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L’union de la patrie fait sa force

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, Qui dit dans Son Noble Livre : «et attachez-vous tous du pacte d’Allah et ne dispersez-vous pas» J’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah, l’Unique sans aucun associé, et que notre maître et prophète Mohamad est Son serviteur et Messager. O Allah, accorde Ton Salut et Tes Bénédictions à lui, à sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite..

Le prophète (SBL) vint avec un message qui appelle à l’union et à la solidarité et interdit la désunion et l’animosité. Il unit donc les arabes disparates pour en faire une seule communauté. Ils les associa avec la fraternité de la foi t attacha leurs cœurs du lien de l’affection. A ce propos, Allah, Gloire à Lui, dit : «Il a uni leurs cœurs (par la foi). Aurais-tu dépensé tout ce qui est sur terre, tu n’aurais pu unir leurs coeurs; mais c’est Allah qui les a unis, car Il est Puissant et Sage », « les croyants ne sont que des frères ». Le prophète, à son tour, ordonne l’affection, l’inter-clémence et la sympathie en disant : « les croyants en état d’affection, d’inter-clémence et de sympathie, ressemblent à un seul corps dont lorsqu’un organe souffre, les autres organes le consolent avec de la veille et de la fièvre ».

Cette affection n’est pas restreinte aux musulmans entre eux, elle renferme plutôt le monde entier. Allah, Gloire à Lui, dit : « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur ». Ce principe est affirmé par le Noble Coran lorsqu’il parle de la fraternité humaine entre les prophètes et leurs adversaires en matière de la doctrine. Allah, Gloire à Lui, dit : « et aux Ad, Nous envoyâmes leur frère Hud », « et aux Thamūd, nous envoyâmes leur frère Saleh » et « aux Madyan, nous envoyâmes leur frère Choëb ». Après avoir cité les prophètes prédécesseurs, Allah, Gloire à Lui, dit : « Certes, cette communauté qui est la vòtre est une communauté unique, et Je suis votre Seigneur. Adorez-Moi donc » et « Certes, cette communauté qui est la vòtre est une communauté unique, et Je suis votre Seigneur. Craignez-Moi donc ». L’imam Al Baghwi (qu’Allah l’agrée en Sa Miséricorde) dit : Allah envoya tous les prophètes pour établir la religion, l’affection et l’union et pour éviter la désunion et l’adversité.

Certes, cet appel islamique à l’union t à éviter la désunion et l’égoïsme, est l’un des éléments de la protection de la patrie et la sécurité de la société. Quel que soit son statut, l’individu est toujours chétif au sein d’une société faible, fort soit-il. En revanche, l’individu faible dans une société forte, en inspire une force. C’est pourquoi l’Islam élève l’importance de la citoyenneté et affirme que la patrie est à la fois par et pour tous ses citoyens. L’union de la patrie exige d’éviter la discrimination par confession, couleur ou ethnie. L’arabe ne prévaut sur le non-arabe, ni le blanc sur le noir que par la piété et la bonne œuvre. Dans ce contexte s’inscrit la feuille de Médine conclue par le prophète (SBL) avec les juifs, à qui il donna des droits égaux à ceux des musulmans en matière de la libéré, de la sécurité et de la paix. Il les engagea de la défense commune de Médine avec les musulmans. Cela se tient une preuve éclatante qu’en islam, la patrie renferme tous les citoyens tant que chacun observe ses obligations et responsabilités.

L’islam élève également le travail d’un esprit d’équipe. Il estime que l’union, la consolidation des efforts et l’exclusion des différends sont les devoirs de la communauté toujours et partout. C’est dans ce contexte qui s’inscrit l’Ordre Divin dans le Noble Coran : « et attachez-vous tous du pacte d’Allah et ne dispersez-vous pas ». Le prophète (SBL° dit : « Allah vous agrée trois choses et vous déteste trois autres. Il vous agrée de L’adorer sans Lui rien associer, de vous attacher tous de Son pacte et ne point vous disperser. Il vous déteste la médisance, l’abus d’interrogation et le gaspillage des biens ». Le prophète (SBL) donne une parabole de la communauté en état de son union, solidarité et entre-aide en disant : « le croyant est pour son confrère, comme une construction dont toutes les parties se consolident. Le prophète croisa ses doigts à titre illustratif ».

Le Noble Coran nous cite des exemples de cette union qui mena à préserver la patrie et la sécurité de la société. On en cite ce que fit Joseph (Salut sur lui) lorsqu’il dressa un plan, tous les égyptiens se rangèrent derrière lui, coopérèrent pour réaliser leur visée et mirent en application la notion de l’union. Ils travaillèrent en commun, chacun dans le cadre de sa puissance, selon le plan tracé et la finalité recherchée. Ainsi, le pays fut investi du bien-être, de la préservation, l’épanouissement et la puissance économique. Des quatre coins du monde, les gens vinrent prendre des biens d’Egypte. D’après Joseph ‘Salut sur lui), Allah, Gloire à Lui, raconte : « Alors [Joseph dit]: ‹Vous sèmerez pendant sept années consécutives. Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi, sauf le peu que vous consommerez. Viendront ensuite sept année de disette qui consommeront tout ce que vous aurez amassé pour elles sauf le peu que vous aurez réservé [comme semence]. Puis, viendra après cela une année où les gens seront secourus [par la pluie] et iront au pressoir. »

L’islam exhorte tout ce qui se tient un moyen de l’union et de la solidarité, telles la miséricorde, la souplesse et la sympathie. Allah, Gloire à Lui, dit : «C’est par quelque miséricorde de la part d’Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux! Mais si tu étais rude, au coeur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d’Allah). Et consulte-les à propos des affaires ; puis une fois que tu t’es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance ».

La miséricorde, la souplesse, le conjointement des cœurs sont des moyens pour l’union. Le prophète (SBL) dit : « la religion est une facilité, elle vainc quiconque cherche à la rendre rigide. Œuvrez donc convenablement, rapprochez vos œuvres, cherchez appui dans le travail du matin, du modo et d’une partie de la nuit ». Il dit également : « je suis envoyé avec la pure religion tolérante ».

L’islam appelle à propager la cohésion et la paix entre tous les membres de la société sans égard pour leurs diverses croyances. Allah, Gloire à Lui, dit : « Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables ».  Le prophète (SBL) s’entretenait avec les non-musulmans en fonction de cette directive coranique ; il les rendait bonté, en acceptait les cadeaux, agréait les invitations, rendait visite aux malades, ce pour montrer la tolérance de cette religion et sauvegarder la cohésion de la société.

L’obligation urgente prioritaire exige que tous les citoyens honnêtes conscients de la nature de l’époque, se rangent tous pour établir l’autosuffisance à leur patrie, chacun dans le cadre de son domaine : les médecins, les juristes, les ingénieurs, les agronomes, les enseignants et tous les spécialistes dans tous les arts. Il faut ancrer l’esprit de la donation généreuse, celui-ci travaille par ses propres mains, celui-là dépense de ses propres biens, un troisième enseigne aux gens. Ainsi, on se sert de toutes les potentialités au service de la patrie. C’est bien le vif de notre religion. Allan s’adresse à nous tous : « C’est Lui qui vous a soumis la terre : parcourez donc ses grandes étendues. Mangez de ce qu’Il vous fournit. Vers Lui est la Résurrection » et « Puis quand la Salat est achevée, dispersez-vous sur la terre, et recherchez [quelque effet] de la grâce d’Allah, et invoquez beaucoup Allah afin que vous réussissiez ».  

Disant cela, j’implore le Pardon d’Allah aussi bien pour moi que pour vous.

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Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés au prophète honnête, à sa famille, ses compagnons et ce qui leur suit d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite… mes frères en islam !

Feuilletant les événements historiques on réalise que la désunion est à l’origine de la défaite et de la faiblesse. Le Noble Coran nous met en garde contre ce danger, où Allah, Gloire à Lui, dit ; « Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment. » et « Et obéissez à Allah et à Son messager ; et ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et perdrez votre force. Et soyez endurants, car Allah est avec les endurants ». En outre, la désunion efface la grandeur de la communauté, lui cause la faiblesse et l’humilité. Il suffit pour se lettre en garde contre la division que celui qui meurt en s’en engageant, meurt comme les antéislamiques.

C’est pourquoi l’islam lutte contre tout comportement susceptible de mener à la désunion. Il interdit le racisme qui est l’un des aspects du fanatisme haïssable préislamique. Le prophète (SBL) dit : « Allah, Gloire à Lui, vous dissipa le fanatisme et la fierté préislamiques. Il n’y a plus que croyant pieux ou criminel malheureux. Vous êtes les descendants d’Adam créé de la terre ». Il montre également que les humains sont égaux en droits et devoirs en disant : «ô les humains, botre Seigneur est Unique, votre aïeul est le même. L’arabe ne prévaut sur le non-arabe, ni le non-arabe sur l’arabe, ni le blanc sur le rouge, ni le rouge sur le blanc que par la piété ».

O Allah ! Unifie nos rangs, unis nos cœurs, oriente-nous vers ce que Tu aimes et agrées, accorde-nous la sincérité de travail, préserve notre Egypte et élève son étendard dans le monde entier.

Droits et devoirs de la jeunesse

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, Qui dit dans Son Noble Livre : «ce sont des jeunes gens qui crurent en leur Seigneur et Nous les accorâmes de la bonne guidée» J’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah, l’Unique sans aucun associé, et que notre maître et prophète Mohamad est Son serviteur et Messager. O Allah, accorde Ton Salut et Tes Bénédictions à lui, à sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite..

La jeunesse est la phase la plus importante de l’âge de l’être humain. C’est en effet la phase de la force corporelle, de la maturité, de la vivacité, de l’activité, de la donation généreuse, du vaste espoir et de l’ouverture à la vie. Sans doute, les jeunes gens sont les piliers de la communauté, son cœur balbutiant, son bras fort. Personne ne pourrait mettre en négation leur rôle important dans la fondation des patries, la renaissance et le progrès des nations.

Le Noble Coran qualifie la jeunesse de la phase de la force entre deux phases de faiblesse : la faiblesse de l’enfance et celle de la vieillesse. Allah, Gloire à Lui, dit : « Allah, c’est Lui qui vous a créés faibles ; puis après la faiblesse, Il vous donne la force ; puis après la force, Il vous réduit à la faiblesse et à la vieillesse ». C’est pourquoi l’âge de l’envoi des prophètes est celui de la jeunesse. Parlant de Joseph (salut sur lui), Allah, Gloire à Lui, dit : « Et quand il eut atteint sa maturité Nous lui accordâmes sagesse et savoir. C’est ainsi que nous récompensons les bienfaisants ». Parlant de Moïse, Il dit : « Et quand il eut atteint sa maturité et sa plein formation, Nous lui donnâmes la faculté de juger et une science. C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants ». D’après Abdullah Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée, lui et son père) : Allah n’a envoyé qu’un homme à l’âge de le jeunesse et personne n’est devenu savant qu’à l’âge de la jeunesse ». Ibrahim (confident du Tout Miséricordieux) fit face aux idolâtres alors qu’il était à l’âge de la jeunesse. Parlant de cela, Allah dot : « (Certains) dirent : ‹Nous avons entendu un jeune homme médire d’elles ; il s’appelle Abraham› ». Le Noble Coran montre également l’intelligence et la perspicacité de notre maître Salomon (salut sur lui), alors qu’il était jeune homme « Nous le fîmes comprendre ç Salomon et accordâmes à tous les deux une sagesse et une science ». La jeunesse, la force et l’honnêteté de Moïse poussèrent la fille de l’homme vertueux à en exprimer. Le Noble Coran nous le raconte : « L’une d’elles dit : ‹Ô mon père, engage-le [à ton service] moyennant salaire, car le meilleur à engager c’est celui qui est fort et digne de confiance ». Allah, Gloire à Lui, s’adresse à Yahia (salut sur lui) le chargeant d’assumer la responsabilité de la science et de la prédication à l’âge de la jeunesse, de la force et de la volonté ferme. Allah, Gloire à Lui, dit : «…‹Ô Yahya, tiens fermement au Livre (la Thora)!› Nous lui donnâmes la sagesse alors qu’il était enfant »

Vu l’importance de cette phase de l’âge humain, le prophète (SBL) affirme qu’Allah, Gloire à Lui, interrogera dans l’au-delà, le serviteur au sujet de cette phase de jeunesse, ce pour que l’homme s’efforce à en profiter au maximum et la saisir pour son intérêt et celui du tout le monde. Il dit : « aucun serviteur ne sera affranchi dans l’au-delà avant d’être interrogé au sujet de quatre choses : de son âge et en quoi il la passa, de sa jeunesse et comment il la consomma et de ses biens : comment il les gagna et en quoi il les dépensa ». L’islam accorde une attention particulière aux jeunes gens leur consacrant des droits et les chargeant des devoirs. Ils ont le droit en enseignement, orientation et bonne formation. Le Noble Coran nous raconte l’attitude de Luqman le sage vis-à-vis de son fils. Il lui inspira les bonnes moralités et l’exhorta à la réforme, à la donation généreuse et de se qualifier des bonnes valeurs. A ce propos, Allah, Gloire à Lui, dot : «Et lorsque Luqman dit à son fils tout en l’exhortant : ‹Ô mon fils, ne donne pas d’associé à Allah, car l’association à [Allah] est vraiment une injustice énorme›. » Il dit également : « ‹Ô mon enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, ou dans les cieux ou dans la terre, Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur. Ô mon enfant, accomplis la Salat, commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise !  Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance : car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole. Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la plus détestée des voix, c’est bien la voix des ânes›. » C’était exactement la même attitude menée par le prophète (SBL) vis-à-vis de la jeunesse. Il leur accordait une attention particulière, était soucieux de les former, préparer, ancrer à leurs esprits les principes de la pure religion, de l’amour de savoir et de se distinguer. D’après Abdullah Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée, lui et son père) dit : j’étais avec le prophète (SBL), il me dit : « ô mon jeune homme ! J’entends t’enseigner certaines formules : observe les Ordres d’Allah, Il te préservera, observe les Ordres d’Allah, tu Le trouveras toujours te soutenir. Lorsque tu demandes de la grâce, c’est à Allah de le demander. Si tu demandes secours, c’est d’Allah de le demander. Saches que si la communauté entière se rassemble pour t’apporter une utilité, elle ne le fera que dans le cadre d’une chose qu’Allah prescrit déjà à toi. Saches que si la communauté entière se rassemble pour t’apporter un préjudice, elle ne le fera que dans le cadre d’une chose qu’Allah prescrit déjà à toi. Mission accomplie ».

Après le bon enseignement et l’entrainement efficace vient le droit des jeunes en matière de l’intégration. Il faut les pousser, chacun dans le cadre de sa science, ses moyens et compétences, aux positions du travail, de la direction et de la responsabilité. C’est ce que faisait le prophète (SBL) lorsqu’il se servait au maximum des diverses potentialités des jeunes les poussant à se livrer aux batailles de la vie. Il confia la confidentialité de son appel à un jeune homme de 18 ans, à savoir, Al Arqam Ibn Abou Al Arqam (qu’Allah l’agrée) dont la maison était le siège du prophète (SBL) et ses compagnons (qu’Allah les agrée) au début de l’Appel à l’islam. Le prophète (SBL) nomma Oussama Ibn Zayd (qu’Allah l’agrée) chef d’armée à l’âge de 18 ans. Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) invitait à son assemblée les jeunes à côté des vieux et il les consultait en plusieurs questions. Il disait : il ne faut pas que le jeune âge de l’un de vous l’empêche de donner son avis, car, la science ne dépend point, ni de la jeunesse, ni de la vieillesse, mais Allah l’accorde à qui Il Veut. Son assemblée regroupait des jeunes hommes dont en tête Abdullah Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée, lui et son père), de qui Omar (qu’Allah l’agrée) dit : il dispose d’une langue qui ne cesse d’interroger et d’un cœur qui raisonne inlassablement.

Cette attention accordée n’était pas restreinte aux jeunes gens, elle s’étendait également aux jeunes filles qui jouaient un rôle prépondérant dans la création de la civilisation islamique. Leur action se produisait dans la guerre comme dans la paix. On cite à ce propos Asmaà Bint Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) et son grand rôle au cours de la migration prophétique. Elle fournissait au prophète (SBL) et à Abou Bakr, la nourriture et la boisson. Les jeunes filles jouaient également un grand rôle dans les moments les plus difficiles et critiques. Dans les champs de batailles, elles secouraient les blessés, abreuvaient les guerriers, comme ce fut le jour d’Ouhd. Anas (qu’Allah l’agrée) dit : « je vis Ayesha, fille d’Abou Bakr et Om Soléim transporter les réservoirs d’eau sur leurs dos, les vider aux bouches des soldats, revenir les remplir puis venir les vider aux bouches et ainsi de suite.

Disant cela, j’implore le Pardon d’Allah aussi bien pour moi que pour vous.

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Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés au prophète honnête, à sa famille, ses compagnons et ce qui leur suit d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite… mes frères en islam !

Les obligations qui incombent aux jeunes sont nombreuses. Tout d’abord, il faut qu’ils s’arment de la science, de la bonne compréhension et de l’enseignement continu. Les progrès scientifiques ne cessent de se développer. Nos jeunes doivent poursuivre les nouveautés, considérer les exigences du marché de travail et de la patrie. Ils doivent se servir des programmes, stages et expériences requises pour être capables à faire-face aux défis. Allah, Gloire à Lui, n’ordonna Son prophète (SBL) de demander croissance d’une chose de la vie quotidienne, sauf la science, où Il dit : « et dis ; mon Seigneur, accrois-moi la science ».

  Ensuite, ils doivent se soucier des expertises et d’éviter l’orgueil. Ils doivent tirer profit des expériences et de la sagesse de leurs prédécesseurs. La relation entre les générations successives n’est pas basée, ni sur l’exclusion, ni le conflit. Elle est basée plutôt sur la complémentarité et le bon conseil. Il faut éviter l’orgueil destructif qui fait perdre l’orgueilleux. Allah, Gloire à Lui, dit : « Et ne foule pas la terre avec orgueil : tu ne sauras jamais fendre la terre et tu ne pourras jamais atteindre la hauteur des montagnes ! » Le prophète (SBL) dit : « il y a trois choses qui font périr : une parcimonie poursuivie, une passion obéie et l’orgueil qui pousse chacun à n’adopter que son avis ».

Il faut réactualiser l’établissement de l’intention de servir la religion et la patrie. On est rétribué autant qu’on aie l’intention sincère. Le prophète (SBL° dit : « les actes sont comptés en fonction de l’intention et chacun sera rétribué en vertu de son intention ».

Il faut saisir l’occasion pour déployer davantage d’efforts tout en saisissant que le chemin est encore long et la responsabilité est tellement lourde. Nous vivons dans un monde si mouvementé qui ne donne occasion qu’à ceux qui travaillent sérieusement et accomplissement parfaitement leurs obligations. Pour réaliser nos ambitions et atteindre la place que nous cherchons aussi bien pour nous que pour notre pays, il faut déployer le maximum d’efforts dans notre travail.

Il faut rendre à la patrie son dû concernant l’éducation, la formation et l’intégration. La patrie a droit sur ses habitants qui vivent sur son sol, se nourrissent de ses biens, en gardent des souvenirs et de l’histoire. Il faut s’armer de la bonne volonté, de la science et de la création. Notre slogan est : l’allégeance et la générosité à titre de service à rendre à cette patrie et en défendre les territoires.

O Allah, bénis nos jeunes gens et jeunes filles, protège-les contre tout malheur, oriente-les vers la construction et l’urbanisation, guide-les vers ce qui est réforme aussi bien pour les pays que pour les serviteurs. Protège notre Egypte ainsi que tous les pays du monde.

 

La communauté de «Lire », la communauté de la perfection Entre les savants de la communauté et ceux de la sédition

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, Qui dit dans Son Noble Livre : «Dis : « Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? » Seuls les doués d’intelligence se rappellent.» J’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah, l’Unique sans aucun associé, et que notre maître et prophète Mohamad est Son serviteur et Messager. O Allah, accorde Ton Salut et Tes Bénédictions à lui, à sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite..

L’islam exhorte de parcourir la science et incite à y déployer les efforts très sérieux. Preuve à l’appui en est le fait que les premiers versets coraniques révélés sont le Dire d’Allah, Gloire à Lui : « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé,
qui a créé l’homme d’une adhérence.
Lis! Ton Seigneur est le Très Noble,
qui a enseigné par la plume [le calame], a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas. » Le premier ordre céleste révélé exige de lire. La lecture est la première voie qui mène à la science. Vient ensuite l’allusion au calame qui est l’outil d’inscrire la science. Cela attire l’attention vers la vertu de la science, l’incitation à la chercher et l’exhortation à la parcourir. Cela fait allusion au fait que l’islam e’y la religion de la science et du savoir et que la communauté musulmane est celle de la science et fondatrice de la civilisation.

Une surate entière du Noble Coran porte le nom du calame. Allah, Gloire à Lui, débute cette Sourate par dire : «Noun. Par la plume et ce qu’ils écrivent ! »  Ce à titre de mettre l’accent sur l’importance des outils et moyens de la science. Il suffi à la science pour honneur le fait qu’Allah, Gloire à Lui, n’ordonna à Son prophète (SBL) de demander de croissance qu’en matière de la science. Il dit, Gloire à Lui : « et dis mon Seigneur, accrois-moi la science ». Le prophète (SBL) considère la sortie en quête de la science comme étant dans le Sentier d’Allah et que les efforts dans la recherche de la science constitue un moyen de l’accès au Paradis. Il dit à ce propos : « quiconque sort en quête de la science est dans le Sentier d’Allah jusqu’à son retour ». Il dit également : « quiconque emprunte une voie à la recherche de la science, Allah lui en facilite une voie vers le Paradis ». La science est l’un des piliers de la fondation des Etats et de leur progrès. C’est grâce à laquelle que l’homme remporte le prestige et la bonne place.

Le Noble Coran élève le prestige des savants sans égard pour leurs diverses disciplines. Allah, Gloire à Lui, dit : « Allah élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir. Allah est parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » Allah, Exalté Soit-Il, témoigne en faveur des savants qu’ils sont ceux qui Le craignent véritablement en disant : « seuls les savants craignent Allah, parmi toutes Ses créatures. Allah est, certes, Puissant et Pardonneur. » Ce par leur position bien élevée et leur prestige qu’Allah les honora de faire le témoignage sur le Témoigné le Plus Suprême en disant : « Allah atteste, et aussi les Anges et les doués de science, qu’il n’y a point de divinité à part Lui, le Mainteneur de la justice. Point de divinité à part Lui, le Puissant, le Sage ! »

Le prophète (SBL) affirme que les savants sont les héritiers des prophètes en matière de l’orientation des gens vers le vrai, la lumière, la réforme et la construction. Il dit : « les savants sont les héritiers des prophètes. Ces derniers ne firent hériter ni dinar, ni dirham, mais plutôt la science. Quiconque s’en empare, il prend la bonne fortune ». Le prophète (SBL) dit également : la préférence du savant sur le non-savant est pareille à celle de la pleine lune sur tous les astres ».

Certes, les savants honorés par Allah, Gloire à Lui et loués par le prophète (SBL) sont les fidèles savants de la communauté conscient de la grandeur du dépôt qu’ils portent ; celui de la science, de la prédication et de l’exposé. Notre prophète (SBL) dit : «qu’Allah rende honoré le visage de ce qui entend ma parole et la transmet autant qu’il l’entend ». Les fidèles savants de la communauté sont ceux conscients de la mission pour laquelle Allah les choisit. Il ne s’agit point d’une mission basée sur le fait de gagner la vie ni par la science, ni par la religion. La mission de laquelle ils se chargent est plus sublime et plus grandiose. Allah, Gloire à Lui, ordonne Son prophète Mohamad (SBL) : « dis, je ne vous demande pour contrepartie aucun salaire, ma rétribution n’incombe qu’Allah. Il est Témoin de toute chose ». Il dit également : « je ne vous demande pour cet appel de salaire, sauf si certains de vous ont envie d’emprunter une voie pour son Seigneur ». Allah raconte d’après Ses prophètes : Noé, Hud, Saleh, Lot et Choäib (salut sur eux tous) : « et je ne vous demande point pour cet appel de salaire ; ma rétribution n’incombe qu’au Seigneur de l’Univers ». Cette formule commune réalise l’unité de la visée, de la méthode, la sincérité de l’intention vis-à-vis d’Allah, l’Unique et la pleine dévotion à Lui.

Les vrais savants de la communauté sont ceux qui déploient leurs temps et efforts et offrent leur science au service de leur religion et leur patrie. Là, ils orientent les gens vers le juste-milieu, la modération, la tolérance et la miséricorde. Donc, leur appel ont pour fruit des générations bénéfiques qui construisent sans détruire, peupler sans ravager, élèvent les valeurs humaines, rendent sublime la dignité humaine, coexistent pacifiquement et paisiblement avec tout le monde. C’est bien la science utile qui profite à son auteur après sa mort. Notre prophète (SBL) dit : « lorsque l’adamique meurt, son œuvre termine sauf pour trois choses : une charité durable, une science utile et un enfant vertueux qui fait des invocations à sa faveur ». Le prophète (SBL) demandait secours auprès d’Allah contre cette science inutile qui ne construit pas, ni peuple, ni ajuste les moralités et la conduite. Il dit : « demandez à Allah une science utile et demandez-Lui secours contre la science inutile ». Parmi les invocations du prophète (SBL) : « ô Allah, je demande secours auprès de Toi contre une science inutile, un cœur non recueillant, une âme loin de se rassasier et une invocation inexaucée ».

Disant cela, j’implore le Pardon d’Allah aussi bien pour moi que pour vous.

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Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés au prophète honnête, à sa famille, ses compagnons et ce qui les suit d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite… mes frères en islam !

Les fidèles savants de la communauté sont les gens de la bonne guidée, de la bonne allure, de la modération et du juste-milieu dont ils portent l’étendard toujours. Ils dissipent de la religion d’Allah la déviation des intégristes et les mauvaises interprétations des ignorants, ainsi que les mensonges forgés par les gens du faux.

Quant aux savants de la sédition qui prennent la religion d’Allah pour monture dans le but de réaliser leurs objectifs et finalités, ceux-ci osèrent d’attaquer la religion d’Allah, Gloire à Lui, lancèrent des fatwas nuisibles et inutiles qui dispersent au lieu de réunir, détruisent au lieu de construire et ouvrent à la communauté la porte de l’excommunication contre laquelle l’islam mit en garde. Le prophète (SBL) dit : « si quelqu’un dit à son confrère : tu es mécréant, l’un des deux en est méritoire ; soit son frère est effectivement mécréant, soit l’accusant le serait ».

Les savants de la sédition prennent l’intégrisme, l’extrémisme et l’étroitesse pour leur propre méthode, qui est très loin de la tolérance et de modération de l’islam. L’islam lève des humains toute gêne, leur dissipe toute difficulté. Allah, Gloire à Lui, dit : « en matière de la religion, Il ne vous impose aucune gêne ». Notre prophète (SBL) dit : «apportez de la bonne nouvelle, ne décevez point, facilitez et ne rendez rien difficile ». Abusez de la rigueur en matière des fatwas, contredit la modération tolérante de l’islam. Allah, Gloire à Lui, dit : «Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens ». La justesse signifie la justice, la modération et le fait d’éviter l’excès qui est à l’origine de la perte des nations. Le prophète (SBL) dit : « évitez l’excès en religion, car cela fit périr les nations avant vous ». Sofiane Al Thawri (qu’Allah le prenne en Sa Miséricorde) dit : «pour nous, la science se fonde sur trouver le permis en fonction de la bonne compréhension. Pour la rigueur, tous sont capables de la mettre en œuvre.

  Pareils aux savants de la sédition sont ceux de mortification qui parlent sans savoir. Ils ne sont pas conscients du besoin que la communauté emprunte les moyens, ni savent que le peuplement de la vie est l’une des sublimes finalités des religions. Les gens ne respectent pas notre religion à moins que nous ne soyons progressés dans nos affaires de la vie. En cas de progrès dans la vie, les gens respectent notre vie et notre religion. Ceux qui ne le comprennent pas consacrent leurs exhortations pour mettre en garde d’une façon absolue, contre la vie terrestre. Cela piège les masses populaires dans la mauvaise compréhension des rapports entre la vie et la religion et la nécessité de faire recours aux moyens. Ils ont mal compris la dévotion comme l’abandon de la vie, oubliant le Dire d’Allah, Gloire à Lui : « Seigneur ! Accorde nous belle ici-bas, et belle part aussi dans l’au-delà ; et protège-nous du châtiment du Feu ! ›. »

Nous affirmons qu’oser de donner des fatwas de la part des non-spécialistes, est un égarement et une errance. Très souvent, la fatwa donnée sans bien-fondé scientifique, nuit à la vie de personnes. D’après DJabir Ibn Abdullah (qu’Allah l’agrée, lui et son père) : nous sortîmes en voyage. Une pierre frappa un homme parmi nous et lui blessa la tête. Cet homme fit un songe érotique. Il interrogea ses compagnons : est-ce que vous le trouvez permis de faire des ablutions sèches ? Ils répondirent ; nous ne vous trouvons aucun permis, tu es capable d’employer de l’eau. Il fit les grandes ablutions et mort. Arrivés chez le prophète (SBL), nous l’informâmes de ce qui s’était passé. Le prophète dit : « ils l’ont tués, qu’Allah les périsse. Ils devaient interroger, s’ils l’ignoraient. Le remède à l’ignorant est l’interrogation. Cet homme mort pourrait se contenter de faire des ablutions sèches tout en serrant une bande sur sa blessure, essuyer sur elle puis se laver le reste de son corps ».

On a très besoin que chacun de nous se contente de donner avis dans le cadre de ce qu’il connait et déployer ses efforts dans les limites de sa discipline, ce pour Satisfaire à Allah, Gloire à Lui et respect de la science et de la mission de la parole. Combien des mots sont lancés sans savoir qui conduit au ravage, à la destruction et à la corruption. Garder le silence vaut mieux que dire des paroles nuisibles et inutiles. Si l’ignorant garde le silence, il n’y aura plus de différend. Notre prophète (SBL) dit : « quiconque croit en Allah et au Dernier-Jour, qu’il dise bien ou qu’il se taise ».

O Allah, montre-nous clairement le vrai et assiste-nous de le suivre, montre-nous évidemment le faux et aide-nous à l’éviter, enseigne-nous ce qui nous est utile, profite-nous de ce que Tu nous enseigne et protège Notre Égypte et tous les pays du monde.

 

Le lien de causalité est une Tradition Divine

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, Qui dit dans Son Noble Livre : «Et dis : ‹Œuvrez, car Allah va voir votre oeuvre, de même que Son messager et les croyants, et vous serez ramenés vers Celui qui connaît bien l’invisible et le visible. Alors Il vous informera de ce que vous faisiez›» J’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah, l’Unique sans aucun associé, et que notre maître et prophète Mohamad est Son serviteur et Messager. O Allah, accorde Ton Salut et Tes Bénédictions à lui, à sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite..

Allah, Gloire à Lui, établit pour le cosmos des traditions et des lois qui l’organisent, ainsi que des règles qui fonctionnent son mouvement. Aucune chose à suivre ne pourrait précéder n’importe quelle chose à avancer, ni vice-versa. Allah, Gloire à Lui, dit : « Le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour; et chacun vogue dans une orbite ». Il dit également : « Or, jamais tu ne trouveras de changement dans la règle d’Allah, et jamais tu ne trouveras de déviation dans la règle d’Allah ». Allah, Gloire à Lui, fit de ces règles une mesure qui cadence les règles de base de la vie, réalisent le peuplement de la terre et la maintiennent. Cela se tient l’une des sublimes finalités de la création. A cet égard, Allah, Gloire à Lui, dit : « c’est Lui Qui vous créa de la terre et vous chargea de la peuple » et « ne semez point la corruption sur la terre après sa réforme ». Certes, les nations qui réalisèrent la vérité de ces Traditions Divines et œuvrèrent en fonction de leurs exigences, remportèrent la prédominance et le progrès, non-musulmanes soient-elles, même si elles n’adoptent aucune confession. Des telles lois naturelles sont loin de prendre parti pris en faveur de personne.

Le lien de causalité est l’une des règles cosmiques divines. Allah, Gloire à Lui, créa les causes et les conséquences et ordonna de faire recours aux causes. En présence des causes se réalisent ls conséquences. Il s’agit d’une loi générale qui renferme tout l’univers toujours et partout. Tout acte a une cause. Le feu est la cause de l’incendie, le meurtre est celle de la mort, le labour et la semence des céréales sont les causes de l’agriculture, le manger mène à la satiété, le travail dur conduit au succès, la paresse et l’indifférence vouent à l’échec et ainsi de suite.

Parcourir la terre et œuvrer sont une obligation religieuse et un devoir à la fois légal et national. Allah, dit : « C’est Lui qui vous a soumis la terre : parcourez donc ses grandes étendues. Mangez de ce qu’Il vous fournit. Vers Lui est la Résurrection » et «Puis quand la Salat est achevée, dispersez-vous sur la terre, et recherchez [quelque effet] de la grâce d’Allah, et invoquez beaucoup Allah afin que vous réussissiez. ». C’est bien le concept de l’islam en matière du parcours et du travail pour peupler la terre. Aucun prétexte ne nous sert lorsque nous ratons le progrès. Toute prétendue à ce propos n’a rien à voir avec la religion. Il s’agit plutôt des prétendues de l’inertie, de la paresse et de l’arriération de la caravane de la civilisation.

Contemplant les biographies des prophètes et vertueux, on réalise qu’ils s’efforçaient de recourir aux causes dans toutes les affaires de leur vie. Noé (salut sur lui) était charpentier. Après une longue vie de son appel destiné à son peuple, Allah, Gloire à Lui, l’ordonna de construire l’arche. Allah, Gloire à Lui, dit : «Et construis l’arche sous Nos yeux et d’après Notre révélation. Et ne M’interpelle plus au sujet des injustes, car ils vont être noyés ». Allah, Gloire à Lui, pourrait sauver Noé sans cause, ni travail. Mais, Il nous enseigne la nécessité de recourir aux causes. Noé exécuta l’Ordre de son Seigneur et se mit à construire l’arche sans lassitude en dépit de la raillerie de son peuple. A ce propos, Allah, Gloire à Lui, dit : « Et il construisait l’arche. Et chaque fois que des notables de son peuple passaient près de lui, ils se moquaient de lui. Il dit : ‹Si vous vous moquez de nous, eh bien, nous nous moquerons de vous, comme vous vous moquerez [de nous]. » Il continua son travail et Allah, Exalté Soit-Il, le sauva, lui et les croyants avec lui.

David (salut sur lui) était forgeron. Allah, Gloire à Lui, l’enseigna ce métier dont l’utilité et les bons effets le profitent, lui et la société. Allah, Gloire à Lui, dit : « Nous avons certes accordé une grâce à David de notre part. Ô montagnes et oiseaux, répétez avec lui (les louanges d’Allah). Et pour lui, Nous avons amolli le fer (en lui disant): ‹Fabrique des cottes de mailles complètes et mesure bien les mailles›. Et faites le bien. Je suis Clairvoyant sur ce que vous faites. » Le prophète (SBL) dit : « personne n’est meilleure de celui qui se nourrit du travail de sa propre main. David, le prophète d’Allah, mangeait du fruit du travail de sa propre main ».  Dans le récit de Joseph (salut sur lui), le recours aux causes et la planification soigneuses résultèrent de sauver les gens et le pays d’une famine meurtrière et d’un danger persistant. Joseph fit recours aux causes et prépara un long plan bien examiné pour sauver le pays d’une famine qui frappa le monde entier. Ainsi, son pays attint l’abondance, le bien-être, la protection et la puissance économique. Des quatre coins du monde, les gens se déferlèrent en Egypte pour en prendre des biens. Le Noble Coran cita ce récit d’après Joseph (salut sur lui) par dire : « Alors [Joseph dit]: ‹Vous sèmerez pendant sept années consécutives. Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi, sauf le peu que vous consommerez. Viendront ensuite sept année de disette qui consommeront tout ce que vous aurez amassé pour elles sauf le peu que vous aurez réservé [comme semence].  Puis, viendra après cela une année où les gens seront secourus [par la pluie] et iront au pressoir.› » Passons à la Sainte-Vierge Marie. La subsistance lui venait en abondance d’une manière qui éblouit le prophète d’Allah Zacharie (salut sur lui) d’après ce que cite le Noble Coran d’après lui : « Chaque fois que celui-ci entrait auprès d’elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d’elle de la nourriture. Il dit : ‹Ô Marie, d’où te vient cette nourriture ? › – Elle dit : ‹Cela me vient d’Allah›. Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter ». Dans une autre situation, malgré la faiblesse et la douleur de Marie, Allah l’ordonne de secouer le tronc du palmier pour que les dattes lui tombent. Si Allah voulait qu’elles tombent sans rien faire, Il l’aurait fait. Mais Il, Gloire à Lui, nous enseigne de nous servir de causes et de bien travailler. Il lui dit : « Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. »

Béni soit le poète qui dit :

Remets-toi au Tout Miséricordieux dans toute l’affaire

Ne penche-toi point un jour de l’impuissance délaissant le parcours.

Ne vois-tu pas qu’Allah dit à Marie

Secoue le tronc, donc les dattes tombent

S’Il vouait qu’elle la ramasse sans secouement

Elle l’aurait ramassé, mais tout acte est indissociable de son cause.

Notre noble prophète (SBL) donna le meilleur exemple en matière de se servir des moyens au cours de sa périple de migration. Il enseigna à sa communauté la planification parfaite et la préparation vertigineuse en tant que nécessité de succès et condition pour surmonter les inconvénients. Il prépara deux chamelles, choisit le compagnon honnête et détermina le temps réel et l’espace adéquat de la sortie et de l’élan. Il sortit la nuit de la maison d’Abou Bakr et se fit assister par un guide habile  de route, ce par une confiance ferme de la part du prophète (SBL) des hommes compétents et de l’investissement des potentialités, sans égard pour la différence d’idées, visions ou même de confessions. Ensuite, le prophète (SBL) chargea Amer Ibn Fohairah (qu’Allah l’agrée) de suivre leurs pas pour les effacer, ce par souci de se servir des moyens. Il était si conscient qu’Allah est Son Garant, lui et son compagnon. Néanmoins, le prophète (SBL) nous enseigne que la Loi Divine dans l’univers exige de se servir des moyens tout en vouant l’affaire intégrale à Allah, Gloire à Lui.

Disant cela, j’implore le Pardon d’Allah aussi bien pour moi que pour vous.

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Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés au prophète honnête, à sa famille, ses compagnons et ce qui les suit d’une rectitude jusqu’au Dernier-Jour.

Ensuite… mes frères en islam !

Se servir des moyens ne contredit point le fait de se remettre à Allah, Gloire à Lui. Quiconque connait la réalité de se mettre à Allah, s’efforce pour se servir des moyens. Le vrai remettant fait le maximum de ses efforts et rend l’affaire entièrement à Allah, Seul Détenteur de la Grâce et du Succès. Allah, Gloire à Lui, dit : « C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours ». Pour l’application pratique du sens de se remettre à Allah, le prophète (SBL) dit : « si vous vous remettez véritablement à Allah, Il vous donnera la subsistance autant qu’Il la donne aux oiseaux qui sortent le matin à ventres-vides et reviennent le soir à ventres-pleins ». Les oiseaux ne stockent guère de nourriture. Pourtant, ils ne se retardent point à parcourir en quête de la subsistance. Le matin, ils commencent leur parcours à la recherche de leur nourriture et reviennent le soir munis de la Grâce d’Allah. Ils œuvrent donc. Il s’agit alors d’une nature innée qui cadence le mouvement de la vie. Même si les oiseaux disposent de tout ce qui leur suffit toute leur vie, ils ne seront pas paresseux, ils parcourront davantage et sortiront tous les matins.

Le prophète (SBL) enseignait à ses compagnons le vrai sens de se servir des moyens dans toutes les affaires. Il interdisait la paresse et l’indifférence nuisibles et inutiles. On n’exagère point en affirmant que nous faisons du péché et lésons à nous-mêmes et à nos enfants lorsque nous renonçons à nous servir des moyens du progrès et d’épanouissement. Notre religion est celle de la science, du progrès, de la civilisation, de la beauté et de l’utilité de tous les humains. Un homme interrogea : ô Messager d’Allah ! Puis-je laisser la bride de ma chamelle en me remettant à Allah ? Le prophète (SBL) de répondre : « serre sa bride et remets-toi à Allah ». Ce fait est le recours aux moyens pour assurer la présence de la chamelle. La laisser débridée est susceptible de la faire perdre ou voler.

O Allah, assiste-nous à faire ce qui est utile à notre religion, à bien lever la place de notre peuple, notre pays et de tous les pays du monde.