrogea : « qu’est-ce que tu gardas pour ta famille ? » Un montant égal, répondis-je. Puis, Abou Bakr apporta tout ce qu’il avait. Le prophète (SBL) l’interrogea : « qu’est-ce que tu gardas pour ta famille ? » Abou Bakr dit : je leur réservai Allah et Son Messager. Je lui dis : par Allah, je ne te concurrencerai en rien.

Le noble compagnon K’ab Al Aslami (qu’Allah l’agrée) dit : je passais une fois la nuit chez le prophète (SBL). Je lui apportai de l’eau pour ses ablutions et ce qui lui fut nécessaire. Il me dit : « demande » ! Je dis : je te demande d’être ton compagnon dans le paradis. Il me dit : « tu ne demandes rien d’autre ? ». Je répondis ; c’est tout ce que je veux. Le prophète me dit : « aide-moi à cette mission par multiplier les prosternations ».

On cite parmi leurs qualités l’altruisme et la continence. Les secoureurs donnèrent le meilleur modèle à suivre en matière de l’altruisme. D’après Abou Horairah (qu’Allah l’agrée) : un homme vint au prophète(SBL) lui dire : ô Messager d’Allah, l’indigence me frappa. Le prophète (SBL) envoya à ses épouses, mais il ne trouva rien chez elles. Il demanda donc : « y a-t-il un homme qui pourrait prendre en hôte cet homme et donc Allah le prendra en Sa Miséricorde ? » Un des secoureurs dit : c’est bien ô Messager d’Allah. Cet homme revont à sa femme lui dire : c’est le hôte du Messager d’Allah (SBL), ne lui épargne rien. Elle lui dit : par Allah, je n’ai que le repas de nos enfants. Il lui dit : lorsque les enfants réclament le dîner, fais-les dormir, viens éteindre la lanterne, car nous passerons cette nuit à ventre vide. Elle l’exécuta. Puis, ce secoureur vint le lendemain au prophète (SBL) qui lui dit aussitôt : Allah apprécia bien ce que tu et ta femme firent ». Allah, Gloire à Lui, révéla : «et qui [les] préfèrent à eux-mêmes, même s’il y a pénurie chez eux. »

Dans une formidable situation qui représente l’altruisme des secoureurs et la continence des émigrés (qu’Allah agrée les premiers et les derniers), Saad Ibn Ar-Rabï (qu’Allah l’agrée) propose à Abdel Rahman Ibn Aouf (qu’Allah l’agrée) de lui partage ses biens. Mais ce dernier refuse et lui demande de lui orienter le marché. Ainsi, Ibn Aouf fit le commerce et déploya des efforts pour devenir l’un des richards de Médine.

Parmi les vertus des compagnons du prophète on cite leur retour au vrai. Ils étaient soucieux de rétablir le vrai sans éprouver aucune opiniâtreté. D’après Abou Massoud l’Ansari (qu’Allah l’agrée) : pendant que j’étais en train de corriger l’un de mes esclaves, j’ai entendu une voix derrière moi me dire : « Abou Massoud, écoute ! Allah est plus Puissant que toi ». Je me suis tourné pour voir le prophète (SBL). Je lu dis : ô Messager d’Allah, je l’affranchis pour le Bon Visage d’Allah. Il me dis : « si tu ne le ferais pas, l’Enfer t’aurait frappé ».

  On en cite également l’observation des pactes. Le prophète (SBL) ancra cette moralité aux âmes de ses compagnons et les exhorta de s’en engager. Il y avait un pacte conclu entre Muawiya Ibn Abou Sofiane et les byzantins. Muawiya pensa à sortir avec l’armée près les frontières pour les surprendre dès le terme de la durée du pacte. Un homme des compagnons du prophète (SBL) le rattrapa en disant : Allah est Le Plus Grand ! Allah est Le Plus Grand ! Il faut observer l’engagement sans le trahir en rien, sinon, vous seriez trahis. On le regarda pour l’identifier. Il s’agissait d’Amro Ibn Anbassah. Muawiya l’interpela et l’interrogea à ce sujet. Il lui dit : j’entendis le Messager d’Allah (SBL) dire : « quiconque a conclu un pacte avec un peuple, qu’il n’en viole en rien sans leur avertir ou que la durée du pacte ne se termine ». Ainsi, Muawiya (qu’Allah l’agrée) revint sur sa décision.

Disant cela, j’implore le Pardon d’Allah aussi bien pour moi que pour vous.

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Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés au prophète honnête, à sa famille, ses compagnons et ce qui leur suit d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite… mes frères en islam !

Les compagnons (qu’Allah les agrée) étaient un modèle à suivre en matière de peupler la vie avec de la religion. Chacun d’eux se chargeait d’un métier qu’il menait et excellait. Parmi eix, il y avait le commerçant, le commandant, le savant entre autres. Le prophète (SBL) dit : « le plus miséricordieux de ma communauté est Abou Bakr, le plus ponctuel en religion est Omar, le plus timide est Othman, le plus savant du licite et de l’illicite est Mo’àz Ibn DJabal, le meilleur récitateur du Coran est Obay et le plus connaisseur des questions d’héritage est Zayd. Pour chacune de communauté il y a un confident, celui de ma communauté est Abou Obeidah Ibn Al DJarrah ».

Les œuvres des compagnons donnèrent leur fruit. Le prophète (SBL) les encourageait en évoquant chacun par ses meilleures œuvres, ce pour l’honorer et rendre hommage à son travail. A l’occasion de l’expédition de Tabūk, Othman (qu’Allah l’agrée) apporta au prophète(SBL) mille dinars. Le prophète de dire : « après, rien ne nuira à Othman dorénavant ».

Les compagnons cherchaient le licite et observait bien les Ordres d’Allah, Gloire à Lui. On cite à titre d’illustration une histoire de Djarir Ibn Abdullah. Il envoya son commis pour lui acheter un cheval. Ce dernier acheta un conte trois cents dirhams, vint avec lui et le vendeur pour qu’il prenne le prix. DJarir dit au vendeur : ton cheval vaut plus que trois cents dirhams. Le vendeur lui dit : c’est à toi de déterminer le bon prix. Il lui dit : tu acceptes de le vendre à quatre cents dirhams ? Le vendeur de dire : c’est à toi de déterminer le bon prix. Djarir de reprendre : ton cheval vaut mieux que cela, acceptes-tu de le vendre à cinq cents dirhams. Il surenchérissait le prix jusqu’à le faire arriver à huit cents dirhams et l’acheta. On l’interrogea pourquoi agit-il de la manière ? Il dit : je m’engageai devant le prophète de conseiller sincèrement à tout musulman.

Chacun d’eux connaissait ce qu’il devait et le faisait et ne dépassait point ce dont il avait droit. Abou Bakr confia la justice à Omar Ibn Al Khattab. Omar passa un an sans qu’une action lu soit présentée. Lorsqu’il demanda à Abou Bakr d’accepter sa démission, ce dernier lui dit : s’agit d’une lourde mission ô Omar ? Omar de répondre : mais non, ô calife du prophète, mais je ne sers à rien pour des gens croyants dont chacun connait son droit et il ne le dépasse, son devoir et il n’y renonce point. Chacun d’eux aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. Ils se renseignent sur leur absent, rendent visite à leur malade, assistent le besogneux, prêtent condoléance au malheureux. Leur religion est basée sur le conseil, leur moralité consiste à ordonner le convenable et interdire le blâmable, sur quoi pourraient-ils avoir des litiges ?

On a donc très besoin de revenir aux moralités de ces bons exemples des compagnons du prophète (SBL), de s’inspirer de leurs moralités et mettre en relief la vraie image de l’islam, la religion de la miséricorde, de la tolérance, de l’humanitarisme et de la paix pour le monde entier.

O Allah ! Maintiens à nous notre pays, notre patrie, notre peuple, notre armée, notre police, fais que l’Egypte soit une abondance et une opulence ainsi que tous les pays du monde.