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Les vertus des compagnons du prophète
(qu’Allah les agrée) et certains exemples de leur biographie
16 Djomada al Akhirah 1437 – 25 mars 2016

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Les éléments

La place élevée des compagnons

Les vertus des compagnons dans le Coran et la Sunna

Aimer les compagnons fait partie de la foi

Exhorter à suivre l’exemple des compagnons honorables

Interdiction d’insulter ou détracter les compagnons

Exemples tirés des biographies des compagnons

Les preuves :

Tirées du Saint Coran :

Allah, Gloire ç Lui dit : « Muhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d’Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et l’image que l’on donne d’eux dans l’Evangile est celle d’une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs. [Allah] par eux [les croyants] remplit de dépit les mécréants. Allah promet à ceux d’entre eux qui croient et font de bonnes oeuvres, un pardon et une énorme récompense. » sourate la victoire éclatante, v.29

Allah dit : « Les tout premiers [croyants] parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils l’agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l’énorme succès !” sourate le repentir, v.100

“Les premiers (à suivre les ordres d’Allah sur la terre) ce sont eux qui seront les premiers (dans l’au-delà)  Ce sont ceux-là les plus rapprochés d’Allah.  dans les Jardins des délices, une multitude d’élus parmi les premières [générations], et un petit nombre parmi les dernières [générations], » sourate l’événement, v.10-14

Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui; ceux-là seront les gagnants. », sourate Al Araf, v.157

Allah a accueilli le repentir du Prophète, celui des Emigrés et des Auxiliaires qui l’ont suivi à un moment difficile, après que les coeurs d’un groupe d’entre eux étaient sur le point de dévier. Puis Il accueillit leur repentir car Il est Compatissant et Miséricordieux à leur égard », sourate le repentir, v.117

Mais le Messager et ceux qui ont cru avec lui ont lutté avec leurs biens et leurs personnes. Ceux-là auront les bonnes choses et ce sont eux qui réussiront. Allah a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour qu’ils y demeurent éternellement. Voilà l’énorme succès!”, sourate le repentir, v.88,89

“Allah a très certainement agréé les croyants quand ils t’ont prêté le serment d’allégeance sous l’arbre. Il a su ce qu’il y avait dans leurs coeurs, et a fait descendre sur eux la quiétude, et Il les a récompensés par une victoire proche », sourate la victoire éclatante, v.18

« [Il appartient aussi] aux émigrés besogneux qui ont été expulsés de leurs demeures et de leurs biens, tandis qu’ils recherchaient une grâce et un agrément d’Allah, et qu’ils portaient secours à (la cause d’) Allah et à Son Messager. Ceux-là sont les véridiques. Il [appartient également] à ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays et dans la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, et ne ressentent dans leurs coeurs aucune envie pour ce que [ces immigrés] ont reçu, et qui [les] préfèrent à eux-mêmes, même s’il y a pénurie chez eux. Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent. », sourate l’exode, v. 8,9

Preuves tirées de la Sunna :-

Abdullah Ibn Massoud (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « la meilleure époque c’est celle où je vivais, puis la suivante, puis celle qui suit. Puis viendront des gens de futilité dont le serment avance le témoignage et le témoigne avant le serment. » (unanimement rapporté)

Abou Horaira (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « n’insultez pas mes compagnons, n’insultez pas mes compagnons, par Allah, si l’un parmi vous fait charité autant que le mont d’Ohud, il n’atteindra même pas la moitié de leur grade », Rapporté par Al Bokhari et Muslim.

le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : «Allah, Allah, mes compagnons, ne leur lancez point d’injure, ni insulte après ma disparition ! Qui les aime, c’est moi qu’il aime, qui les haït, c’est moi qu’il haït, celui qui les lèse, c’est à moi qu’il lance sa lésion, par conséquent, il la lance contre Allah Qui risque de le punir. » Rapporté par Ahmed

Abou Horaira (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) interrogea : « qui parmi vous s’est réveillé à jeun ? C’est bien moi, répondit Abou Bakr. Qui a accompagné un convoi de funérailles aujourd’hui ?  C’est bien moi, répondit Abou Bakr. Qui a rendu visite à un malade aujourd’hui ?  C’est bien moi, répondit Abou Bakr. « Une fois qu’un homme fait toutes ces choses il sera certes au paradis », reprit le prophète. (rapporté par Muslim.

Le sujet : –

Allah, Gloire à Lui, a élu en faveur de son prophète(que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) des hommes purs et des compagnons honorables qui le crurent, soutinrent et sécurisèrent. Ils furent formés à son école (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), éduqués par lui, puisèrent de cette source pure qui abondait foi et force. En conséquence, ils étaient les gens les plus sincères, les plus érudits, les plus subtils en termes de compréhension, les plus œuvrant du bien. Ils portèrent l’étendard du Vrai aux quatre coins du monde sans rien craindre de reproche au sujet d’Allah dont ils gagnèrent la satisfaction. Ce sont bien les compagnons du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) choisis par Allah, Exalté soit-Il.

          Il s’agit d’une génération pionnière en matière de l’évolution de la vie, où elle transmit la lumière venant avec le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) au monde entier. Tant qu’on essaie de les rattraper, on n’y arrivera jamais. Il suffit de connaître que quel que soit le volume de ce que nous faisons, nous n’atteindrions guère la moitié d’un des leurs degrés. Cela est dû au fait qu’ils offrirent leurs âmes et biens pour sauver la religion d’Allah, Exalté soit-Il et son prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), Allah dit : « Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah: ils tuent, et ils se font tuer. C’est une promesse authentique qu’Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l’Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu’Allah à son engagement? Réjouissez-vous donc de l’échange que vous avez fait: Et c’est là le très grand succès. » sourate le repentir, v.111

          Si parmi les droits de notre prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) est de lire sa biographie et contempler sa Sunna dans le but de le prendre exemple à suivre, nous inspirer ses directives et interpréter sa loi, c’est également des droits de ses compagnons (qu’Allah les agrée) de connaître leurs vertus et places et de lire leur histoire pour assimiler leurs bonnes moralités en termes de leur manière d’adorer Allah (Gloire à Lui)  et de tirer des leçons morales de leur vie. Ce sont eux qu’Allah choisit pour accompagner son prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) et de propager son message après sa mort. Ils sont les meilleurs de la communauté. Allah les qualifie des bon attributs, les juge intègres et purifiés. L’humanité n’a connu point des gens pareils en termes de la piété, de la dévotion et de la sincérité à Allah, Gloire à Lui.

          Pour élucider leur place et leur grade sublime, Allah évoque leur noble compagnie du prophète, leurs vertus aussi bien dans le Noble Coran, la Torah et l’Evangile. Allah les qualifie des durs envers les mécréants sans transgression, miséricordieux entre eux, ils adorent Allah, Tout Seul, sans Lui rien associer, inclinés, prosternés, ne demandant de grâce que d’Allah. Les traces de l’adoration se manifestent sur leurs membres à tel point que lorsqu’on voit l’un d’eux, on réalise qu’il est parmi ceux qui aiment et craignent Allah. C’est pourquoi Allah les agrée, bienfait sans pareil !

          Si on consulte la Sunna du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), on réalise qu’elle abonde des hadiths qui prouvent la grâce des compagnons, leur degré élevé et leur place privilégiée. Les compagnons représente la meilleure époque du fait qu’ils crurent le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) au temps où les autres le démentirent, le soutinrent, sécurisèrent l’aidèrent avec biens et âmes, seulement pour le sentier d’Allah. Ahmed rapporte dans son Musnad qu’Abdullah Ibn Massoud dit : « Allah examine les cœurs de Ses serviteurs et trouve que le meilleur en est celui de Mohamad (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), ainsi Il l’élut pour Lui-même et le chargea de transmettre Son message. Puis, Il examine les cœurs après celui de Mohamad et trouve ceux de ses compagnons sont les meilleurs, alors Il les fait les ministres de Son prophète qui luttent pour sa religion. Ainsi, tout ce que les musulmans juge louable, il est ainsi auprès d’Allah et vise versa.

          On cite à ce propos ce que montre le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) concernant le fait que les compagnons sont les garants de la communauté musulmane, où il dit : « les astres sont les garants du ciel, lorsqu’ils disparaitront, le ciel aura la promesse apocalyptique d’Allah, moi, je suis le garant de mes compagnons, lorsque je paraitra, ils trouveront accomplie leur promesse divine, mes compagnons sont  les garants de ma communauté, lorsqu’ils périront, ma communauté trouvera son sort prédéterminé. » Rapporté par Muslim.

          Ainsi, la vie des compagnons épargne la communauté contre le danger d’innovations. Leur bénédiction s’étendit à deux générations successives. Abou Saïd Al Khodri (qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « il y aura une ère où des groupes feront des expéditions et seront interrogés : y a-t-il parmi vous ce qui a accompagné le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) ? oui, répondra-t-on. Alors, on leur ouvre. Puis, il y aura une ère où des groupes feront des expéditions et seront interrogés : y a-t-il parmi vous ce qui a accompagné le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) ? oui, répondra-t-on. Alors, on leur ouvre. Puis,  il y aura une ère où des groupes feront des expéditions et seront interrogés : y a-t-il parmi vous ce qui a accompagné le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) ? oui, répondra-t-on. Alors, on leur ouvre. » (unanimement rapporté)

En outre, Allah témoigne en leur faveur la générosité, la grâce et le sacrifice au sentier d’Allah et en quête de Sa Satisfaction. En contrepartie, ils auront la jouissance perpétuelle au Demeure de l’Eternité. Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) dit : le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) nous ordonna un jour de faire une charité. Cet ordre correspondait à mon aisance où je dis : aujourd’hui j’avancerai Abou Bakr. J’apporta la moitié de mes biens. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) me demanda : « quoi as-tu réservé à ta famille ? Je répondit : j’ai apporté la première moitié et lui ai laissé l’autre. Abou Bakr apporta tous ses biens et le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lui demanda : « quoi as-tu réservé à ta famille ? » Abou Bakr répondit : je l’ai confié à Allah et Son messager. Je lui dit ! je ne suis guère en mesure de te concurrencer. (rapporté par At-Termizi)

          Vu cette place qu’occupe les compagnons du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), les aimer et préférer sur les autres fait alors partie de la foi, du fait que cela indique l’amour qu’éprouve le musulmans pour le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) qui les a choisis comme compagnons, alors les aimer c’est l’aimer lui-même. Al Baraâ Ibn Azeb ‘qu’Allah l’agrée) rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit au sujet des Ansârs (secoureurs) : « seul le croyant les aime et seul l’hypocrite les haït. Qui les aime, aime Allah et qui les haït, il haït Allah » (rapporté dans les deux sahihs).

          Alors, leur amour est un indice de foi alors que leur haine se tient preuve sur l’hypocrisie. Anas Ibn Malek qu’Allah l’agrée rapporte que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) dit : « la preuve de la foi c’est l’amour des ansars et celle de l’hypocrisie est leur haine » rapporté par Al Bokhari

          Il est strictement interdit de détracter les compagnons du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) du fait qu’il les loua et qu’Allah les agréa. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) nous interdit de les insulter dans plusieurs hadiths.

          Qui contemple la vie des compagnons réalisera une foi, soumission, amour pour Allah et Son Messager sans pareils, en outre, une interprétation minutieuse des bonnes moralités. Ils étaient les meilleurs leaders et maîtres qui ont donné l’exemple en donation généreuse, savoir et pratique, sacrifice dans le but de secourir la religion d’Allah. Le meilleur exemple est Ali Ibn Abou Taleb lorsqu’il s’est couché sur le lit du prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) la veille de la migration pour le sauver avec corps et âme alors qu’il était conscient que les mécréants furent à l’affût et armés jusqu’aux dents.

Un autre exemple est Sohayeb le romain qui sacrifia ses bien pour secourir la religion d’Allah et de son prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui). Lorsqu’il entendit d’émigrer, les polythéistes lui dirent : tu nous vint larve, sans fortune, ni biens. Puis, une fois que tu t’enrichis, tu veux t’émigrer et porter sur toi tes biens ! jamais de la vie ! Il répondit : si je vous donne tous mes biens, vous me laisserez partir ? Oui, bien sûr, répondirent-ils. Il reprit : soyez témoins que je vous laisse tous mes biens. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lui dit : « négoce prospère, ô Sohayeb. A ce sujet est révélé le verset ! « Et il y a parmi les gens celui qui se sacrifie pour la recherche de l’agrément d’Allah. Et Allah est Compatissant envers Ses serviteurs.”

Abou Bakr donne le meilleur exemple en termes des œuvres pies à toutes les reprises conformément à des divers hadiths.

          Un jour, Omar Ibn al Khattab surveillait la Médine lorsqu’il tomba sur une femme avec deux garçons. Elle allumait le feu sous un récipient rempli d’eau, semblant leur préparer le repas, alors que les enfants criaient de faim. Omar dit : Salut à vous, ô gens de lumière, et il ne voulut pas dire, ô gens de feu. Et à toi, répondit la femme. Omar reprit : puis-je m’approcher ? Approche-toi convenablement ou repars, répliqua la femme. Omar demanda : de quoi s’agit-il ? La femme dit : la nuit et le froid nous ont fouetté. Omar redemanda : pourquoi ces enfants crient-ils ? C’est de la faim ? répondit la femme. Qu’est-ce qu’il y a dans le récipient ? demanda Omar. La femme répondit : c’est n’importe quoi avec quoi he cherche à les occuper jusqu’à ce qu’ils dorment. C’est Allah l’arbitre entre nous et Omar. Omar répondit : qu’Allah t »accorde Sa miséricorde, comment Omar arrive-t-il à connaître votre situation ? La femme répondit : comment-est-ce que se charge-t-il de notre affaire et nous délaisse ? Le transmetteur du hadith, Zayd Ibn Asslam dit : Omar me dit : allons-y, nous nous précipitions jusqu’à atteindre la maison de farine , où Omar y sortit une quantité de farine et une autre de grasse et me dit : aide moi à le porter. Je lui dit : c’est moi qui porte. Mais il reprit : porteras-tu mes péchés le Dernier Jour ? Il porta et nous nous précipiterions où il remit la farine et en prit un peu lui disant : agite le feu pour que je prépare le repas, ce ç tel point que la fumée transperçât sa barbe. Une fois que le repas est préparé, il lui dit : apporte-moi un récipient. Elle lui apporte une assiette où il vida le repas lui disant : nourris-les et je leur refroidis, ce jusqu’à ce qu’ils se rassasièrent. Au départ, la femme dit à Omar ! qu’Allah te récompense, Omar devrait être à ta place. Omar lui dit : dis bien plutôt et lorsque tu rencontreras le commandeur des Croyants, tu verras le bien. Omar prit un coin contempler les enfants sans rien parler jusqu’à ce qu’il entendit les enfants rire. Rapporté par Ahmed

          Les compagnonnes jouaient un rôle capital en termes de donation, sacrifice et générosité dont :

  • La mère des croyants Khadija Bint Khoweiled qui a soutenu son mari le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), sacrifia âme et biens et calma le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lorsqu’il revint effrayé après la rencontre de Gabriel lui disant: “Allah ne te lâchera guère, tu observes les liens de parenté, assistes, fais gagner l’impuissant et tu apporte l’aide au cas de fléau. Elle était la bonne épouse fidèle à son mari. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lui reconnaissait sa place et ses vertus. Ayescha dit que le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) ne cessait d’évoquer les biensfaits de Khadija à tel point que j’ai senti la jalousie et lui dit: Allah, n-a-t-ll pas remplace des épouses meilleures? Mais non, Elle m’a cru alors que les m’ont mécru, m’a aide avec ses biens alors que les autres m’ont privé, Allah m”a accordé d’elle ma progéniture et m’a privé des autres.” Rapporté par Ahmed.
  • Parmi ces brillants exemples, on cite Oum Immarra Nassibah Bint K’àab l’ansarite de qui le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) raconte: pendant la bataille d’Ouhod, lorsque je me tournait à droite ou à gauche, je trouvait Oum Immarra lutter à côté de moi, tout home voulait tuer le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui), se heurtait à Oum Un homme qui visait tuer le prophète et fut empêché par Oum Immarra la frappait avec son épée jusqu’à ce que les os de son épouse se dévoilent. Le prophète (que le salut et les bénédictions d’Allah soient accordés à lui) lui dit: “tu supportes plus que le supportable! Elle dit: mais je pourrais supporter advantage, ô prophète. Il lui fit: demande-moi ce que tu veux! Elle lui demande d’être avec lui au paradis, le prophète lui en promis, elle et ses siens. Elle dit: alors, je m’en fous de ce qui me frappe dans la vie d’ici bas.

La seule échappatoire nous est de suivre le modèle du prophète et de ses compagnons et compagnonnes, nous assimiler leurs caractères et moralités, du fait qu’ils sont exemples à suivre pour les musulmans toujours et partout.

 Il faut apprendre et faire apprendre à nos enfants et femmes les bonnes moralités des compagnons du prophète et leur sacrifice pour secourir la religion d’Allah.

La beauté, la douceur et le bon goût

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L’Islam est la religion de la civilisation, du progrès, de la beauté et de la perfection. Tous ses textes sacrés et ses orientations sages le prouvent fermement. Citons-en par exemple quelques versets : « De même qu’Il a créé pour vous les bestiaux qui vous procurent de chauds vêtements, ainsi que d’autres profits et certains aliments. [6] Ces animaux sont aussi l’objet de votre fierté, qu’ils soient au bercail ou au pâturage. », « Il a fait pour vous de la terre un berceau, y a tracé des chemins à votre intention, et qui fait tomber une eau du ciel. » Et c’est par cette eau que Nous faisons éclore des couples de plantes variées. », « N’est-ce pas Lui qui a créé les Cieux et la Terre ? Qui fait descendre, pour vous, du ciel une eau par laquelle Nous faisons croître des jardins splendides, dont vous n’auriez jamais pu faire pousser les arbres ? Y a-t-il donc une autre divinité avec le Seigneur ? Non, bien sûr ! Cependant, ces gens-là s’obstinent dans leur erreur. », « N’ont-ils pas remarqué comment les camélidés ont été créés, [18] comment le ciel a été élevé, [19] comment les montagnes ont été dressées, [20] et comment la terre a été nivelée ? », « Nous avons orné le ciel le plus proche de luminaires. ».

Le Coran nous ordonne de nous parer soigneusement et de porter un bel habit à chaque prière : « Ô fils d’Adam ! Mettez vos plus beaux habits à chaque prière ! Mangez et buvez en évitant tout excès ! Dieu n’aime pas les outranciers. [32] Dis : « Qui a déclaré illicites les parures et les mets succulents dont Dieu a gratifié Ses serviteurs ? » Réponds : « Ils sont destinés en cette vie aux croyants et ils seront leur apanage dans la vie future. » C’est ainsi que Nous exposons clairement Nos signes à des gens qui comprennent. ». Dans la sunna, le Prophète met l’accent sur la beauté en tant que valeur islamique vivement recommandée : « N’entrera pas au Paradis quiconque abrite dans son cœur le poids d’un atome d’orgueil. ». Un Compagnon dit : « Mais on se plait à se voir paré d’un bel habit et de belles chaussures. ». Le Prophète dit : « Dieu est beau et Il aime la beauté. Mais l’orgueil consiste à démentir l’autre s’il a raison[1]. ». Al-Moghira Ibn Cho’ba avait fait part de ses fiançailles au Prophète qui lui a dit : « N’est-il pas bon de voir ta fiancée ; peut-être que l’entente soit établie entre vous deux[2] ! ».

Le Prophète recommande aux Musulmans de se parfumer et d’avoir le visage souriant : « Ne méprisez rien des bonnes actions, ne serait-ce que de rencontrer ton frère avec un visage souriant[3]. ». Il considère la joie qu’on introduit dans le cœur du Musulman comme l’action pieuse la plus agréée par Allah, le Très-Haut : « L’œuvre la plus aimable à Allah est celle qui consiste à introduire de la joie dans le cœur du Musulman. ». Le Prophète recommandait à ses Compagnons de porter de beaux habits lors des fêtes et de différentes occasions religieuses.

En Islam, la beauté n’est pas celle restreinte aux belles apparences ; mais plutôt celle qui consiste dans les bons caractères, la douceur et la bonne conduite. A ce propos, Mostafa Sadiq ar-Raféi dit : « La meilleure femme est la femme intelligente qui est belle physiquement et moralement. Cette femme, si elle se marie avec un homme assorti, sème le bonheur dans le foyer conjugal. ».

Un poète arabe dit :

Peu importe sous quel aspect se présente l’homme tant que son honneur n’est pas entaché de méchanceté.

Elle nous reproche le fait que nous sommes moins nombreux.

Je lui dis en guise de réponse : peu nombreux sont les hommes nobles et généreux.

Que nous soyons peu nombreux et que notre voisin soit fort puissant en nombre, ceci ne nous affecte en rien.

Notre apparence, nos caractères, notre environnement, nos établissements éducatifs, nos jardins, nos lieux publics doivent refléter la beauté implacable de l’Islam. Il faut rejeter tout ce qui pourrait déformer le bon sens et altérer le bon goût. Rappelons que la parole douce et le bon choix des mots reflètent la beauté intérieure de l’homme et révèle son caractère civilisationnel. Le calife ‘Omar Ibn al-Khattab est passé devant des gens allumant du feu. Il les salués en disant : « Salut à vous, gens de la lumière ! ». Il a trouvé grossier de les saluer en disant : « Salut à vous, gens du feu. ». L’Islam nous recommande de bien choisir les mots et de ne pas proférer des grossièretés. A ce propos, Allah, Exalté soit-Il, dit : « Dis à Mes serviteurs d’employer dans leurs propos des mots aimables[4]. ». Que la beauté et le bon goût soient notre slogan !

[1] Sahih Muslim.

[2] Rapporté par at-Termizi.

[3] Sahih Muslim.

[4] Coran, al-Israa, 53.

Comment bien diriger les biens de la Zakat

      Si les biens de la Zakat sont employés d’une façon correcte dans ses destinations légales, ils peuvent très probablement remédier à la crise de la pauvreté et réaliser les intérêts publics de la patrie. Le sort de toute nation pourrait être complètement changé pour le mieux si ses riches s’acquittent de leur devoir vis-à-vis des affamés, des nécessiteux et des malades et contribuent d’une manière efficace à la réforme sociale et au développement du pays. Dans la société où les riches sont sensibles à la réalisation de ces finalités, on ne trouverait pas parmi ses citoyens un nécessiteux ou un mendient. A ce propos, il convient de mentionner la parole sage de l’imam ‘Ali Ibn Abi Taleb : « Allah – Gloire à Lui – a imposé aux fortunes des riches une part qui revient du droit aux pauvres. Il s’ensuit qu’il n’est pas un pauvre qui ait faim sans qu’il y n’y ait un riche qui refuse de payer ce qu’il doit. ». Là où on trouve un affamé, on trouve certes dans sa région un riche injuste qui manque à son devoir envers les pauvres de sa société.

     Si les biens des Waqfs (biens de main morte) sont employés d’une façon réalisant l’intérêt de la patrie, ils peuvent, à coup sûr, contribuer à sa renaissance et à son bien-être. Grâce à la bonne direction des biens des Waqfs, notre patrie peut couvrir les nécessités de ses citoyens et aller même jusqu’à tendre une main secourable aux pays les plus pauvres de notre continent surtout les pays du Bassin du Nil. Dans cette région démunie, nous pouvons renouer, sur le plan gouvernemental ou populaire, des relations scientifiques et culturelles et établir des projets de charité et de secours humanitaire. Ainsi, pouvons-nous réaliser, sur le plan stratégique, une part importante de notre sécurité nationale.

La Zakat est une obligation imposée à la fortune :

    La Zakat est une obligation imposée aux biens du riche et fait partie des piliers fondamentaux de l’Islam tout comme la prière et le jeûne. A ce propos, ‘Abdullah Ibn ‘Abass dit : « Il y a trois versets impliquant, chacun, deux ordres divins dont le manque à l’un entraine la nullité de l’autre : « (….) Accomplissez la prière et versez la Zakat ! », donc, la prière n’est pas agréée par Allah si on manque à l’obligation de la Zakat.

    Au sujet de ceux qui s’abstiennent de la Zakat, Allah, le Très-Haut, a révélé ce verset : « Annonce à ceux qui thésaurisent or et argent, au lieu de les consacrer à la Cause de Dieu, un châtiment douloureux, [35] le jour où ces métaux seront portés à l’incandescence dans le feu de la Géhenne et appliqués sur leurs fronts, leurs flancs et leurs dos : « Voici, leur sera-t-il dit, ce que vous thésaurisiez pour vous-mêmes ! Savourez donc ce que vous avez thésaurisé ! ».

    Dans plusieurs versets coraniques et hadiths prophétiques, l’Islam exhorte toujours le fidèle à multiplier ses œuvres de charité : « L’aumône ne fait pas diminuer la fortune. [1] », « La meilleure aumône, c’est celle que tu fais alors que tu es bien portant, très attaché à l’argent, craignant la pauvreté et souhaitant la richesse. N’attends pas pour la faire d’être à l’agonie de la mort et de dire alors : Ceci à un tel et cela à un tel alors que cela est déjà devenu leur droit (par l’héritage)[2]. », « Chaque jour au réveil le matin, deux anges descendent. L’un d’eux dit: Ô Allah donne une compensation à celui qui dépense, et l’autre dit: Ô Allah donne ruine à celui qui ne dépense pas[3]. », « Vous voici appelés à effectuer des dépenses pour la Cause de Dieu. Certains parmi vous se montreront avares, mais celui qui est avare l’est à son propre détriment, car Dieu Se suffit à Lui-même et c’est vous qui êtes les indigents. Si vous vous dérobez, Dieu fera appel, pour vous remplacer, à un autre peuple qui ne vous ressemblera nullement[4]. ».

En quoi consiste le mal et comment y remédier : 

Certains fidèles refusent de d’acquitter de l’obligation de la Zakat et certains autres s’en acquittent à des associations douteuses ou à des intermédiaires qui ne remplissent pas comme il se doit leur rôle bienfaiteur. D’où vient la nécessité de jeter l’accent, dans notre discours religieux, sur l’obligation et l’importance de la Zakat ainsi que sur le châtiment divin qu’encourent ceux qui s’en abstiennent. Il convient de noter également que le rôle du riche ne s’arrête pas au payement de la Zakat au pauvre et qu’il doit s’assurer de la légitimité de l’association à laquelle il va la verser. Certains jurisconsultes indiquent l’invalidité de la Zakat payée à une personne qui s’est avéré plus tard une personne n’y ayant aucun droit. En effet, certains osent, par inconscience religieuse, chercher fortune par tous les moyens même illégitimes. Ces personnes se sont éloignées de l’esprit de l’Islam qui s’oppose à ce qu’un capable de travailler s’attire le déshonneur en demandant l’aumône. A cet effet, le Prophète dit : « Elle est permise, seulement, pour celui qui souffre d’une misère qui abat, ou celui qui a une dette qu’il ne peut rendre. », « En fait, la mendicité est un acte par lequel l’homme se déchire horriblement le visage. Quiconque veut, donc, préserve son visage ou le décharne à moins qu’il ne demande à quelqu’un qui a un pouvoir ou que l’objet de sa demande soit indispensable. ». Pour sa part, l’imam ‘Ali dit :

Je suis prêt à subir le poids lourd des pierres montagneuses ; mais incapable de supporter les rappels de bienfaisance faits en ma faveur.

Certains disent : c’est honteux, pour un noble, de subir la peine pour gagner son pain.

J’ai dit : la honte, toute la honte, réside dans l’humilité en tendant la main pour demander assistance.

Il faut jeter la lumière sur l’interdiction islamique de demander l’aumône sans y avoir aucun droit. Il faut démontrer aux fidèles que la main généreuse est mille fois meilleure que la main tendue pour demander l’aumône. Nous devons également mettre en évidence la valeur du travail et les recommandations islamiques y relatives. Le poète ach-Chanfari al-Azdi dit :

Vaut mieux pour moi avaler la poussière que d’entendre le rappel de mon bienfaiteur. Le poète al-Baroudi dit :

 Je suis né satisfait de ce que j’ai. Je ne demande rien à personne. Ma dignité refuse d’avoir les regards baissés à la colère de mon bienfaiteur.

Le mal consiste également dans le système de collection et de répartition de la Zakat. On ne doute pas du rôle remarquable joué par quelques associations de charité pour alléger la souffrance des pauvres et des nécessiteux à travers des projets du service publics surtout médical. Mais il faut à ce propos attirer l’attention sur deux points très importants :

1_ Ces associations doivent être soumises au contrôle des appareils de l’Etat qui doivent jouer parfaitement leur rôle de supervision stricte. Elles doivent également annoncer en toute transparence le taux de leurs budgets et de leurs dépenses tout en rationnalisant leurs dépenses administratives au plus niveau possible.

2_ Il faut étudier bien le plan de ces associations, leur répartition géographique et leurs activités charitables pour éviter la concentration de leurs services dans quelques domaines ou dans quelques activités moins importantes.

3_ Le ministère de la solidarité sociale par exemple peut tenir un réseau de contact liant les bénéficiaires de la Zakat aux associations de la société civile pour éviter toute tentative de détourner les biens de la Zakat de sa voie légale.

4_ Ces associations doivent déterminer clairement leurs objectifs et chercher la variation dans les services présentés. Par exemple, quelques associations peuvent s’occuper des aides et du traitement des malades, quelques autres peuvent assumer la charger de régler les dettes des personnes financièrement incapables. C’est en effet le slogan de la campagne menée par le Ministère égyptien des Waqfs pour réaliser la justice dans la répartition des biens de la Zakat.

[1]  Hadith prophétique.

[2]  Hadith prophétique.

[3]  Hadith prophétique.

[4]  Coran, Mohamad, 38.

Comment bien diriger les biens de la Zakat

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Si les biens de la Zakat sont employés d’une façon correcte dans ses destinations légales, ils peuvent très probablement remédier à la crise de la pauvreté et réaliser les intérêts publics de la patrie. Le sort de toute nation pourrait être complètement changé pour le mieux si ses riches s’acquittent de leur devoir vis-à-vis des affamés, des nécessiteux et des malades et contribuent d’une manière efficace à la réforme sociale et au développement du pays. Dans la société où les riches sont sensibles à la réalisation de ces finalités, on ne trouverait pas parmi ses citoyens un nécessiteux ou un mendient. A ce propos, il convient de mentionner la parole sage de l’imam ‘Ali Ibn Abi Taleb : « Allah – Gloire à Lui – a imposé aux fortunes des riches une part qui revient du droit aux pauvres. Il s’ensuit qu’il n’est pas un pauvre qui ait faim sans qu’il y n’y ait un riche qui refuse de payer ce qu’il doit. ». Là où on trouve un affamé, on trouve certes dans sa région un riche injuste qui manque à son devoir envers les pauvres de sa société.

     Si les biens des Waqfs (biens de main morte) sont employés d’une façon réalisant l’intérêt de la patrie, ils peuvent, à coup sûr, contribuer à sa renaissance et à son bien-être. Grâce à la bonne direction des biens des Waqfs, notre patrie peut couvrir les nécessités de ses citoyens et aller même jusqu’à tendre une main secourable aux pays les plus pauvres de notre continent surtout les pays du Bassin du Nil. Dans cette région démunie, nous pouvons renouer, sur le plan gouvernemental ou populaire, des relations scientifiques et culturelles et établir des projets de charité et de secours humanitaire. Ainsi, pouvons-nous réaliser, sur le plan stratégique, une part importante de notre sécurité nationale.

La Zakat est une obligation imposée à la fortune :

    La Zakat est une obligation imposée aux biens du riche et fait partie des piliers fondamentaux de l’Islam tout comme la prière et le jeûne. A ce propos, ‘Abdullah Ibn ‘Abass dit : « Il y a trois versets impliquant, chacun, deux ordres divins dont le manque à l’un entraine la nullité de l’autre : « (….) Accomplissez la prière et versez la Zakat ! », donc, la prière n’est pas agréée par Allah si on manque à l’obligation de la Zakat.

    Au sujet de ceux qui s’abstiennent de la Zakat, Allah, le Très-Haut, a révélé ce verset : « Annonce à ceux qui thésaurisent or et argent, au lieu de les consacrer à la Cause de Dieu, un châtiment douloureux, [35] le jour où ces métaux seront portés à l’incandescence dans le feu de la Géhenne et appliqués sur leurs fronts, leurs flancs et leurs dos : « Voici, leur sera-t-il dit, ce que vous thésaurisiez pour vous-mêmes ! Savourez donc ce que vous avez thésaurisé ! ».

    Dans plusieurs versets coraniques et hadiths prophétiques, l’Islam exhorte toujours le fidèle à multiplier ses œuvres de charité : « L’aumône ne fait pas diminuer la fortune. [1] », « La meilleure aumône, c’est celle que tu fais alors que tu es bien portant, très attaché à l’argent, craignant la pauvreté et souhaitant la richesse. N’attends pas pour la faire d’être à l’agonie de la mort et de dire alors : Ceci à un tel et cela à un tel alors que cela est déjà devenu leur droit (par l’héritage)[2]. », « Chaque jour au réveil le matin, deux anges descendent. L’un d’eux dit: Ô Allah donne une compensation à celui qui dépense, et l’autre dit: Ô Allah donne ruine à celui qui ne dépense pas[3]. », « Vous voici appelés à effectuer des dépenses pour la Cause de Dieu. Certains parmi vous se montreront avares, mais celui qui est avare l’est à son propre détriment, car Dieu Se suffit à Lui-même et c’est vous qui êtes les indigents. Si vous vous dérobez, Dieu fera appel, pour vous remplacer, à un autre peuple qui ne vous ressemblera nullement[4]. ».

En quoi consiste le mal et comment y remédier : 

Certains fidèles refusent de d’acquitter de l’obligation de la Zakat et certains autres s’en acquittent à des associations douteuses ou à des intermédiaires qui ne remplissent pas comme il se doit leur rôle bienfaiteur. D’où vient la nécessité de jeter l’accent, dans notre discours religieux, sur l’obligation et l’importance de la Zakat ainsi que sur le châtiment divin qu’encourent ceux qui s’en abstiennent. Il convient de noter également que le rôle du riche ne s’arrête pas au payement de la Zakat au pauvre et qu’il doit s’assurer de la légitimité de l’association à laquelle il va la verser. Certains jurisconsultes indiquent l’invalidité de la Zakat payée à une personne qui s’est avéré plus tard une personne n’y ayant aucun droit. En effet, certains osent, par inconscience religieuse, chercher fortune par tous les moyens même illégitimes. Ces personnes se sont éloignées de l’esprit de l’Islam qui s’oppose à ce qu’un capable de travailler s’attire le déshonneur en demandant l’aumône. A cet effet, le Prophète dit : « Elle est permise, seulement, pour celui qui souffre d’une misère qui abat, ou celui qui a une dette qu’il ne peut rendre. », « En fait, la mendicité est un acte par lequel l’homme se déchire horriblement le visage. Quiconque veut, donc, préserve son visage ou le décharne à moins qu’il ne demande à quelqu’un qui a un pouvoir ou que l’objet de sa demande soit indispensable. ». Pour sa part, l’imam ‘Ali dit :

Je suis prêt à subir le poids lourd des pierres montagneuses ; mais incapable de supporter les rappels de bienfaisance faits en ma faveur.

Certains disent : c’est honteux, pour un noble, de subir la peine pour gagner son pain.

J’ai dit : la honte, toute la honte, réside dans l’humilité en tendant la main pour demander assistance.

Il faut jeter la lumière sur l’interdiction islamique de demander l’aumône sans y avoir aucun droit. Il faut démontrer aux fidèles que la main généreuse est mille fois meilleure que la main tendue pour demander l’aumône. Nous devons également mettre en évidence la valeur du travail et les recommandations islamiques y relatives. Le poète ach-Chanfari al-Azdi dit :

Vaut mieux pour moi avaler la poussière que d’entendre le rappel de mon bienfaiteur. Le poète al-Baroudi dit :

 Je suis né satisfait de ce que j’ai. Je ne demande rien à personne. Ma dignité refuse d’avoir les regards baissés à la colère de mon bienfaiteur.

Le mal consiste également dans le système de collection et de répartition de la Zakat. On ne doute pas du rôle remarquable joué par quelques associations de charité pour alléger la souffrance des pauvres et des nécessiteux à travers des projets du service publics surtout médical. Mais il faut à ce propos attirer l’attention sur deux points très importants :

1_ Ces associations doivent être soumises au contrôle des appareils de l’Etat qui doivent jouer parfaitement leur rôle de supervision stricte. Elles doivent également annoncer en toute transparence le taux de leurs budgets et de leurs dépenses tout en rationnalisant leurs dépenses administratives au plus niveau possible.

2_ Il faut étudier bien le plan de ces associations, leur répartition géographique et leurs activités charitables pour éviter la concentration de leurs services dans quelques domaines ou dans quelques activités moins importantes.

3_ Le ministère de la solidarité sociale par exemple peut tenir un réseau de contact liant les bénéficiaires de la Zakat aux associations de la société civile pour éviter toute tentative de détourner les biens de la Zakat de sa voie légale.

4_ Ces associations doivent déterminer clairement leurs objectifs et chercher la variation dans les services présentés. Par exemple, quelques associations peuvent s’occuper des aides et du traitement des malades, quelques autres peuvent assumer la charger de régler les dettes des personnes financièrement incapables. C’est en effet le slogan de la campagne menée par le Ministère égyptien des Waqfs pour réaliser la justice dans la répartition des biens de la Zakat.

[1]  Hadith prophétique.

[2]  Hadith prophétique.

[3]  Hadith prophétique.

[4]  Coran, Mohamad, 38.