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Les nobles caractères dans la mission prophétique de Mohamad

awkaf

La grandeur de l’Islam se manifeste sous plusieurs aspects. Il appelle à adopter les belles valeurs et à faire régner les valeurs humaines dans le monde entier, sans négliger de mettre en garde contre l’enfoncement dans les vices. Il est une religion qui englobe un système moral et législatif basé sur une vision globale de la vie.

 L’Islam recommande au fidèle de se parer des vertus de la patience, de la bonté, de la tendresse, de l’honnêteté, de la miséricorde, de la fidélité, de la pudeur, de la générosité, de la modestie, du courage, de la justice, de la bienfaisance, de la douceur, de l’abnégation, etc. A ce propos, Allah, le Très-Haut, dit :

 « En vérité, ce Coran conduit vers la voie la plus droite ; et annonce à ceux qui croient et font le bien qu’ils auront une belle récompense. » (Coran, al-Israa’, 9).

Dans le Coran et la sunna, il y a plusieurs versets et hadiths recommandant au fidèle d’adopter les hautes valeurs. S’adressant à Son Prophète, Allah, le Très-Haut, dit :

« Sois conciliant ! Ordonne le bien et écarte-toi des ignorants. » (Coran, al-‘Araf, 199)

 « Tenez des propos bienveillants aux gens ! » (Coran, al-Baqara, 88)

 « Il n’y a rien de bon dans les conversations secrètes qu’ils tiennent, sauf lorsqu’il s’agit d’ordonner une aumône, d’accomplir une bonne action ou de rétablir la paix entre les hommes. Celui qui agit ainsi pour plaire à Dieu, Nous lui attribuerons une magnifique récompense. » (Coran, an-Nissa, 114).

En effet, les versets parlant de ce sujet sont nombreux. Il suffit de jeter un regard réfléchi sur le Coran pour découvrir un nombre considérable de versets appelant aux bonnes mœurs qui élèvent le mérite de l’homme et font de lui un être parfait.

Pour sa part, la sunna a parlé de l’importance de la moralité dans la vie des hommes. Elle a mis en relief la récompense généreuse accordée à la personne dotée de nobles caractères :

« La bienfaisance consiste dans les nobles caractères. ».

 Le Prophète dit également :

« Les bons caractères sont les plus récompensés auprès d’Allah le Jour Dernier. Allah déteste le pervers qui profère des paroles obscènes. » (Rapporté par at-Termizi dans ses Sunan).

Le Prophète exhortait ses compagnons à adopter une bonne conduite et à s’attacher aux nobles valeurs :

 « Le croyant parfait est celui doté de bons caractères et qui se comporte de la plus belle manière avec sa femme. » (Recueil de l’imam Ahmad).

Un jour, un compagnon a interrogé le Prophète en disant : « Qui est le croyant le plus parfait ? » et le Prophète de répondre : « Celui doté de nobles caractères. » (Sunan d’Ibn Maja).

Un autre compagnon a interrogé le Prophète en disant : « Quels sont les actes les plus louables qui donnent accès au Paradis ? » et le Prophète de répondre : « La piété et la haute moralité. ». Dans un autre hadith, il dit : « Ceux qui me sont les plus chers et qui seront les plus proches de moi au Jour de la Résurrection, sont ceux qui ont les meilleurs comportements. » (Sunan at-Termizi).

En Islam, le domaine éthique occupe une place distinguée et un rang plus élevé. Il est l’essence et le cœur de la religion elle-même. Un jour, un compagnon a posé au Prophète cette question : « En quoi consiste la religion ? », « Le bon comportement. », répondit le Prophète. » (Rapporté par Muslim).

Le Prophète a accordé à ce domaine un intérêt particulier tout en déclarant que l’objectif suprême de sa mission consiste à parachever les hautes valeurs : « Je suis envoyé pour parfaire les nobles caractères. ». (al-Adab al-Mofrad d’al-Boukhari).

Même avant sa mission, le Prophète a été réputé parmi les gens pour son honnêteté et sa conduite idéale, vérité bien confirmée dans le Coran :

« Tu es doué d’un caractère élevé. » (Coran, al-Qalam, 4).

 C’est un témoignage divin en faveur du Prophète qui se conformait aux recommandations morales du Coran et qui exécutait ses ordres et évitait ses interdictions. Interrogée à propos des caractères du Prophète, la Mère des croyants Aicha dit :

« Son comportement était conforme au Coran. ».

 En vérité, le Prophète était une personne animée d’amour et doté de la miséricorde et de la tolérance envers les gens. Il était une personne honnête, sociable et aimée de tout le monde. Il était distingué par sa modestie bien qu’il était le maitre des gens. A cet effet, la Mère des croyants Khadija dit : « Je jure par Dieu qu’il ne te déshonorera jamais. Tu respectes les liens de parenté, tu aides le faible, tu donnes au défavorisé, tu accordes l’hospitalité à l’hôte, et tu consoles les gens dans leurs malheurs. ». 

Décrivant les nobles caractères de Son Prophète, Allah, le Très-Haut, dit :

 « C’est par un effet de la grâce de Dieu que tu es si conciliant envers les hommes, car si tu te montrais brutal ou inhumain avec eux, ils se seraient tous détachés de toi. Sois donc bienveillant à leur égard ! Implore le pardon de Dieu en leur faveur ! Consulte-les quand il s’agit de prendre une décision ! Mais, une fois la décision prise, place ta confiance en Dieu, car Dieu aime ceux qui mettent en Lui leur confiance ! » (Coran, al-‘Imran, 159).

Ainsi, le Prophète a-t-il pu gagner les cœurs et enchanter les esprits.

Le Prophète a inculqué les bons caractères à ses compagnons à qui il a donné l’ordre de s’y attacher fermement. Un jour, le Prophète a recommandé à Abu Zar en disant :

« Crains Allah là où tu te trouves ! Fais suivre le péché par un acte pieux pour que tu sois pardonné ! Et comporte-toi envers les gens de la plus belle manière ! ».

Sans doute, les compagnons suivaient l’exemple du Prophète en matière de bonté, de bienfaisance et de tendresse. Grâce aux enseignements prophétiques, ils se sont débarrassés de leur fanatisme tribal et se sont parés d’une très belle conduite.             

Après son émigration de la Mecque vers Médine, le Prophète a établi la fraternité entre les Emigrés et les Ansars. A cet effet, il convient de rappeler qu’un nombre considérable des Ansars renonçaient à la moitié de leurs biens en faveur de leurs frères émigrés. De son côté, le Coran a jeté la lumière sur ce noble caractère qui est devenu au fil des jours une caractéristique générale de la communauté musulmane :

« Et une partie en revient aussi à ceux qui, déjà installés dans le pays et dans la foi, accueillirent les émigrés avec joie, sans ressentir la moindre envie pour ce que ces derniers recevaient, allant même jusqu’à se priver en leur faveur, malgré leur propre indigence. Heureux les gens qui savent se prémunir contre leur propre avarice ! » (Coran, al-Hachr, 9).

Grâce à leurs nobles caractères, les compagnons se sont formé une communauté qui a dominé toutes les nations. Eblouis de leur noble conduite, une foule considérable de gens s’est mise à embrasser l’Islam avec foi inébranlable. Et au moment où on commence à s’éloigner de ce droit chemin et à adopter une conduite contraire à la noble conduite de nos prédécesseurs, les hautes valeurs ont perdu leur éclat et les nobles concepts se sont détournés de leurs sens sublimes. A ce propos, l’imam Malek dit : « Les derniers de cette communauté ne se réformeront qu’avec les moyens par lesquels les premiers de cette communauté se sont réformés. ».

Les hautes valeurs morales sont de nature à protéger les sociétés contre la dissolution, l’anarchie et la perdition. En s’attachant aux nobles valeurs, la nation se fortifie et occupe une place distinguée parmi les autres et ses habitants en tirent leur dignité et leur bien-être. Par contre, la nation qui s’enfonce dans les vices et la dissolution des mœurs court à sa propre ruine.

Tous les biens de l’homme doit à son bon caractère, attachez-vous donc à la moralité pour dompter les caprices de l’âme.

L’âme est bien heureuse en faisant le bien et damnée en faisant le mal.     

Sahl Ibn Sa’d as-Sa’idi rapporte qu’il a entendu le Prophète dire : « Allah est Généreux et aime les actes de générosité. Il aime les nobles caractères et déteste les mauvais. » (al-Mostadrak d’al-Hakem).

Sans doute, les nations se redressent par les nobles valeurs et courent à leur perte en leur absence. Combien sont les civilisations qui sont tombées en ruine après la dissolution des mœurs de leurs habitants. A cet effet, le grand poète Hafez Ibrahim dit :

La nation bâtie sur la base solide de la morale survivra et sera appelée à la disparition si la morale fait défaut 

En passant en revue les actes de culte dans le Coran et la sunna, nous allons découvrir qu’ils visent en premier lieu à faire naître dans le croyant les nobles caractères et la sublimité morale et à les généraliser dans la société toute entière. En vérité, les rites islamiques ne sont pas des actes insensés qu’on accomplit dans la mosquée sans les lier à la réalité. Il ne convient pas que le fidèle les effectue sans s’empêcher de tromper, d’exercer le monopole et de nuire à son voisin. Sans doute, les actes du culte sont établis pour élever le mérite moral de l’homme. Décrivant l’objectif ultime de l’institution de la prière, Allah, le Très-Haut, dit :

 « Récite ce qui t’est révélé du Livre. Accomplis la salât, car la salât préserve des turpitudes et des actes blâmables. Y a-t-il un acte plus grand que celui de se souvenir du Seigneur qui connaît parfaitement tout ce que vous faites ? » (Coran, al-‘Ankabout, 45).

Alors, l’objectif ultime de la prière consiste à éloigner le fidèle des turpitudes et des actes répréhensibles. Ibn ‘Abass rapporte que le Messager dit :

« Allah, le Très-haut, dit : « Je n’accepte la prière que de celui qui fait preuve d’humilité devant Ma Toute-Puissance, qui n’est pas arrogant envers Mes Créatures, qui ne s’endort pas avec la détermination de Me désobéir, qui passe sa journée à M’invoquer et qui est compatissant envers le pauvre, le nécessiteux, la veuve et l’homme éprouvé. ». (Rapporté par al-Bazzar).

Ibn Mas’oud rapporte que le Prophète dit :

« Si la prière n’inculque pas au fidèle l’accomplissement du bien et l’interdiction du mal, le fidèle ne fait que s’éloigner de son Seigneur. » (Rapporté par at-Tabarani d’après une bonne chaine de transmission).

De même, la Zakat, le jeûne, le pèlerinage et le reste des actes cultuels sont établis pour purifier l’âme et faire apprendre au croyant l’attachement aux bonnes valeurs. Allah, le Très-Haut, dit :

« Prélève une aumône sur leurs biens pour les purifier et les bénir. Prie pour eux, afin que leurs âmes retrouvent leur quiétude. Dieu est Audient et Omniscient. » (Coran, at-Tawba, 103).

Dans un hadith, le Prophète a donné à l’aumône une conception plus large : « Le sourire que tu fais à ton frère t’est compté comme une aumône. Verser l’eau de ton seau dans le seau de ton frère est compté comme une aumône à ton avantage. Ordonner le bien et interdire le mal est une aumône pour toi. Retirer du chemin une pierre, une épine t’est compté comme une aumône. Indiquer le chemin à un voyageur est aussi une aumône. ». (Rapporté par al-Bazzar).

L’obligation du jeûne est un acte du culte institué pour répandre dans la société la vertu de la piété, fin ultime de la création de l’homme. A cet effet, Allah, le Très-Haut, dit :

« Ô croyants ! Le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit aux peuples qui vous ont précédés, afin que vous manifestiez votre piété. » (Coran, al-Baqara, 183).

Grâce au jeûne, la volonté du Musulman se raffermit et il s’habitue à dompter ses passions et ses désirs. Abu Horayra rapporte que le Prophète dit :

 « Le jeûne est une protection. Lorsque l’un de vous jeûne, qu’il s’abstienne d’être grossier et bruyant, et s’il est insulté ou provoqué, qu’il dise à deux reprises : « Je jeûne. ». (Rapporté par al-Boukhari). Alors, le jeûne protège le fidèle contre le mal et les mauvais caractères. 

Déterminant l’objectif du pèlerinage, Allah dit : 

« Le pèlerinage s’effectue en des mois déterminés. Quiconque s’y engage devra s’interdire tout rapport sexuel, tout libertinage et toute dispute durant la période du pèlerinage. Quelque bien que vous fassiez, Dieu en a toujours connaissance. Prenez des provisions de route, mais votre meilleur viatique sera la crainte révérencielle du Seigneur. Craignez- Moi, hommes doués d’intelligence ! » (Coran, al-Baqara, 197).

Abu Horayra rapporte que le Prophète a dit : « Celui qui fait le pèlerinage dans cette Maison Sacrée sans proférer des paroles basses ou perverses, il revient chez lui aussi innocent que le jour de sa naissance. » (Rapporté par Muslim).

Donc, les actes du culte doivent marquer une influence positive sur l’individu et la société toute entière ; sinon, ils perdront leur objectif pour lequel ils ont été établis. A ce propos, Abu Horayra rapporte que le Prophète dit :

« Savez-vous qui a fait faillite ? ». Ils dirent : « Nous considérons comme failli parmi nous celui qui a perdu son argent et ses biens. ».

Il dit : « Le failli de ma communauté qui viendra le jour de la résurrection ayant fait la prière, observé le jeûne et payé l’impôt (zakat). Il vient après avoir insulté celui-ci, accusé celui-là de dévergondage, mangé l’argent de tel autre, répandu le sang de celui-là, et frappé tel autre. On répartit ses bonnes actions entres ses victimes et, si elles ne suffisent pas à le racheter auprès d’elles, on prend de leurs péchés, on les jette sur lui et il est ensuite jeté en Enfer. ». (Rapporté par at-Termizi).

Dans le même sens, Abou Horayra rapporte qu’un homme a dit :

 « Ô prophète, une telle est mentionnée par ses nombreuses prières, jeûnes, et aumônes mais elle fait du mal à ses voisins avec sa langue » Le prophète dit «Nul bien en cette femme, elle est en enfer » L’homme dit ; « Ô prophète, une telle est mentionnée par le peu de prières, du jeûne, et d’aumône qu’elle fait mais elle donne du peu qu’elle possède et ne fait aucun mal à ses voisin » Le prophète dit « Elle est au paradis ». (Rapporté par Ahmad).

En Islam, l’ordre d’adopter une bonne conduite est d’un caractère général ; c’est-à-dire que le Musulman doit se comporter de la plus belle manière avec tout le monde musulman ou non-musulman. D’après l’expression coranique, tous les humains sont des frères dans cette vie :

« Certes, Nous avons honoré les fils d’Adam. Nous les avons portés sur terre et sur mer. Nous leur avons procuré d’agréables nourritures. Nous leur avons donné la préférence sur beaucoup d’autres de Nos créatures. » (Coran, al-Israa’, 70).

Un jour, le Prophète s’est levé au passage d’un convoi funèbre. Quand on lui dit que c’était un juif, il répondit : « N’est-ce pas une âme ? ». (Rapporté par al-Boukhari).

 Egalement, Allah, le Très-Haut, dit :

« Ne discutez avec les gens des Écritures que de la manière la plus courtoise, à moins qu’il ne s’agisse de ceux d’entre eux qui sont injustes. Dites-leur : « Nous croyons en ce qui nous a été révélé et en ce qui vous a été révélé. Notre Dieu et le vôtre ne font qu’un Dieu Unique et nous Lui sommes totalement soumis. » (Coran, al-‘Ankabout, 46).

 Ayant un jour abattu un animal, Abdullah Ibn ‘Omar dit aux gens de sa famille : « En avez-vous offert une part à notre voisin juif ? En avez-vous offert une part à notre voisin juif ? J’ai entendu le Prophète dire : « L’Ange Gabriel m’a tellement recommandé de bien agir envers le voisin que j’ai pensé qu’un jour le voisin pourrait avoir une part d’héritage. » (Rapporté par at-Termizi).

En Islam, l’ordre d’avoir bonne conduite n’est pas restreint aux humains ; mais il implique également les animaux. N’a-t-on pas remarqué, d’après la parole du Prophète, qu’un homme est entré au Paradis pour avoir donné à boire à un chien assoiffé. A ce propos, Abu Horayra nous rapporte ce hadith :

« Un jour, un homme vit un chien en train de manger du sable humide du fait de la soif. Il prit alors sa bottine et commença à puiser l’eau pour le chien jusqu’à ce que ce dernier fût désaltéré. Dieu loua cet acte et fit entrer l’homme au Paradis. ». (Rapporté par al-Boukhari).

En revanche, une femme a été condamnée au supplice du Feu à cause d’une chatte qu’elle avait enfermée, et laissée mourir de faim, sans la laisser libre pour aller manger les insectes de la terre. ». (Rapporté par al-Boukhari).

Si nous voulons nous parer de bons caractères et faire régner les hautes valeurs dans la société, nous devons suivre l’exemple du Prophète comme le recommande ce verset coranique :

« Vous avez, dans le Prophète de Dieu, un si bel exemple pour celui qui espère en Dieu et au Jugement dernier, et qui évoque souvent le Nom du Seigneur. ». (Coran, al-Ahzab, 21).

Suivre le bon exemple d’une personne joue un rôle décisif dans la vie de tout homme comme l’est le père pour son enfant. Faisant allusion à cette vérité, le Prophète dit : « Tout nouveau-né, vient au monde avec la prédisposition de l’Islam. Ce sont ses deux parents qui par la suite le font devenir juif, chrétien ou mazdéen. ».

Affirmant ce sens, Abu Horayra a commenté en mentionnant ce verset coranique : « Consacre-toi à la religion, en monothéiste sincère ! C’est Dieu qui a voulu que cette croyance fût inhérente à la nature de l’homme. Et l’ordre établi par Dieu ne saurait être modifié. Telle est la religion de la rectitude, mais la plupart des hommes n’en savent rien. ». (Rapporté par al-Boukhari).

Egalement, l’enseignant, dans son honnêteté et ses bons caractères, est un exemple à suivre par son élève. Un jour, ach-Chaféi est venu voir le calife Haroun ar-Rachidi. Siraj, le domestique de Haroun, l’a accueilli dans la chambre de Abu ‘Abdul Samad, instructeur des enfants du calife, tout en lui demandant de conseiller à ce maître de prendre soin des enfants du calife. S’adressant à l’instructeur, ach-Chaféi lui a conseillé en disant : « Avant de penser à discipliner les enfants du calife, efforce-toi de te réformer toi-même ! Aux yeux de tes élèves, tu es un exemple à suivre. Le bon, à leur regard, est ce que tu juges bon et le mal à leurs yeux est ce que tu juges ainsi. ». (Hilyat al-Awlyaa d’Abu Na’im).

 Outre les bonnes mœurs dont doit se parer l’individu, on doit se doter également de la bonne conduite sur le plan familial, sociale et international. Enfin, il convient de souligner que les invocations, la sincérité envers Allah, la lutte contre soi-même et l’autocritique aident l’homme à se parer de la haute moralité et à avoir une conduite idéale.

Hommage rendu au Messager (Bénédiction et salut soient sur lui)
7 Rabi’ al-Awwal 1437 H. (18 décembre 2015 AP. JC.)

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Allah, le Très-Haut, a honoré Son Prophète Mohamad (B.S.S.L) d’une manière inédite au début de la création du monde, avant et après sa naissance et même après son décès. Tout a commencé avec le début de la création lorsqu’Allah a élevé et honoré son nom parmi les premières et les dernières générations. Il a pris l’engagement de chaque Prophète de croire et de prêter main forte au Prophète Mohamad s’il est envoyé durant sa vie. A ce propos, Allah, le Très-Haut, dit : « Dieu reçut un jour l’engagement des prophètes en leur disant : « Quelle que soit l’importance de l’Écriture et de la sagesse que Je vous ai données, lorsqu’un nouveau prophète viendra vous confirmer ce que vous savez déjà, croyez en lui et prêtez-lui votre entier concours. » Et Dieu insista : « Y consentez-vous ? En assumerez-vous la responsabilité ? » – « Nous y consentons », répondirent-ils. Et Dieu de conclure : « Soyez-en témoins ; J’en témoigne de même. ». Quiconque, après cet engagement, chercherait à s’y dérober serait du nombre des pervers[1]. ». En effet, cet engagement pris de tous les Prophètes envoyés illustre en quelque sorte le grand hommage rendu au Messager Mohamad (B.S.S.L).

D’ailleurs, Allah a annoncé la bonne nouvelle de l’avènement de Mohamad aux Prophètes prédécesseurs. ‘Al-‘Irbad Ibn Sarya as-Solamy dit : « J’ai entendu le Prophète dire : « (….). Je suis l’exaucement du vœu de mon père Ibrahim, la bonne nouvelle annoncée par Jésus à son peuple et la vision de ma mère qui a vu en rêve quelque chose qui sortait d’elle et dont l’éclat illuminait tous les châteaux de Cham[2]. ». L’invocation du Prophète Ibrahim est citée dans ce verset : « Seigneur ! Envoie-leur un prophète issu d’eux- mêmes, qui leur récitera Tes versets, leur enseignera l’Écriture et la sagesse et les purifiera de leurs fausses croyances ! Tu es, en vérité, le Puissant, le Sage[3] ! ». La bonne nouvelle annoncée par Jésus est mentionnée dans ce verset : « Souviens-toi également de Jésus, fils de Marie, qui disait : « Ô fils d’Israël, je suis le messager de Dieu envoyé vers vous. Je viens confirmer le Pentateuque qui m’a précédé, et vous annoncer la venue après moi d’un Prophète du nom d’Ahmad. » Mais quand celui-ci est venu leur en apporter les preuves, ils se sont écriés : « C’est de la magie manifeste[4] ! ». Pour ce qui est de l’hommage qu’Allah lui a rendu avant sa naissance, il réside dans sa nomination « Mohamad ». Sa mère Aména Bent Wahb raconte qu’étant enceinte du Prophète, elle a entendu une voix angélique lui dire : « Tu portes dans ton sein le Maitre de cette communauté. Lorsque tu le mettras au monde, dis : « O Dieu Unique ! Protège-le de tout mal et de tout œil envieux ! Puis, appelle-le Mohamad ; car il se nomme Ahmad dans la Thora et l’Evangile. Tous les habitants de la terre et des cieux exaltent sa gloire. Il se nomme dans le Coran Mohamad. Donne-lui donc ce nom glorieux[5] ! ».

Plus encore, le Prophète est issu d’une noble ascendance comme l’indique bien ce verset : « Et quand tu te trouves parmi ceux qui se prosternent. ». Interprétant ce verset, Ibn ‘Abass dit : « La généalogie du Prophète remonte jusqu’aux Prophètes ancestraux Adam, Noé et Ibrahim, fidèles zélés du Seigneur. ». (Exégèse d’Ibn Kathir).  Il était d’une ancienne famille distinguée par sa noblesse religieuse et sa générosité passée pour un proverbe. Il est issu d’une ascendance dont l’honneur n’a jamais été entaché par la perversion de l’époque préislamique. Bref, il était l’Elu des élus comme l’indique bien ce hadith : Wasela Ibn al-Asqa’ dit : « J’ai entendu le Prophète dire : « Allah a choisi parmi les descendants d’Ismail Kinana. Il a choisi parmi les descendants de Kinana la tribu de Quoraich. Enfin, il m’a choisi parmi les enfants de Hachim[6]. ».

Pour ce qui est de l’hommage rendu au Prophète durant sa vie, Allah, le Très-Haut, a élevé son nom dans la vie d’ici-bas et dans celle de l’au-delà. Dans le Coran, le nom du Prophète est toujours lié à Celui du Seigneur comme le précise ce verset : « Et n’avons-Nous pas rehaussé ton prestige[7] ? ». Abu Sa’id rapporte que le Prophète dit : « Djibril est venu me voir en disant : « Mon Seigneur et ton Seigneur dit : « Comment ai-je élevé ton nom ? J’ai répondu : « Allah Seul le sait. ». Le Seigneur de répondre : « Si on mentionne Mon Nom, on mentionne le tien conjointement. » (Mogam’ az-Zawa’id d’al-Haythami).

Dans beaucoup d’endroits, Allah a joint Son Nom au sien. L’Islam de quiconque ne sera accepté qu’après avoir témoigné de la prophétie de Mohamad comme il l’a déjà témoigné de l’unicité d’Allah. Hassan Ibn Thabet dit :

Dans son appel à la prière, le muezzin relie conjointement les deux témoignages : celui de l’unicité d’Allah et celui de la Prophétie de Mohamad.

Allah a dérivé de Son Nom celui de Mohamad pour l’honorer : le Seigneur du Trône se donne pour nom « al-Mahmoud » (digne de louanges) et dérive de ce Nom « Mohamad » (le serviteur qui exalte par excellence la Gloire d’Allah).

Ne remarque-t-on que le nom de Mohamad est lié à Celui de son Seigneur dans l’Attestation de foi, dans le premier et le deuxième appel à la prière, dans le sermon et dans les versets coraniques ? Ne remarque-t-on également qu’Allah a lié l’obéissance au Prophète à la Tienne comme l’indique clairement ce verset : « Celui qui obéit au Prophète obéit en fait à Dieu. Quant à ceux qui se détournent de toi, Nous ne t’avons pas envoyé pour assurer leur sauvegarde[8]. ». A ce propos, Ibn ‘Abass dit : « Dans trois versets, il y a trois ordres étroitement liés les uns aux autres et par conséquent, le refus de l’un entraine nécessairement le refus de l’autre. Le premier : « Accomplissez la salat et faites l’aumône légale[9]. ». Le deuxième : « Sois reconnaissant à Mon égard et à l’égard de tes parents[10] ! ». Le troisième : « Obéissez à Allah et au Prophète[11]. ». Donc, l’acte pieux ne peut pas obtenir l’Agrément divin si on obéit à Allah et désobéit en même temps aux ordres de Son Prophète. ».

De plus, Allah, le Très-Haut, a lié le sermon d’allégeance prêté à Lui à celui prêté à Son Prophète comme le démontre bien ce verset : « Ceux qui te prêtent serment d’allégeance, c’est à Dieu en réalité qu’ils le prêtent[12]. ». Egalement, Allah a fait de l’obéissance au Prophète un accès au Paradis : « Quiconque obéit à Dieu et à Son Prophète obtiendra un immense succès[13]. ». Abu Horayra rapporte que le Prophète dit : « Entrera au Paradis quiconque m’obéit et s’y refusera quiconque me désobéit[14]. ». En embrassant la Pierre Noire, Ibn ‘Omar dit : « Je sais que tu es une pierre ne pouvant faire ni bien ni mal. Si je n’avais pas vu le Messager de Dieu t’embrasser, je ne t’aurais pas embrassée[15]. ». Alors, l’obéissance à Allah ne peut avoir lieu indépendamment de l’obéissance au Prophète.

En outre, Allah, le Très-Haut, a fait de l’amour pour le Prophète un des piliers de la foi musulmane. A ce propos, Allah dit : « Si vous aimez Dieu réellement, suivez-moi et Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés. Dieu est Indulgent et Miséricordieux[16]. ». En effet, l’amour du Prophète est une obligation pour tout Musulman et toute Musulmane. Anas rapporte que le Prophète dit : « Personne parmi vous ne sera un croyant d’une foi parfaite tant que je ne serai pas plus aimé de lui que son père, son enfant et le monde entier[17]. ».

En effet, la foi ne peut être parfaite que si le fidèle fait passer l’amour du Prophète avant l’amour qu’il éprouve pour lui-même, pour ses enfants et pour tous les autres. ‘Abdullah Ibn Hicham dit : « Ayant vu le Prophète lui tenir la main, ‘Omar Ibn al-Khattab s’est adressé au Prophète en disant : « O Messager d’Allah, à part ma personne, tu m’es le plus cher dans cette vie. ». Le Prophète lui dit alors : « Non, par Celui qui détient mon âme dans Sa main, tu ne seras parfaitement croyant que lorsque tu m’aimeras plus que ta propre personne ! » ’Omar lui dit : « Alors maintenant, je t’aime plus que ma propre personne. ». Le Prophète, paix et bénédictions d’Allah sur lui, dit : « Maintenant, tu es un croyant parfais[18] ! ».

Il suffit, pour comble de gloire, de se trouver ressuscité le Jour Dernier en compagnie du Prophète le bien-aimé.

Anas dit : « Un bédouin dit, un jour, au Messager de Dieu : « Quand sonnerait l’Heure de la Résurrection ? ». Le Messager de répondre : « Et qu’est-ce que tu as préparé pour ce rendez-vous ? », « Mon amour pour Dieu et pour Son Messager. ». Répondit le bédouin. Il lui dit : « Tu seras ressuscité avec ceux que tu aimes le plus[19]. ».

Parmi les signes les plus éloquents de l’hommage rendu au Prophète figure le fait qu’Allah, en s’adressant à Son Prophète, ne l’ai pas appelé par son nom propre « Mohamad » comme Il l’avait fait avec les autres Messagers et Prophètes : « Ô Adam ! Installe-toi avec ton épouse dans le Paradis[20]. », « Ô Jésus ! Je vais mettre fin à ta mission sur Terre, t’élever vers Moi[21]. », « Ô Noé, lui fut-il dit, débarque en paix et avec Nos bénédictions, pour toi et pour les communautés qui seront les descendants de tes compagnons[22]. », « « Ô Moïse ! Je suis en vérité Dieu, le Maître de l’Univers[23]. », « Ô Jean ! Applique-toi à l’étude du Livre avec ferveur[24] ! », « « Ô Moïse ! Je suis ton Seigneur[25]. », « Ô Abraham ! Tu as ajouté foi à ta vision[26] ! », « Ô Zacharie, lui fut-il dit, Nous te faisons l’annonce d’un garçon qui portera le nom de Jean et auquel Nous n’avons pas donné d’homonyme auparavant[27]. ».

Quant au Prophète ultime Mohamad, Allah l’appelle par le surnom en guise de vénération et de mérite pour sa mission prophétique. Allah dit : « Ô Prophète ! Nous t’avons envoyé à la fois comme témoin, annonciateur de bonnes nouvelles et avertisseur[28]. », « Ô Prophète ! Communique ce que ton Seigneur t’a révélé. Si tu négliges de le faire, tu auras failli à ta mission ! Dieu te protégera des hommes, mais Dieu ne guidera jamais les négateurs[29] ! ». Pour plus de vénération à son égard, le Coran interdit de l’appeler par son nom comme l’ont fait les communautés précédentes à l’égard de leurs Prophète et menace d’un châtiment sévère quiconque ose le faire : « N’interpellez pas le Prophète comme vous vous interpellez entre vous ! Par ailleurs, Dieu connaît trop bien ceux d’entre vous qui se dissimulent les uns derrière les autres pour se retirer en douceur. Que ceux qui désobéissent aux ordres du Seigneur prennent garde d’être frappés par un malheur ou d’être accablés par un châtiment cruel[30]. ».

Parmi les signes de la vénération du Prophète figure l’obligation de suivre son exemple : « Vous avez, dans le Prophète de Dieu, un si bel exemple pour celui qui espère en Dieu et au Jugement dernier, et qui évoque souvent le Nom du Seigneur[31]. ». Ce verset est, en effet, un principe de base qui ordonne au Musulman de suivre le Prophète dans tous ses actes et ses paroles.

De plus, Allah et Ses Anges ont comblé le Prophète des bénédictions. Il a exhorté les croyants de faire de même : « Dieu et Ses anges bénissent le Prophète. Ô croyants ! Bénissez-le et appelez sur lui le salut[32] ! ».

D’ailleurs, à la différence de tous les prophètes qui se défendaient contre les accusations mensongères de leurs peuples, Allah, le Très-Haut, a avantagé Mohamad de Sa protection. Au sujet de Noé, Allah dit : « Mais les chefs de son peuple lui répondirent : « Tu nous parais être en pleine extravagance. « Ô mon peuple, reprit le prophète. Je ne suis nullement un égaré. Je suis seulement un envoyé du Seigneur de l’Univers ! [62] Je viens vous communiquer les messages de mon Seigneur et vous donner de bons conseils. Je sais, de la part de Dieu, des choses que vous ne pouvez savoir. [33]  ». Le Prophète Hud a été accusé de folie et de mensonge : « Les grands de son peuple qui étaient des négateurs lui répondirent : « Nous voyons bien que tu dis des sottises et que tu ne rapportes que des mensonges ! » – « Non, reprit-il, je ne suis pas un insensé. Je suis un envoyé du Seigneur des Mondes[34]. ». Egalement le Prophète ultime Mohamad était victime des accusations mensongères de son peuple qui lui imputent la fabrication des vers ; mais Allah a pris, Lui-même, sa défense : « « Ce Coran, disent-ils, n’est qu’un amas de rêveries ! Ou c’est plutôt lui qui l’a forgé ! Ou il s’agit plutôt de l’œuvre d’un poète ! Qu’il produise donc devant nous un signe miraculeux, comme celui dont furent chargés les premiers envoyés[35] ! », « Nous n’avons pas enseigné la poésie au Prophète ; cela ne saurait lui convenir. Le Message qu’il apporte n’est qu’un rappel et une Lecture édifiante, visant à avertir les âmes sensibles au bien et à montrer le bien-fondé des peines annoncées aux infidèles[36]. ». Les païens l’ont traité de devin qui raconte ce qui lui dictent les démons : « Prêche donc, car, par la grâce de ton Seigneur, tu n’es ni un devin ni un possédé ! S’ils disent : « C’est un poète. Attendons que la mort nous en débarrasse ! » Dis-leur : « Attendez ! Je suis avec vous à attendre[37] ! ». Repoussant ces accusations inventées de toutes pièces, Allah a juré d’un serment solennel de défendre Son Prophète : « J’en jure par ce que vous voyez et par ce que vous ne pouvez voir que c’est bien là la parole d’un noble Messager, et non point le propos d’un poète, pour peu que vous croyiez, ni d’un vulgaire devin, pour peu que vous réfléchissiez ! Ce Coran est, en effet, une révélation émanant du Maître de l’Univers[38]. ». Pire encore, il a été traité tantôt de sorcier tantôt de possédé ou de fou ; mais Allah a repoussé ces accusations en disant : « Et il en fut toujours ainsi, car aucun prophète n’a été envoyé à leurs devanciers sans qu’ils l’aient traité de sorcier ou de possédé[39]. », « Ou si seulement on lui avait envoyé du ciel un trésor ou octroyé un verger dont il tirerait sa nourriture ! » Et les injustes d’ajouter : « Vous ne suivez là qu’un mortel ensorcelé ! » [9] Vois à quoi ils te comparent ! Ils sont complètement égarés et ils ne peuvent plus retrouver le droit chemin[40]. », « Ou bien disent-ils qu’il est atteint de démence, alors qu’il ne leur apporte que la stricte vérité ? Mais la plupart d’entre eux ont la vérité en horreur[41]. ». Le Prophète a été également accusé d’égarement et de déviation ; mais Allah a pris sa défense en disant : « Par l’étoile lorsqu’elle décline ! [2] En vérité, votre compatriote n’est ni un égaré ni un illuminé [3] et il ne dit rien sous l’effet de la passion ! [4] Ce n’est en fait qu’une révélation inspirée[42]. ».

Allah s’engage de protéger Son Prophète contre les polythéistes : « Ô Prophète ! Communique ce que ton Seigneur t’a révélé ! Si tu négliges de le faire, tu auras failli à ta mission ! Dieu te protégera des hommes, mais Dieu ne guidera jamais les négateurs[43]. ».

La mission de Mohamad se distingue des autres missions prophétiques par son caractère universel. Elle n’est pas restreinte à une génération déterminée ou un peuple précis mais elle s’adresse à tout le monde en temps et en tout lieu : « Nous ne t’avons envoyé à l’ensemble de l’humanité que pour porter l’annonce et donner l’alarme. Mais la plupart des hommes ne le savent point[44]. ». Djabir Ibn ‘Abdullah rapporte que le prophète dit : « J’ai reçu cinq choses que nul autre prophète n’avait reçues avant moi : 1- Me fut donnée la victoire par l’intimidation (jetée dans le cœur de mes ennemis) d’une distance d’un mois. 2- La terre entière fut établie pour moi comme lieu d’adoration et comme source de purification. 3- Les butins me furent permis et cela fut interdit aux prophètes avant moi. 4- J’ai reçu l’intercession. 5- Et les prophètes avant moi étaient envoyés à leur peuple en particulier, alors que je fus envoyé pour toute l’humanité[45]. ».

De plus, Allah n’a jamais juré au nom d’une personne parmi les humains à part le Prophète Mohamad : « Par ta vie ! Ces gens, dans leur délire, avaient perdu tout contrôle sur eux-mêmes. [73] Aussi furent-ils saisis par le cri terrifiant au lever du jour[46]. ».

Quand les païens ont fait courir le bruit selon lequel Allah a abandonné et détesté Son Prophète Mohamad, Allah a repoussé cette prétention mensongère en disant : « Par la clarté du matin [2] et par la nuit quand elle étend ses voiles ! [3] En vérité, ton Seigneur ne t’a ni abandonné ni haï[47] ! ».

Quant à l’hommage rendu au Prophète après son décès, Allah lui a accordé l’Intercession en faveur des croyants le Jour Dernier. Abu Horayra rapporte que le Prophète dit : « Le Jour du Jugement, je suis l’enfant le plus préféré d’Adam. Je suis le premier à être ressuscité, le premier à intercéder et le premier dont l’intercession est toujours agréée[48]. ».

Enfin, le grand hommage rendu au Prophète par son Seigneur réside dans le fait qu’Allah a fait de lui une miséricorde dédiée au monde comme l’indique bien ce verset : « Ô Muhammad ! Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde pour l’Univers[49]. ». Abu Horayra rapporte que le prophète dit : « Je ne suis qu’une miséricorde dédiée à l’humanité[50]. ». Dans une autre version : « Je suis envoyé comme miséricorde à l’humanité. ».

[1] Coran, al-‘Imran, 81.

[2] Mosnad Ahmad.

[3] Coran, al-Baqara 129.

[4] Coran, as-Saff, 6.

[5] Ouvrage Cho’ab al-Iman d’al-Bayhaqi.

[6] Rapporté par Muslim.

[7] Coran, ach-Charh.

[8] Coran, an-Nissa’, 80.

[9] Coran, al-Baqara, 43.

[10] Coran, Luqman, 14.

[11] Coran, an-Nissa’, 59.

[12] Coran, al-Fath, 10.

[13] Coran, al-Ahzab, 71.

[14] Rapporté par al-Boukhari.

[15] Rapporté par al-Boukhari.

[16] Coran, al-‘Imran, 31.

[17] Rapporté par al-Boukhari et Muslim.

[18] Rapporté par al-Boukhari.

[19] Rapporté par al-Boukhari.

[20] Coran, al-Baqara, 35.

[21] Coran, al-‘Imran, 55.

[22] Coran, Hud, 48.

[23] Coran, al-Qasas, 30.

[24] Coran, Maryam, 12.

[25] Coran, Taha, 11, 12.

[26] Coran, as-Saffat, 104, 105.

[27] Coran, Maryam, 7.

[28] Coran, al-Ahzab, 45.

[29] Coran, al-Ma’ida, 67.

[30] Coran, an-Nour, 63.

[31] Coran, al-Ahzab, 21.

[32] Coran, al-Ahzab, 56.

[33] Coran, al-A’raf, 60, 61, 62.

[34] Coran, al-A’raf, 67, 68.

[35] Coran, al-Anbya’, 5.

[36] Coran, Yasine, 70.

[37] Coran, at-Tour, 29.

[38] Coran, al-Haqa, 38-43.

[39] Coran, az-Zaryat, 52.

[40] Coran, al-Fourqan, 8, 9.

[41] Coran, al-Mo’minoun, 70.

[42] Coran, an-Najm, 4.

[43] Coran, al-Ma’ida, 67.

[44] Coran, Sab’, 28.

[45] Rapporté par al-Boukhari.

[46] Coran, al-Hijr, 72.

[47] Coran, ad-Doha, 1-5.

[48] Rapporté par al-Boukhari et Muslim.

[49] Coran, al-Anbya’, 107.

[50] Rapporté par al-Hakim dans al-Mostadraq.