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L’histoire des statues et de la destruction des civilisations

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Tout d’abord, il est impossible de voir un Musulman, ou même un adepte d’une religion céleste, adorer une statue ou, au moins, croire { son utilité. A la première ère musulmane, l’Islam interdisait la fabrication des statues pour deux raisons : les Musulmans étaient proches de l’époque païenne où on croyait que les idoles étaient l’intermédiaire entre l’homme et Dieu. Au sujet de cette époque et par la bouche des Païens, Allah, le Très-haut, dit : « Nous ne les invoquons et nous ne dirigeons vers eux que dans le seul but qu’ils nous rapprochent d’Allah et qu’ils intercèdent pour nous auprès d’Allah. ». Deuxième raison : à cette époque-là, on fabriquait les statues afin de les prendre pour des idoles sacrées. La preuve en est que les Compagnons du Prophète ont uniquement détruit les idoles qui existaient dans la Kaaba et autour desquelles les païens faisaient leurs tournées rituelles. Dans toutes leurs conquêtes, ils n’ont détruit ni un temple ni une statue ni un monument historique, ce qui nous prouve que les Compagnons comprenaient bien les finalités et les nobles objectifs de l’Islam. A titre d’exemple, ‘Omar Ibn al-Khattab a aboli la part de Zakat destinée aux personnes dont les cœurs sont { gagner, bien que cette part est établie par un texte religieux évident : « Les aumônes sont destinées aux pauvres, aux nécessiteux, à ceux qui sont chargés de recueillir ces dons et de les répartir, { ceux dont les cœurs sont { gagner, au rachat des captifs, aux endettés insolvables, à ceux qui se consacrent à la cause de Dieu et aux voyageurs démunis. ». Lorsque l’on a interrogé ‘Omar en disant : « Comment annuler cette destination de Zakat bien établie par le Prophète lui-même ?! », « Nous consacrions cette part à ces personnes pour augmenter la force de l’Islam ; mais maintenant, l’Islam – devenu fort et redoutable grâce à Allah – n’en a plus besoin. », répond ‘Omar. Plus encore, ‘Omar Ibn al-Khattab a mis en suspend la peine légale de couper la main au voleur au cours de l’année dite « l’année de la disette ». Dans une lettre envoyée { l’un de ses gouverneurs, ‘Omar lui a posé cette question : « Que fais-tu du voleur ? ». En réponse à la lettre, le gouverneur a répondu : « Je lui coupe la main. ». Dans une autre lettre, ‘Omar a commenté la réponse du gouverneur en disant : « Et si un affamé de ta région me vient, je te coupe la main. ». Ces jours-ci, les Musulmans souffrent d’une catégorie de personnes imbéciles qui, sans connaissance religieuse ni réflexion, ont pris l’initiative d’interdire ou de rendre licite n’importe quoi. Pire encore, ces personnes ont donné à leurs adeptes ignorants le feu vert pour émettre des fatwas et se faire voir sur la scène religieuse. En agissant de la sorte, ces idiots ont ouvert la porte à deux volets aux superpuissances colonialistes pour nous arracher aux valeurs de notre civilisation arabo-musulmane. Ces personnes insensibles ne sont pas retenues par les limites de la religion et de la morale. La fin, pour eux, justifie le moyen même si le moyen adopté va jusqu’{ provoquer le meurtre, le ravage et la destruction des monuments historiques de l’humanité. Ce qui nous attriste en fait, c’est que ces fanatiques commettent leurs crimes au nom de l’Islam qui en est purement innocent. A leur sujet, il convient de mentionner ces versets coraniques : « Ce sont ceux qui ont mérité d’être égarés, pour avoir pris, en dehors de Dieu, les démons pour maîtres et alliés, pensant qu’ils étaient bien guidés1 . », « Voulez-vous que nous vous fassions connaître ceux dont les œuvres sont les plus vouées { l’échec ; [104] ceux dont les efforts, dans cette vie, s’en vont en pure perte, et qui croient cependant bien agir2 ? », « Il est des gens qui te charment par les propos qu’ils tiennent sur la vie de ce bas monde, allant jusqu’{ prendre Dieu { témoin de la pureté de leurs sentiments, alors qu’ils sont, au fond, les plus irréductibles des chicaneurs, [205] car, dès qu’ils te tournent le dos, ils s’empressent de semer le désordre sur la Terre, saccageant récoltes et bétail. Dieu n’aime pas les semeurs de désordre3 . ». Son éminence le grand imam de l’Azhar Dr. Ahmad at-Tayyeb, le ministère égyptien des Waqfs et Dar al-Iftaa d’Egypte ont tous interdit toute atteinte aux monuments historiques que ce soit par la destruction, la déformation, la vente ou le pillage. Ils considèrent cette atteinte comme atteinte à la civilisation et au patrimoine humain. Ce qui attire notre attention et notre étonnement, c’est que la position du monde occidental et des institutions internationales qui gardent le silence à propos de ces crimes perpétrés dans la région arabe. Si ces crimes étaient commis ailleurs, ils n’auraient pas agi de la même façon décevante. En effet, le mal provoqué par notre ennemi qui mène contre nous une guerre malhonnête est beaucoup plus moindre que le mal causé par quelques soi-disant musulmans qui émettent des fatwas nourrissant cette pensée déviée. Ce qui nous met 1 Coran, al-’Araf, 30. 2 Coran, al-Kahf, 103. 3 Coran, al-Baqara, 204, 205. dans l’obligation de promulguer une loi restreignant le domaine de la fatwa aux spécialistes en la matière.

Vers des relations familiales stables
Le 23 Djommada 1er 1437 – 1er avril 2016

awkaf-

I- Les éléments

1- La méthode islamique garantissant la stabilité de la famille

A- Le bon choix

B- Surveille des droits et des devoirs

C- Réalisation de la bonté et de la miséricorde

D- L’entretien avec convenance

E- Equité vis-à-vis des descendants

2- Impact de la stabilité familiale sur la société

II- Les preuves :

Preuves tirées du Noble Coran :

1- Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. (sourate les Romains, v.21)

2- Allah vous a fait à partir de vous-mêmes des épouses, et de vos épouses Il vous donné des enfants et des petits-enfants. Et Il vous a attribué de bonnes choses. Croient-ils donc au faux et nient-ils le bienfait d’Allah? (sourate mes Abeilles, v.72)

3- Mariez les célibataires d’entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. S’ils sont besogneux, Allah les rendra riches par Sa grâce. Car (la grâce d’) Allah est immense et Il est Omniscient. Sourate la Lumière, v. 32)

4- Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles. Et Allah est Puissant et Sage. (sourate la Vache, v. 118)

5- Et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l’aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que

vous ayez de l’aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien. (sourate les Femmes, v. 19)

6- Si vous craignez le désaccord entre les deux [époux], envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah est certes, Omniscient et Parfaitement Connaisseur. (sourate les Femmes, v. 35)

7- Que celui qui est aisé dépense de sa fortune; et que celui dont les biens sont restreints dépense selon ce qu’Allah lui a accordé. Allah n’impose à personne que selon ce qu’Il lui a donné, et Allah fera succéder l’aisance à la gêne (sourate le Divorce, v. 7)

Preuves tirées de la Noble tradition prophétique :

1- Abdullah Ibn Massoud (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « quiconque parmi vous dispose des moyens, qu’il se marie, car, le mariage lui permettrait de baisser le regard et de garder la chasteté, sinon, il est invite d’observer le jeûne qui lui servirait comme protection » (Hadith unanimement rapporté)

2- Abou Horeira (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « c’est pour l’un de quatre motifs qu’on cherche à épouser une femme : en quête de ses biens, de sa beauté, de sa généalogie noble ou bien pour sa religiosité. Quêtez alors celle de religiosité, sinon vous risquez de tout perdre » (Rapporté par Al Bokhari)

3- Anas Ibn Malek (qu’Allah l’agrée) dit : «un groupe de trois personnes sont venues auprès les demeures des épouses du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) se renseigner sur son culte. Informés, ils feignaient juger minime le culte du prophète. Ils dirent : éoù nous sommes par rapport au prophète (que le salut et les

bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dont sont absolutifs aussi bien les péchés antérieurs qu’ultérieurs ? la première personne dit : « pour moi, je subsisterai en prière surérogatoire sans me reposer. La deuxième dit : j’observerai pour toujours le jeûne sans le rompre. La troisième personne dit : quant à moi, je ferai rupture avec l’autre sexe et je ne me marierai guère. Arrivé, le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) leur répliqua : « c’est bien vous qui disiez tel pu tel propos ? par Allah, le suis parmi vous le plus qui se prémunit à Allah et Le craigne, pourtant, je fais la prière et je repose, j’observe le jeûne et le romps et je me marie. Quiconque renonce à ma tradition, ne fait pas partie des miens. » (Rapporté par Al Bokhari)

4- Abou Hatem Al Mozni rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : «si un pieux dont vous agréez la religiosité et les moralités vient vous demander l’alliance, épousez-le, sinon une discorde et une corruption évidente régneraient sur la terre. « On répliqua : « mais, ô prophète, il pourrait être critiqué quelque part ? «si un pieux dont vous agréez la religiosité et les moralités vient vous demander l’alliance, épousez-le «, Reprit le prophète trois fois. (rapporté par At-Termizi)

5- Ibn Omar (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : «chacun de vous est parrain responsable de ses charges : le gouverneur est parrain responsable de ses sujets, l’homme est le parrain responsable de sa famille, la femme est parraine responsable de son foyer et le serviteur est à son tour le parrain responsable des biens de son maître. » Ibn Omar dit ; je crois avoir entendre le prophète dire : « l’homme est le parrain responsable des bien de son père et

vous êtes tous parrains responsables et interrogés au sujets de vos charges. (rapporté par Al Bokhari)

6- Abdullah Ibn Amr Ibn Al ‘As (qu’Allah l’agrée, lui et son père) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : «il suffit pour l’un comme péché de périr dont il est chargé de nourrir » (Rapporté par Ahmed)

III- Le sujet :-

L’islam accorde une attention particulière à la famille du fait qu’il s’agit du prototype de la société. Lorsque la famille est saine, la société est bien rétablie et vice versa. L’islam a dressé des restrictions et des critères qui organisent la fondation de la famille, observent son maintien et sa stabilité, ce dans le but de sauvegarder l’individu et par conséquent la société, du fait que la stabilité de la famille est la garantie de celle de la société.

L’attention qu’accorde l’islam à la famille relate à la phase qui précède sa création, ce qui mènerait l’affection, l’harmonie, l’enter clémence et le bon entretien parmi ses membres. Cela est censé diminuer les causes de la démolition et du morcellement de la famille. L’islam exhorte à fonder la famille d’une façon légitime qui s’accorde bien avec la préservation de la dignité humaine et la nature saine. Il s’agit de mariage, une des traditions divines en toutes les créatures. Allah, gloire à Lui dit : « Et de toute chose Nous avons créé [deux éléments]: de couple. Peut-être vous rappellerez-vous?”(Sourate Qui éparpillent, v. 49). Il dit, Exalté soit-Il; “Louange à Celui qui a créé tous les couples de ce que la terre fait pousser, d’eux-mêmes, et de ce qu’ils ne savent pas! », (Sourate Yasin, v. 36). Ainsi, l’alliance est une tradition cosmique qu’Allah rend parmi les signes de Son Omnipuissance et l’une de Ses preuves en termes de la création.

          L’islam exhorte également à la formation et la stabilité de la famille en vue de peupler la terre, réaliser l’intérêt de la société, construire la patrie, ce dans le but d’atteindre les finalités sublimes, en l’occurrence,  parmi d’autres, propager la chasteté et la vertu, préserver la société de débauche et turpitude de toute forme et la solidarité des familles par voie de l’alliance.

Le prophète, à son tour, a encouragé les jeunes à se marier tout en élucidant les vertus.

          Par ailleurs, l’islam met en garde contre tout ce qui va à l’encontre du peuplement de l’univers dont le célibat et le boycott des femmes.

          Comme la stabilité familiale avec toutes les acceptions du terme : la tranquillité, l’a sérénité et la certitude est un requis légitime et vital cherché par l’islam, l’islam a mis des fondements légaux sains et une méthode solide pour établir le bon entretien et la bonté entre le couple à tel point que se réalise la stabilité. ces fondements sont:

  • Le bon choix de la part de deux partenaires chacun de l’autre. Le prophète conseille à l’homme de bien choisir sa partenaire du fait qu’elle sera la bonne éducatrice qui préservera son honneur et ses biens. En outre, elle représente le meilleur des délices de la vie. Ibn Omar (qu’Allah l’agrée lui et son père) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « la vie a des délices dont en tête l’épouse vertueuse ». Une fois que les familles se fondent sur le bon choix, se réalise l’apaisement, la sérénité, l’affection continue et la clémence réciproque à tel point que le mariage devienne le bienfait le plus noble et le plus fructueux. Il faut que ce choix soit basé sur la religiosité et les bonnes moralités. L’épouse joue un rôle capital au sein de la famille ; sa droiture rend droite la famille, voire la société entière. Sa défiance cause directement l’écroulement de la famille.

Le poète dit :

Une mère est une école dont la bonne formation résulte la fondation d’un peuple à race noble.

Dans la même perspective le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) conseille à la femme de choisir son partenaire en vertu de sa religiosité et ses bonnes moralités. Par conséquent, le bon chois en vertu de la bonne conduite réalise à la famille cette stabilité qui conduit au progrès de la société.

  • Parmi les piliers de la stabilité de la famille est le fait que chacun de deux partenaires observe ses devoirs et ses droits. L’islam a lis au pied d’égalité les droits et devoirs de chacun vis-à-vis de l’autre. Il ne sied à l’un de deux partenaires de réclamer ses droits avant de remplir ses devoirs, ce pour réaliser l’affection et la sérénité qui abouteraient à la stabilité de la famille.

L’islam établit ces droits et devoirs et les a repartis à tous et à toutes tout en obligeant les membres de la famille à les observer. Par ces droits il y a ceux matériels, moraux, éducatifs, la participation constructive en termes de remplir les responsabilités, la nécessité de la coopération de tous les membres de la famille en matière des charges et exigences de la vie.

Un compagnon demanda le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui): « en quoi consiste le droit de l’épouse sur son mari ? Le prophète de dire : « c’est de la nourrie autant que tu te nourris, de l’habiller autant que tu t’habilles, de ne pas frapper le visage, ne pas dire des injures et ne pas l’abandonner, sauf au foyer ». (sunnas d’Abou Daoud)

Asmaa Bint Zayd l’ansarite interrogea le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui): nous, les felles, sommes interdites et obligées à rester dans vos demeures pour assouvir vos désirs et concevoir vos enfants. Quant à vous, les hommes, vous êtes préférés par assister la prière de vendredi, la prière en groupe, rendre visite aux malades, assister aux funérailles, pèlerinage après pèlerinage en outre le djihad dans le sentier d’Allah. Si l’un parmi vous sort en pèlerinage, en petit pèlerinage ou au combat, nous vous préservons les biens, tissons les habits et éduquons les enfants. Aurons-nous le droits d’une part de vos rétributions, ô prophète ? le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) s’adressa à ses compagnons et dit : « avez-vous entendu un propos pareil d’une femme au sujet de sa religion ? Les compagnons répondirent ; « notre foi, nous n’imagions point qu’une femme soit aussi bien orientée. le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) s’adressa à elle: « pars et informe toutes les femmes que lorsqu’une femme réussisse d’une une bonne épouse qui cherche à satisfaire à son mari et suivre ses recommandations vaut toute l’œuvre des précitée. »

          Alors, la réussite et la stabilité de la famille sont conditionnées par observer les droits et devoirs de la part de tous ses membres.

          Parmi les éléments qui favorisent la stabilité du foyer est la propagation de la miséricorde parmi ses membres. Cela se tient l’une des valeurs desquelles doit se caractériser le couple pour que la famille vive en sérénité. La miséricorde réciproque dans toute la société est garantie par son existence au sein de la famille. Notre exemple idéal en est le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) qui éprouvait inlassablement la miséricorde vis-à-vis de ses épouses, enfants et petits-enfants.  le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) était le meilleurs pour sa famille.

          Lorsque la miséricorde s’absente dans un foyer, celui-ci deviendrait une misère et une destruction, à tel point qu’il soit indispensable que tous les membres de la famille s’entretiennent avec affection.

          Parmi les facteurs de la stabilité familiale il y a le bon entretien avec convenance. Allah nous ordonne de le faire et son prophète aussi. Chacun de deux époux est invité à s’entretenir convenablement vis-à-vis de son partenaire. Allah dit : « elles vous sont une vêture et vous leur sont une vêture », Sourate la vache, v. 187. Cela comporte la parole douce, l’acte louable, la tolérance, la coopération,  le respect, la concertation, la confidentialité, éviter les causes de discorde et toutes les bonnes moralités. le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), ainsi que ses honorables compagnons nous ont tracé le meilleurs exemple du bon entretien avec les épouses. Au cours d’un hadith Ayesha fut interrogé : comment était le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) à son foyer ? Elle répondit ; il était appliqué aux affaires de ménage, lorsqu’on annonçait la prière, il y sortait vite. (Sahih d’Al Bokhari).  D’après Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée, lui et son père), le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit: « j’aime bien me toiletter pour mon épouse autant que j’aime qu’elle me le fasse…….. je n’ai pas toujours envie d’en prendre tout mon droit…

Parmi les choses qui favorisent la stabilité familiale est le fait que l’un de deux partenaire ne surcharge son homologue. La concertation accroît l’affection et l’amour. Une question qui est en apparence d’une importance minime, ç savoir, l’allaitement, Allah en dit : « Et si, après s’être consultés, tous deux tombent d’accord pour décider le sevrage, nul grief a leur faire. » sourate la vache, v. 233. La concertation entre le couple, voire entre tous les membres de la famille est une nécessité et un mode de vie en islam. L’ordre de cette concertation est sous forme généralisant dans le coran, Allah dit : « qui répondent à l’appel de leur Seigneur, accomplissent la Salat, se consultent entre eux à propos de leurs affaires, dépensent de ce que Nous leur attribuons, » sourate la concertation, » v.38. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) mit ce principe en application. La sunna abonde de plusieurs situations attestant la concertation du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) avec ses épouses. On en cite le fait que le jour de Hodeibiah, lors de la conclusion du pacte de réconciliation avec Qoraiche, le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) ordonna ses compagnons de se raser et égorger leurs sacrifices. Le transmetteur du hadith dit : par Allah, personne n’exécuta même après la répétition de l’ordre prophétique pour trois fois. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) entra chez Oum Salama lui évoquer ce que firent les compagnons. Elle lui dit : si tu aimes bien qu’ils exécutent ton ordre, alors, sors sans dire un mot à personne, puis, égorge ton sacrifice et interpelle ton coiffeur pour qu’il te coupe les cheveux. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) se soumit au conseil, alors, tous les compagnons se précipitèrent à égorger leurs sacrifier et à se raser à tel point de risquer d’entretuer. (rapporté par Al Bokhari). Al Hassan Al Bassri commenta : le prophète se passait du conseil d’Oum Salama, mais il voulut de donner l’exemple à tel point que l’homme ne se sente aucune gêne de concerter avec son épouse.

Parmi les piliers de la stabilité familiale il y a la pension qui est droit de tous les membres et incombe ç l’homme en tant que parrain de la famille. Allah dit : « Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien » sourate les femmes, v.34, « Au père de l’enfant de les nourrir et vêtir de manière convenable. Nul ne doit supporter plus que ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage à cause de son enfant, ni le père, à cause de son enfant. Même obligation pour l’héritier.” Sourate la vache, v.233 et “Que celui qui est aisé dépense de sa fortune; et que celui dont les biens sont restreints dépense selon ce qu’Allah lui a accordé. Allah n’impose à personne que selon ce qu’Il lui a donné, » sourate le divorce, v.7

L’un des fondements de la stabilité au sein de la famille est le fait d’établir l’équité à tous ses membres. Bien éduquer les enfants à l’islamique, leur enseigner les rituels de la religion et leur établir l’équité constituent l’élément fondamentale de la stabilité familiale. Le prophète  (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) mit en garde contre la discrimination entre les enfants en termes d’entretien, ce pour préserver la solidarité et l’harmonie familiale. An-Noàman Ibn Bachir (qu’Allah l’agrée, lui et son père), rapporte : mon père me fit donnation d’une partie de ses bien. Oum Amra Bint Rawahah (ma mère) lui dit : je ne serai satisfaite à moins que tu en informe Le prophète  (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui). Mon père alla en interroger Le prophète  (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) et lui demander de le témoigner. Le prophète  (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lui demanda : « as-tu le fait pour tous tes enfants ? », Non, répondit mon père. Il lui dit : « prémunissez-vous d’Allah et soyez équitables vis-à-vis de vos enfants ». Alors, mon père renonça à cette donation. (rapporté par Muslim).

L’islam considère la famille avec respect. Elle est pour lui un lien sacré à finalités sublimes que l’islam cherche à le maintenir fort et cohérent, pour qu’il puisse réaliser ses objectifs et se durcit devant les malheurs. C’est pourquoi l’islam accorde une attention particulière à la famille avec un ensemble de règles dans le but que sa construction soit consolidée, ce qui préserverait la société contre toute forme d’excès, de radicalisme et de transgression. L’attention que l’islam accorde à la famille et ses fondements de stabilité vise la cohérence des individus de la communauté et réaliser le progrès et le bien-être.

Lorsque la famille se stabilise, tous les membres se sentiront sécurisés au stade psychologique, corporel, social et économique. Cela aura son impact sur la paix et sécurité de la société. L’islam considère que la stabilité de la famille est un bon moyen pour préserver la société contre le chaos et le désordre. Cette paix sociale commence par la famille et se termine par la société passant par l’école.

La famille, c’est la première école dans laquelle l’enfant distingue le vrai du faux, le bien du mal, apprend porter la responsabilité, la liberté d’expression. C’est au sein de la famille qui se dessine le caractère de l’enfant, les traits de son identité et par conséquent, il serait un bon citoyen dans une société saine.

Ce n’est exclusivement par la force qu’on pourrait imposer la sécurité. Cette dernière découle des membres de la société et de leur conscience. La famille joue le rôle prépondérant dans la formation et le développement de cette conscience.

 

Les vertus des compagnons du prophète
(qu’Allah les agrée) et certains exemples de leur biographie
16 Djomada al Akhirah 1437 – 25 mars 2016

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Les éléments

La place élevée des compagnons

Les vertus des compagnons dans le Coran et la Sunna

Aimer les compagnons fait partie de la foi

Exhorter à suivre l’exemple des compagnons honorables

Interdiction d’insulter ou détracter les compagnons

Exemples tirés des biographies des compagnons

Les preuves :

Tirées du Saint Coran :

Allah, Gloire ç Lui dit : « Muhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d’Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et l’image que l’on donne d’eux dans l’Evangile est celle d’une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs. [Allah] par eux [les croyants] remplit de dépit les mécréants. Allah promet à ceux d’entre eux qui croient et font de bonnes oeuvres, un pardon et une énorme récompense. » sourate la victoire éclatante, v.29

Allah dit : « Les tout premiers [croyants] parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils l’agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l’énorme succès !” sourate le repentir, v.100

“Les premiers (à suivre les ordres d’Allah sur la terre) ce sont eux qui seront les premiers (dans l’au-delà)  Ce sont ceux-là les plus rapprochés d’Allah.  dans les Jardins des délices, une multitude d’élus parmi les premières [générations], et un petit nombre parmi les dernières [générations], » sourate l’événement, v.10-14

Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui; ceux-là seront les gagnants. », sourate Al Araf, v.157

Allah a accueilli le repentir du Prophète, celui des Emigrés et des Auxiliaires qui l’ont suivi à un moment difficile, après que les coeurs d’un groupe d’entre eux étaient sur le point de dévier. Puis Il accueillit leur repentir car Il est Compatissant et Miséricordieux à leur égard », sourate le repentir, v.117

Mais le Messager et ceux qui ont cru avec lui ont lutté avec leurs biens et leurs personnes. Ceux-là auront les bonnes choses et ce sont eux qui réussiront. Allah a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour qu’ils y demeurent éternellement. Voilà l’énorme succès!”, sourate le repentir, v.88,89

“Allah a très certainement agréé les croyants quand ils t’ont prêté le serment d’allégeance sous l’arbre. Il a su ce qu’il y avait dans leurs coeurs, et a fait descendre sur eux la quiétude, et Il les a récompensés par une victoire proche », sourate la victoire éclatante, v.18

« [Il appartient aussi] aux émigrés besogneux qui ont été expulsés de leurs demeures et de leurs biens, tandis qu’ils recherchaient une grâce et un agrément d’Allah, et qu’ils portaient secours à (la cause d’) Allah et à Son Messager. Ceux-là sont les véridiques. Il [appartient également] à ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays et dans la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, et ne ressentent dans leurs coeurs aucune envie pour ce que [ces immigrés] ont reçu, et qui [les] préfèrent à eux-mêmes, même s’il y a pénurie chez eux. Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent. », sourate l’exode, v. 8,9

Preuves tirées de la Sunna :-

Abdullah Ibn Massoud (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « la meilleure époque c’est celle où je vivais, puis la suivante, puis celle qui suit. Puis viendront des gens de futilité dont le serment avance le témoignage et le témoigne avant le serment. » (unanimement rapporté)

Abou Horaira (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « n’insultez pas mes compagnons, n’insultez pas mes compagnons, par Allah, si l’un parmi vous fait charité autant que le mont d’Ohud, il n’atteindra même pas la moitié de leur grade », Rapporté par Al Bokhari et Muslim.

le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : «Allah, Allah, mes compagnons, ne leur lancez point d’injure, ni insulte après ma disparition ! Qui les aime, c’est moi qu’il aime, qui les haït, c’est moi qu’il haït, celui qui les lèse, c’est à moi qu’il lance sa lésion, par conséquent, il la lance contre Allah Qui risque de le punir. » Rapporté par Ahmed

Abou Horaira (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) interrogea : « qui parmi vous s’est réveillé à jeun ? C’est bien moi, répondit Abou Bakr. Qui a accompagné un convoi de funérailles aujourd’hui ?  C’est bien moi, répondit Abou Bakr. Qui a rendu visite à un malade aujourd’hui ?  C’est bien moi, répondit Abou Bakr. « Une fois qu’un homme fait toutes ces choses il sera certes au paradis », reprit le prophète. (rapporté par Muslim.

Le sujet : –

Allah, Gloire à Lui, a élu en faveur de son prophète(que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) des hommes purs et des compagnons honorables qui le crurent, soutinrent et sécurisèrent. Ils furent formés à son école (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), éduqués par lui, puisèrent de cette source pure qui abondait foi et force. En conséquence, ils étaient les gens les plus sincères, les plus érudits, les plus subtils en termes de compréhension, les plus œuvrant du bien. Ils portèrent l’étendard du Vrai aux quatre coins du monde sans rien craindre de reproche au sujet d’Allah dont ils gagnèrent la satisfaction. Ce sont bien les compagnons du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) choisis par Allah, Exalté soit-Il.

          Il s’agit d’une génération pionnière en matière de l’évolution de la vie, où elle transmit la lumière venant avec le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) au monde entier. Tant qu’on essaie de les rattraper, on n’y arrivera jamais. Il suffit de connaître que quel que soit le volume de ce que nous faisons, nous n’atteindrions guère la moitié d’un des leurs degrés. Cela est dû au fait qu’ils offrirent leurs âmes et biens pour sauver la religion d’Allah, Exalté soit-Il et son prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), Allah dit : « Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah: ils tuent, et ils se font tuer. C’est une promesse authentique qu’Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l’Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu’Allah à son engagement? Réjouissez-vous donc de l’échange que vous avez fait: Et c’est là le très grand succès. » sourate le repentir, v.111

          Si parmi les droits de notre prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) est de lire sa biographie et contempler sa Sunna dans le but de le prendre exemple à suivre, nous inspirer ses directives et interpréter sa loi, c’est également des droits de ses compagnons (qu’Allah les agrée) de connaître leurs vertus et places et de lire leur histoire pour assimiler leurs bonnes moralités en termes de leur manière d’adorer Allah (Gloire à Lui)  et de tirer des leçons morales de leur vie. Ce sont eux qu’Allah choisit pour accompagner son prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) et de propager son message après sa mort. Ils sont les meilleurs de la communauté. Allah les qualifie des bon attributs, les juge intègres et purifiés. L’humanité n’a connu point des gens pareils en termes de la piété, de la dévotion et de la sincérité à Allah, Gloire à Lui.

          Pour élucider leur place et leur grade sublime, Allah évoque leur noble compagnie du prophète, leurs vertus aussi bien dans le Noble Coran, la Torah et l’Evangile. Allah les qualifie des durs envers les mécréants sans transgression, miséricordieux entre eux, ils adorent Allah, Tout Seul, sans Lui rien associer, inclinés, prosternés, ne demandant de grâce que d’Allah. Les traces de l’adoration se manifestent sur leurs membres à tel point que lorsqu’on voit l’un d’eux, on réalise qu’il est parmi ceux qui aiment et craignent Allah. C’est pourquoi Allah les agrée, bienfait sans pareil !

          Si on consulte la Sunna du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), on réalise qu’elle abonde des hadiths qui prouvent la grâce des compagnons, leur degré élevé et leur place privilégiée. Les compagnons représente la meilleure époque du fait qu’ils crurent le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) au temps où les autres le démentirent, le soutinrent, sécurisèrent l’aidèrent avec biens et âmes, seulement pour le sentier d’Allah. Ahmed rapporte dans son Musnad qu’Abdullah Ibn Massoud dit : « Allah examine les cœurs de Ses serviteurs et trouve que le meilleur en est celui de Mohamad (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), ainsi Il l’élut pour Lui-même et le chargea de transmettre Son message. Puis, Il examine les cœurs après celui de Mohamad et trouve ceux de ses compagnons sont les meilleurs, alors Il les fait les ministres de Son prophète qui luttent pour sa religion. Ainsi, tout ce que les musulmans juge louable, il est ainsi auprès d’Allah et vise versa.

          On cite à ce propos ce que montre le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) concernant le fait que les compagnons sont les garants de la communauté musulmane, où il dit : « les astres sont les garants du ciel, lorsqu’ils disparaitront, le ciel aura la promesse apocalyptique d’Allah, moi, je suis le garant de mes compagnons, lorsque je paraitra, ils trouveront accomplie leur promesse divine, mes compagnons sont  les garants de ma communauté, lorsqu’ils périront, ma communauté trouvera son sort prédéterminé. » Rapporté par Muslim.

          Ainsi, la vie des compagnons épargne la communauté contre le danger d’innovations. Leur bénédiction s’étendit à deux générations successives. Abou Saïd Al Khodri (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « il y aura une ère où des groupes feront des expéditions et seront interrogés : y a-t-il parmi vous ce qui a accompagné le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) ? oui, répondra-t-on. Alors, on leur ouvre. Puis, il y aura une ère où des groupes feront des expéditions et seront interrogés : y a-t-il parmi vous ce qui a accompagné le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) ? oui, répondra-t-on. Alors, on leur ouvre. Puis,  il y aura une ère où des groupes feront des expéditions et seront interrogés : y a-t-il parmi vous ce qui a accompagné le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) ? oui, répondra-t-on. Alors, on leur ouvre. » (unanimement rapporté)

En outre, Allah témoigne en leur faveur la générosité, la grâce et le sacrifice au sentier d’Allah et en quête de Sa Satisfaction. En contrepartie, ils auront la jouissance perpétuelle au Demeure de l’Eternité. Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) dit : le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) nous ordonna un jour de faire une charité. Cet ordre correspondait à mon aisance où je dis : aujourd’hui j’avancerai Abou Bakr. J’apporta la moitié de mes biens. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) me demanda : « quoi as-tu réservé à ta famille ? Je répondit : j’ai apporté la première moitié et lui ai laissé l’autre. Abou Bakr apporta tous ses biens et le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lui demanda : « quoi as-tu réservé à ta famille ? » Abou Bakr répondit : je l’ai confié à Allah et Son messager. Je lui dit ! je ne suis guère en mesure de te concurrencer. (rapporté par At-Termizi)

          Vu cette place qu’occupe les compagnons du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), les aimer et préférer sur les autres fait alors partie de la foi, du fait que cela indique l’amour qu’éprouve le musulmans pour le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) qui les a choisis comme compagnons, alors les aimer c’est l’aimer lui-même. Al Baraâ Ibn Azeb ‘qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit au sujet des Ansârs (secoureurs) : « seul le croyant les aime et seul l’hypocrite les haït. Qui les aime, aime Allah et qui les haït, il haït Allah » (rapporté dans les deux sahihs).

          Alors, leur amour est un indice de foi alors que leur haine se tient preuve sur l’hypocrisie. Anas Ibn Malek qu’Allah l’agrée rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « la preuve de la foi c’est l’amour des ansars et celle de l’hypocrisie est leur haine » rapporté par Al Bokhari

          Il est strictement interdit de détracter les compagnons du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) du fait qu’il les loua et qu’Allah les agréa. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) nous interdit de les insulter dans plusieurs hadiths.

          Qui contemple la vie des compagnons réalisera une foi, soumission, amour pour Allah et Son Messager sans pareils, en outre, une interprétation minutieuse des bonnes moralités. Ils étaient les meilleurs leaders et maîtres qui ont donné l’exemple en donation généreuse, savoir et pratique, sacrifice dans le but de secourir la religion d’Allah. Le meilleur exemple est Ali Ibn Abou Taleb lorsqu’il s’est couché sur le lit du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) la veille de la migration pour le sauver avec corps et âme alors qu’il était conscient que les mécréants furent à l’affût et armés jusqu’aux dents.

Un autre exemple est Sohayeb le romain qui sacrifia ses bien pour secourir la religion d’Allah et de son prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui). Lorsqu’il entendit d’émigrer, les polythéistes lui dirent : tu nous vint larve, sans fortune, ni biens. Puis, une fois que tu t’enrichis, tu veux t’émigrer et porter sur toi tes biens ! jamais de la vie ! Il répondit : si je vous donne tous mes biens, vous me laisserez partir ? Oui, bien sûr, répondirent-ils. Il reprit : soyez témoins que je vous laisse tous mes biens. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lui dit : « négoce prospère, ô Sohayeb. A ce sujet est révélé le verset ! « Et il y a parmi les gens celui qui se sacrifie pour la recherche de l’agrément d’Allah. Et Allah est Compatissant envers Ses serviteurs.”

Abou Bakr donne le meilleur exemple en termes des œuvres pies à toutes les reprises conformément à des divers hadiths.

          Un jour, Omar Ibn al Khattab surveillait la Médine lorsqu’il tomba sur une femme avec deux garçons. Elle allumait le feu sous un récipient rempli d’eau, semblant leur préparer le repas, alors que les enfants criaient de faim. Omar dit : Salut à vous, ô gens de lumière, et il ne voulut pas dire, ô gens de feu. Et à toi, répondit la femme. Omar reprit : puis-je m’approcher ? Approche-toi convenablement ou repars, répliqua la femme. Omar demanda : de quoi s’agit-il ? La femme dit : la nuit et le froid nous ont fouetté. Omar redemanda : pourquoi ces enfants crient-ils ? C’est de la faim ? répondit la femme. Qu’est-ce qu’il y a dans le récipient ? demanda Omar. La femme répondit : c’est n’importe quoi avec quoi he cherche à les occuper jusqu’à ce qu’ils dorment. C’est Allah l’arbitre entre nous et Omar. Omar répondit : qu’Allah t »accorde Sa miséricorde, comment Omar arrive-t-il à connaître votre situation ? La femme répondit : comment-est-ce que se charge-t-il de notre affaire et nous délaisse ? Le transmetteur du hadith, Zayd Ibn Asslam dit : Omar me dit : allons-y, nous nous précipitions jusqu’à atteindre la maison de farine , où Omar y sortit une quantité de farine et une autre de grasse et me dit : aide moi à le porter. Je lui dit : c’est moi qui porte. Mais il reprit : porteras-tu mes péchés le Dernier Jour ? Il porta et nous nous précipiterions où il remit la farine et en prit un peu lui disant : agite le feu pour que je prépare le repas, ce ç tel point que la fumée transperçât sa barbe. Une fois que le repas est préparé, il lui dit : apporte-moi un récipient. Elle lui apporte une assiette où il vida le repas lui disant : nourris-les et je leur refroidis, ce jusqu’à ce qu’ils se rassasièrent. Au départ, la femme dit à Omar ! qu’Allah te récompense, Omar devrait être à ta place. Omar lui dit : dis bien plutôt et lorsque tu rencontreras le commandeur des Croyants, tu verras le bien. Omar prit un coin contempler les enfants sans rien parler jusqu’à ce qu’il entendit les enfants rire. Rapporté par Ahmed

          Les compagnonnes jouaient un rôle capital en termes de donation, sacrifice et générosité dont :

  • La mère des croyants Khadija Bint Khoweiled qui a soutenu son mari le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), sacrifia âme et biens et calma le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lorsqu’il revint effrayé après la rencontre de Gabriel lui disant: “Allah ne te lâchera guère, tu observes les liens de parenté, assistes, fais gagner l’impuissant et tu apporte l’aide au cas de fléau. Elle était la bonne épouse fidèle à son mari. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lui reconnaissait sa place et ses vertus. Ayescha dit que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) ne cessait d’évoquer les biensfaits de Khadija à tel point que j’ai senti la jalousie et lui dit: Allah, n-a-t-ll pas remplace des épouses meilleures? Mais non, Elle m’a cru alors que les m’ont mécru, m’a aide avec ses biens alors que les autres m’ont privé, Allah m”a accordé d’elle ma progéniture et m’a privé des autres.” Rapporté par Ahmed.
  • Parmi ces brillants exemples, on cite Oum Immarra Nassibah Bint K’àab l’ansarite de qui le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) raconte: pendant la bataille d’Ouhod, lorsque je me tournait à droite ou à gauche, je trouvait Oum Immarra lutter à côté de moi, tout home voulait tuer le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), se heurtait à Oum Un homme qui visait tuer le prophète et fut empêché par Oum Immarra la frappait avec son épée jusqu’à ce que les os de son épouse se dévoilent. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lui dit: “tu supportes plus que le supportable! Elle dit: mais je pourrais supporter advantage, ô prophète. Il lui fit: demande-moi ce que tu veux! Elle lui demande d’être avec lui au paradis, le prophète lui en promis, elle et ses siens. Elle dit: alors, je m’en fous de ce qui me frappe dans la vie d’ici bas.

La seule échappatoire nous est de suivre le modèle du prophète et de ses compagnons et compagnonnes, nous assimiler leurs caractères et moralités, du fait qu’ils sont exemples à suivre pour les musulmans toujours et partout.

 Il faut apprendre et faire apprendre à nos enfants et femmes les bonnes moralités des compagnons du prophète et leur sacrifice pour secourir la religion d’Allah.

La beauté, la douceur et le bon goût

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L’Islam est la religion de la civilisation, du progrès, de la beauté et de la perfection. Tous ses textes sacrés et ses orientations sages le prouvent fermement. Citons-en par exemple quelques versets : « De même qu’Il a créé pour vous les bestiaux qui vous procurent de chauds vêtements, ainsi que d’autres profits et certains aliments. [6] Ces animaux sont aussi l’objet de votre fierté, qu’ils soient au bercail ou au pâturage. », « Il a fait pour vous de la terre un berceau, y a tracé des chemins à votre intention, et qui fait tomber une eau du ciel. » Et c’est par cette eau que Nous faisons éclore des couples de plantes variées. », « N’est-ce pas Lui qui a créé les Cieux et la Terre ? Qui fait descendre, pour vous, du ciel une eau par laquelle Nous faisons croître des jardins splendides, dont vous n’auriez jamais pu faire pousser les arbres ? Y a-t-il donc une autre divinité avec le Seigneur ? Non, bien sûr ! Cependant, ces gens-là s’obstinent dans leur erreur. », « N’ont-ils pas remarqué comment les camélidés ont été créés, [18] comment le ciel a été élevé, [19] comment les montagnes ont été dressées, [20] et comment la terre a été nivelée ? », « Nous avons orné le ciel le plus proche de luminaires. ».

Le Coran nous ordonne de nous parer soigneusement et de porter un bel habit à chaque prière : « Ô fils d’Adam ! Mettez vos plus beaux habits à chaque prière ! Mangez et buvez en évitant tout excès ! Dieu n’aime pas les outranciers. [32] Dis : « Qui a déclaré illicites les parures et les mets succulents dont Dieu a gratifié Ses serviteurs ? » Réponds : « Ils sont destinés en cette vie aux croyants et ils seront leur apanage dans la vie future. » C’est ainsi que Nous exposons clairement Nos signes à des gens qui comprennent. ». Dans la sunna, le Prophète met l’accent sur la beauté en tant que valeur islamique vivement recommandée : « N’entrera pas au Paradis quiconque abrite dans son cœur le poids d’un atome d’orgueil. ». Un Compagnon dit : « Mais on se plait à se voir paré d’un bel habit et de belles chaussures. ». Le Prophète dit : « Dieu est beau et Il aime la beauté. Mais l’orgueil consiste à démentir l’autre s’il a raison[1]. ». Al-Moghira Ibn Cho’ba avait fait part de ses fiançailles au Prophète qui lui a dit : « N’est-il pas bon de voir ta fiancée ; peut-être que l’entente soit établie entre vous deux[2] ! ».

Le Prophète recommande aux Musulmans de se parfumer et d’avoir le visage souriant : « Ne méprisez rien des bonnes actions, ne serait-ce que de rencontrer ton frère avec un visage souriant[3]. ». Il considère la joie qu’on introduit dans le cœur du Musulman comme l’action pieuse la plus agréée par Allah, le Très-Haut : « L’œuvre la plus aimable à Allah est celle qui consiste à introduire de la joie dans le cœur du Musulman. ». Le Prophète recommandait à ses Compagnons de porter de beaux habits lors des fêtes et de différentes occasions religieuses.

En Islam, la beauté n’est pas celle restreinte aux belles apparences ; mais plutôt celle qui consiste dans les bons caractères, la douceur et la bonne conduite. A ce propos, Mostafa Sadiq ar-Raféi dit : « La meilleure femme est la femme intelligente qui est belle physiquement et moralement. Cette femme, si elle se marie avec un homme assorti, sème le bonheur dans le foyer conjugal. ».

Un poète arabe dit :

Peu importe sous quel aspect se présente l’homme tant que son honneur n’est pas entaché de méchanceté.

Elle nous reproche le fait que nous sommes moins nombreux.

Je lui dis en guise de réponse : peu nombreux sont les hommes nobles et généreux.

Que nous soyons peu nombreux et que notre voisin soit fort puissant en nombre, ceci ne nous affecte en rien.

Notre apparence, nos caractères, notre environnement, nos établissements éducatifs, nos jardins, nos lieux publics doivent refléter la beauté implacable de l’Islam. Il faut rejeter tout ce qui pourrait déformer le bon sens et altérer le bon goût. Rappelons que la parole douce et le bon choix des mots reflètent la beauté intérieure de l’homme et révèle son caractère civilisationnel. Le calife ‘Omar Ibn al-Khattab est passé devant des gens allumant du feu. Il les salués en disant : « Salut à vous, gens de la lumière ! ». Il a trouvé grossier de les saluer en disant : « Salut à vous, gens du feu. ». L’Islam nous recommande de bien choisir les mots et de ne pas proférer des grossièretés. A ce propos, Allah, Exalté soit-Il, dit : « Dis à Mes serviteurs d’employer dans leurs propos des mots aimables[4]. ». Que la beauté et le bon goût soient notre slogan !

[1] Sahih Muslim.

[2] Rapporté par at-Termizi.

[3] Sahih Muslim.

[4] Coran, al-Israa, 53.