Celle Qui Ouvre - Al-Fâtiha

Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.

[1 : 1]

Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.

 

[1 : 2]

Louange à Dieu, Seigneur des mondes,

 

[1 : 3]

le Miséricordieux, le Clément,

 

[1 : 4]

Roi du Jour du Jugement.

 

[1 : 5]

C'est Toi que nous adorons, et c'est de Toi que nous implorons le secours.

 

[1 : 6]

Guide-nous sur la voie droite,

 

[1 : 7]

la voie de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non de ceux qui encourent Ta colère, ni des égarés.

 

la voie de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non de ceux qui encourent Ta colère, ni des égarés.

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* Titre : surtout connue comme : “L’Ouverture du Livre” (Fâtihat al-Kitâb), cette sourate porte neuf autres appellations dont les suivantes : “La Mère du Coran” (Umm al-Qur‘ân), parce qu’elle contient de façon globale tout ce qui se trouve dans le Livre ; “Les sept Redoublés” (sab‘an min al-mathânî), parce qu’elle contient sept versets et qu’elle est récitée au moins deux fois (tuthannâ) dans chaque prière canonique ; “La sourate qui enseigne la demande” (surat ta‘lîm al-mas’ala) parce qu’elle est récitée pour obtenir du Ciel une bénédiction ou une faveur spéciale, etc. Elle est aussi récitée, individuellement ou collectivement, lors de la conclusion d’un contrat de mariage, d’une opération commerciale, d’un pacte de solidarité artisanale et, de façon générale, de tout acte pour lequel le ou les participants souhaitent obtenir l’agrément et l’assistance du Ciel.

 

* v.1 : la formule de consécration bismi’Llâhi’r-Rahmâni’r-Rahîm - la “basmalah”- constitue ici le premier verset du Coran, alors qu’ailleurs elle figure en tête de toutes les sourates, à l’exception de la neuvième (voir note à la fin de s.9), sans en former un verset. Elle précède toute lecture ou récitation du saint Livre et, prononcée avec attention, sacralise l’accomplissement de tous les actes signifiants de la vie humaine. Elle comporte trois Noms divins, à savoir celui du Dieu unique : Allâh, et ceux de deux de Ses attributs : al-Rahmân et al-Rahîm, qui sont des formes intensives dérivées de la même racine : ra-ha-ma, porteuse de l’idée de Miséricorde. Le premier de ces noms a une signification totale, impliquant le pouvoir divin d’existenciation ; aussi ne saurait-il s’appliquer qu’à Dieu, à l’exclusion de tout être humain. Le second caractérise plus spécifiquement l’action conservatrice et rédemptrice du Seigneur telle qu’elle s’exerce sur la création. Pour suggérer au lecteur français la différence qualitative entre ces deux noms, on a repris, en les inversant, les deux termes utilisés dans bon nombre de traductions antérieures : “le Miséricordieux”, qualificatif réservé à Dieu, venant en premier, suivi par “le Clément”, puisque la clémence est une qualité dont certains hommes peuvent être revêtus - un roi, un juge, par exemple - et que “Clément” peut être utilisé comme prénom masculin (comme Rahîm peut l’être chez les musulmans, le féminin Rahîmah correspondant à “Clémence”).

La Vache - Al-Baqara

Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.

[2 : 1]

Alif. Lâm. Mîm.

 

[2 : 2]

Voici le Livre ! En lui point de doute. Il est une guidance pour ceux qui craignent Dieu,

 

[2 : 3]

ceux qui croient au Mystère, s'acquittent de la prière et dépensent [en aumônes] une part de ce que Nous leur avons accordé,

 

[2 : 4]

ceux qui croient à ce qui t'a été révélé et à ce qui a été révélé avant toi, et qui ont la certitude de la vie future.

 

[2 : 5]

Ceux-là suivent une Guidance venue de leur Seigneur, et ceux-là sont les bienheureux.

 

[2 : 6]

Quant aux mécréants, il leur est indifférent que tu les avertisses ou que tu ne les avertisses pas ; ils ne croient pas.

 

[2 : 7]

Dieu a mis un sceau sur leurs cœurs et sur les oreilles, et un voile couvre leurs yeux. Un châtiment terrible les attend.

 

[2 : 8]

Parmi les hommes, ils en est qui disent : " Nous croyons en Dieu et au Jour dernier ",mais ils ne sont pas croyants.

 

[2 : 9]

Ils essayent de tromper Dieu et ceux qui croient, mais ils ne trompent qu'eux-mêmes, sans s'en rendre compte.

 

[2 : 10]

Il y a dans leur cœur une maladie, et Dieu augmente cette maladie. Un châtiment douloureux sera le prix de leur mensonge.

 

[2 : 11]

Lorsqu'on leur dit : " Ne semez pas la corruption sur la terre ", ils répondent : " Nous ne sommes que des réformateurs ! "

 

[2 : 12]

O vraiment, ce sont eux les corrupteurs, mais ils ne s'en rendent pas compte.

 

[2 : 13]

Lorsqu'on leur dit : " Croyez, comme croient vos semblables ", ils répondent : " Croirons-nous comme croient les insensés ? " O vraiment, ce sont eux les insensés,mais ils ne le savent pas.

 

[2 : 14]

Chaque fois qu'ils rencontrent des croyants, ils disent : " Nous croyons ! " Mais lorsqu'ils se retirent vers leurs démons, ils disent : " Certes, nous sommes avec vous ; nous ne faisions que nous moquer ! "

 

[2 : 15]

C'est Dieu qui se moque d'eux et qui les fait persister dans leur révolte. Ils perdent la tête.

 

[2 : 16]

Ces gens-là troquent l'erreur contre la bonne direction. Leur négoce est sans profit et ils ne sont pas dirigés.

 

[2 : 17]

Ils ressemblent à celui qui avait allumé un feu : alors que l'entourage était éclairé, Dieu leur a retiré la lumière et les a laissés dans les ténèbres. Ils ne voient pas ;

 

[2 : 18]

sourds, muets, aveugles, ils ne reviennent pas [vers Dieu].

 

[2 : 19]

Ou encore : ils sont comme [devant] un nuage du ciel chargé de pluie qui renferme des ténèbres, du tonnerre et des éclairs. Ils se pressent les doigts dans les oreilles par crainte de la foudre et pour se préserver de la mort. Mais Dieu entoure les mécréants de toutes parts.

 

[2 : 20]

Peu s'en faut que l'éclair ne leur ôte la vue. Chaque fois que luit un éclair ils marchent à sa clarté, et lorsque survient l'obscurité ils s'arrêtent. Si Dieu le voulait, Il leur enlèverait l'ouïe et la vue. Certes, Dieu est puissant sur toute chose.

 

[2 : 21]

O hommes ! Adorez votre Seigneur qui vous a créés, vous et ceux qui vous ont précédés. Puissiez-vous atteindre la piété !

 

[2 : 22]

De la terre, Il a fait pour vous un lit de repos, et du firmament un édifice. Il fait descendre du ciel une eau de laquelle Il fait surgir des fruits pour votre subsistance. N'attribuez pas à Dieu des émules, alors que vous savez...

 

[2 : 23]

Si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé à Notre serviteur, apportez une sourate semblable à ceci ; appelez vos témoins autres que Dieu, si vous êtes véridiques.

 

[2 : 24]

Si vous ne le faites pas - et vous ne le ferez pas -, redoutez le feu qui a pour aliment les hommes et les pierres ; il a été préparé pour les mécréants.

 

[2 : 25]

Annonce la bonne nouvelle à ceux qui croient et qui pratiquent des œuvres pies : ils posséderont des Jardins sous lesquels coulent les fleuves. Chaque fois qu'ils y recevront un fruit pour se nourrir, ils diront : " C'est bien là ce que nous recevions jadis ", car une nourriture semblable leur était fournie. Ils trouveront là des épouses pures, et là ils demeureront à jamais.

 

[2 : 26]

Dieu ne répugne pas à proposer en parabole un moucheron ou quelque chose de plus élevé. Les croyants savent qu'il s'agit de la Vérité venue de leur Seigneur. Quant à ceux qui mécroient, ils disent : " Que Dieu a-t-il voulu signifier par cette parabole ? " Il en égare ainsi un grand nombre et Il en dirige un grand nombre ; mais Il n'égare que les pervers.

 

[2 : 27]

Ceux qui violent le pacte de Dieu après avoir accepté Son alliance, qui coupent ce que Dieu a ordonné de lier et qui sèment la corruption sur la terre, ceux-là sont les perdants.

 

[2 : 28]

Comment pouvez-vous renier Dieu alors que vous étiez morts et qu'Il vous a donné la vie. Ensuite Il vous fera mourir, puis Il vous ressuscitera et vous serez ramenés à Lui.

 

[2 : 29]

C'est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre. Il s'est ensuite tourné vers le ciel dont Il a formé sept cieux. Il connaît toute chose.

 

[2 : 30]

Lorsque ton Seigneur dit aux anges : " Je vais établir un lieutenant sur la terre ", ils dirent : " Vas-tu y établir quelqu'un qui y sèmera la corruption et qui répandra le sang, alors que nous célébrons Tes louanges en Te glorifiant et que nous Te sanctifions ? " Le Seigneur dit : " Je sais ce que vous ne savez pas ".

 

[2 : 31]

Il apprit à Adam le nom de tous les êtres, puis Il les présenta aux anges en disant :" Faites-moi connaître leurs noms, si vous êtes véridiques ".

 

[2 : 32]

Il dirent : " Gloire à Toi ! Nous n'avons connaissance que de ce que Tu nous as fait connaître ; Tu es, en vérité, l'Omniscient, le Sage. "

 

[2 : 33]

Il dit : " O Adam ! enseigne-leur les noms de ces êtres ! " Quand Adam en eut instruit les anges, le Seigneur dit : " Ne vous ai-je pas déclaré que Je connais le mystère des cieux et de la terre ? Je connais ce que vous divulguez et ce que vous occultez. "

 

[2 : 34]

Lorsque Nous avons dit aux anges : " Prosternez-vous devant Adam ! " ils se sont prosternés, à l'exception d'Iblis qui refusa et s'enfla d'orgueil : il était au nombre des mécréants.

 

[2 : 35]

Nous dîmes : " O Adam ! Habite avec ton épouse dans le Jardin ; mangez de ses fruits à votre gré, là où vous voudrez ; mais n'approchez pas de l'arbre que voici, sinon vous compteriez parmi les iniques. "

 

[2 : 36]

Après quoi Satan les fit trébucher et sortir de là où ils se trouvaient. Nous dîmes :" Descendez, ennemis les uns des autres ! Il y aura pour vous, sur la terre, un lieu de séjour et de jouissance temporaire. "

 

[2 : 37]

Adam accueillit les paroles de son Seigneur et revint à Lui, repentant. Dieu, en vérité, est Celui qui accueille tout repentir, le Clément.

 

[2 : 38]

Nous dîmes : " Descendez tous de là ! Une guidance venant de Moi vous sera certainement donnée, et ceux qui suivront Ma guidance n'éprouveront ni peur ni affliction. "

 

[2 : 39]

Quant à ceux qui auront mécru et traité Nos signes de mensonges, ils seront les hôtes du Feu ; ils y demeureront à jamais.

 

[2 : 40]

O fils d'Israël ! Souvenez-vous du bienfait dont Je vous ai comblés. Soyez fidèles à Mon alliance ; Je serai fidèle à votre alliance. Craignez-Moi, et Moi seul !

 

[2 : 41]

Croyez à ce que J'ai révélé, qui confirme ce que vous aviez déjà reçu. Ne soyez pas les premiers à le renier ; ne troquez pas Mes signes à vil prix, et craignez-Moi !

 

[2 : 42]

N'habillez pas la vérité avec de l'erreur. Ne cachez pas la vérité, alors que vous savez.

 

[2 : 43]

Acquittez-vous de la prière, faites l'aumône ; inclinez-vous avec ceux qui s'inclinent.

 

[2 : 44]

Commanderez-vous aux hommes la vertu alors que, vous-mêmes, vous l'oubliez tout en récitant le Livre ? Ne raisonnez-vous pas ?

 

[2 : 45]

Cherchez assistance dans la patience et la prière ; certes, la prière peut être lourde, sauf pour les humbles,

 

[2 : 46]

ceux qui pensent qu'ils rencontreront leur Seigneur et qu'ils retourneront à Lui.

 

[2 : 47]

O fils d'Israël ! Souvenez-vous du bienfait dont Je vous ai comblés et rappelez-vous que Je vous ai donné la préférence parmi les mondes !

 

[2 : 48]

Redoutez un jour où nulle âme ne pourra en quoi que ce soit être punie pour une autre, où aucune intercession, aucune compensation ne seront acceptées d'elle, où personne ne sera secouru.

 

[2 : 49]

Nous vous avons délivrés des gens de Pharaon : ils vous infligeaient de graves tourments : ils égorgeaient vos fils et laissaient vivre vos femmes. Ce fut là une terrible épreuve de la part de votre Seigneur.

 

[2 : 50]

Nous avons fendu la mer pour vous ; Nous vous avons sauvés ; Nous avons noyé, sous vos yeux, les gens de Pharaon.

 

[2 : 51]

Lorsque Nous avons fait un pacte avec Moïse, durant quarante nuits, vous avez, en son absence, pris le veau pour l'adorer. Vous avez été iniques !

 

[2 : 52]

Ensuite, Nous vous avons pardonné. Puissiez-vous être reconnaissants !

 

[2 : 53]

Nous avons donné à Moïse le Livre et le Discernement. Puissiez-vous être bien guidés !

 

[2 : 54]

Souvenez-vous de ce que Moïse dit à son peuple : " O mon peuple ! Vous vous êtes fait tort à vous-mêmes en adorant le veau. Revenez à votre Créateur et tuez vos propres âmes ; ce sera meilleur pour vous auprès de votre Créateur et Il reviendra vers vous ; Il est, en vérité, Celui qui accueille tout repentir, le Clément ".

 

[2 : 55]

Vous avez dit : " O Moïse ! Nous ne te croirons pas tant que nous ne verrons pas Dieu clairement ". Mais voici que la foudre vous a frappés pendant que vous regardiez.

 

[2 : 56]

Ensuite, Nous vous avons ressuscités après votre mort. Puissiez-vous être reconnaissants !

 

[2 : 57]

Nous avons étendu au-dessus de vous l'ombre du nuage blanc et Nous avons fait descendre sur vous la manne et les cailles, disant : " Mangez des bonnes choses que Nous vous avons dispensées ". Ils ne nous ont pas fait tort, mais c'est à eux-mêmes qu'ils ont fait tort.

 

[2 : 58]

Souvenez-vous ! Nous avons dit : " Entrez dans cette cité et mangez à satiété de ce qui s'y trouve. Franchissez-en la porte en vous prosternant et dites : "Pardon !" Nous vous pardonnerons vos torts et Nous augmenterons la récompense de ceux qui font le bien ".

 

[2 : 59]

Mais les iniques substituèrent d'autres paroles à celles qui avaient été prononcées, et Nous leur envoyâmes du ciel une dure épreuve pour prix de leur perversité.

 

[2 : 60]

Souvenez-vous : lorsque Moïse demanda à boire pour son peuple, Nous dîmes : " Frappe le rocher avec ton bâton ". Douze sources en jaillirent, et chacun sut où il devait boire. " Mangez et buvez de ce que Dieu dispense, et ne semez pas le trouble sur la terre comme des fauteurs de désordre ".

 

[2 : 61]

Vous avez aussi dit : " O Moïse ! Nous ne pouvons plus tolérer une seule nourriture. Appelles-en pour nous à ton Seigneur afin que, pour nous, Il fasse pousser des produits de la terre : des légumes, des concombres, de l'ail, des lentilles et des oignons ". Il répondit : " Voulez-vous échanger le meilleur contre ce qui est moins bon ? Alors,descendez en Egypte, vous y trouverez ce que vous demandez ! ". L'humiliation et la misère s'abattirent sur eux et ils encoururent la colère de Dieu, ceci parce qu'ils ne croyaient pas aux signes de Dieu, qu'ils tuaient injustement les prophètes, et parce qu'ils étaient désobéissants et transgresseurs.

 

[2 : 62]

Certes, ceux qui croient, ceux qui pratiquent le Judaïsme, ceux qui sont Chrétiens ou Sabéens, quiconque croit en Dieu et au Jour dernier et pratique le bien, ceux-là trouveront leur récompense auprès de leur Seigneur et ils n'éprouveront ni crainte, ni affliction.

 

[2 : 63]

[O fils d'Israël, souvenez-vous :] Nous avons fait alliance avec vous et avons élevé le Mont au-dessus de vous, disant : " Tenez-vous fermement à ce que Nous vous avons donné et rappelez-vous son contenu. Puissiez-vous craindre Dieu ! "

 

[2 : 64]

Par la suite, vous vous êtes détournés. Sans la grâce de Dieu et Sa miséricorde, vous auriez été parmi les perdants.

 

[2 : 65]

Vous avez certes connu ceux des vôtres qui avaient transgressé le Sabbat et à qui Nous avons dit : " Soyez des singes abjects ! "

 

[2 : 66]

Nous en avons fait un exemple pour leurs contemporains et pour leur descendants, ainsi qu'un avertissement pour ceux qui craignent Dieu.

 

[2 : 67]

Et souvenez-vous, lorsque Moïse dit à son peuple : " En vérité, Dieu vous ordonne d'immoler une vache ". " Te moques-tu de nous ? ", demandèrent-ils. Il répondit : " A Dieu ne plaise que je sois au nombre des ignorants ! ".

 

[2 : 68]

Ils dirent : " Demande pour nous à ton Seigneur de nous indiquer clairement ce qu'elle doit être ". Il répondit : " Dieu dit qu'il s'agit d'une vache ni trop vieille, ni trop jeune, mais d'âge moyen ; faites donc ce qui vous est ordonné ! ".

 

[2 : 69]

Ils dirent : " Demande pour nous à ton Seigneur de nous indiquer clairement quelle doit être sa couleur ". Il répondit : " Dieu dit qu'il s'agit d'une vache d'un jaune brillant dont la couleur soit plaisante au regard ".

 

[2 : 70]

Ils dirent : " Demande pour nous à ton Seigneur de nous indiquer clairement ce qu'elle doit être, car à nos yeux toutes les vaches sont semblables ; mais, si Dieu le veut, nous serons bien guidés ".

 

[2 : 71]

Il répondit : " Dieu dit qu'il s'agit d'une vache qui n'aura pas été asservie au labour de la terre ou à l'irrigation des champs, d'une vache sans défaut ni stigmate ". Ils dirent :" Maintenant, tu as apporté la vérité ", et ils immolèrent la vache quand bien même ils avaient failli ne pas le faire.

 

[2 : 72]

Et souvenez-vous : lorsque vous avez tué un homme et que vous vous êtes querellés à ce sujet, Dieu a fait sortir ce que vous dissimuliez.

 

[2 : 73]

Nous dîmes : " Frappez le cadavre avec quelque membre de la vache ". C'est ainsi que Dieu rend la vie aux morts et qu'Il vous montre Ses signes. Puissiez-vous réfléchir !

 

[2 : 74]

Par la suite, vos cœurs se sont endurcis. Ils sont comme le rocher, ou plus durs encore, car il est des rochers d'où sourdent les ruisseaux ; et il en est qui se fendent et d'où l'eau jaillit, et il en est qui s'effondrent par crainte de Dieu. Et Dieu n'est pas inattentif à ce que vous faites.

 

[2 : 75]

Comment pouvez-vous désirer que ces gens vous croient alors qu'une partie d'entre eux a entendu la Parole de Dieu, puis l'a altérée sciemment après l'avoir comprise.

 

[2 : 76]

Lorsqu'ils rencontrent des croyants, ils disent : " Nous croyons ! " ; mais lorsqu'ils se retrouvent entre eux, ils disent : " Allez-vous leur parler de ce que Dieu vous a révélé pour qu'ils en tirent un argument contre vous devant votre Seigneur ? Ne réfléchissezvous donc pas ? "

 

[2 : 77]

Ne savent-ils pas que Dieu connaît ce qu'ils cachent et ce qu'ils divulguent ?

 

[2 : 78]

Certains d'entre eux sont illettrés. Ils ne connaissent le Livre que par ouïe-dire et ils ne font que des conjectures.

 

[2 : 79]

Malheur à ceux qui écrivent le Livre de leurs propres mains et qui disent ensuite : " Ceci vient de Dieu ! " pour le troquer à vil prix. Malheur donc à eux à cause de ce que leurs mains ont écrit, et malheur à eux pour le profit qu'ils en ont tiré.

 

[2 : 80]

Ils ont dit : " Le Feu ne nous touchera que durant des jours comptés ". Dis : " Auriezvous pris un engagement avec Dieu ? Car Dieu, Lui, ne manque pas à Son engagement ;ou bien, dites-vous contre Dieu ce que vous ne savez pas ? "

 

[2 : 81]

Assurément, ceux qui commettent un péché et que leur faute enveloppe de toutes parts,ceux-là seront les hôtes du Feu ; ils y demeureront à jamais.

 

[2 : 82]

Ceux qui croient et accomplissent des œuvres pies, ceux-là seront les hôtes du Paradis ;ils y demeureront à jamais.

 

[2 : 83]

Souvenez-vous : Nous avons fait alliance avec les fils d'Israël, leur disant : " N'adorez que Dieu ; soyez bons à l'égard de vos pères et mères, de vos proches parents, des orphelins et des pauvres. Adressez aux hommes des paroles de bonté ; accomplissez la prière ; faites l'aumône ! " Vous vous êtes ensuite détournés, à l'exception d'un petit nombre d'entre vous, et vous êtes restés à l'écart.

 

[2 : 84]

Et souvenez-vous : Nous avons fait alliance avec vous, disant : " Ne répandez pas votre sang ; ne vous expulsez pas les uns les autres de vos maisons ". Vous avez souscrit [à Nos paroles] et vous vous en êtes portés témoins.

 

[2 : 85]

Et pourtant, voilà qu'ensuite vous vous entretuez, vous expulsez de leurs maisons certains d'entre vous et vous vous liguez contre eux par péché et transgression. S'ils se constituent prisonniers, vous les rançonnez, alors qu'il vous était interdit de les expulser. Croyez-vous donc à une partie du Livre alors que vous en reniez une autre ? Quelle sera donc la rétribution de celui d'entre vous qui agit ainsi, sinon d'encourir l'opprobre ici-bas et, au Jour de la Résurrection, d'être rejeté vers le châtiment le plus rigoureux ? Dieu n'est pas indifférent à ce que vous faites.

 

[2 : 86]

Ceux-là sont ceux qui ont troqué la vie future contre la vie de ce monde. Leur châtiment ne sera pas allégé et ils ne seront pas secourus.

 

[2 : 87]

En vérité, Nous avons donné le Livre à Moïse, et Nous avons envoyé après lui une suite de prophètes. Nous avons donné à Jésus, fils de Marie, des preuves évidentes et Nous l'avons conforté par l'Esprit de Sainteté. N'en a-t-il pas été ainsi chaque fois qu'un envoyé est venu à vous, apportant ce que vous ne désiriez pas : vous vous êtes enorgueillis ; d'aucuns vous les avez traités de menteurs et d'autres vous les avez tués.

 

[2 : 88]

Ils ont dit : " Nos cœurs sont des enveloppes bien préservées ! " Que non ! Dieu les a maudits à cause de leur mécréance. Ce sont des gens de peu de foi !

 

[2 : 89]

Lorsque leur parvint, venant de Dieu, un Livre confirmant ce qu'ils avaient déjà reçu, et alors même qu'ils demandaient auparavant la victoire sur les mécréants, - lorsque leur parvint ce qu'ils connaissaient déjà, ils le renièrent. Que la malédiction de Dieu tombe sur les mécréants !

 

[2 : 90]

Combien est exécrable ce contre quoi ils ont troqué leurs âmes en reniant ce que Dieu a révélé et en refusant que Dieu gratifie de Sa faveur ceux qu'Il veut parmi Ses serviteurs. Ils ont encouru colère sur colère. Un châtiment ignominieux est réservé aux mécréants.

 

[2 : 91]

Lorsqu'on leur dit : " Croyez à ce que Dieu a révélé ! ", ils répondent : " Nous croyons à ce qui a été révélé à nous ", mais ils rejettent ce qui est venu par la suite, et qui est pourtant la Vérité confirmant ce qu'ils avaient déjà reçu. Dis : " Pourquoi donc, si vous êtes croyants, avez-vous autrefois tué les prophètes de Dieu ?

 

[2 : 92]

Moïse est venu à vous avec des preuves évidentes ; puis, en son absence, vous avez adoré le veau. Vous avez été iniques ".

 

[2 : 93]

Souvenez-vous : Nous avons fait alliance avec vous ; Nous avons élevé le Mont audessus de vous, disant : " Tenez-vous fermement à ce que Nous vous avons donné, et écoutez ! ". Ils répondirent : " Nous avons écouté, et nous avons désobéi ". C'est que le veau avait pénétré leurs cœurs en raison de leur mécréance. Dis : " Ce que vous ordonne votre foi est bien mauvais, si vous êtes croyants ! "

 

[2 : 94]

Dis : " Si la demeure dernière auprès de Dieu vous est réservée, de préférence à tous les hommes, souhaitez donc la mort, si vous êtes sincères. "

 

[2 : 95]

Mais ils ne la souhaitent jamais, à cause des œuvres que leurs mains ont accomplies. Et Dieu connaît bien les iniques.

 

[2 : 96]

Tu les trouveras plus avides de vivre que tous les autres hommes, y compris les associateurs. Tel d'entre eux voudrait pouvoir vivre mille ans, mais être prolongé ne lui éviterait pas le châtiment. Dieu voit parfaitement ce qu'ils font.

 

[2 : 97]

Dis : " Quiconque est ennemi de Gabriel, alors que c'est lui qui a fait descendre sur ton cœur, avec la permission de Dieu, le Livre qui confirme ce qui était avant lui : une guidance et une bonne nouvelle pour les croyants,

 

[2 : 98]

quiconque est ennemi de Dieu, de Ses anges, de Ses envoyés, de Gabriel et de Mikaël, doit savoir que Dieu est l'ennemi des mécréants. "

 

[2 : 99]

Nous t'avons révélé des versets parfaitement clairs. Seuls les pervers les renient.

 

[2 : 100]

Chaque fois qu'ils concluent un pacte, une fraction d'entre eux le rejettent : c'est que la plupart d'entre eux ne croient pas.

 

[2 : 101]

Lorsqu'est venu à eux un envoyé de Dieu confirmant ce qu'ils avaient déjà reçu, une fraction de ceux auxquels le Livre avait été donné rejetèrent derrière leur dos le Livre de Dieu, comme s'ils ne savaient rien.

 

[2 : 102]

Ils ont suivi ce que les démons racontaient au sujet du règne de Salomon. Salomon n'a pas mécru, mais les démons sont tombés dans la mécréance. Ils enseignent aux hommes la magie et ce qui avait été révélé à Babylone aux anges Harout et Marout. Ces deux-là n'instruisent personne sans dire : " Nous ne sommes rien d'autre qu'une tentation, ne tombe pas dans la mécréance ! " Il y a des gens qui apprennent d'eux les moyens de séparer le mari de son épouse ; mais ils ne peuvent nuire à personne sans la permission de Dieu. Ils apprennent ce qui peut nuire aux hommes et ne leur est d'aucune utilité. Ils savent pourtant que celui qui achète ce pouvoir n'aura aucune part dans la vie future.Quel malheur pour ceux qui ont troqué leur âme à si vil prix ! S'ils avaient su...

 

[2 : 103]

Alors que s'ils avaient cru, s'ils avaient craint Dieu, une récompense de la part de Dieu eût été meilleure. S'ils avaient su...

 

[2 : 104]

O vous qui croyez ! Ne dites pas [au Prophète] : " Ecoute-nous ! ", mais dites : " Regarde-nous ! ", et écoutez ! Un châtiment douloureux attend les mécréants.

 

[2 : 105]

Ni ceux d'entre les Gens du Livre qui ont mécru, ni les associateurs ne souhaitent qu'un bienfait descende sur vous de la part de votre Seigneur. Dieu choisit d'accorder Sa miséricorde à qui Il veut. Dieu est le Maître de la grâce infinie.

 

[2 : 106]

Nous n'abrogeons pas un verset et Nous n'en faisons oublier aucun sans en apporter un autre, meilleur ou semblable. Ne sais-tu pas que Dieu est puissant sur toute chose ?

 

[2 : 107]

Ne sais-tu pas qu'à Dieu appartient la Royauté des cieux et de la terre et qu'en dehors de Dieu il n'y a pour vous ni protecteur, ni défenseur ?

 

[2 : 108]

Voudriez-vous interroger votre Envoyé comme, autrefois, on a interrogé Moïse ? Quiconque échange la foi contre la mécréance s'écarte du droit chemin.

 

[2 : 109]

Nombre de Gens du Livre voudraient vous faire retomber dans la mécréance après que vous ayez eu la foi, ceci par jalousie après que la Vérité se soit manifestée à eux. Pardonnez et soyez indulgents jusqu'à ce que Dieu vienne avec Son jugement. Dieu,certes, est puissant sur toute chose.

 

[2 : 110]

Accomplissez la prière, faites l'aumône ; le bien que vous aurez avancé pour vousmêmes vous le retrouverez auprès de Dieu. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.

 

[2 : 111]

Ils ont dit : " Nul n'entrera au Paradis à moins d'être juif ou chrétien ". Tel est leur souhait chimérique. Dis : " Apportez votre preuve si vous êtes véridiques. "

 

[2 : 112]

Assurément, quiconque soumet à Dieu sa personne et fait le bien aura sa récompense auprès de son Seigneur...Ils n'éprouvera ni peur ni affliction.

 

[2 : 113]

Les Juifs disent : " Les Chrétiens ne s'appuient sur rien ! " Les Chrétiens disent : " Les Juifs ne s'appuient sur rien ! ", alors que tous lisent le Livre. Ceux qui ne savent rien tiennent un langage semblable. Dieu jugera entre eux le Jour de la Résurrection et Il se prononcera au sujet de leurs différends.

 

[2 : 114]

Qui donc est plus inique que celui qui fait obstacle à ce que le nom de Dieu soit invoqué dans les mosquées de Dieu et s'acharne à les détruire ? Pourtant, de tels gens ne devraient y pénétrer qu'en tremblant. L'opprobre les atteindra en ce monde et un terrible châtiment les attend dans la vie future.

 

[2 : 115]

A Dieu appartiennent l'Orient et l'Occident. Où que vous vous tourniez, là est la face de Dieu. Dieu est magnanime, omniscient.

 

[2 : 116]

Ils ont dit : " Dieu s'est donné un fils ! " Gloire à Lui ! Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre est Sien ; tous Lui sont soumis.

 

[2 : 117]

Créateur des cieux et de la terre, lorsqu'Il a décrété une chose, Il lui dit seulement : " Sois ! ", et elle est.

 

[2 : 118]

Ceux qui ne savent pas ont dit : " Pourquoi donc Dieu ne nous parle-t-il pas, et pourquoi un signe ne nous parvient-il pas ? ". C'est déjà ainsi que parlaient ceux qui ont vécu avant eux ; leurs cœurs se ressemblent. Nous avons clairement montré les signes aux gens qui acquiescent avec certitude.

 

[2 : 119]

Certes, Nous t'avons envoyé avec la Vérité pour annoncer la bonne nouvelle et pour avertir. Tu ne seras pas interrogé au sujet des hôtes de la Fournaise.

 

[2 : 120]

Ni les Juifs ni les Chrétiens ne seront contents de toi tant que tu ne suivras pas leur religion. Dis : " Certes, la Direction de Dieu est la [seule vraie] direction ". Si tu te conformais à leurs désirs après ce qui t'est parvenu en fait de science, tu ne trouverais contre Dieu ni protecteur, ni défenseur.

 

[2 : 121]

Ceux à qui Nous avons donné le Livre, qui le récitent comme il se doit, ceux-là y croient. Quant à ceux qui le renient, ils sont les perdants.

 

[2 : 122]

O fils d'Israël ! Souvenez-vous du bienfait dont Je vous ai comblés et rappelez-vous que je vous ai donné la préférence parmi les mondes.

 

[2 : 123]

Redoutez un Jour où nulle âme ne sera d'aucun profit pour une autre, où nulle compensation ne sera acceptée d'elle, où nulle intercession ne lui sera utile et où personne ne sera secouru.

 

[2 : 124]

Souvenez-vous : lorsque son Seigneur éprouva Abraham par certains ordres et que celui-ci les eut accomplis, Dieu lui dit : " Je vais faire de toi un modèle pour les hommes. " " Et quoi de ma descendance ? " demanda Abraham. Le Seigneur répondit :" Mon alliance ne s'étend pas aux iniques ".

 

[2 : 125]

Souvenez-vous : Nous fîmes de la Maison un lieu de rassemblement et d'asile pour les hommes, leur enjoignant de prendre la station d'Abraham comme aire de prière. Nous conclûmes un pacte avec Abraham et Ismaël afin qu'ils purifient ma Maison pour ceux qui y accomplissent les circuits, y font retraite pieuse, s'y inclinent et s'y prosternent.

 

[2 : 126]

Et Abraham dit : " Mon Seigneur ! Accorde à cette contrée la sécurité, dispense des fruits à ses habitants, à ceux d'entre eux qui croient en Dieu et au Jour dernier ". Le Seigneur dit : " Au mécréant J'accorderai une brève jouissance et Je le précipiterai ensuite dans le châtiment du Feu ". Quelle misérable fin !

 

[2 : 127]

Pendant qu'Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison [ils adressèrent cette prière] : " Notre Seigneur ! Accepte cela de notre part ; Tu es Celui qui entend tout, l'Omniscient.

 

[2 : 128]

" Notre Seigneur ! Fais de nous deux des croyants qui Te soient soumis ; et fais de notre descendance une communauté qui Te soit soumise ; indique-nous les rites à observer et pardonne-nous ! Tu es, certes, Celui qui agrée tout repentir, le Clément !

 

[2 : 129]

" Notre Seigneur ! Dépêche-leur un envoyé pris parmi eux : il leur récitera Tes versets ;il leur enseignera le Livre et la Sagesse, il les purifiera. Tu es, certes, l'Omnipotent, le Sage ! "

 

[2 : 130]

Qui donc ressent de l'aversion pour la Religion d'Abraham, sinon celui qui s'égare dans la folie ? En vérité, Nous avons choisi Abraham en ce monde et, dans l'autre, il sera parmi les justes.

 

[2 : 131]

Lorsque son Seigneur lui dit : " Soumets-toi ! ", il répondit : " Je me soumets au Seigneur des mondes ! "

 

[2 : 132]

Abraham a adressé à ses fils la même injonction, et Jacob fit de même [disant] : " O mes fils ! Dieu a choisi pour vous la Religion ; ne mourez que soumis à Lui (muslimûn) ".

 

[2 : 133]

Etiez-vous témoins, lorsque la mort se présenta à Jacob et qu'il dit à ses fils : " Qu'allezvous adorer après moi ? " Ils dirent : " Nous adorerons ton Dieu et le Dieu de tes pères : Abraham, Ismaël et Isaac, un Dieu unique !, et nous Lui serons soumis ! "

 

[2 : 134]

Cette communauté a passé. Il lui revient ce qu'elle a acquis, et il vous revient ce que vous avez acquis ; vous n'aurez pas à répondre de ce qu'ils ont fait.

 

[2 : 135]

Il en est [parmi les Gens du Livre] qui disent : " Soyez juifs, ou soyez chrétiens, vous serez bien dirigés ". Réponds-leur : " Ce qui importe, c'est la religion d'Abraham, un pur croyant (hanîf), qui n'a pas été au nombre des associateurs ".

 

[2 : 136]

Dites : " Nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux tribus ; à ce qui a été donné à Moïse et à Jésus ; à ce qui a été donné aux prophètes venant de leur Seigneur. Nous ne faisons pas de différence entre eux ; nous Lui sommes soumis ".

 

[2 : 137]

S'ils croient en ce que vous croyez, ils sont bien dirigés ; mais s'ils s'en détournent, les voici dans un schisme. Alors, Dieu te suffit vis-à-vis d'eux ; Il est Celui qui entend tout, l'Omniscient.

 

[2 : 138]

[Ils parlent de] l'onction de Dieu ? Mais qui, mieux que Dieu, peut donner l'onction ? Nous sommes Ses adorateurs !

 

[2 : 139]

Dis [aux Gens du Livre] : " Voulez-vous argumenter avec nous au sujet de Dieu alors qu'Il est notre Seigneur et votre Seigneur, qu'à nous reviennent nos actions et à vous les vôtres, et que nous Lui sommes totalement dévoués ? ".

 

[2 : 140]

Voulez-vous dire qu'Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus étaient juifs ou chrétiens ? Dis [leur] : " Est-ce vous, ou bien Dieu, qui êtes les plus savants ? " Qui est plus inique que celui qui cache un témoignage qu'il a reçu de Dieu ? Dieu n'est pas indifférent à ce que vous faites !

 

[2 : 141]

Cette communauté a passé. Il lui revient ce qu'elle a acquis, et il vous revient ce que vous avez acquis. Vous n'aurez pas à répondre de ce qu'ils ont fait.

 

[2 : 142]

Les insensés d'entre les hommes disent : " Qu'est-ce donc qui les a détournés de la Qibla vers laquelle ils se tournaient auparavant ? " Dis : " L'Orient et l'Occident appartiennent à Dieu ; Il guide qui Il veut dans une voie droite ".

 

[2 : 143]

Ainsi, Nous avons fait de vous une Communauté du juste milieu pour que vous soyez témoins envers les hommes et pour que le Prophète soit un témoin envers vous. Nous n'avions établi la Qibla vers laquelle tu te tournais que pour distinguer celui qui suit l'Envoyé de celui qui tourne les talons. Cela [le changement de Qibla] a été une épreuve pénible, sauf pour ceux que Dieu a guidés ; car ce n'est pas Dieu qui rendra vaine votre foi ! Dieu, en vérité, est compatissant et clément envers les hommes.

 

[2 : 144]

Nous voyons ton visage s'agiter en regardant vers le ciel. Nous allons donc te tourner vers une Qibla dont tu seras satisfait. Tourne désormais ton visage en direction de la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez votre visage dans sa direction. Ceux qui ont reçu le Livre savent bien que telle est la Vérité venue de leur Seigneur. Et Dieu n'est pas indifférent à ce qu'ils font.

 

[2 : 145]

Même si tu apportais à ceux qui ont reçu le Livre tous les signes possibles, ils ne suivraient pas ta Qibla, et toi tu ne suivrais leur Qibla, pas plus que certains d'entre eux ne suivraient la Qibla des autres. Si tu te conformais à leurs désirs après ce qui t'a été donné de science, tu te rangerais certainement parmi les iniques.

 

[2 : 146]

Ceux auxquels Nous avons donné le Livre le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs propres fils. Une partie d'entre eux, cependant, occultent sciemment la Vérité.

 

[2 : 147]

La Vérité vient de ton Seigneur. Ne sois pas de ceux qui tergiversent.

 

[2 : 148]

Pour chaque être il y a une orientation vers laquelle il se tourne. Rivalisez donc en bonnes actions. Où que vous soyez, Dieu vous rejoint tous. Certes, Dieu est puissant sur toute chose.

 

[2 : 149]

D'où que tu sortes, tourne ton visage en direction de la Mosquée sacrée : telle est la Vérité venue de ton Seigneur. Et Dieu n'est pas indifférent à ce que vous faites.

 

[2 : 150]

D'où que tu sortes tourne ton visage en direction de la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez vos visages dans sa direction afin que les gens n'aient pas d'arguments à vous opposer, sauf ceux d'entre eux qui ont commis des iniquités. Ne les craignez pas, mais craignez-Moi, afin que Je parachève Ma grâce envers vous. Puissiez-vous être bien guidés !

 

[2 : 151]

C'est ainsi que Nous vous avons envoyé un Prophète pris parmi vous. Il vous communique Nos signes ; il vous purifie ; il vous enseigne le Livre et la Sagesse ; il vous enseigne ce que vous ne saviez pas.

 

[2 : 152]

Souvenez-vous de Moi, Je me souviendrai de vous ! Soyez reconnaissants envers Moi,et ne Me reniez pas !

 

[2 : 153]

O vous qui croyez ! Cherchez secours dans la patience et la prière. Certes, Dieu est avec les patients.

 

[2 : 154]

Ne dites pas de ceux qui sont tués dans le chemin de Dieu : " Ils sont morts ! " Non !...Ils sont vivants, mais vous n'en êtes pas conscients.

 

[2 : 155]

Nous vous éprouverons sans doute par quelque crainte, par la faim ; par la perte de biens, de vies humaines ou de récoltes. Mais annonce la bonne nouvelle à ceux qui sont patients,

 

[2 : 156]

à ceux qui disent, lorsqu'un malheur les frappe : " Certes, nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons ! "

 

[2 : 157]

Ceux-là reçoivent de leur Seigneur des bénédictions et une miséricorde, et ceux-là sontbien dirigés.

 

[2 : 158]

Assurément, Safâ et Marwa comptent parmi les symboles instaurés par Dieu. Pour celui qui accomplit le pèlerinage à la Maison [de Dieu] ou pour qui la visite, ce n'est donc pas un péché que d'accomplir des circuits autour de ces deux éminences. Quiconque agit bien de son plein gré, Dieu, certes, est reconnaissant, omniscient.

 

[2 : 159]

Ceux qui occultent les preuves évidentes et la guidance que Nous avons révélées, ceci après que Nous les ayons clairement exposées aux hommes dans le Livre, ceux-là Dieu les maudit et les maudissent aussi ceux qui sont habilités à maudire,

 

[2 : 160]

à l'exception de ceux qui se repentent, s'amendent et manifestent leur repentir. Ceux-là, Je reviendrai vers eux, car Je suis celui qui agrée tout repentir, le Clément.

 

[2 : 161]

Quant aux mécréants qui meurent dans la mécréance, sur eux tombe la malédiction de Dieu, des anges et de tous les hommes ;

 

[2 : 162]

ils l'encourent à jamais ; le châtiment ne leur est pas allégé et ils ne connaissent pas de répit.

 

[2 : 163]

Votre Dieu est un Dieu unique ! Il n'y a de Dieu que Lui, le Miséricordieux, le Clément.

 

[2 : 164]

Certes, dans la création des cieux et de la terre, dans la succession de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue sur la mer portant ce qui est utile aux hommes, dans l'eau que Dieu fait descendre du ciel et avec laquelle Il fait revivre la terre après sa mort - cette terre où Il a disséminé toutes sortes d'animaux -, dans les variations du souffle des vents, dans les nuages assujettis entre le ciel et la terre, il y a des signes pour les gens qui savent raisonner.

 

[2 : 165]

Parmi les hommes, il en est qui placent à côté de Dieu des émules qu'ils aiment comme on aime Dieu ; mais les croyants sont plus fermes dans l'amour de Dieu. Lorsque les iniques verront le châtiment, ils verront que la puissance entière appartient à Dieu, et que Dieu châtie sévèrement.

 

[2 : 166]

Lorsque ceux qui ont été suivis désavoueront ceux qui les ont suivis, quand ils verront le châtiment et que les liens qui les unissaient seront rompus,

 

[2 : 167]

les suiveurs diront alors : " Ah ! s'il nous était possible de revenir, nous les désavouerions comme ils nous ont désavoués ". C'est ainsi que Dieu leur montrera leurs œuvres comme [la cause de] leur perdition ; mais ils ne sortiront pas du Feu.

 

[2 : 168]

O vous, les hommes ! Mangez ce qui est licite et bon sur la terre. Ne suivez pas les traces de Satan : il est pour vous un ennemi déclaré,

 

[2 : 169]

il ne vous ordonne que le mal et les turpitudes, et de dire sur Dieu ce que vous ne savez pas.

 

[2 : 170]

Lorsqu'on leur dit : " Suivez ce que Dieu a révélé ", ils répondent : " Non, nous suivons la coutume de nos pères ! ". Mais quoi ! Et si leurs pères ne savaient pas raisonner et n'étaient pas bien guidés ?

 

[2 : 171]

Les mécréants sont semblables au bétail de qui son gardien ne peut se faire entendre que par des appels et des cris. Sourds, muets, aveugles, ils ne raisonnent pas.

 

[2 : 172]

O vous qui croyez, mangez des bonnes choses que Nous vous avons dispensées, et remerciez Dieu, si c'est Lui que vous adorez.

 

[2 : 173]

Dieu vous a seulement interdit la bête morte, le sang, la viande de porc et ce sur quoi a été invoqué un nom autre que celui de Dieu. Mais si quelqu'un est contraint d'en manger sans pour autant être rebelle ou transgresseur, nul péché ne lui sera imputé. Dieu est pardonneur, clément.

 

[2 : 174]

Ceux qui occultent ce que Dieu a révélé du Livre et qui le troquent à vil prix, ceux-là ne rempliront leur ventre que du Feu. Dieu ne les interpellera pas le Jour du Jugement, Il ne les purifiera pas et ils subiront un tourment douloureux.

 

[2 : 175]

Ceux-là ont troqué la bonne direction contre l'égarement et le pardon contre le châtiment. Qui donc leur donnera la patience de supporter le Feu ?

 

[2 : 176]

Il en est ainsi parce que Dieu a révélé le Livre avec la Vérité. Certes, ceux qui se sont querellés à propos du Livre sont tombés dans un schisme profond.

 

[2 : 177]

La piété ne consiste pas à tourner votre face vers l'Orient ou vers l'Occident ; mais la piété est le propre de celui qui croit en Dieu, au Jour dernier, aux anges, au Livre et aux prophètes, de celui qui, pour l'amour de Dieu, donne de son bien à ses proches, aux orphelins, aux pauvres, au voyageur, aux mendiants et pour le rachat des esclaves et des captifs, de celui qui s'acquitte de la prière et de l'aumône légale, de ceux qui tiennent les engagements qu'ils ont pris et de ceux qui sont patients dans l'adversité, le malheur et au moment de l'épreuve ; ceux-là sont sincères, ceux-là craignent Dieu.

 

[2 : 178]

O vous qui croyez ! Le talion vous est prescrit en cas de meurtre : l'homme libre pour l'homme libre, l'esclave pour l'esclave, la femme pour la femme. Mais celui à qui son frère aura pardonné de quelque façon devra accéder à un requête raisonnable et s'acquitter loyalement du dédommagement. C'est là un allégement accordé par votre Seigneur, et une miséricorde. Quiconque, après cela, transgressera [la règle] encourra un châtiment douloureux.

 

[2 : 179]

Il y a pour vous, dans le talion, une [façon de préserver la] vie, ô hommes doués d'intelligence ! Puissiez-vous craindre Dieu !

 

[2 : 180]

Il vous est prescrit ceci : lorsque la mort se présente à l'un de vous, et qu'il doit laisser des biens, qu'il fasse un testament en faveur de ses père et mère et de ses proches parents, conformément à l'usage. C'est là un devoir pour ceux qui craignent Dieu.

 

[2 : 181]

Le péché de celui qui altère le testament après l'avoir entendu ne sera imputé qu'à ceux qui l'auront altéré. Dieu, certes, entend et sait tout.

 

[2 : 182]

Celui qui, craignant que le testateur ait commis une erreur ou une iniquité, la répare pour réconcilier les héritiers, ne commet pas de faute. Dieu est pardonneur, clément.

 

[2 : 183]

O vous qui croyez ! Le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit à ceux qui vous ont précédés. Puissiez-vous craindre Dieu !

 

[2 : 184]

Jeûnez durant des jours comptés. Si quelqu'un d'entre vous, parcequ'il est malade ou en voyage, ne jeûne pas durant un certain nombre de jours, il devra les compenser par la suite. Pour ceux qui seraient capables de jeûner [mais ne le font pas], ils peuvent se racheter, s'ils en ont les moyens, en nourrissant un pauvre durant un nombre égal de jours. Celui qui, de son plein gré, fera davantage en retirera un bien pour lui-même. Mais jeûner est encore meilleur pour vous, si vous saviez...

 

[2 : 185]

Le mois de Ramadan est celui durant lequel le Coran a été révélé. C'est une guidance pour les hommes, une manifestation claire de la bonne direction et du discernement. Quiconque d'entre vous sera présent à la nouvelle lune jeûnera le mois entier. Celui qui sera malade ou en voyage compensera ensuite les jours manqués. Dieu veut pour vous la facilité, Il ne veut pas pour vous la difficulté. Menez donc jusqu'au bout la période de jeûne et exaltez la grandeur de Dieu qui vous a dirigés. Puissiez-vous être reconnaissants...

 

[2 : 186]

Lorsque Mes serviteurs t'interrogent à Mon sujet, dis-leur qu'en vérité Je suis proche, Je réponds à la demande de celui qui M'appelle, quand il M'appelle. Qu'ils écoutent donc Mes exhortations et qu'ils croient en Moi. Puissent-ils être bien guidés...

 

[2 : 187]

Il vous est permis de cohabiter avec vos femmes durant la nuit du jeûne. Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes pour elles un vêtement. Dieu savait que vous vous faisiez tort à vous-mêmes, mais Il est revenu vers vous et vous a manifesté Sa mansuétude. Désormais, ayez rapport avec vos femmes et recherchez ce que Dieu vous a prescrit. Mangez et buvez jusqu'à ce que vous puissiez distinguer à l'aube un fil blanc d'un fil noir. Jeûnez alors jusqu'à la tombée de la nuit, et n'ayez pas de rapport avec vos femmes si vous faites retraite dans les mosquées. Telles sont les règles édictées par Dieu ; ne les transgressez pas. C'est ainsi que Dieu expose aux hommes Ses signes. Peut-être Le craindront-ils...

 

[2 : 188]

Ne dilapidez pas vos biens entre vous pour des vanités et ne les utilisez pas pour obtenir la faveur des juges et dévorer injustement et sciemment une part des biens d'autrui.

 

[2 : 189]

Ils t'interrogent au sujet des nouvelles lunes. Dis : " Ce sont des indications servant à fixer le temps pour les hommes et pour le pèlerinage. " La piété ne consiste pas à pénétrer dans vos maisons par l'arrière, mais la piété consiste à craindre Dieu. Entrez dans vos maisons par leurs portes. Craignez Dieu, peut-être serez-vous bienheureux...

 

[2 : 190]

Combattez dans le chemin de Dieu ceux qui vous combattent. Mais ne transgressez pas ;Dieu n'aime pas les transgresseurs.

 

[2 : 191]

Tuez-les partout où vous les rencontrerez ; chassez-les des lieux d'où ils vous aurontchassés. La subversion est plus grave que le combat. Mais ne les combattez pas auprès de la Mosquée sacrée, à moins qu'ils ne vous combattent en ce lieu même. S'ils vous combattent, tuez-les ; telle est la rétribution des mécréants.

 

[2 : 192]

S'ils cessent [leurs agissements], Dieu, certes, est pardonneur, clément.

 

[2 : 193]

Combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'oppression et que le culte soit rendu à Dieu.S'ils cessent [leurs agissements], qu'il n'y ait plus d'hostilité si ce n'est envers les iniques.

 

[2 : 194]

Le mois sacré vaut contre le mois sacré, et aux profanations s'applique la loi du talion. Si quelque ennemi vous agresse, agressez-le dans la mesure même où il vous a agressé. Mais craignez Dieu et sachez que Dieu est avec ceux qui Le craignent.

 

[2 : 195]

Dépensez dans le chemin de Dieu ; ne vous exposez pas, de vos propres mains, à la perdition. Excellez dans le bien. Dieu, certes, aime les hommes de bien.

 

[2 : 196]

Accomplissez, pour Dieu, le pèlerinage et la visite pieuse. Si vous en êtes empêchés, envoyez en compensation l'offrande qui vous est possible. Ne vous rasez pas la tête, avant que l'offrande ait atteint sa destination. Si l'un de vous est malade ou souffre d'un mal de tête [qui l'oblige à se raser le crâne], qu'il se rachète par des jeûnes, par une aumône ou par des sacrifices. Si, ayant retrouvé la sécurité, certains d'entre vous se contentent d'accomplir la visite pieuse au lieu du pèlerinage, qu'ils fassent une offrande selon leurs possibilités. Celui qui n'en trouvera pas les moyens la compensera par un jeûne de trois jours pendant la durée du pèlerinage et de sept jours lorsqu'il sera de retour, soit dix jours au total. Cela s'applique à celui dont la famille ne réside pas auprès de la Mosquée sacrée. Mais craignez Dieu, et sachez que Dieu est sévère dans le châtiment.

 

[2 : 197]

Le pèlerinage a lieu en des mois connus. Celui qui s'y consacre devra, pendant la durée du pèlerinage, s'abstenir de tout rapport sexuel, de libertinage et de querelles. Le bien que vous faites, Dieu le connaît. Faites des provisions [de voyage] ; mais, en vérité, la meilleure provision est la piété. Craignez-Moi, vous qui êtes doués d'intelligence !

 

[2 : 198]

Vous ne commettez pas de faute en recherchant une faveur de votre Seigneur. Lorsque vous déferlez de Arafat, invoquez Dieu auprès du monument sacré ; et souvenez-vous de la façon dont Il vous a dirigés, alors que vous étiez, auparavant, au nombre des égarés.

 

[2 : 199]

Déferlez ensuite par où les gens déferlent. Et demandez pardon à Dieu, car Dieu est pardonneur, clément !

 

[2 : 200]

Lorsque vous aurez accompli vos rites, invoquez Dieu comme vous aviez coutume d'invoquer vos ancêtres, ou avec une invocation encore plus intense. Parmi les hommes il en est qui disent : " Notre Seigneur, accorde-nous des dons en ce monde ", mais ils n'auront aucune part dans la vie future.

 

[2 : 201]

Et il en est qui disent : " Notre Seigneur, donne-nous une belle part en ce monde et une belle part dans la vie future. Et préserve-nous du châtiment du Feu ! "

 

[2 : 202]

A ceux-là reviendra une part de ce qu'ils auront acquis. Et Dieu est prompt à faire les comptes.

 

[2 : 203]

Invoquez Dieu aux jours désignés. Celui qui se hâte d'accomplir ce rite en deux jours ne commet pas de péché, et celui qui s'attarde ne commet pas de péché pour autant qu'il craigne Dieu. Craignez Dieu, et sachez que vous serez rassemblés vers Lui.

 

[2 : 204]

Parmi les hommes, il y a celui dont le discours te plait lorsqu'il parle de la vie de ce monde. Il prend Dieu à témoin de ce que contient son cœur ; mais c'est le plus acharné des querelleurs.

 

[2 : 205]

Dès qu'il [te] tourne le dos, il s'en va par la terre pour y semer la corruption et détruire les récoltes et le bétail ; mais Dieu n'aime pas la corruption.

 

[2 : 206]

Lorsqu'on lui dit : " Crains Dieu ! ", la superbe s'empare de lui et le pousse au péché. Son partage sera la Géhenne : quel détestable lit de repos !

 

[2 : 207]

Et parmi les hommes, il en est qui livrent leur âme pour obtenir la Satisfaction divine. Dieu est compatissant envers les serviteurs.

 

[2 : 208]

O vous qui croyez ! Entrez dans la soumission, tous autant que vous êtes, et ne suivez pas les traces du Démon : il est, pour vous, un ennemi déclaré.

 

[2 : 209]

S'il vous est arrivé de trébucher après que les évidences vous soient parvenues, sachez que Dieu est omnipotent et sage.

 

[2 : 210]

Qu'attendent-ils, sinon que Dieu vienne à eux avec les anges, dans l'ombre des nuées et que le décret soit tombé ? Car c'est à Dieu que reviennent tous les décrets.

 

[2 : 211]

Interroge les fils d'Israël : combien leur avons-Nous donné de preuves irréfutables !Mais vis-à-vis de celui qui altère le bienfait de Dieu après l'avoir reçu, Dieu est sévère dans le châtiment.

 

[2 : 212]

Aux mécréants la vie de ce monde a été rendue séduisante. Ils se sont moqués des croyants. Mais ceux qui craignent Dieu seront au-dessus d'eux le Jour de la Résurrection. Dieu accorde Ses bienfaits à qui Il veut, sans compter.

 

[2 : 213]

Les hommes formaient une seule communauté. Puis Dieu a envoyé les prophètes pour leur apporter la bonne nouvelle et pour les avertir. Il a fait descendre avec eux le Livre et la Vérité pour juger entre les hommes et trancher leurs différends. Cependant, ceux-là mêmes qui avaient reçu le Livre ont été en désaccord à son sujet, ceci par jalousie entre eux, alors que des preuves irréfutables leur étaient parvenues. Mais Dieu, par Sa permission, a guidé les croyants vers la vérité de ce qui faisait l'objet de leurs disputes. Dieu dirige qui Il veut sur une voie droite.

 

[2 : 214]

Pensez-vous entrer au Paradis, alors que rien ne vous est encore advenu de semblable à ce qu'ont éprouvé ceux qui ont vécu avant vous ? Ils ont été frappés par l'adversité et par des malheurs, des tremblements de terre les ont secoués, au point que le Prophète et les croyants qui étaient avec lui se sont écriés : " Quand donc viendra le secours de Dieu ? " O assurément, le secours de Dieu est proche.

 

[2 : 215]

Ils t'interrogent au sujet de ce que vous devez dépenser. Dis : " Ce que vous dépensez en bien sera pour vos père et mère, vos proches, pour les orphelins, les pauvres et pour le voyageur. Et tout ce que vous faites de bien, Dieu, certes, en est instruit !

 

[2 : 216]

Le combat vous est prescrit, mais vous l'avez en aversion. Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose, alors qu'elle est un bien pour vous. Et il se peut que vous aimiez une chose, alors qu'elle est un mal pour vous ". Dieu sait, mais vous, vous ne savez pas.

 

[2 : 217]

Ils t'interrogent au sujet du combat durant le mois sacré. Dis : " Combattre en ce mois est un péché grave ; mais écarter les hommes du chemin de Dieu, se montrer impie envers Lui et la Mosquée sacrée, en chasser les fidèles, tout cela est plus grave encore devant Dieu. " La subversion est plus grave que le combat. Ceux qui vous combattent n'auront de cesse qu'ils vous aient détournés de votre religion, s'ils le peuvent. Quiconque d'entre vous s'écartera de sa religion et mourra dans la mécréance, ses actions seront rendues vaines dans ce monde et dans l'autre. Tels sont les hôtes du Feu ; ils y demeurent à jamais.

 

[2 : 218]

En vérité, ceux qui ont cru, ceux qui ont émigré et qui ont combattu dans le chemin de Dieu, ceux-là espèrent en la miséricorde de Dieu. Et Dieu est pardonneur, clément.

 

[2 : 219]

Ils t'interrogent au sujet du vin et des jeux de hasard. Dis : " Dans les deux choses, il y a pour les hommes un grand péché et des choses utiles, mais le péché qui s'y attache est plus grand que leur utilité ". Ils t'interrogent aussi sur ce qu'ils doivent dépenser [en aumônes]. Dis : " Le superflu ! " C'est ainsi que Dieu vous explique les signes afin que vous puissiez méditer

 

[2 : 220]

sur ce bas monde et sur la vie future. Ils t'interrogent au sujet des orphelins. Dis : " Faites ce qui est le meilleur pour eux ; si vous fusionnez leurs biens avec les vôtres, alors ils sont vos frères". Dieu sait reconnaître le corrupteur du bienfaiteur. Si Dieu le voulait, Il vous affligerait. Dieu est puissant et sage.

 

[2 : 221]

N'épousez pas de femmes associatrices tant qu'elles ne croient pas ; une esclave croyante vaut mieux qu'une associatrice, même si celle-ci vous plaît. Et ne mariez pas vos filles à des associateurs tant qu'ils ne croient pas ; un esclave croyant vaut mieux qu'un associateur, même si celui-ci vous plaît. Ces gens invitent au Feu ; Dieu, Lui, invite au Paradis et au pardon, avec Sa permission. Il explique Ses signes aux hommes afin qu'ils se souviennent.

 

[2 : 222]

Ils t'interrogent au sujet de la menstruation. Dis : " C'est une souillure. Aussi, tenez-vous à l'écart des femmes pendant les menstrues et ne les approchez que lorsqu'elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, allez à elles de la façon que Dieu vous a prescrite. " Dieu aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient.

 

[2 : 223]

Vos femmes sont pour vous un champ de labour : allez donc à votre champ comme vous le voulez, mais faites-vous d'abord l'avance d'une bonne action. Craignez Dieu, et sachez que vous Le rencontrerez ; et toi, annonce la bonne nouvelle aux croyants.

 

[2 : 224]

Ne prenez pas Dieu à témoin dans vos serments pour vous dispenser d'être droits, pieux, et de ramener la concorde entre les hommes. Dieu est Celui qui entend tout, l'Omniscient.

 

[2 : 225]

Dieu ne vous tiendra pas rigueur pour un serment fait à la légère ; mais Il vous reprendra pour ce que vos cœurs se seront acquis. Dieu pardonne et Il est plein de mansuétude.

 

[2 : 226]

Un délai de quatre mois est prescrit à ceux qui se sont engagés par serment à s'abstenir de leurs femmes. Mais s'ils reviennent sur leur décision, Dieu est pardonneur, clément.

 

[2 : 227]

S'ils se décident pour la répudiation, Dieu est Celui qui entend tout, l'Omniscient.

 

[2 : 228]

Les femmes répudiées devront attendre que trois périodes menstruelles se soient écoulées avant de pouvoir disposer d'elles-mêmes. Il ne leur est pas licite de tenir secret ce que Dieu a créé dans leur ventre, si elles croient en Dieu et au Jour dernier. Dans ce cas, leurs maris ont le meilleur droit de les reprendre s'ils désirent la réconciliation. Les femmes ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance, mais les hommes ont un degré de préséance sur elles. Dieu est omnipotent et sage.

 

[2 : 229]

La répudiation peut être prononcée deux fois. Après quoi vous pouvez soit garder votre épouse avec des égards, soit la renvoyer décemment. Il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous lui aviez donné, sauf si l'un et l'autre vous craignez de ne pas pouvoir observer les limites fixées par Dieu. Si vous nourrissez une telle crainte, nulle faute ne vous sera imputée, ni à l'un ni à l'autre, pour la compensation offerte par l'épouse en échange de sa liberté. Telles sont les limites fixées par Dieu ; ne les transgressez pas. Ceux qui transgressent les limites fixées par Dieu sont des iniques.

 

[2 : 230]

Si un homme répudie sa femme [une troisième fois], elle n'est plus licite pour lui tant qu'elle n'aura pas épousé un autre homme. Mais si celui-ci la répudie, aucune faute ne sera imputée aux anciens époux s'ils reviennent l'un à l'autre avec l'intention d'observer les limites fixées par Dieu. Telles sont les limites que Dieu a instaurées ; Il les explique pour que les gens comprennent.

 

[2 : 231]

Quand vous aurez répudié vos femmes et qu'elles auront atteint le délai fixé, gardez-les avec des égards ou renvoyez-les décemment. Ne les retenez pas par contrainte : ce serait une transgression. Quiconque agirait ainsi se ferait du tort à lui-même. Ne prenez pas les signes de Dieu à la légère. Souvenez-vous des bienfaits de Dieu à votre égard et du Livre et de la Sagesse qu'Il vous a révélés afin de vous exhorter. Craignez Dieu ! et sachez qu'en vérité Dieu est instruit de toute chose.

 

[2 : 232]

Quant vous aurez répudié vos femmes et qu'elles auront atteint le délai fixé, ne les empêchez pas de prendre de nouveaux époux, s'ils se sont mis d'accord en toute bienséance. Voilà ce à quoi est exhorté celui d'entre vous qui croit en Dieu et au Jour dernier. Voilà ce qui est plus vertueux et plus pur pour vous. Dieu sait, et vous, vous ne savez pas !

 

[2 : 233]

Les mères allaiteront leurs enfants durant deux années si l'on veut que l'allaitement soit complet. Il incombera au père d'assurer à la mère nourriture et vêtements, selon les convenances. Chacun n'est responsable que de ce qu'il peut supporter. La mère n'a pas à souffrir à cause de son enfant, ni le père à cause de son enfant. Les mêmes obligations incombent à l'héritier. Si, d'un commun accord, les parents veulent sevrer leur enfant, aucune faute ne leur sera imputée. Si vous désirez mettre vos enfants en nourrice, aucune faute ne vous sera imputée, à condition que vous vous acquittiez de la rétribution convenue, conformément à l'usage. Craignez Dieu, et sachez que Dieu voit parfaitement ce que vous faites !

 

[2 : 234]

Certains d'entre vous meurent en laissant des épouses. Celles-ci devront observer un délai de viduité de quatre mois et dix jours. Passé ce délai, il ne vous incombera aucune faute pour la façon dont elles disposeront d'elles-mêmes, en toute bienséance. Dieu est bien informé de ce vous faites.

 

[2 : 235]

Il ne vous incombera aucune faute si vous faites ouvertement une proposition de mariage, ou si vous la gardez secrète. Dieu sait que vous pensez à telles femmes, mais ne leur faites pas d'avances en secret, sinon avec des paroles bienséantes. Ne décidez pas la conclusion du mariage avant l'expiration du délai prescrit. Sachez que Dieu connaît ce qui est en vos âmes. Prenez donc garde à Lui, et sachez que Dieu est pardonneur, qu'Il est plein de mansuétude.

 

[2 : 236]

Il n'y aura aucune faute à vous reprocher si vous répudiez les femmes que vous n'aurez pas touchées ou auxquelles vous n'avez pas fixé de douaire. Faites-leur un don utile et décent, l'homme aisé selon ses moyens et l'indigent selon ses moyens ; c'est là un devoir pour les hommes de bien.

 

[2 : 237]

Si vous répudiez des femmes avant de les avoir touchées et alors que vous avez déjà fixé leur douaire, donnez-leur la moitié de ce que vous aviez fixé, à moins qu'elles ou celui qui détient le contrat de mariage renoncent à ce droit. Le renoncement est, en ce cas, plus proche de la piété. N'oubliez pas d'user de générosité les uns envers les autres. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.

 

[2 : 238]

Soyez assidus aux prières, notamment à la prière centrale. Tenez-vous debout devant Dieu avec dévotion.

 

[2 : 239]

En cas de danger, priez soit en marchant, soit en chevauchant votre monture. Lorsque vous vous sentez en sécurité, invoquez Dieu de la façon qu'Il vous a enseignée et que vous ne connaissiez pas.

 

[2 : 240]

Ceux d'entre vous qui sont appelés à mourir en laissant des épouses feront, en leur faveur, un legs qui assurera leur entretien durant une année sans qu'elles soient obligées de sortir de chez elles. Si elles sortent, il ne vous sera pas imputé de faute pour la façon dont elles disposeront d'elles-mêmes en toute bienséance. Dieu est omnipotent et sage.

 

[2 : 241]

Les femmes répudiées ont droit à un entretien décent : le leur assurer est un devoir pour ceux qui craignent Dieu.

 

[2 : 242]

C'est ainsi que Dieu vous expose clairement Ses signes pour que vous raisonniez.

 

[2 : 243]

N'as-tu pas vu ceux qui sont sortis de leurs maisons ? Ils étaient des milliers à craindre la mort. Dieu leur a dit : " Mourez ! ", puis Il les a fait revivre. Dieu est Celui qui dispense la grâce aux hommes, mais la plupart d'entre eux ne sont pas reconnaissants.

 

[2 : 244]

Combattez dans le chemin de Dieu, et sachez que Dieu entend et sait tout.

 

[2 : 245]

Quel est donc celui qui fera à Dieu un beau prêt, que Dieu lui rendra en le doublant et le multipliant ? Dieu resserre ou élargit [Sa faveur] et vous retournerez à Lui.

 

[2 : 246]

Ne vois-tu pas [ce qui est advenu avec] les Anciens du peuple d'Israël après Moïse ? Ils dirent à leur prophète : " Donne-nous un roi, nous combattrons alors dans le chemin de Dieu ". Il dit : " Se peut-il, s'il vous est prescrit de combattre, que vous ne combattiez pas ? ". Ils dirent : " Comment pourrions-nous ne pas combattre dans le chemin de Dieu, alors que nous avons été chassés de nos maisons et séparés de nos enfants ? ". Mais lorsque le combat leur fut prescrit, ils tournèrent le dos, à l'exception d'un petit nombre d'entre eux. Mais Dieu connaît bien les iniques.

 

[2 : 247]

Leur prophète leur dit : " Dieu vous a envoyé Saül (Tâlût) comme roi ". Ils dirent : " Comment pourrait-il régner sur nous alors que nous avons plus de droit que lui à la royauté, et qu'il n'a pas reçu l'apanage de la richesse ? ". Il dit : " Dieu l'a choisi plutôt que vous et Il l'a doté d'une vaste science et d'une grande force corporelle ". Dieu donne Sa royauté à qui Il veut ; Dieu est magnanime, omniscient.

 

[2 : 248]

Leur prophète leur dit : " Voici quel sera le signe de sa royauté : l'arche (tâbût) vous reviendra. Elle contient une présence (sakîna) de votre Seigneur et des reliques laissées par la famille de Moïse et par la famille d'Aaron, et elle sera portée par les anges. Il y a vraiment là un signe pour vous, si vous êtes croyants. "

 

[2 : 249]

Lorsqu'il se mit en route avec son armée, Saül dit : " Dieu va sûrement vous éprouver à une rivière : celui qui y boira ne sera pas des miens, et celui qui n'y goûtera pas sera des miens ; exception sera faite pour celui qui puisera une gorgée dans le creux de sa main. " Ils burent pourtant, sauf un petit nombre d'entre eux. Lorsqu'il eut franchi la rivière avec ceux qui croyaient, ceux-ci dirent : " Nous n'avons aucun pouvoir aujourd'hui contre Goliath et son armée ". Quant à ceux qui pensaient rencontrer Dieu, ils dirent : " Combien de fois une petite troupe n'a-t-elle pas vaincu une troupe nombreuse, avec la permission de Dieu ? " Dieu est avec ceux qui sont patients.

 

[2 : 250]

Alors qu'ils allaient affronter Goliath et son armée, ils s'écrièrent : " Notre Seigneur ! Accorde-nous la patience, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur les mécréants ! "

 

[2 : 251]

Ils les ont mis en fuite avec la permission de Dieu. David a tué Goliath, Dieu lui a donné la royauté et la sagesse, et Il lui a enseigné ce qu'Il a voulu. Si Dieu ne se servait pas de certains hommes pour en maîtriser d'autres, la terre serait corrompue. Mais Dieu dispense Sa grâce sur les mondes.

 

[2 : 252]

Ce sont là les signes de Dieu : Nous te les apportons avec la Vérité, car tu es au nombre des envoyés.

 

[2 : 253]

Parmi les envoyés, il en est que Nous avons favorisé plus que d'autres. Il en est à qui Dieu a parlé, et Dieu en a élevé plusieurs à des degrés supérieurs. Nous avons donné à Jésus, fils de Marie, des preuves évidentes. Nous l'avons fortifié par l'Esprit de sainteté. Si Dieu l'avait voulu, ceux qui vinrent après eux ne se seraient pas entre-tués, alors que des preuves évidentes leur étaient parvenues. Mais ils se sont divisés : certains d'entre eux ont cru et d'autres ont mécru. Si Dieu l'avait voulu, ils ne se seraient pas entre-tués, mais Dieu fait ce qu'Il veut.

 

[2 : 254]

O vous qui croyez ! Dépensez en aumônes une partie de ce que Nous vous avons dispensé avant que vienne un Jour où il n'y aura ni marchandage, ni amitié, ni intercession. Les mécréants, eux sont les iniques.

 

[2 : 255]

Dieu ! Il n'y a de dieu que Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même. Ni l'assoupissement, ni le sommeil n'ont de prise sur Lui. A Lui appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. Qui pourrait intercéder auprès de Lui, sinon avec Sa permission ? Il sait ce qu'il y a devant les hommes et ce qu'il y a derrière eux ; mais ils n'embrassent de Sa science que ce qu'Il veut. Son Trône s'étend sur les cieux et sur la terre, et leur garde ne Lui pèse pas. Il est le Sublime, le Magnifique.

 

[2 : 256]

Pas de contrainte en religion ! Désormais la direction droite se distingue de la divagation. Celui qui rejette les faux dieux (les Tâghout = al-Tâghût) et qui croit en Dieu a saisi l'anse la plus solide, qui n'a pas de fêlure. Dieu est Celui qui entend tout, l'Omniscient.

 

[2 : 257]

Dieu est le Protecteur de ceux qui croient : Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière. Et ceux qui mécroient ont pour patrons les Tâghout, qui les font sortir de la lumière vers les ténèbres. Ils sont les hôtes du Feu où ils demeureront à jamais.

 

[2 : 258]

N'as-tu pas considéré le cas de celui à qui Dieu avait donné la royauté et qui a entamé une dispute avec Abraham au sujet de son Seigneur ? Abraham ayant dit : " Mon Seigneur est Celui qui fait vivre et qui fait mourir ", il répliqua : " Moi, je fais vivre et je fais mourir ! " Abraham lui dit encore : " Dieu fait venir le soleil de l'Orient ; fais-le donc venir de l'Occident ! " Celui qui avait mécru fut alors confondu. Dieu ne dirige pas les iniques.

 

[2 : 259]

Et le cas de celui qui passa auprès d'une cité ? Celle-ci était vide et effondrée. Il dit : " Comment Dieu la ferait-Il revivre après sa mort ? " Dieu le fit alors mourir durant cent ans, puis Il le ressuscita et lui dit : " Combien de temps es-tu resté là ? " Il répondit : " J'y suis resté un jour, ou une partie d'un jour ". Dieu dit : " Non, tu y es resté cent ans. Regarde ta nourriture et ta boisson : elles ne sont pas gâtées par l'âge ; et regarde ton âne, afin que Nous fassions de toi un signe pour les hommes ; regarde bien ses ossements et la façon dont Nous les assemblons et les revêtons ensuite de chair ". Devant cette évidence, l'homme dit : " Je sais que Dieu est puissant sur toute chose ! "

 

[2 : 260]

Et le jour où Abraham dit : " Mon Seigneur ! Montre-moi comment tu fais revivre les morts ". Dieu dit : " Est-ce que tu ne crois pas ? " Il répondit : " Si, assurément, mais c'est pour que mon cœur soit apaisé ! ". Dieu dit : " Prends quatre oiseaux ; apprivoise- les pour qu'ils reviennent vers toi, puis sacrifie-les et place une partie de chacun d'eux sur une des montagnes environnantes ; ensuite, appelle-les : ils accourront vers toi promptement. Sache que Dieu est omnipotent et sage ! "

 

[2 : 261]

Ceux qui dépensent leurs biens dans le chemin de Dieu sont semblables à un grain qui produit sept épis ; et chaque épi contient cent grains. Dieu double [Ses dons] à qui Il veut. Dieu est magnanime, omniscient.

 

[2 : 262]

Ceux qui dépensent leurs biens dans le chemin de Dieu et qui ne font pas suivre leurs largesses de reproches ou de mauvais traitements, ceux-là recevront leur récompense auprès de leur Seigneur. Ils n'éprouveront pas de peur et ils ne seront pas affligés.

 

[2 : 263]

Une bonne parole et un pardon valent mieux qu'une aumône suivie d'un mauvais traitement. Dieu est riche, plein de mansuétude.

 

[2 : 264]

O vous qui croyez ! Ne rendez pas vaines vos aumônes par un reproche ou un mauvais traitement, comme celui qui dépense son bien par ostentation et qui ne croit ni en Dieu ni au Jour dernier. Il ressemble à un rocher couvert de fine terre qu'une forte pluie a frappé et a laissé dénudé. Ces gens-là ne peuvent tirer aucun profit de ce qu'ils se sont acquis. Dieu ne dirige pas les mécréants.

 

[2 : 265]

Ceux qui dépensent leurs biens pour obtenir l'agrément de Dieu et pour affermir leurs âmes sont semblables à un jardin planté sur une colline : qu'une forte pluie l'atteigne et sa récolte double ; et si ce n'est pas une forte pluie qui l'atteint, alors c'est une rosée. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.

 

[2 : 266]

L'un de vous souhaite-t-il posséder un jardin planté de palmiers et de vignes sous lequel coulent les fleuves, où il trouve toutes sortes de fruits ? La vieillesse l'atteint alors que ses enfants sont encore chétifs, et voici qu'un ouragan de feu s'abat sur son jardin et le brûle. C'est ainsi que Dieu vous explicite les signes pour que vous puissiez méditer.

 

[2 : 267]

O vous qui croyez ! Faites l'aumône des bonnes choses que vous avez acquises et de ce que, pour vous, Nous avons fait sortir de la terre. Ne choisissez pas ce qui est de mauvaise qualité pour en faire l'aumône, alors que vous ne l'accepteriez pour vous mêmes qu'en fermant les yeux. Sachez qu'en vérité Dieu est riche, digne de toute louange.

 

[2 : 268]

Le Démon vous menace de la pauvreté et il vous ordonne des turpitudes ; mais Dieu vous promet Son pardon et Sa grâce. Dieu est magnanime, omniscient.

 

[2 : 269]

Il donne la sagesse à qui Il veut. Celui à qui la sagesse a été donnée a reçu un bien incommensurable. Mais seuls réfléchissent ceux qui sont doués d'intelligence.

 

[2 : 270]

Quoi que vous dépensiez en aumônes, ou quel que soit le vœu que vous formiez, Dieu le sait. Pour les iniques il n'y a point de défenseurs.

 

[2 : 271]

Si vous donnez les aumônes ouvertement, c'est bien ; mais si vous les tenez secrètes pour les donner aux pauvres, c'est mieux pour vous, et cela efface une part de vos mauvaises actions. Dieu est bien instruit de ce que vous faites.

 

[2 : 272]

Ce n'est pas à toi qu'incombe leur guidance, mais Dieu guide qui Il veut. Tous les biens que vous dépensez [en aumônes] sont pour vous, alors même que vous ne les dépensez que pour atteindre la face de Dieu. Ce que vous dépensez en bonnes œuvres vous reviendra en totalité, et vous ne serez pas lésés.

 

[2 : 273]

Donnez aux pauvres qui se sont confinés dans le chemin de Dieu et ne peuvent plus parcourir la terre. L'ignorant les croit riches, à cause de leur attitude réservée. Tu les reconnais à leur marque distinctive : ils ne mendient pas avec insistance. Et ce que vous dépensez en bonnes œuvres, Dieu le sait parfaitement.

 

[2 : 274]

Ceux qui dépensent leurs biens la nuit et le jour, en secret et en public, trouveront leur récompense auprès de leur Seigneur ; ils n'éprouveront pas de peur et ils ne seront pas affligés.

 

[2 : 275]

Ceux qui se nourrissent de l'usure ne se lèveront [au Jour du Jugement] que comme se lève celui que Satan a violemment frappé. Il en sera ainsi parce qu'ils disaient : " La vente est semblable à l'usure ". Mais Dieu a permis la vente et Il a interdit l'usure. Celui qui, ayant reçu une exhortation de son Seigneur, cesse de pratiquer l'usure, peut conserver ce qu'il a déjà gagné, et son cas relève de Dieu. Mais ceux qui recommencent à pratiquer l'usure sont les hôtes du Feu, où ils demeureront à jamais.

 

[2 : 276]

Dieu anéantit les profits de l'usure et fait fructifier les aumônes. Il n'aime pas le mécréant, le pécheur.

 

[2 : 277]

Certes, ceux qui croient et pratiquent les œuvres pies, qui accomplissent la prière et font l'aumône auront leur récompense auprès de leur Seigneur. Ils n'éprouveront pas de peur et ils ne seront pas affligés.

 

[2 : 278]

O vous qui croyez, craignez Dieu ! et renoncez au reliquat de l'intérêt usuraire, si vous êtes croyants.

 

[2 : 279]

Si vous ne le faites pas, attendez-vous à une guerre de la part de Dieu et de Son envoyé. Tandis que si vous vous repentez, votre capital vous restera : vous ne léserez pas et vous ne serez pas lésés.

 

[2 : 280]

Si votre débiteur se trouve dans la gêne, attendez qu'il soit plus à l'aise ; mais si vous faites remise de sa dette en guise d'aumône, ce sera préférable pour vous, sachez-le !

 

[2 : 281]

Craignez un Jour où vous serez ramenés à Dieu ; alors, chaque âme recevra le juste prix de ses œuvres, et nul ne sera lésé.

 

[2 : 282]

O vous qui croyez ! Lorsque vous contractez une dette payable à une échéance déterminée, consignez-la par écrit. Qu'un scribe la transcrive fidèlement entre vous. Qu'aucun scribe ne refuse d'écrire de la façon que Dieu lui a enseignée. Qu'il écrive donc ce que dicte le débiteur et que celui-ci craigne son Seigneur et ne retranche rien de la dette. Si le débiteur est sot ou débile, ou s'il n'est pas en état de dicter lui-même, que son représentant dicte à sa place en toute honnêteté. Prenez deux témoins parmi vos hommes, et si vous ne trouvez pas deux hommes, prenez un homme et deux femmes, parmi celles que vous pouvez agréer comme témoins. En sorte que si l'une des deux femmes vient à s'égarer, l'autre l'aide à retrouver la mémoire. Que les témoins ne se dérobent pas lorsqu'ils sont appelés. Ne soyez pas rebutés par le fait d'avoir à consigner une dette par écrit, qu'elle soit petite ou grande, en indiquant son échéance. Cette façon d'agir est la plus juste devant Dieu, elle donne plus de force au témoignage et elle est la plus propre à vous éviter des doutes ; à moins cependant qu'il s'agisse d'une transaction commerciale passée entre vous et immédiatement exécutable, auquel cas il ne vous incombe aucune faute si vous ne l'inscrivez pas. Prenez des témoins lorsque vous vous livrez à des transactions. Que ni le scribe ni le témoin ne soient molestés. Si vous le faisiez, ce serait de la perversité de votre part. Craignez Dieu, et Dieu vous instruira ! Dieu connaît toute chose.

 

[2 : 283]

Si vous êtes en voyage et que vous ne trouviez pas de scribe, alors laissez quelque chose en gage. Si l'un de vous confie un dépôt à un autre, celui qui a reçu le dépôt doit le restituer. Qu'il craigne Dieu, son Seigneur ! Et ne dissimulez pas le témoignage : quiconque le dissimulerait pécherait en son cœur. Dieu sait tout ce que vous faites.

 

[2 : 284]

A Dieu appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Que vous fassiez voir ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Dieu vous en demandera compte. Il pardonne ensuite à qui Il veut et Il punit qui Il veut. Dieu est puissant sur toute chose.

 

[2 : 285]

L'Envoyé a cru à ce qui est descendu sur lui venant de son Seigneur, et les croyants de même. Chacun croit en Dieu, en Ses anges, en Ses Livres et en Ses envoyés. Nous n'établissons pas de distinction entre Ses envoyés. Ils ont dit : " Nous avons entendu et nous avons obéi. Ton pardon, notre Seigneur ! Et vers Toi est le retour final ! "

 

[2 : 286]

Dieu n'impose à une âme que ce qu'elle peut supporter. Ce qu'elle se sera acquis lui reviendra et ce en quoi elle aura démérité lui sera à charge. Notre Seigneur ! Ne nous tiens pas rigueur pour des omissions ou des erreurs. Notre Seigneur ! Ne nous charge pas d'un fardeau tel que celui dont tu as chargé ceux qui nous ont précédés. Notre Seigneur ! Ne nous charge pas de ce que nous ne sommes pas capables de porter. Efface nos fautes, pardonne-nous et fais-nous miséricorde ! Toi qui es notre Maître, secoursnous contre les mécréants !

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* v.1 : les “lettres isolées” (muqatta‘ât) qui figurent en tête de 29 sourates sur les 114 que compte le Coran, font partie intégrante du Message révélé. On les trouve, soit seules, soit disposées en groupes de 2, 3, 4 ou 5 lettres formant le premier verset (dans un cas, s.42, les deux premiers versets) des sourates concernées. Sur les 28 lettres (non compris le hamza) que compte l’alphabet arabe, 14 entrent dans la composition des muqatta‘ât. Certaines d’entre elles ont donné leur nom à des sourates, ainsi qâf, tâhâ, yâsîn, sâd. Etudiées et méditées par des générations de savants et de mystiques comme porteuses d’enseignements voilés, elles ont donné lieu à des gloses abondantes et à des interprétations multiples qui, sans s’exclure les unes les autres, laissent toutes entrevoir la part de mystère inhérente à la “science des lettres” (‘ilm al-hurûf). Ainsi, les trois lettres initiales de la présente sourate, qui se retrouvent au début des sourates 3, 29, 30, 31 et 32, soit six fois au total ont, avec des variantes, été comprises par différents exégètes comme désignant : alif, l’Absolu, le Principe suprême, unique, l’alpha où tout commence ; lâm l’Esprit - rûh -, que le Créateur insuffle dans Sa création, parfois assimilé à Gabriel ; mîm, l’aboutissement, l’oméga, qui n’est autre que Muhammad, l’Homme parfait, le Prototype universel en qui se reflètent toutes les qualités divines.

 

* v.3 : al-ghayb, aussi traduit par l’Invisible, le Surnaturel. C’est le monde des essences pures, de la non manifestation, opposé au monde manifesté, ‘âlam al-shahâda, qui témoigne de l’Invisible en le rendant apparent. Le croyant en reconnaît l’existence, même s’il n’en saisit pas la réalité profonde.

 

* v.53 : al-furqân, terme qui désigne ici les Tables de la Loi et qui est également un des noms du Coran (voir s. 25, v.1).

 

* v.58 : une allusion à la même cité opulente est faite à s.7, v.161 (v. ce verset et la note qui l’accompagne).

 

* v.88 : ghulfun, litt. “incirconcis”. Les mécréants veulent dire par là qu’ils possèdent un niveau de science demeuré intact.

 

* v.93 : litt. “on leur fit boire le veau dans leurs cœurs...”. Cf. le récit de Exode XXVII,20.

 

* v.104 : ce conseil est donné pour éviter que des railleurs ne jouent avec les mots “écoute-nous ” (râ‘inâ) pour en former un calembour injurieux (cf. s.4, v.46).

 

* v.125 : al-bayt désigne ici la Kaaba de la Mekke, construite par Abraham et son fils Ismaël. Abraham y fit sa prière à un emplacement proche de “la Maison”, le maqâm Ibrâhîm, dont le souvenir est marqué par un petit édifice construit dans l’enceinte sacrée.

 

* v.138 : sibghah, traduit ici par “onction”, signifie littéralement “teinture” et sert aux Chrétiens orientaux à désigner le baptême.

 

* v.142 : la Qibla est la direction dans laquelle les fidèles se tournent pour accomplir les prières rituelles. D’abord pointée vers Jérusalem, elle a été modifiée en direction de la Mekke par une révélation survenue durant la deuxième année de l’Hégire.

 

* v.158 : il s’agit des deux monticules sur lesquels Agar, à la recherche d’eau pour son fils Ismaël, est grimpée à plusieurs reprises dans l’espoir d’apercevoir une caravane. Ces deux “symboles” occupent une place importante dans le rituel du pèlerinage (hâjj) et celui de la visite pieuse (‘umrah) (cf. s.5, v.2).

 

* v.159 : cf. infra, verset 161.

 

* v.189 : ce verset abolit une ancienne pratique selon laquelle les Arabes n’entraient dans leur maison que par l’arrière pendant la période du pèlerinage.

 

* v.194 : “le mois sacré” (al-shahr al-harâm) est celui du pèlerinage à la Mekke, durant lequel la guerre est interdite, à moins qu’une “profanation” (hurmah) ne soit commise par un ennemi, auquel cas la loi du talion justifie une réplique semblable à l’agression.

 

* v.198 : Arafat est la colline rocheuse sur laquelle, le neuvième jour du pèlerinage, les fidèles se tiennent debout, en prière, de midi au coucher du soleil. Après quoi ils “déferlent” vers le lieu-dit Muzdalifa où se trouve le “monument sacré” (al-mash`ar al-harâm) ou Kozah, aussi connu comme “la Mosquée du Bois sacré”.

 

* v.200 : une fois le rituel du pèlerinage accompli, soit après le dixième jour, il est recommandé au fidèle de faire une retraite pieuse durant deux ou trois jours à Mina, lieu du sacrifice.

 

* v.203 : une fois le rituel du pèlerinage accompli, soit après le dixième jour, il est recommandé au fidèle de faire une retraite pieuse durant deux ou trois jours à Mina, lieu du sacrifice.

 

* v.220 : cf. s.4, v.2,6,10 et s.17, v.34 qui précisent les règles de gestion des biens de l’orphelin. La “fusion” avec la fortune du tuteur, admise par ce verset, confère à l’orphelin le statut de “frère” et a donc un caractère assez exceptionnel. La règle normale veut que la fortune de l’orphelin soit gérée séparément pour lui être restituée à sa majorité.

 

* v.225 : notion du kasb, “l’acquisition”, corollaire de la responsabilité individuelle. Si le serment a été fait en pleine connaissance de cause, il s’agit d’une “acquisition”, laquelle ne peut être effacée que par une expiation (cf. s.5, v.89).

 

* v.230 : la répudiation devient irrévocable si la formule de divorce est prononcée une troisième fois. Alors s’applique la règle énoncée dans ce verset.

 

* v.237 : il peut s’agir soit du mari (qui versera alors la totalité du douaire promis) soit du tuteur de la femme (qui renoncera pour elle à toucher la moitié du douaire).

 

* v.238 : la “prière centrale” (al-salât al-wustâ) est généralement comprise comme celle du milieu de l’après-midi (al-‘asr) qui, sur les cinq prières obligatoires, est la troisième de la journée. L’injonction de “se tenir debout” (du verbe qâma, qiyâman) se réfère à la station verticale par laquelle débute la prière canonique ainsi qu’à la “veille pieuse” que pratiquaient régulièrement le Prophète et ses compagnons (cf. s.73,v.1,20).

 

* v.245 : les racines des deux verbes qui traduisent le contraste et l’alternance des situations où la Grâce divine se fait soit rare soit généreuse sont entrées dans le lexique mystique pour désigner les états de “resserrement” (qabd) et d’ “élargissement” (bast) qui jalonnent le cheminement spirituel du chercheur de Dieu.

 

* v.258 : nombre d’exégètes identifient le “disputeur” d’Abraham avec Nemrod (Nimrûd ou Namrûd), le vaillant chasseur de la Bible qui devint roi mais fut sévèrement châtié pour avoir défié le Seigneur (cf. Genèse X, 8-9).

La Famille De Imrân - Âl 'Imrân

Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.

[3 : 1]

Alif, Lâm, Mîm.

 

[3 : 2]

Dieu (Allâh) ! Il n'y a de Dieu que Lui : le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même !

 

[3 : 3]

Il a fait descendre sur toi le Livre en toute Vérité, déclarant véridique ce qui était venu avant lui, et Il a fait descendre la Tora et l'Evangile,

 

[3 : 4]

[qui étaient] auparavant une direction pour les hommes. Et Il a fait descendre le Discernement. Certes, ceux qui refusent de croire aux signes de Dieu encourent un châtiment rigoureux. Dieu est puissant, Maître de la vengeance.

 

[3 : 5]

Rien, assurément, n'est caché à Dieu ni sur la terre ni dans le ciel.

 

[3 : 6]

C'est Lui qui vous forme dans les matrices, comme Il veut. Il n'y a de dieu que Lui, l'Omnipotent, le Sage !

 

[3 : 7]

C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre. On y trouve des versets explicites : c'est la Mère du Livre, et d'autres qui sont allégoriques. Ceux qui ont dans leur cœur une distorsion s'attachent à ce qui est allégorique, car ils recherchent la discorde et sont avides d'interprétation ; mais nul autre que Dieu ne connaît l'interprétation du Livre. Ceux qui sont enracinés dans la science disent : " Nous avons foi en Lui, tout vient de notre Seigneur ! ". Mais seuls réfléchissent ceux qui sont doués d'intelligence.

 

[3 : 8]

Notre Seigneur ! Ne fais pas dévier nos cœurs après nous avoir dirigés ; accorde-nous une miséricorde venant de Toi. Tu es le Donateur suprême.

 

[3 : 9]

Notre Seigneur ! En vérité, Tu réuniras les hommes un Jour qui ne fait aucun doute, car Dieu ne manque pas à Sa promesse.

 

[3 : 10]

Certes, aux mécréants, ni leurs biens ni leurs enfants ne leur seront d'aucune utilité auprès de Dieu ; ceux-là seront l'aliment du Feu.

 

[3 : 11]

Tel a été le sort des gens de Pharaon et de ceux qui les ont précédés. Ils ont traité Nos signes de mensonges ; Dieu les a punis pour leurs péchés. Dieu est rigoureux dans le châtiment.

 

[3 : 12]

Dis aux mécréants : " Vous serez vaincus ; vous serez rassemblés dans la Géhenne ". Quel détestable lit de repos !

 

[3 : 13]

Vous aviez un signe dans les deux troupes qui se sont affrontées. L'une d'elles combattait dans le chemin de Dieu tandis que l'autre se composait de mécréants qui, de leurs propres yeux, ont vu les croyants en nombre deux fois supérieur au leur. Dieu assiste de Son secours qui Il veut. Certes, il y a en ceci un enseignement pour ceux qui sont doués de clairvoyance.

 

[3 : 14]

Les hommes ont été séduits par l'amour des choses désirables : les femmes, les enfants, les amoncellements d'or et d'argent, les chevaux racés, le bétail, les terres labourées. Ce sont là des attraits de la vie de ce monde ; mais auprès de Dieu se situe le meilleur retour.

 

[3 : 15]

Dis : " Vous ferai-je part de ce qui est meilleur que tout cela ? Pour ceux qui craignent leur Seigneur il y a auprès de Lui des Jardins sous lesquels coulent les fleuves ; ils y demeureront à jamais, avec des épouses pures et la satisfaction de Dieu. Et Dieu voit parfaitement Ses serviteurs,

 

[3 : 16]

ceux qui disent : "Notre Seigneur, en vérité nous avons cru ! Alors, pardonne-nous nos péchés et préserve-nous du châtiment du Feu !,

 

[3 : 17]

ceux qui sont patients, sincères, soumis, qui dépensent en aumônes et qui, dès l'aube, implorent le pardon" ".

 

[3 : 18]

Dieu atteste qu'il n'y a de dieu que Lui ; de même font les anges et ceux qui possèdent la science et sont fermes dans l'équité. Il n'y a de dieu que Lui, l'Omnipotent, le Sage !

 

[3 : 19]

Certes, la religion auprès de Dieu est la Soumission [à Sa volonté : al-islâm]. Ceux auxquels l'Ecriture a été donnée n'ont eu des divergences qu'après avoir reçu la science, à cause de la jalousie qui s'est déclarée entre eux. Avec celui qui rejette Ses signes, Dieu, certes, est prompt à faire le compte.

 

[3 : 20]

S'il en est qui argumentent contre toi, dis leur : " J'ai remis mon dessein à Dieu, moi et ceux qui m'ont suivi ". Dis à ceux auxquels l'Ecriture a été donnée et aux illettrés : " Vous êtes-vous soumis à Dieu ? " S'ils se sont soumis à Dieu, ils sont bien guidés ; et s'ils se détournent, tu n'es tenu, quant à toi, que de proclamer [le Message prophétique]. Et Dieu voit parfaitement Ses serviteurs !

 

[3 : 21]

A ceux qui rejettent les signes de Dieu, qui tuent les prophètes sans justification et tuent les hommes qui ordonnent la justice, annonce un châtiment douloureux.

 

[3 : 22]

De ceux-là, les actions sont rendues vaines en ce monde et dans l'autre, et ils ne trouvent pas de secoureurs.

 

[3 : 23]

Ne vois-tu pas comment ceux qui ont reçu une part de l'Ecriture ont été invités à s'en remettre au Livre de Dieu pour juger de leurs différends ? Ensuite, certains d'entre eux se sont détournés et sont devenus des opposants.

 

[3 : 24]

C'est pour avoir dit : " Le Feu ne nous touchera que durant un nombre de jours limité ! ". Ils se sont laissés égarer dans leur religion par tout ce qu'ils ont inventé.

 

[3 : 25]

Qu'adviendra-t-il lorsque Nous les réunirons un Jour, qui ne peut être mis en doute, où chaque âme sera rétribuée selon ce qu'elle se sera acquis et où nul ne sera lésé ?

 

[3 : 26]

Dis : " O Dieu, Possesseur du Royaume ! Tu donnes le Royaume à qui Tu veux et Tu enlèves le Royaume à qui Tu veux. Tu élèves qui Tu veux et Tu abaisses qui Tu veux. Dans Ta main est le bien. Tu es, en vérité, puissant sur toute chose.

 

[3 : 27]

Tu fais pénétrer la nuit dans le jour et Tu fais pénétrer le jour dans la nuit. Tu fais sortir le vivant du mort et Tu fais sortir le mort du vivant. Tu pourvois au besoin de qui Tu veux, sans compter ".

 

[3 : 28]

Que les croyants ne prennent pas pour amis des mécréants de préférence aux croyants. Celui qui agirait ainsi n'aurait rien à attendre de Dieu, à moins que vous n'ayez à vous prémunir contre eux par mesure de sécurité. Dieu vous met en garde contre Lui-même, et vers Dieu s'accomplit le retour final.

 

[3 : 29]

Dis : " Que vous cachiez ce qui est dans vos poitrines ou que vous le montriez, Dieu le sait. Il connaît ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. Dieu est puissant sur toute chose ".

 

[3 : 30]

Le Jour où chaque âme sera confrontée à ce qu'elle aura fait de bien et à ce qu'elle aura fait de mal, elle souhaitera qu'une longue distance la sépare du mal qu'elle aura commis. Dieu vous met en garde contre Lui-même ; Dieu est compatissant envers Ses serviteurs.

 

[3 : 31]

Dis : " Si vous aimez Dieu, suivez-moi, Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés. Dieu est pardonneur, clément ".

 

[3 : 32]

Dis : " Obéissez à Dieu et à l'Envoyé. Mais si vous vous détournez, sachez que Dieu n'aime pas les mécréants ".

 

[3 : 33]

Certes, Dieu a choisi Adam, Noé, la famille d'Abraham, la famille de Imrân au-dessus de tous les mondes.

 

[3 : 34]

Ils procèdent les uns des autres. Dieu est Celui qui entend tout, l'Omniscient.

 

[3 : 35]

La femme de Imrân dit : " Mon Seigneur ! Je te consacre ce qui est dans mon ventre ; accepte-le comme mon offrande. Tu es, en vérité, Celui qui entend tout, l'Omniscient ".

 

[3 : 36]

Après avoir accouché de sa fille, elle dit : " Mon Seigneur ! J'ai mis au monde une fille. " Mais Dieu savait bien ce qu'elle avait enfanté : le mâle n'est pas comme la femelle ! " Je l'ai appelée Marie et je la mets sous Ta protection, elle et sa descendance, contre Satan, le lapidé ".

 

[3 : 37]

Son Seigneur fit à l'enfant un bel accueil, Il la fit croître d'une belle croissance et Il la confia à Zacharie. Chaque fois que Zacharie allait la voir dans le sanctuaire, il trouvait auprès d'elle une provision et lui demandait : " O Marie ! D'où tiens-tu cela ? " Elle répondait : " Cela vient de Dieu ! Dieu pourvoit au besoin de qui Il veut sans faire de compte ".

 

[3 : 38]

Zacharie implora alors son Seigneur, disant : " Mon Seigneur ! Accorde-moi, venant de Toi, une bonne descendance. Tu es, en vérité, celui qui exauce la prière ".

 

[3 : 39]

Tandis qu'il priait debout dans le sanctuaire, les anges l'appelèrent : " Dieu t'annonce la bonne nouvelle de [la naissance de] Jean (Yahya), qui déclarera véridique un Verbe venu de Dieu, un seigneur, un chaste, un prophète parmi les justes ".

 

[3 : 40]

Zacharie dit : " Mon Seigneur ! Comment pourrais-je avoir un garçon ? La vieillesse m'a atteint, et ma femme est stérile ". Il lui fut répondu : " Il en sera ainsi, Dieu fait ce qu'Il veut ".

 

[3 : 41]

Zacharie dit : " Mon Seigneur, donne-moi un signe ! " Il lui fut dit : " Ton signe sera que tu ne parleras aux hommes durant trois jours que par gestes. Invoque beaucoup ton Seigneur ; glorifie-Le au crépuscule et à l'aube ".

 

[3 : 42]

Les anges dirent : " O Marie ! En vérité, Dieu t'a choisie, Il t'a purifiée ; Il t'a choisie d'entre toutes les femmes de l'univers.

 

[3 : 43]

O Marie ! Soumets-toi à ton Seigneur ; prosterne-toi et incline-toi avec ceux qui s'inclinent ".

 

[3 : 44]

Ce sont là des choses mystérieuses que Nous te révélons [à toi, Muhammad]. Tu n'étais pas parmi eux lorsqu'ils jetaient leurs roseaux pour savoir qui d'entre eux serait le gardien de Marie. Et tu n'étais pas non plus parmi eux lorsqu'ils se sont querellés [à ce propos].

 

[3 : 45]

Les anges dirent alors : " O Marie ! Dieu t'annonce la bonne nouvelle d'un Verbe venu de Lui. Son nom est : le Messie, Jésus, fils de Marie, illustre en ce monde et dans l'Autre. Il est parmi les très proches de Dieu.

 

[3 : 46]

Il parlera aux hommes dès le berceau et à l'âge adulte, et il comptera parmi les justes ".

 

[3 : 47]

Elle dit : " Mon Seigneur ! Comment aurais-je un fils alors que nul homme ne m'a touchée ? ". Il lui fut répondu : " Il en sera ainsi. Dieu crée ce qu'Il veut ; lorsqu'Il a décrété une chose, Il lui suffit de dire : " Sois !", et elle est ".

 

[3 : 48]

Dieu lui enseignera le Livre, la Sagesse, la Tora et l'Evangile.

 

[3 : 49]

Il sera envoyé aux fils d'Israël [et leur dira] : " Je suis venu à vous avec un signe de votre Seigneur : pour vous, je crée d'argile comme la forme d'un oiseau, je souffle en lui, et voici qu'il est oiseau avec la permission de Dieu. Je guéris l'aveugle et le lépreux, je ressuscite les morts, avec la permission de Dieu, et je vous annonce ce que vous mangez et ce que vous engrangez dans vos maisons. Il y a vraiment là un signe pour vous, si vous êtes croyants.

 

[3 : 50]

[Je suis venu] pour confirmer ce qui existait avant moi de la Tora et pour déclarer licite pour vous une partie de ce qui vous était interdit. Je suis venu à vous avec un signe de votre Seigneur. Donc, craignez Dieu et obéissez-moi !

 

[3 : 51]

Dieu est, en vérité, mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-le : c'est là une voie droite ".

 

[3 : 52]

Lorsqu'il eut constaté leur mécréance, Jésus dit : " Qui sont mes auxiliaires dans la voie de Dieu ? " Les apôtres dirent : " Nous sommes les auxiliaires de Dieu ; nous croyons en Dieu ; témoigne que nous sommes soumis (muslimûn) !

 

[3 : 53]

Notre Seigneur ! Nous avons cru en ce que Tu as révélé ; nous avons suivi l'Envoyé ; inscris-nous parmi les témoins ! "

 

[3 : 54]

Ils [les mécréants] ont usé de ruse [contre Jésus], et Dieu aussi a rusé ; Dieu est le meilleur des stratèges.

 

[3 : 55]

Dieu dit alors : " O Jésus ! Je vais, en vérité, te rappeler à Moi, t'élever vers Moi, te purifier de ceux qui mécroient, et placer ceux qui t'ont suivi au-dessus des mécréants jusqu'au Jour de la Résurrection. Ensuite vous retournerez à Moi ; Je jugerai alors entre vous et Me prononcerai sur vos différends.

 

[3 : 56]

Quant aux mécréants, Je les châtierai d'un châtiment rigoureux en ce monde et dans la vie future. Ils ne trouveront pas de défenseurs.

 

[3 : 57]

Quant à ceux qui auront cru et pratiqué des œuvres pies, Dieu les rétribuera en toute équité. Et Dieu n'aime pas les iniques.

 

[3 : 58]

C'est là une partie des signes et du sage Rappel que Nous te communiquons ".

 

[3 : 59]

Certes, il en est de Jésus, auprès de Dieu, comme d'Adam : Dieu l'a créé de terre, puis Il lui a dit : " Sois ! ", et il fut.

 

[3 : 60]

La Vérité vient de ton Seigneur. Ne sois donc pas de ceux qui doutent.

 

[3 : 61]

Si quelqu'un argumente contre toi en cette affaire après ce que tu as reçu de science, dis : " Venez ! Nous appellerons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nousmêmes et vous-mêmes, puis nous ferons une ordalie en appelant la malédiction de Dieu sur les menteurs ".

 

[3 : 62]

C'est là le récit, le vrai ; et il n'y a pas de dieu hormis Dieu (Allâh). Et c'est Lui, Dieu, qui est l'Omnipotent, le Sage.

 

[3 : 63]

S'ils se détournent, alors Dieu connaît les semeurs de désordre.

 

[3 : 64]

Dis : " O Gens du Livre ! Venez vous rallier à une parole qui nous soit commune, à nous et à vous : que nous n'adorions que Dieu, que nous ne Lui associions rien et que nul parmi nous ne prenne des seigneurs en dehors de Dieu ". S'ils se détournent, ditesleur : " Attestez que nous sommes soumis [= musulmans, muslimûn] ! ".

 

[3 : 65]

O Gens du Livre ! Pourquoi vous disputez-vous au sujet d'Abraham, alors que la Tora et l'Evangile n'ont été révélés qu'après lui ? Ne raisonnez-vous pas ?

 

[3 : 66]

Voilà bien comme vous êtes ! : déjà vous vous êtes disputés à propos de choses dont vous aviez connaissance ; mais pourquoi donc vous disputer à propos de choses dont vous n'avez pas connaissance ? Dieu sait, mais vous, vous ne savez pas.

 

[3 : 67]

Abraham n'était ni juif ni chrétien, mais il était un pur croyant (hanîf), soumis à Dieu (muslim), ne faisant pas partie des associateurs.

 

[3 : 68]

Certes, les hommes les plus dignes d'Abraham sont ceux qui l'ont suivi, ainsi que ce prophète-ci et ceux qui ont la foi ; Dieu est le Protecteur des croyants.

 

[3 : 69]

Une partie des Gens du Livre auraient voulu vous égarer ; mais ils n'égarent qu'euxmêmes, et ils ne s'en rendent pas compte.

 

[3 : 70]

O Gens du Livre ! Pourquoi reniez-vous les signes de Dieu alors que vous en êtes témoins ?

 

[3 : 71]

O Gens du Livre ! Pourquoi habillez-vous la Vérité de faux-semblants, et pourquoi occultez-vous sciemment la Vérité ?

 

[3 : 72]

Il y a un groupe de Gens du Livre qui, entre eux, se disent : " Au début de la journée, croyez à ce qui a été envoyé aux musulmans et, le soir venu, reniez-le : peut-être ainsi reviendront-ils [à leur ancienne religion] ;

 

[3 : 73]

et vous, n'ajoutez foi qu'à ceux qui suivent votre religion ! " [Toi, Muhammad, ] Dis : " En vérité, la bonne guidance est celle de Dieu. " [Ils disent encore : ] " De cette façon vous éviterez que quelqu'un puisse recevoir ce qui vous a été donné, ou qu'ils argumentent contre vous en présence de votre Seigneur. " Dis : " La grâce est dans la main de Dieu ; Il la donne à qui Il veut ". Dieu est magnanime, omniscient.

 

[3 : 74]

Il accorde spécialement Sa miséricorde à qui Il veut. Dieu est le Maître de la Grâce infinie.

 

[3 : 75]

Parmi les Gens du Livre, il en est à qui tu auras confié un sac d'or et qui te le rendront, et il en est d'autres à qui tu auras confié un dinar et qui ne te le rendront que si tu les assièges sans relâche. Et cela parce qu'ils disent : " Nous ne sommes tenus à rien envers les illettrés ! " De fait, ils profèrent des mensonges contre Dieu et le font sciemment.

 

[3 : 76]

Mais celui qui tient son engagement et qui craint Dieu saura que Dieu aime ceux qui Le craignent.

 

[3 : 77]

Certes, ceux qui vendent à vil prix l'engagement pris envers Dieu et leurs serments, ceux-là n'auront aucune part dans la vie future. Le Jour de la Résurrection, Dieu ne leur adressera pas la parole et ne leur jettera pas un regard. Il ne les purifiera pas et ils subiront un châtiment douloureux.

 

[3 : 78]

Il y en a parmi eux qui roulent leur langue en lisant pour faire croire qu'ils récitent quelque chose du Livre, alors que cela ne vient pas du Livre. Ils disent que cela vient de Dieu, mais cela ne vient pas de Dieu. Ils profèrent des mensonges contre Dieu et le font sciemment.

 

[3 : 79]

Il ne siérait pas qu'un homme auquel Dieu a donné le Livre, la sagesse et la prophétie aille ensuite dire aux hommes : " Soyez mes adorateurs, non ceux de Dieu " ; mais il devrait dire : " Soyez des maîtres, puisque déjà vous enseignez l'Ecriture et que vous l'étudiez ".

 

[3 : 80]

Il ne vous ordonne pas de prendre pour seigneurs les anges et les prophètes. Comment vous ordonnerait-il la mécréance alors que vous êtes déjà musulmans ?

 

[3 : 81]

Lorsque Dieu reçut l'engagement des prophètes, Il leur dit : " Voici que Je vous donne Livre et Sagesse. Plus tard un envoyé viendra à vous, confirmant ce que vous avez reçu. Croyez en lui et assistez-le ". Il dit encore : " Etes-vous consentants, et acceptez-vous d'assumer cette charge ? " Ils répondirent : " Nous y consentons ! " Dieu dit : " Portez donc témoignage et Moi, Je serai avec vous parmi les témoins ".

 

[3 : 82]

Ceux qui, par la suite, se détourneraient, seraient les pervers.

 

[3 : 83]

Désirent-ils une autre religion que celle de Dieu, alors que tout ce qui est dans les cieux et sur la terre se soumet à Lui, de gré ou de force, et qu'ils seront ramenés à Lui ?

 

[3 : 84]

Dis : " Nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été révélé et à ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux Tribus ; à ce qui a été donné à Moïse, à Jésus, aux prophètes, venant de leur Seigneur. Nous ne faisons pas de distinction en faveur de l'un d'entre eux et nous sommes soumis à Dieu ".

 

[3 : 85]

Celui qui recherche une religion autre que l'Islam, son désir n'est pas exaucé et, dans la vie future, il sera parmi les perdants.

 

[3 : 86]

Comment Dieu guiderait-il des gens qui sont devenus mécréants après avoir été croyants, après avoir été témoins de la véracité du Prophète et après avoir reçu des preuves patentes ? Dieu ne guide pas les iniques.

 

[3 : 87]

Pour ceux-là, leur rétribution sera que tombe sur eux la malédiction de Dieu, celle des anges et de tous les hommes.

 

[3 : 88]

Ils l'encourront à jamais. Le châtiment ne leur sera pas allégé et ils ne connaîtront nul répit,

 

[3 : 89]

à l'exception de ceux qui, par la suite, se seront repentis et amendés. Car Dieu est pardonneur, clément.

 

[3 : 90]

Certes, ceux qui sont tombés dans la mécréance après avoir eu la foi et dont la mécréance n'a fait ensuite que grandir, leur repentir ne sera pas accepté : ceux-là sont les égarés.

 

[3 : 91]

Certes, ceux qui ont mécru et sont morts mécréants, il ne sera accepté d'aucun d'eux qu'il se rachète, même s'il offrait pour cela tout l'or de la terre. Un châtiment douloureux leur est réservé et ils n'auront pas de secoureurs.

 

[3 : 92]

Vous n'atteindrez pas à la pure vertu tant que vous ne ferez pas des largesses avec ce que vous aimez. Quoi que vous dépensiez ainsi, Dieu, en vérité, le sait.

 

[3 : 93]

Tout aliment était licite pour les fils d'Israël, à part ce qu'Israël s'était interdit à lui-même avant que la Tora ne fut révélée. Dis : " Apportez donc la Tora et lisez-la, si vous êtes véridiques ! "

 

[3 : 94]

Ceux qui, après cela, forgent un mensonge contre Dieu, ceux-là sont les iniques.

 

[3 : 95]

Dis : " Dieu a dit vrai. Suivez donc la religion d'Abraham, un pur croyant. Il n'était pas du nombre des associateurs ".

 

[3 : 96]

En vérité, le premier temple qui ait été établi pour les hommes est celui de Bakka : un lieu béni et une direction pour les mondes.

 

[3 : 97]

Il s'y trouve des signes évidents, [dont] la station d'Abraham. Quiconque y pénètre est en sécurité. Et c'est un devoir envers Dieu, pour tous les hommes qui en ont les moyens, de faire le pèlerinage à la Maison sacrée. Pour ce qui est du mécréant, Dieu n'a nul besoin des mondes créés...

 

[3 : 98]

Dis : " O Gens du Livre ! Pourquoi rejetez-vous les signes de Dieu, alors que Dieu est témoin de ce que vous faites ? "

 

[3 : 99]

Dis : " O Gens du Livre ! Pourquoi faites-vous obstacle au croyant sur le chemin de Dieu et voudriez-vous que ce chemin soit tortueux, alors que vous êtes témoins ? " Mais Dieu n'est pas indifférent à ce que vous faites.

 

[3 : 100]

O vous qui croyez ! Si vous obéissez à un groupe de ceux qui ont reçu les Ecritures, ils feront de vous des mécréants après que vous ayez eu la foi.

 

[3 : 101]

Comment pourriez-vous mécroire alors que les versets de Dieu vous sont récités et que Son Envoyé se trouve parmi vous ? Celui qui s'attache fermement à Dieu est guidé sur une voie droite.

 

[3 : 102]

O vous qui croyez ! Craignez Dieu comme Il doit être craint. Ne mourez qu'étant soumis à Lui (muslimûn).

 

[3 : 103]

Tous, tenez-vous fermement à la corde de Dieu, et ne vous divisez pas ; souvenez-vous des bienfaits dont Dieu vous a comblés : vous étiez ennemis et Dieu a réconcilié vos cœurs ; vous êtes, par Sa grâce, devenus frères. Vous étiez au bord d'un abîme de feu et Il vous en a sauvés. C'est ainsi que Dieu vous expose clairement Ses signes ; puissiezvous être bien dirigés...

 

[3 : 104]

Que soit établie entre vous une Communauté dont les membres appellent au bien, ordonnent ce qui est convenable et interdisent ce qui est blâmable. Ceux-là sont les bienheureux !

 

[3 : 105]

Ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont querellés après que les évidences leur soient parvenues. A ceux-là est réservé un châtiment terrible.

 

[3 : 106]

[Viendra] le Jour où certains visages blanchiront tandis que d'autres visages noirciront. A ceux dont les visages seront noircis, on dira : " Avez-vous mécru après avoir eu la foi ? Goûtez donc le châtiment pour prix de votre mécréance ! "

 

[3 : 107]

Mais ceux dont les visages auront blanchi jouiront de la miséricorde de Dieu, dans laquelle ils demeureront à jamais.

 

[3 : 108]

Tels sont les versets de Dieu. Nous te les récitons en toute Vérité. Et Dieu ne veut pas d'iniquité pour les mondes.

 

[3 : 109]

A Dieu appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. Et c'est à Dieu que toutes choses sont ramenées.

 

[3 : 110]

Vous êtes la meilleure Communauté qui ait été établie pour les hommes : vous ordonnez ce qui est convenable, vous interdisez ce qui est blâmable et vous croyez en Dieu. Si les Gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux. Il y a parmi eux des croyants, mais la plupart d'entre eux sont des pervers.

 

[3 : 111]

Ils ne vous causeront aucun mal, sinon quelque nuisance. S'ils vous combattent, ce sera en vous tournant le dos ; après quoi ils ne seront pas secourus.

 

[3 : 112]

L'opprobre les a frappés là où ils se trouvaient, à l'exception de ceux qui étaient soutenus par une corde de Dieu et une corde des hommes. Ils ont encouru la colère de Dieu et la misère les a frappés, ceci parce qu'ils ont renié les signes de Dieu et tué injustement les prophètes, et parce qu'ils ont désobéi et ont été transgresseurs.

 

[3 : 113]

Ils ne sont pas tous semblables : il existe, parmi les Gens du Livre, une communauté droite dont les membres récitent les versets de Dieu pendant la nuit et se prosternent.

 

[3 : 114]

Ils croient en Dieu et au Jour dernier, ils ordonnent ce qui est convenable, ils interdisent ce qui est blâmable, ils rivalisent en bonnes actions. Ceux-ci font partie des justes.

 

[3 : 115]

Quelque bien qu'ils accomplissent, il ne leur sera pas dénié, car Dieu connaît parfaitement ceux qui Le craignent.

 

[3 : 116]

Certes, pour les mécréants, ni leurs richesses ni leurs enfants ne leur seront d'aucune utilité vis-à-vis de Dieu. Ceux-là seront les hôtes du Feu où ils demeureront à jamais.

 

[3 : 117]

Ce que les hommes dépensent pour la vie de ce monde est semblable à un vent chargé de grêle qui s'abat sur la récolte de gens qui se sont fait tort à eux-mêmes, et l'anéantit. Dieu ne leur a pas fait tort, mais c'est eux-mêmes qui se sont fait tort.

 

[3 : 118]

O vous qui croyez ! Ne prenez pas pour confidents des gens qui ne soient pas des vôtres ; ils ne chercheraient qu'à vous perturber, se réjouissant de vos difficultés. Déjà la haine s'est montrée dans leurs bouches, mais ce que cachent leurs cœurs est encore plus vil. Nous vous avons clairement exposé les signes ; si seulement vous raisonniez !

 

[3 : 119]

Voici votre situation : ces gens, vous les aimez mais eux ne vous aiment pas, et vous croyez dans le Livre tout entier. Lorsqu'ils vous rencontrent, ils disent : " Nous croyons ! ", et lorsqu'ils se retirent, ils se mordent les doigts de rage contre vous. Dis : " Mourez de votre rage ! Dieu sait ce que contiennent les poitrines ! "

 

[3 : 120]

Si un bonheur vous échoit, ils s'en affligent et si un malheur vous atteint, ils s'en réjouissent. Mais si vous êtes patients et craignez Dieu, leur ruse ne vous nuira en rien ; car Dieu embrasse de Sa Science toutes leurs actions.

 

[3 : 121]

Il en fut ainsi lorsque tu quittas les tiens au petit jour pour assigner aux croyants des postes de combat - Dieu est Celui qui entend tout, l'Omniscient -,

 

[3 : 122]

et lorsque deux de vos troupes étaient sur le point d'abandonner le combat, alors que Dieu les protégeait toutes les deux. Que les croyants s'en remettent donc à Dieu !

 

[3 : 123]

Dieu vous a bien secourus à Badr, alors que vous étiez en position d'infériorité. Craignez donc Dieu ! Peut-être serez-vous reconnaissants...

 

[3 : 124]

Lorsque tu disais aux croyants : " Ne vous suffit-il pas que votre Seigneur vous aide en dépêchant trois mille de Ses anges à votre secours ? "

 

[3 : 125]

Oui, si vous êtes patients et craignez Dieu, et si vos ennemis lancent sur vous une attaque soudaine, votre Seigneur vous assistera avec cinq mille de Ses anges bien reconnaissables.

 

[3 : 126]

Dieu n'a fait cela que pour vous apporter une bonne nouvelle afin que, par elle, vos cœurs soient apaisés - le secours ne vient que de Dieu, l'Omnipotent, le Sage -,

 

[3 : 127]

afin qu'Il taille en pièces une partie des mécréants ou qu'Il les subjugue et qu'ils se retirent défaits.

 

[3 : 128]

Cette affaire ne te concerne en rien. Il se peut que Dieu revienne vers eux ou qu'Il les châtie, car ils sont iniques.

 

[3 : 129]

A Dieu appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. Il pardonne à qui Il veut, Il châtie qui Il veut. Dieu est pardonneur, clément.

 

[3 : 130]

O vous qui croyez ! Ne vous nourrissez pas de l'usure en doublant et redoublant [la somme prêtée]. Craignez Dieu ! Peut-être serez-vous bienheureux...

 

[3 : 131]

Craignez le Feu qui a été préparé pour les mécréants.

 

[3 : 132]

Obéissez à Dieu et à l'Envoyé ; peut-être vous sera-t-il fait miséricorde...

 

[3 : 133]

Hâtez-vous vers le pardon de votre Seigneur et vers un Jardin large comme les cieux et la terre, préparé pour ceux qui craignent Dieu,

 

[3 : 134]

ceux qui font l'aumône, dans l'aisance comme dans la gêne, ceux qui maîtrisent leur colère et pardonnent à leurs semblables. Dieu aime les hommes de bien,

 

[3 : 135]

ceux qui, après avoir fait une mauvaise action ou s'être fait tort à eux-mêmes, se souviennent de Dieu et demandent pardon pour leurs péchés - et qui donc pardonne les péchés si ce n'est Dieu ? -, ceux qui ne s'obstinent pas sciemment dans leurs agissements.

 

[3 : 136]

Ceux-là obtiendront en récompense un pardon de leur Seigneur et des Jardins sous lesquels coulent les fleuves ; ils y demeureront à jamais. Comme elle est bonne la récompense de ceux qui agissent bien !

 

[3 : 137]

Des événements se sont déroulés avant vous ; parcourez donc la terre et voyez comment ont fini ceux qui criaient au mensonge !

 

[3 : 138]

C'est là une démonstration claire pour les hommes, une direction et une exhortation pour ceux qui craignent Dieu.

 

[3 : 139]

Ne perdez pas courage, ne vous affligez pas, car vous aurez le dessus, si vous êtes croyants.

 

[3 : 140]

Si une blessure vous atteint, une blessure semblable atteint aussi les autres. De telles vicissitudes, Nous les faisons alterner entre les hommes afin que Dieu reconnaisse ceux qui croient et qu'Il prenne parmi vous des témoins [= des martyrs] - car Dieu n'aime pas les iniques -,

 

[3 : 141]

et afin qu'Il éprouve les croyants et retire Sa grâce aux mécréants.

 

[3 : 142]

Comptiez-vous entrer au Paradis sans que Dieu ait reconnu ceux d'entre vous qui ont combattu et qu'Il connaisse ceux qui sont patients ?

 

[3 : 143]

C'est vrai, vous souhaitiez la mort avant de la rencontrer ; et maintenant vous l'avez vue de vos propres yeux.

 

[3 : 144]

Muhammad n'est qu'un envoyé qui a été précédé d'autres envoyés. S'il mourait ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos pas ? Celui qui retourne sur ses pas ne nuit en rien à Dieu ; mais Dieu récompense ceux qui sont reconnaissants.

 

[3 : 145]

Aucune âme ne peut mourir si ce n'est avec la permission de Dieu, à un terme prescrit. A quiconque désire la récompense de ce monde, Nous lui en donnons une part ; à quiconque désire la récompense de la vie future, Nous lui en donnons une part. Et Nous récompensons ceux qui sont reconnaissants.

 

[3 : 146]

Combien de prophètes ont combattu, accompagnés de nombreux disciples ; ils ne se sont pas laissés abattre par les épreuves rencontrées pour la cause de Dieu. Ils n'ont pas faibli et ils n'ont pas cédé. Dieu aime ceux qui sont patients.

 

[3 : 147]

Ils n'ont eu d'autre discours que celui-ci : " Notre Seigneur ! Pardonne-nous nos péchés et nos excès, affermis nos pas, et secours-nous contre les mécréants ! "

 

[3 : 148]

Dieu leur donna donc la récompense de ce monde, ainsi que la belle récompense de l'Au-delà. Dieu aime les hommes de bien.

 

[3 : 149]

O vous qui croyez ! Si vous obéissez à ceux qui ont mécru, ils vous feront tourner les talons et vous reviendrez perdants.

 

[3 : 150]

Mais non ! C'est Dieu qui est votre Protecteur, et Lui qui peut le mieux vous assister.

 

[3 : 151]

Nous jetterons l'effroi dans les cœurs des mécréants pour ce qu'ils auront associé à Dieu sans qu'un mandat leur ait été délivré. Leur demeure sera le Feu. Quel affreux séjour que celui des impies !

 

[3 : 152]

Dieu a rempli Sa promesse envers vous lorsque, avec Sa permission, vous étiez en train d'anéantir vos ennemis, jusqu'au moment où vous avez fléchi, où vous avez contesté l'ordre donné et où vous avez désobéi après que Dieu vous eut fait voir l'objet de vos désirs. Il en est parmi vous qui veulent ce bas monde et il en est qui veulent l'Au-delà. Ensuite, Dieu vous a détournés de vos ennemis pour vous éprouver. Mais déjà Il vous avait pardonné. Dieu détient la Grâce en faveur des croyants.

 

[3 : 153]

Lorsque vous remontiez la pente sans vous retourner sur personne pendant que l'Envoyé vous appelait sur votre arrière, Dieu vous a gratifiés d'une angoisse, suivie d'une autre angoisse, afin que vous ne vous affligiez ni de ce [le butin] qui vous échappait, ni de ce [le revers] qui vous accablait. Dieu est parfaitement instruit de ce que vous faites.

 

[3 : 154]

Après l'angoisse, Il a fait descendre sur vous la sécurité, un assoupissement qui a enveloppé une partie d'entre vous, tandis que d'autres se préoccupaient de leur propre sort et se faisaient une fausse opinion de Dieu, une opinion née de l'ignorance. Ils disaient : " Avons-nous eu un choix dans cette affaire ? ". Dis : " L'affaire appartient entièrement à Dieu ". Ils cachent en eux-mêmes ce qu'ils ne te montrent pas. Ils disent : " Si nous avions eu quelque choix dans cette affaire, nous n'aurions pas été décimés en cet endroit ". Dis : " Même si vous étiez demeurés dans vos maisons, ceux dont la mort était écrite auraient été tués dans leur lit ; ceci pour que Dieu mette à l'épreuve ce qui est dans vos poitrines et qu'Il purifie ce qui est dans vos cœurs. Car Dieu sait parfaitement ce que contiennent les poitrines ".

 

[3 : 155]

Ceux d'entre vous qui se sont détournés le jour de la rencontre des deux armées n'ont agi ainsi que parce que le Démon les a fait trébucher à cause des fautes qu'ils avaient commises. Mais Dieu leur a pardonné. Dieu est, en vérité, pardonneur, plein de mansuétude.

 

[3 : 156]

O vous qui croyez ! Ne soyez pas semblables à ceux qui, ayant mécru, disent de ceux de leurs frères qui sont allés parcourir la terre ou qui ont combattu : " S'ils étaient restés avec nous, ils ne seraient pas morts, ils n'auraient pas été tués ". Dieu a ainsi fait entrer le regret dans leurs cœurs. Dieu fait vivre et fait mourir, et Il voit parfaitement ce que vous faites.

 

[3 : 157]

Si vous êtes tués dans le sentier de Dieu ou si vous mourez, un pardon et une miséricorde de Dieu sont vraiment meilleurs que tout ce qu'ils amassent.

 

[3 : 158]

Que vous mouriez ou que vous soyez tués, sans nul doute vous serez rassemblés vers Dieu.

 

[3 : 159]

Par une miséricorde de Dieu, tu as été indulgent à leur égard ; si tu avais été rude et dur de cœur, ils se seraient écartés de ton entourage. Pardonne-leur et demande pardon pour eux ; consulte-les sur la conduite des affaires. Et lorsque tu as pris une décision, place ta confiance en Dieu. Dieu aime ceux qui mettent leur confiance en Lui.

 

[3 : 160]

Si Dieu vous prête secours, nul ne l'emportera sur vous. S'Il vous abandonne, qui donc, après Lui, pourrait vous secourir ? Que les croyants placent donc leur confiance en Dieu !

 

[3 : 161]

Un prophète ne saurait tromper. Quiconque trompe se présentera avec sa tromperie le Jour de la Résurrection. Chaque âme recevra alors le prix de ce qu'elle aura accompli. Personne ne sera lésé.

 

[3 : 162]

Celui qui recherche l'agrément de Dieu est-il semblable à celui qui encourt la colère de Dieu et qui aura la Géhenne pour demeure ? Quel détestable sort !

 

[3 : 163]

Ils occupent des degrés différents auprès de Dieu ; Dieu voit parfaitement ce qu'ils font.

 

[3 : 164]

Dieu a répandu un bienfait sur les croyants lorsqu'Il leur a envoyé un messager pris parmi eux qui leur récite Ses versets, qui les purifie, qui leur enseigne le Livre et la Sagesse, alors qu'ils se trouvaient auparavant dans une erreur manifeste.

 

[3 : 165]

Lorsqu'un revers vous a atteint alors que vous-mêmes aviez déjà infligé à vos ennemis le double de ce revers, vous avez dit : " D'où cela vient-il ? " Réponds : " Cela vient de vous-mêmes ! " Certes, Dieu est puissant sur toute chose !

 

[3 : 166]

Quant au revers qui vous a atteints le jour où les deux troupes se sont rencontrées, il s'est produit avec la permission de Dieu, afin qu'Il reconnaisse les croyants,

 

[3 : 167]

et afin qu'Il reconnaisse les hypocrites. On leur a crié : " Avancez ! Combattez dans le chemin de Dieu, ou alors défendez-vous ! " Ils ont répondu : " Si nous savions combattre, nous vous suivrions certainement ". Ils étaient, ce jour-là, plus près de la mécréance que de la foi. Ils disaient avec leurs bouches ce qui n'était pas dans leurs cœurs. Mais Dieu savait parfaitement ce qu'ils cachaient.

 

[3 : 168]

Restés chez eux, ils disaient de leurs frères : " S'ils nous avaient obéi, ils n'auraient pas été tués ! " Dis : " Mettez-vous donc à l'abri de la mort, si vous êtes véridiques ! "

 

[3 : 169]

Ne croyez surtout pas que ceux qui sont tués dans le chemin de Dieu soient morts. Non ! ils sont vivants et sont pourvus de bienfaits auprès de leur Seigneur.

 

[3 : 170]

Ils sont heureux de la grâce que Dieu leur a accordée, et ils se réjouissent pour ceux qui, restés en arrière, les rejoindront et n'éprouveront plus ni peur ni affliction.

 

[3 : 171]

Ils se réjouissent d'un bienfait et d'une grâce de Dieu, et de ce que Dieu ne laisse pas perdre la récompense des croyants.

 

[3 : 172]

Ceux qui ont répondu à Dieu et au Prophète après avoir reçu des blessures, ceux d'entre eux qui se sont comportés vaillamment et qui ont craint Dieu, à ceux-là est réservée une récompense magnifique.

 

[3 : 173]

Il en est à qui l'on est venu dire : " Les gens se sont unis contre vous, redoutez-les ! " et dont la foi n'a fait qu'augmenter. Ils ont répondu : " Dieu nous suffit ! Quel excellent Protecteur ! "

 

[3 : 174]

Ils s'en sont retournés avec un bienfait et une grâce de Dieu. Aucun mal ne les a touchés. Ils ont recherché la satisfaction de Dieu, et Dieu détient une grâce infinie.

 

[3 : 175]

Il en est ainsi du Démon : il effraye ses suppôts. Vous, ne les craignez pas, mais craignez-Moi, si vous êtes croyants !

 

[3 : 176]

Que ceux qui se précipitent à l'envi vers la mécréance ne t'attristent pas. Ils ne peuvent en rien nuire à Dieu. Dieu refusera de leur accorder une part dans la vie future. Un châtiment terrible les attend.

 

[3 : 177]

Ceux qui troquent la foi contre l'incrédulité ne nuisent en rien à Dieu, mais un châtiment douloureux les attend.

 

[3 : 178]

Et que les mécréants ne pensent pas que le délai que Nous leur accordons est un bien pour eux. Nous ne leur accordons ce délai que pour qu'ils ajoutent à leurs péchés. Un châtiment ignominieux les attend.

 

[3 : 179]

Ce n'est pas Dieu qui laissera les croyants dans la situation où vous vous trouvez, si ce n'est durant le temps nécessaire pour distinguer le perfide de l'honnête homme. Et Dieu n'est pas tenu de vous faire connaître ce qui est caché (al-ghayb) ; Il choisit parmi Ses envoyés qui Il veut. Croyez donc en Dieu et en Ses envoyés. Si vous croyez et craignez Dieu, une immense récompense vous est réservée.

 

[3 : 180]

Que ceux qui sont avares de ce que Dieu leur a donné de Sa faveur ne le considèrent pas comme un bien pour eux ; c'est, au contraire, un mal. Le Jour de la Résurrection, ils porteront autour du cou ce dont ils se montraient avares. A Dieu revient l'héritage des cieux et de la terre, et Dieu est parfaitement instruit de ce que vous faites.

 

[3 : 181]

Dieu a bien entendu le discours de ceux qui ont dit : " Dieu est pauvre, et nous sommes riches ! " Nous allons consigner par écrit leurs paroles et le fait qu'ils ont tué injustement les prophètes ; et Nous dirons : " Goûtez le châtiment de la Fournaise

 

[3 : 182]

pour prix de ce que vos mains ont accompli ". Dieu n'est pas injuste envers Ses serviteurs.

 

[3 : 183]

Il est des gens qui disent : " Dieu nous a engagés à ne pas croire en un prophète tant qu'il ne nous aura pas apporté une offrande que le feu consume ". Dis : " Des envoyés sont déjà venus à vous avant moi avec des évidences et avec ce dont vous parlez. Pourquoi donc les avez-vous tués, si vous êtes véridiques ? "

 

[3 : 184]

S'ils t'accusent de mensonge, ils ont aussi traité de menteurs des envoyés venus avant toi avec des évidences, avec les Ecritures et avec le Livre lumineux.

 

[3 : 185]

Toute âme goûtera la mort. Et vous ne recevrez au Jour de la Résurrection que les rétributions qui vous sont réservées. Quiconque sera éloigné du Feu et introduit au Paradis aura atteint le bonheur. La vie de ce monde n'est que jouissance illusoire.

 

[3 : 186]

Vous serez certainement éprouvés dans vos biens et dans vos personnes ; vous entendrez beaucoup de choses pénibles de la part de ceux auxquels le Livre a été donné avant vous et de la part des associateurs. Soyez patients et craignez Dieu, c'est l'attitude la plus recommandable.

 

[3 : 187]

Lorsque Dieu a pris le pacte de ceux à qui le Livre a été donné, Il leur a dit : " Vous l'expliquerez aux hommes, vous ne le garderez pas caché ", mais ils l'ont rejeté derrière leur dos et l'ont troqué à vil prix. Quel détestable troc !

 

[3 : 188]

Ne compte pas que ceux qui se glorifient de ce qu'ils ont donné et qui aiment à être loués pour ce qu'ils n'ont pas fait, ne compte pas qu'ils soient à l'abri du châtiment ! Un châtiment douloureux leur est réservé.

 

[3 : 189]

A Dieu appartient la Royauté des cieux et de la terre, et Dieu est puissant sur toute chose.

 

[3 : 190]

En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans la succession de la nuit et du jour, il y a des signes pour ceux qui sont doués d'intelligence,

 

[3 : 191]

pour ceux qui invoquent Dieu debout, assis ou couchés sur le côté et qui méditent sur la création des cieux et de la terre : " Notre Seigneur ! Tu n'as pas créé ceci en vain ! Gloire à toi ! Et préserve-nous du châtiment du Feu.

 

[3 : 192]

Notre Seigneur ! Celui que tu introduis dans le Feu, Tu le couvres d'opprobre. Pour les iniques, il n'y a pas de secoureurs.

 

[3 : 193]

Notre Seigneur ! Nous avons entendu un héraut qui lançait cet appel à la foi : " Croyez en votre Seigneur ! ", et nous avons cru. Notre Seigneur ! Pardonne-nous nos péchés ! Efface nos mauvaises actions ! Rappelle-nous à Toi avec les justes !

 

[3 : 194]

Notre Seigneur ! Accorde-nous ce que Tu nous a promis par la voix de Tes envoyés ; ne nous afflige pas le Jour de la Résurrection. Certes, Tu ne manques pas à Ta promesse. "

 

[3 : 195]

Leur Seigneur les a exaucés, disant : " Je ne laisse perdre l'œuvre d'aucun d'entre vous, homme ou femme, qui agit bien. Vous procédez les uns des autres. J'effacerai les mauvaises actions. Pour ceux qui ont émigré, qui ont été expulsés de leurs maisons, qui ont souffert dans Mon chemin, qui ont combattu, qui ont été tués, J'effacerai leurs mauvaises actions et Je les ferai entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les fleuves. Ce sera une récompense venant de Dieu. Et c'est auprès de Dieu que se trouve la plus belle récompense ! "

 

[3 : 196]

Ne te laisse pas troubler par l'agitation que les mécréants entretiennent dans le pays [en faisant étalage de leur prospérité].

 

[3 : 197]

Ce n'est là pour eux qu'une brève jouissance ! Après quoi la Géhenne sera leur séjour : quel détestable lieu de repos !

 

[3 : 198]

Quant à ceux qui craignent leur Seigneur, ils séjourneront à jamais dans des Jardins sous lesquels coulent les fleuves. Ce sera leur demeure auprès de Dieu ; et ce qui se trouve auprès de Dieu est la meilleure part réservée aux justes.

 

[3 : 199]

Parmi les Gens du Livre, il en est qui croient en Dieu, à ce qui vous a été révélé et à ce qui leur a été révélé, qui sont humbles devant Dieu, et qui ne vendent pas à vil prix les signes de Dieu. Ceux-là trouveront leur récompense auprès de leur Seigneur. Dieu, certes, est prompt à faire les comptes.

 

[3 : 200]

O vous qui croyez ! Soyez patients ! Rivalisez de patience ! Attachez-vous fermement à Dieu et craignez-Le ! Puissiez-vous être bienheureux...

________________________________________

 

* v.4 : “le Discernement” (al-furqân) est un des noms du Coran ; c’est aussi le titre de la sourate 25.

 

* v.7 : la distinction entre ces deux catégories de versets, ceux qui énoncent avec précision les dogmes et les règles (muhkamât) et ceux qui ont un caractère amphibologique se prêtant à l’exégèse anagogique (mutashâbihât) a donné lieu à de multiples commentaires. Sur le premier de ces termes, voir aussi s.39,v.23.

 

* v.20 : ummiyyûn ; ce terme - parfois traduit par “les Gentils” - s’applique à ceux des Arabes qui, à la différence des Gens du Livre - Juifs et Chrétiens, mentionnés au v.19 -, n’avaient pas été touchés par la prédication de la foi monothéiste. Muhammad lui-même est qualifié dans le Coran (s.7, v.157) de “Prophète illettré” pour souligner que son seul savoir vient de ce que Dieu lui révèle.

 

* v.96 : ancien nom de la Mekke.

 

* v.97 : il s’agit de l’emplacement, déjà mentionné (s.2, v.125), où Abraham se tenait en prière lorsque, aidé de son fils Ismaël, il construisait la Kaaba. Une pierre portant l’empreinte de ses pieds y est conservée dans un petit édifice faisant office de reliquaire.

 

* v.112 : allusion au pacte d’alliance conclu entre le Prophète et les Juifs de Médine.

 

* v.121 : allusion aux préparatifs de la bataille d’Ohod, près de Médine, qui eut lieu durant la troisième année de l’Hégire (624 A.D.) et au cours de laquelle la déroute, due à la désobéissance de combattants musulmans attirés par l’appât du butin, ne fut évitée que de justesse ; les versets 152 à 155, infra, sont aussi en rapport avec cet évènement.

 

* v.140 : ayyâm, littéralt. “jours” ; ce terme qui servait à désigner les combats entre tribus arabes avant l’Islam (ayyâm al-‘Arab) a été étendu aux batailles qui ont été livrées en Arabie au temps du Prophète entre les Musulmans et les groupes hostiles à l’Islam.

Les Femmes - Al-Nisâ'

Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.

 

[4 : 1]

O vous les hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être. De celuici Il a créé le couple et, à partir de ce couple, Il a fait naître une multitude d'hommes et de femmes. Craignez Dieu, au sujet duquel vous vous interrogez mutuellement, et respectez les liens du sang. Dieu, certes, vous observe attentivement.

 

[4 : 2]

Donnez aux orphelins les biens qui leur appartiennent. Ne substituez pas [dans leur patrimoine] ce qui est bon pour le remplacer par du mauvais. Ne mangez pas leurs biens en les incorporant aux vôtres : ce serait vraiment là un grand péché.

 

[4 : 3]

Si vous craignez de ne pas être équitables à l'égard des orphelins, épousez deux, trois ou quatre femmes parmi celles qui vous semblent bonnes. Mais si vous craignez de n'être pas équitables [envers elles], n'en épousez qu'une, ou prenez femme parmi celles que possède votre main droite. Ainsi, il est plus probable que vous ne commettrez pas d'injustice.

 

[4 : 4]

Donnez leur douaire à vos femmes comme un présent ; mais si, de bonne grâce, elles vous en abandonnent une part, disposez-en à votre aise en toute quiétude.

 

[4 : 5]

Ne confiez pas aux incapables les biens que Dieu vous a remis pour leur entretien, mais prélevez sur ces biens de quoi les nourrir et les vêtir, et adressez-leur des paroles bienséantes.

 

[4 : 6]

Eprouvez la capacité des orphelins jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de se marier. Si vous les reconnaissez capables de se diriger convenablement, remettez-leur les biens qui leur appartiennent. Ne vous hâtez pas de dissiper leur fortune avec prodigalité avant qu'ils grandissent. Celui qui est riche s'abstiendra d'en profiter et celui qui est pauvre en usera avec modération. Quand vous leur remettrez leurs biens, faites venir des témoins ; mais Dieu suffit pour établir le bon compte.

 

[4 : 7]

Aux hommes revient une part de ce qu'ont laissé leurs parents et leurs proches, et aux femmes revient une part de ce qu'ont laissé leurs parents et leurs proches, que cela représente peu ou beaucoup ; c'est une part bien déterminée.

 

[4 : 8]

Si des proches, des orphelins et des pauvres assistent au partage, offrez-leur quelque provision sur l'héritage, et adressez-leur des paroles bienséantes.

 

[4 : 9]

Ceux qui laisseraient derrière eux des descendants vulnérables et qui seraient inquiets à leur sujet devront s'en remettre pieusement à Dieu et prononcer des paroles justes.

 

[4 : 10]

Ceux qui mangent injustement les biens des orphelins avalent du feu dans leurs entrailles et finiront par tomber dans la Fournaise.

 

[4 : 11]

Pour ce qui est de vos enfants, Dieu vous enjoint d'attribuer à celui qui est de sexe masculin une part égale à celle de deux filles. Si les filles sont plus de deux, les deux tiers de l'héritage leur reviendront ; s'il n'y en a qu'une, la moitié lui appartiendra. Si le défunt a laissé un fils, ses père et mère recevront chacun un sixième de l'héritage. S'il n'a pas de fils et que ses parents héritent de lui, le tiers reviendra à sa mère. S'il a des frères, le sixième reviendra à sa mère, après que ses legs ou ses dettes auront été acquittés. De vos ascendants ou de vos descendants, vous ignorez lesquels vous sont le plus utiles. C'est là une obligation imposée par Dieu ; en vérité Dieu est omniscient, sage.

 

[4 : 12]

Si vos épouses n'ont pas d'enfant, la moitié de ce qu'elles ont laissé vous revient. Si elles ont un enfant, le quart de ce qu'elles ont laissé vous revient, après que leurs legs ou leur dettes auront été acquittés. Si vous n'avez pas d'enfant, le quart de ce que vous avez laissé reviendra à vos épouses. Si vous avez un enfant, elles ont droit au huitième de ce que vous laissez, après que vos legs ou vos dettes ont été acquittés. Lorsqu'un homme ou une femme meurent sans laisser d'ascendants ou de descendants, l'héritage se répartit comme suit : s'il y a un frère ou une sœur [germains], chacun d'eux a droit au sixième. S'ils sont plusieurs, ils se répartissent le tiers de la succession après que les legs ou les dettes du défunt ont été acquittés, sans préjudice pour personne. C'est là une injonction qui vient de Dieu. Dieu est omniscient, plein de mansuétude.

 

[4 : 13]

Telles sont les règles édictées par Dieu. Celui qui obéit à Dieu et à Son envoyé, Il le fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les fleuves, où ils demeureront à jamais. C'est là le bonheur suprême !

 

[4 : 14]

Mais celui qui désobéit à Dieu et à Son envoyé et qui transgresse les limites fixées par Dieu, Il le fera entrer dans un Feu où il demeurera à jamais, subissant un châtiment ignominieux.

 

[4 : 15]

Contre celles de vos femmes qui pratiquent la fornication, appelez quatre témoins choisis parmi vous ; s'ils témoignent [contre elles], tenez-les confinées dans les maisons jusqu'à ce que la mort les rappelle ou que Dieu établisse pour elles une issue.

 

[4 : 16]

Si c'est deux d'entre vous qui forniquent, sévissez contre eux ; mais s'ils se repentent et s'amendent, laissez-les ! Dieu est Celui qui agrée le repentir, le Clément.

 

[4 : 17]

Dieu ne pardonne qu'à ceux qui font le mal par ignorance et se repentent aussitôt après. Ceux-là, Dieu revient à eux ; Dieu est omniscient, Il est juste.

 

[4 : 18]

Mais il n'y a pas de pardon pour ceux qui font le mal jusqu'au moment où la mort se présentant à l'un d'entre eux, il s'écrie : " Oui, maintenant je me repens ! " Il n'y a pas de pardon non plus pour ceux qui meurent mécréants. Pour ceux-là, Nous avons préparé un châtiment douloureux.

 

[4 : 19]

O vous qui croyez ! Il ne vous est pas permis de recevoir des femmes en héritage contre leur gré, ni d'exercer une pression sur elles pour vous emparer d'une partie de ce que vous leur avez donné, à moins qu'elles n'aient commis une turpitude manifeste. Comportez-vous envers elles avec bienséance. Si vous éprouvez de l'aversion pour elles, il se peut que vous éprouviez de l'aversion pour quelque chose en quoi Dieu a placé un grand bien.

 

[4 : 20]

Si vous voulez prendre une épouse à la place d'une autre alors que vous avez déjà donné à celle-ci jusqu'à un quintar d'or, ne reprenez rien de cette dote. Voudriez-vous en reprendre par voie de calomnie, en infligeant un préjudice évident ?

 

[4 : 21]

Comment en reprendriez-vous, alors que vous vous êtes donnés l'un à l'autre et que vos femmes ont reçu de vous un engagement ferme ?

 

[4 : 22]

N'épousez pas les femmes que vos pères ont eues pour épouses, exception faite pour ce qui est déjà passé ; c'était vraiment là une turpitude, un acte haïssable et une détestable coutume.

 

[4 : 23]

Vous sont interdites : vos mères, vos filles, vos sœurs, vos tantes paternelles, vos tantes maternelles, les filles de vos frères, les filles de vos sœurs, vos mères qui vous ont allaités, vos sœurs de lait, les mères de vos femmes, les belles-filles placées sous votre tutelle, nées de vos femmes avec qui vous avez consommé le mariage - nulle faute cependant ne vous sera imputée si le mariage n'a pas été consommé -, les épouses de vos fils, issus de vos reins. Il vous est encore interdit d'avoir simultanément deux sœurs comme épouses, exception faite pour ce qui est passé. Dieu est en vérité pardonneur, clément.

 

[4 : 24]

[Vous sont encore interdites] : les femmes mariées, sauf si elles sont la possession de votre main droite. C'est là ce que Dieu vous a prescrit. Hormis les interdictions mentionnées, il vous est licite de contracter avec vos biens un mariage honnête, sans idée de débauche. Aux femmes dont vous souhaitez obtenir l'agrément, versez le douaire prescrit. Il n'y aura pas de faute à vous reprocher si, après vous être entendus sur le douaire, vous décidez d'un commun accord de le modifier. Dieu est omniscient, sage.

 

[4 : 25]

Celui qui, parmi vous, n'a pas les moyens d'épouser des femmes croyantes et de bonne condition, prendra des captives ou des esclaves croyantes. Dieu seul connaît votre foi et vous procédez les uns des autres. Epousez-les avec la permission de leur maître et donnez-leur leur douaire, suivant l'usage, comme à des femmes bien nées, non comme à des débauchées ou à des courtisanes. Si, après avoir accédé à une bonne condition, ces femmes commettent une action infâme, elles subiront la moitié du châtiment applicable à des femmes bien nées. Ces dispositions sont édictées pour ceux d'entre vous qui redoutent de tomber dans la luxure. Mais il est plus méritoire pour vous d'être patients. Dieu est pardonneur, clément.

 

[4 : 26]

Dieu veut vous éclairer sur les usages de ceux qui ont vécu avant vous, afin de vous guider et de revenir vers vous. Dieu est omniscient, sage.

 

[4 : 27]

Dieu veut revenir vers vous, alors que ceux qui suivent leurs passions veulent que vous glissiez sur une pente vertigineuse.

 

[4 : 28]

Dieu veut alléger votre fardeau, car l'homme a été créé faible.

 

[4 : 29]

O vous qui croyez ! Ne cherchez pas à vous approprier le bien d'autrui sans motif valable, sauf s'il s'agit d'un négoce par agrément mutuel. Ne vous entre-tuez pas ! Certes, Dieu est clément envers vous.

 

[4 : 30]

Celui qui agit ainsi de façon agressive et inique, Nous le précipiterons dans le Feu. C'est là chose facile pour Dieu !

 

[4 : 31]

Si vous évitez les plus graves choses qui vous sont interdites, Nous effacerons vos mauvaises actions et Nous vous ferons entrer par une noble porte.

 

[4 : 32]

Ne convoitez pas les faveurs dont Dieu a gratifié certains d'entre vous par rapport aux autres : aux hommes revient une part de ce qu'ils ont acquis [par leurs œuvres] et aux femmes revient une part de ce qu'elles ont acquis [par leurs œuvres]. Demandez à Dieu qu'Il vous accorde Sa grâce. Dieu, certes, connaît toute chose.

 

[4 : 33]

A chacun Nous avons désigné des héritiers pour ce que laissent leurs père et mère et leurs proches parents. Quant à ceux avec qui vous avez contracté une alliance, donnezleur la part qui leur est due. Dieu est témoin de toute chose.

 

[4 : 34]

Les hommes ont la charge des femmes, en vertu des avantages que Dieu a accordés aux uns par rapport aux autres, et à cause des biens qu'ils dépensent [pour elles]. Ainsi, les femmes vertueuses sont obéissantes et préservent dans le secret ce que Dieu veut préserver. Celles dont vous craignez la mauvaise conduite, admonestez-les, reléguez-les dans des couches séparées et frappez-les. Mais si elles vous obéissent, ne leur cherchez plus noise. Dieu, certes, est sublime, infiniment grand.

 

[4 : 35]

Si vous craignez la séparation entre des conjoints, appelez un arbitre de la famille de l'époux, et un arbitre de la famille de l'épouse. Si les époux veulent se réconcilier, Dieu rétablira la bonne entente entre eux. Dieu est omniscient, instruit de tout.

 

[4 : 36]

Adorez Dieu ! Ne Lui associez rien ! Envers vos père et mère vous devez user de bonté de même qu'envers vos proches, envers les orphelins, les indigents, les voisins qui sont de votre parenté et ceux qui vous sont étrangers, vos compagnons intimes, le voyageur, et ce que possède votre main droite. Dieu n'aime pas l'arrogant, l'infatué,

 

[4 : 37]

ni ceux qui sont avares et ordonnent l'avarice aux hommes, ceux qui dissimulent ce que Dieu leur a donné de sa Grâce - pour les mécréants Nous avons préparé un châtiment ignominieux -,

 

[4 : 38]

ni ceux qui dépensent leurs biens par ostentation et qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier. Celui qui a le Démon pour compagnon a, certes, un compagnon détestable.

 

[4 : 39]

Qu'auraient-ils eu à perdre s'ils avaient cru en Dieu et au Jour dernier et s'ils avaient dépensé [en aumônes] une partie de ce que Dieu leur a accordé ? Dieu les connaît parfaitement.

 

[4 : 40]

Dieu ne lèse personne, fût-ce du poids d'un atome. S'il s'agit d'une bonne action, Il en double la valeur et Il donne, venant de Lui-même, une récompense magnifique.

 

[4 : 41]

Que feront-ils lorsque Nous ferons venir un témoin de chaque communauté, et que Nous te ferons venir comme témoin contre eux ?

 

[4 : 42]

Ce jour-là, ceux qui auront mécru et qui auront désobéi à l'Envoyé souhaiteront que la terre les nivelle. Ils ne pourront cacher à Dieu rien de ce qui est advenu.

 

[4 : 43]

O vous qui croyez ! Ne faites pas la prière lorsque vous êtes ivres, et attendez de savoir ce que vous dites ; ne la faites pas non plus lorsque vous êtes en état d'impureté - à moins que vous ne soyez en voyage -, jusqu'à ce que vous vous soyez lotionnés. Si vous êtes malades, ou si vous voyagez, ou si l'un de vous revient du lieu d'aisance, ou si vous avez eu commerce avec des femmes et que vous ne trouviez pas d'eau, purifiez-vous avec de la bonne terre ou du sable en vous frottant le visage et les mains. Dieu est indulgent, pardonneur.

 

[4 : 44]

N'as-tu pas vu ceux auxquels une partie du Livre a été donnée ? Ils trafiquent avec l'erreur et ils veulent que vous vous égariez hors du bon chemin.

 

[4 : 45]

Dieu connaît bien vos ennemis ; Dieu suffit comme protecteur ; Dieu suffit comme secoureur.

 

[4 : 46]

Il en est parmi les Juifs qui détournent les mots de leur contexte. Ils disent [en se moquant] : " Nous avons entendu et nous avons désobéi !... Entends ce qui n'est pas audible !... Ecoute-nous !(râ`inâ)... " Ils se tordent la langue pour dénigrer la Religion. S'ils avaient dit : " Nous avons entendu et nous avons obéi... Entends... Regarde-nous ", c'eût été meilleur pour eux, et plus loyal. Mais Dieu les a maudits à cause de leur mécréance. Ils ne croient pas, sauf un petit nombre.

 

[4 : 47]

O vous à qui le Livre a été donné ! Croyez à ce que Nous avons révélé, confirmant ce que vous aviez déjà reçu, avant que Nous effacions les visages et que Nous leur fassions faire volte-face, ou que Nous les maudissions comme Nous avons maudit les Gens du Sabbat. L'ordre de Dieu doit s'accomplir !

 

[4 : 48]

Certes, Dieu ne pardonne pas qu'on Lui associe quelque chose ; mais, en dehors de cela, Il pardonne à qui Il veut. Celui qui donne un associé à Dieu commet un péché monstrueux.

 

[4 : 49]

N'as-tu pas vu ceux qui se prétendent purs ? Mais c'est Dieu qui purifie qui Il veut, et ils ne seront pas lésés d'une pellicule de datte.

 

[4 : 50]

Considère la façon dont ils forgent le mensonge contre Dieu : en soi, cela est déjà un péché manifeste.

 

[4 : 51]

N'as-tu pas remarqué ces gens auxquels une partie de l'Ecriture a été donnée ? Ils croient à la sorcellerie et aux faux dieux (les Taghout), et ils disent en parlant des mécréants : " Ceux-là sont mieux guidés sur le chemin que les croyants ".

 

[4 : 52]

Ces gens, Dieu les a maudits. Et pour celui que Dieu maudit tu ne trouveras pas de secoureur !

 

[4 : 53]

Possèderaient-ils une part de richesse qu'ils ne donneraient à leurs semblables pas même une pelure de datte.

 

[4 : 54]

Pourquoi donc envient-ils ceux que Dieu a gratifiés de Sa Faveur ? Certes, Nous avons donné aux descendants d'Abraham le Livre et la Sagesse, et Nous leur avons donné un vaste royaume.

 

[4 : 55]

Parmi eux, certains ont eu foi en leur mission, tandis que d'autres se sont tenus à l'écart. La Géhenne sera pour eux une peine suffisante.

 

[4 : 56]

Ceux qui rejettent Nos signes, Nous les précipiterons bientôt dans le Feu. Chaque fois que leur peau sera cuite, Nous la remplacerons par une nouvelle afin qu'ils goûtent le châtiment. Certes, Dieu est omnipotent, sage.

 

[4 : 57]

Quant à ceux qui auront cru et pratiqué des œuvres pies, Nous les introduirons dans des Jardins sous lesquels coulent les fleuves et où ils demeureront à jamais. Ils y trouveront des épouses immaculées et Nous les ferons pénétrer sous d'épais ombrages.

 

[4 : 58]

Dieu vous ordonne de restituer les dépôts à leurs ayants-droit et, lorsque vous jugez entre les gens, de juger avec justice. Certes, c'est à l'excellence que Dieu vous exhorte. En vérité, Dieu entend tout et Il voit tout.

 

[4 : 59]

O vous qui croyez, obéissez à Dieu et obéissez à l'Envoyé, ainsi qu'à ceux d'entre vous qui détiennent l'autorité. Au cas où vous seriez en désaccord sur une chose, portez-la devant Dieu et devant l'Envoyé, si vous croyez en Dieu et au Jour dernier. Ce sera la meilleure démarche, celle qui conduira à la meilleure solution.

 

[4 : 60]

N'as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce que Nous t'avons révélé et à ce qui a été révélé avant toi ? Ils veulent recourir à la justice des Taghout alors qu'on leur a ordonné de ne pas croire en eux. Le Démon veut les faire tomber dans un profond égarement.

 

[4 : 61]

Lorsqu'on leur dit : " Venez à ce que Dieu a révélé, venez à l'Envoyé ! ", tu vois les hypocrites se détourner de toi en s'éloignant.

 

[4 : 62]

Et plus encore : si une calamité les frappe pour prix de ce que leurs mains ont accompli, ils viendront à toi, jurant par Dieu : " Nous ne voulions que le bien et la concorde ! "

 

[4 : 63]

Ceux-là, Dieu sait ce qui est dans leurs cœurs. Donc, écarte-toi d'eux, mais exhorte-les et adresse-leur des paroles qui les pénètrent.

 

[4 : 64]

Nous n'avons dépêché un Envoyé que pour qu'il soit obéi, avec la permission de Dieu. Si ces gens, après s'être fait tort à eux-mêmes, venaient à toi en implorant le pardon de Dieu et si l'Envoyé demandait pardon pour eux, ils trouveraient Dieu prêt à agréer leur repentir et à se montrer clément.

 

[4 : 65]

Mais non, par ton Seigneur ! Ils ne seront pas de vrais croyants tant qu'ils ne t'auront pas fait juge de leurs différends, et qu'ensuite ils ne trouveront plus en eux-mêmes d'échappatoire à ce que tu auras décidé et s'y soumettront entièrement.

 

[4 : 66]

Si Nous leur avions prescrit : " Sacrifiez votre vie ! ", ou bien : " Sortez de vos maisons ! ", ils ne l'auraient pas fait, à l'exception d'un petit nombre d'entre eux. Il eût pourtant été meilleur pour eux, et plus efficace pour leur affermissement [dans la foi], de suivre les exhortations reçues.

 

[4 : 67]

Alors Nous leur aurions donné, venant de Nous, une récompense magnifique,

 

[4 : 68]

et Nous les aurions dirigés sur un chemin droit.

 

[4 : 69]

Ceux qui obéissent à Dieu et à l'Envoyé sont réunis à ceux que Dieu a comblés de Sa Grâce : les prophètes, les véridiques, les martyrs, les vertueux. Que ce sont là de beaux compagnons !

 

[4 : 70]

Telle est la Faveur venue de Dieu, Lui dont l'Omniscience est suffisante !

 

[4 : 71]

O vous qui croyez ! Faites preuve de prudence ; allez au combat par groupes, ou avancez tous ensemble.

 

[4 : 72]

Il y aura certainement parmi vous quelqu'un qui temporisera. Si un malheur vous atteint, il dira : " Dieu m'a vraiment fait une faveur puisque, moi, je n'étais pas présent avec eux ! "

 

[4 : 73]

Mais si c'est une faveur divine qui vous échoit, il dira, comme s'il n'avait jamais existé d'affection entre vous : " Hélas, que n'étais-je avec eux ! J'en aurais tiré un profit considérable ! "

 

[4 : 74]

Que donc combattent dans le chemin de Dieu ceux qui souhaitent échanger la vie présente contre la vie future. A celui qui combat dans le chemin de Dieu, qu'il soit tué ou qu'il soit victorieux, Nous accorderons une récompense magnifique.

 

[4 : 75]

Pourquoi ne combattriez-vous pas pour la cause de Dieu et des créatures les plus faibles : hommes, femmes, enfants, qui s'écrient : " Notre Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les habitants sont iniques. Suscite pour nous un protecteur venu de Toi ; suscite pour nous un secoureur venu de Toi ! "...

 

[4 : 76]

Ceux qui croient combattent pour la cause de Dieu, tandis que ceux qui mécroient combattent pour la cause des fausses divinités (les Taghout). Combattez donc les suppôts de Satan. Les ruses de Satan sont vraiment fragiles.

 

[4 : 77]

N'as-tu pas vu ceux auxquels on avait dit : " Abstenez-vous de combattre, mais acquittez-vous de la prière et faites l'aumône ! " Pourtant, lorsque le combat leur a été prescrit, certains d'entre eux ont montré qu'ils craignaient les hommes comme on craint Dieu, ou d'une crainte plus vive encore. Ils ont dit : " Notre Seigneur ! Pourquoi nous prescris-Tu le combat ? Ne pourrais-Tu nous reporter à un terme prochain ? " Dis : " La jouissance de la vie de ce monde est peu de chose ; la vie future est meilleure pour celui qui craint Dieu. Vous ne serez pas lésés d'une pellicule de datte ".

 

[4 : 78]

Où que vous soyez, la mort vous atteindra, même si vous vous enfermez dans de puissantes tours. Si un bien leur échoit, ils disent : " Cela vient de Dieu ! " Si un malheur échoit, ils disent : " Cela vient de toi [ô Muhammad] ! " Dis : " Tout vient de Dieu ! " Mais qu'ont donc ces gens à ne pas pouvoir comprendre ce qui leur arrive... ?

 

[4 : 79]

Tout bien qui t'échoit vient de Dieu, et tout mal qui t'échoit vient de toi-même. Nous t'avons envoyé aux hommes comme Messager, et Dieu suffit comme Témoin !

 

[4 : 80]

Quiconque obéit à l'Envoyé obéit à Dieu. Quant à ceux qui se détournent, Nous ne t'avons pas envoyé vers eux comme gardien.

 

[4 : 81]

Ils disent : " Obéissance ! ", mais dès qu'ils te quittent une partie d'entre eux parlent à couvert dans un sens différent de ce qu'ils t'ont dit. Dieu consigne ce qu'ils manigancent. Donc, écarte-toi d'eux et remets-t'en à Dieu ! Dieu suffit comme protecteur.

 

[4 : 82]

N'examinent-ils pas attentivement le Coran ? Si celui-ci venait d'ailleurs que de Dieu, ils y auraient trouvé de nombreuses incohérences.

 

[4 : 83]

Lorsqu'une rumeur leur parvient, rassurante ou alarmante, ils la propagent. S'ils l'avaient rapportée au Prophète et à ceux d'entre eux qui détiennent l'autorité, quelqu'un aurait su, après avoir pesé l'affaire, s'il fallait l'accréditer. Si la grâce et la miséricorde de Dieu n'étaient pas sur vous, vous auriez certainement suivi le Démon, sauf quelques-uns d'entre vous.

 

[4 : 84]

Combats dans le chemin de Dieu. Tu n'es responsable que de toi-même. Encourage les croyants ! Peut-être Dieu réprimera-t-il la violence des mécréants. Dieu est plus redoutable qu'eux dans la violence, et plus redoutable dans le châtiment.

 

[4 : 85]

Celui qui intercède pour une bonne cause en obtiendra une part, et celui qui intercède pour une mauvaise cause en subira les conséquences. Dieu est Celui qui traite chaque chose avec équité.

 

[4 : 86]

Lorsqu'une salutation vous est adressée, saluez d'une façon encore plus polie, ou bien rendez simplement le salut. Dieu fait le compte de toute chose !

 

[4 : 87]

Dieu ! Il n'y a de Dieu que Lui ! Il vous réunira le Jour de la Résurrection, cela ne fait aucun doute. Qui donc serait plus véridique que Dieu quand Il parle ?

 

[4 : 88]

Qu'avez-vous donc à vous diviser en deux groupes à propos des hypocrites ? Dieu les a rejetés à cause de leurs agissements. Voudriez-vous diriger celui que Dieu égare ? Pour celui que Dieu égare, tu ne trouveras pas de bon chemin.

 

[4 : 89]

Ils aimeraient que vous soyez des mécréants comme ils le sont eux-mêmes : ainsi, vous seriez égaux. Ne prenez donc pas de protecteurs parmi eux jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le chemin de Dieu. S'ils se détournent, saisissez-les et tuez-les partout où vous les trouverez. Et ne prenez parmi eux ni protecteur, ni secoureur,

 

[4 : 90]

à l'exception de ceux qui ont rejoint un peuple avec lequel vous avez conclu un pacte, ou de ceux qui viennent à vous le cœur serré d'avoir à vous combattre ou à combattre les leurs. Si Dieu l'avait voulu, Il leur aurait donné pouvoir sur vous, et ils vous auraient alors combattus. S'ils se tiennent à l'écart, s'ils ne vous attaquent pas et s'ils vous offrent la paix, alors Dieu ne vous donne aucun motif de lutter contre eux.

 

[4 : 91]

Vous trouverez d'autres gens qui désirent s'assurer la sécurité, à la fois de votre côté et du côté de leur peuple ; mais chaque fois qu'on les incite à semer la subversion, ils s'y emploient avec passion. S'ils ne se retirent pas loin de vous, s'ils ne vous garantissent pas la paix en déposant les armes, saisissez-les et tuez-les partout où vous les trouverez. Contre eux, Nous vous avons donné un mandat explicite !

 

[4 : 92]

Un croyant ne doit en aucun cas tuer un croyant, si ce n'est par erreur. Celui qui tue un croyant par erreur affranchira un esclave croyant et remettra le prix du sang à la famille du défunt, à moins que celle-ci n'en fasse aumône. Si le croyant qui a été tué appartenait à un groupe ennemi, le meurtrier affranchira un esclave croyant. S'il appartenait à un groupe auquel un pacte vous lie, le meurtrier remettra le prix du sang à la famille du défunt et il affranchira un esclave croyant. Celui qui n'en trouve pas les moyens jeûnera deux mois de suite, en signe de repentir imposé par Dieu. Dieu est omniscient, sage.

 

[4 : 93]

Celui qui tue volontairement un croyant aura la Géhenne pour rétribution ; il y demeurera à jamais. Dieu exerce sur lui Son Courroux. Il l'a maudit et lui a préparé un châtiment terrible.

 

[4 : 94]

O vous qui croyez ! Lorsque vous vous engagez dans le chemin de Dieu, soyez perspicaces et ne dites pas à celui qui vous offre la paix : " Tu n'es pas croyant ! ", ceci pour obtenir un profit en ce bas monde. Il y a auprès de Dieu un abondant butin. Vous vous comportiez ainsi autrefois, mais Dieu vous a accordé Sa Grâce. Soyez donc perspicaces ! Certes, Dieu est bien instruit de ce que vous faites.

 

[4 : 95]

Ne sont pas sur un pied d'égalité les croyants, à l'exception des infirmes, qui restent tranquillement chez eux, et ceux qui combattent dans le chemin de Dieu avec leurs biens et leurs personnes. Dieu a accordé à ceux qui combattent avec leurs biens et leurs personnes un degré plus élevé qu'à ceux qui demeurent chez eux. A tous, Dieu a promis un grand bien, mais ce n'est qu'aux combattants, non aux autres, qu'Il accorde une récompense magnifique :

 

[4 : 96]

des degrés venant de Lui, un pardon et une miséricorde. Dieu est pardonneur, clément.

 

[4 : 97]

A ceux qui se sont fait tort à eux-mêmes et qu'ils viennent reprendre, les Anges disent : " En quelle situation vous trouviez-vous ? " Ils répondent : " Nous étions opprimés sur la terre ". Les Anges disent : " La terre de Dieu n'est-elle pas assez vaste pour que vous ayez pu émigrer ? ". Ces gens auront la Géhenne pour séjour : quelle détestable fin !

 

[4 : 98]

Exception sera faite pour les impotents, les femmes et les enfants qui sont incapables de prendre des décisions et qui ne sont pas guidés sur le bon chemin.

 

[4 : 99]

Ceux-là, Dieu les absoudra peut-être. Dieu est Celui qui efface les péchés, le Pardonneur.

 

[4 : 100]

Celui qui émigre dans le sentier de Dieu trouvera sur la terre de nombreux et spacieux refuges. Celui qui sort de sa maison pour émigrer vers Dieu et Son Prophète et que la mort atteint, sa rétribution incombe à Dieu. Dieu est pardonneur, clément.

 

[4 : 101]

Lorsque vous parcourez la terre, vous ne commettez pas de faute si vous abrégez la prière par crainte d'être molestés par ceux qui mécroient. Les mécréants sont pour vous des ennemis déclarés.

 

[4 : 102]

Lorsque tu te trouves au milieu des tiens et que tu appelles à la prière, qu'une partie d'entre eux se lèvent pour prier avec toi, et qu'ils prennent leurs armes. Lorsqu'ils ont terminé leurs prosternations, qu'ils se placent en arrière et que le groupe qui n'a pas encore prié vienne prier avec toi en restant sur le qui-vive et en gardant ses armes. Les mécréants voudraient vous voir laisser de côté vos armes et vos équipements afin de tomber sur vous d'un seul coup. Il n'y a cependant pas de faute à vous reprocher si vous déposez vos armes parce que la pluie vous incommode ou que vous êtes malades. Mais, restez sur le qui-vive ! Dieu a préparé pour les mécréants un châtiment ignominieux.

 

[4 : 103]

Et lorsque vous avez accompli la prière, invoquez Dieu debout, assis ou étendus sur le côté. Lorsque vous êtes en sécurité, accomplissez la prière [de façon normale]. Certes, la prière est pour les croyants une obligation prescrite à des moments déterminés.

 

[4 : 104]

Ne faiblissez pas dans la poursuite de ces gens. Si vous souffrez, eux aussi souffrent comme vous souffrez. Mais vous, vous espérez [recevoir] de Dieu quelque chose qu'eux ne sauraient espérer. Dieu est omniscient, juste.

 

[4 : 105]

Certes, Nous avons fait descendre sur toi le Livre avec la Vérité, afin que tu juges entre les hommes d'après ce que Dieu t'a fait voir. Ne te fais pas le défenseur des traîtres,

 

[4 : 106]

mais demande pardon à Dieu ! Dieu est pardonneur, clément.

 

[4 : 107]

Ne plaide pas en faveur de ceux qui se trahissent eux-mêmes. Dieu n'aime pas celui qui est un traître impénitent.

 

[4 : 108]

Ils cherchent à se cacher des hommes, mais ils ne sauraient se cacher de Dieu, Lequel est auprès d'eux lorsqu'ils tiennent des conciliabules qu'Il n'agrée pas. Rien de ce qu'ils font n'échappe à Dieu.

 

[4 : 109]

Voici donc que vous plaidez la cause de ces gens en ce monde. Mais qui plaidera leur cause devant Dieu, le Jour de la Résurrection, et qui sera leur protecteur ?

 

[4 : 110]

Quiconque fait le mal ou se fait tort à lui-même, puis demande pardon à Dieu, trouvera Dieu pardonneur, clément.

 

[4 : 111]

Quiconque commet un péché le commet contre lui-même. Et Dieu est omniscient, juste.

 

[4 : 112]

Quiconque commet une faute ou un péché, puis le rejette sur un innocent, se charge d'une infamie et d'un péché avérés.

 

[4 : 113]

Sans la Grâce de Dieu sur toi et Sa Miséricorde, certains de ces gens auraient voulu t'égarer ; mais ils n'égarent qu'eux-mêmes, et ils ne te nuisent en rien. Dieu a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse. Il t'a enseigné ce que tu ne savais pas. La Grâce de Dieu envers toi est infinie.

 

[4 : 114]

Il n'y a rien de bon dans beaucoup de leurs apartés, sauf si l'un d'eux ordonne une aumône, une action convenable ou une réconciliation entre les hommes. A celui qui agit ainsi pour plaire à Dieu, Nous donnerons une récompense magnifique.

 

[4 : 115]

Mais celui qui se séparera de l'Envoyé après que la bonne direction lui aura été clairement indiquée et qui suivra un chemin différent de celui des croyants, Nous nous détournerons de lui comme lui-même se sera détourné, et Nous le précipiterons dans la Géhenne. Quelle détestable fin !

 

[4 : 116]

Dieu ne pardonne pas qu'on Lui associe [quelque chose]. Hormis cela, Il pardonne à qui Il veut. Celui qui Lui donne des associés s'égare profondément.

 

[4 : 117]

Ils (les associateurs, les idolâtres) n'implorent, en dehors de Lui, que des femelles, ils n'implorent qu'un Satan rebelle,

 

[4 : 118]

que Dieu a maudit et qui a dit : " Alors, je me saisirai d'un nombre déterminé de Tes serviteurs ;

 

[4 : 119]

je les égarerai, je les pousserai dans leurs ambitions, je les inciterai à fendre l'oreille des bestiaux et je leur ordonnerai de dénaturer la création de Dieu. " Quiconque prend Satan pour protecteur, plutôt que Dieu, court à une perte certaine !

 

[4 : 120]

Le Démon leur fait des promesses, il attise leurs ambitions ; mais ses promesses ne sont que vanité.

 

[4 : 121]

Ceux-là auront pour séjour la Géhenne, et ils ne trouveront aucune issue pour s'en échapper.

 

[4 : 122]

Quant à ceux qui croient et pratiquent les œuvres pies, Nous les introduirons dans des Jardins sous lesquels coulent les fleuves, où ils demeureront à jamais. Telle est la vraie promesse de Dieu. Et qui donc, dans sa parole, serait plus véridique que Dieu ?

 

[4 : 123]

Qu'importe ce que vous désirez ou ce que désirent les Gens du Livre ! Quiconque fait le mal sera rétribué en conséquence ; il ne trouvera, en dehors de Dieu, ni protecteur, ni secoureur.

 

[4 : 124]

Et quiconque, homme ou femme, s'il est croyant, agit en bien, entrera au Paradis et ne sera pas lésé d'une pellicule de datte.

 

[4 : 125]

Qui donc professe une religion plus belle que celui qui soumet toute sa personne à Dieu, se conduit en homme de bien et suit la religion d'Abraham, un pur croyant, que Dieu a pris pour ami ?

 

[4 : 126]

A Dieu appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre, et Il embrasse toutes choses de Sa Science et de Sa Puissance.

 

[4 : 127]

Ils te demandent des instructions au sujet des femmes. Dis : " Dieu va vous instruire à leur sujet. Ce qui sera formulé dans le Livre concernera les orphelines auxquelles vous n'avez pas remis ce (la dot) qui est prescrit en leur faveur dès lors que vous avez l'intention de les épouser ; il concernera aussi vos devoirs vis-à-vis des garçons mineurs, et il vous sera ordonné d'agir avec équité à l'égard des orphelins. " Tout le bien que vous faites, Dieu le connaît.

 

[4 : 128]

Quand une femme redoute d'être maltraitée ou abandonnée par son mari, nul péché ne leur sera imputé s'ils font un arrangement à l'amiable, car un tel arrangement est préférable ; mais les individus sont portés à l'avarice. Si vous faites le bien et si vous craignez Dieu, sachez que Dieu est instruit de tout ce que vous faites.

 

[4 : 129]

Vous ne pouvez pas être parfaitement équitables à l'égard de chacune de vos femmes, même si vous en avez le désir. Mais ne vous détournez pas totalement de l'une d'elles en la laissant comme en suspens. Si vous maintenez la concorde et si vous craignez Dieu, sachez qu'Il est pardonneur, clément.

 

[4 : 130]

Et si les époux se séparent, Dieu les enrichira tous deux de Sa magnanimité. Car Dieu est magnanime, sage.

 

[4 : 131]

A Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Certes, Nous avons déjà enjoint à ceux qui ont reçu le Livre avant vous, ainsi qu'à vous-mêmes : " Craignez Dieu ! " Mais si vous mécroyez...[peu importe, en somme, car] à Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Dieu est riche, digne d'être loué.

 

[4 : 132]

A Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Dieu suffit comme protecteur !

 

[4 : 133]

S'Il le veut, Il vous anéantira, ô vous les hommes, et Il en mettra d'autres à votre place. Dieu est assez puissant pour le faire !

 

[4 : 134]

Celui qui désire la récompense de ce monde doit savoir que la récompense de ce monde et celle de la vie future sont auprès de Dieu. Dieu entend et voit tout.

 

[4 : 135]

O vous qui croyez ! Quand vous témoignez devant Dieu, tenez-vous en fermement à l'équité, même si le témoignage risque de se retourner contre vous, ou contre vos pères et mères et contre vos proches ; et peu importe que l'affaire concerne un riche ou un pauvre, car Dieu sera pour l'un comme pour l'autre un meilleur protecteur. Ne vous laissez pas entraîner par la passion, au risque d'être injustes ; mais si vous atermoyez, ou si vous vous abstenez de témoigner, sachez que Dieu est bien informé de ce que vous faites.

 

[4 : 136]

O vous qui croyez ! Ayez foi en Dieu et en Son Envoyé, dans le Livre qu'Il a fait descendre sur Son Envoyé et dans l'Ecriture qu'Il a fait descendre antérieurement. Quiconque ne croit pas en Dieu, à Ses anges, à Ses Livres, à Ses envoyés et au Jour dernier, s'égare loin de la vérité.

 

[4 : 137]

Ceux qui, après avoir cru, ont mécru, puis sont redevenus croyants, et sont ensuite retombés dans la mécréance pour s'y enfoncer de plus en plus, à ceux-là Dieu ne pardonnera pas et Il ne les remettra pas sur le droit chemin.

 

[4 : 138]

Annonce aux hypocrites qu'un châtiment douloureux les attend.

 

[4 : 139]

Ils prennent pour amis des mécréants de préférence aux croyants. Recherchent-ils auprès d'eux la gloire ? La gloire, en vérité, appartient toute entière à Dieu.

 

[4 : 140]

Il vous a bien été révélé dans le Livre que lorsque vous écoutez les versets de Dieu, certains n'y croient pas et s'en moquent. Ne restez donc pas en leur compagnie tant qu'ils n'abordent pas un autre sujet, sinon vous deviendriez semblables à eux. Certes, Dieu rassemblera les hypocrites et les mécréants, et Il les réunira dans la Géhenne.

 

[4 : 141]

Il y en a qui restent là à vous épier. Si Dieu vous accorde une victoire, ils disent : " Ne sommes-nous pas avec vous ? " Et si les mécréants obtiennent quelque succès, ils disent : " Ne l'emportions-nous pas sur vous et ne vous avons-nous pas protégés contre les croyants ? " Mais Dieu jugera entre vous, le Jour de la Résurrection, et Dieu ne permettra pas aux mécréants de l'emporter sur les croyants.

 

[4 : 142]

Les hypocrites cherchent à tromper Dieu, mais c'est Lui qui les trompe. Lorsqu'ils se lèvent pour la prière, ils se lèvent avec nonchalance, pour qu'on les remarque, mais ils ne pensent guère à Dieu.

 

[4 : 143]

Ils sont indécis, n'allant ni vers les uns ni vers les autres. Pour celui que Dieu égare, tu ne trouveras pas de chemin.

 

[4 : 144]

O vous qui croyez ! Ne prenez pas les mécréants pour amis de préférence aux croyants. Voudriez-vous fournir à Dieu un mandat évident contre vous ?

 

[4 : 145]

Les hypocrites résideront au fin fond du Feu et tu ne trouveras pour eux aucun secoureur,

 

[4 : 146]

sauf pour ceux qui se sont repentis, se sont amendés, se sont fermement attachés à Dieu et ont rendu à Dieu un culte sincère, car ceux-là seront réunis avec les croyants. Et Dieu accordera aux croyants une récompense magnifique.

 

[4 : 147]

Comment Dieu vous infligerait-il un châtiment si vous êtes reconnaissants et si vous croyez ? Dieu est reconnaissant, omniscient !

 

[4 : 148]

Dieu n'aime pas que l'on profère des paroles insultantes, sauf de la part de qui a été injustement provoqué ; Dieu entend et sait tout.

 

[4 : 149]

Si vous faites le bien, que ce soit ouvertement ou en secret, ou si vous pardonnez un mal, Dieu est alors indulgent, omnipotent.

 

[4 : 150]

Ceux qui ne croient ni en Dieu ni en Ses envoyés, ou qui veulent marquer une distinction entre Dieu et Ses envoyés, disant : " Nous croyons en certains d'entre eux mais nous ne croyons pas en d'autres " et cherchant à prendre une voie médiane,

 

[4 : 151]

ceux-là font vraiment partie des mécréants. Et, pour les mécréants, Nous avons préparé un châtiment ignominieux.

 

[4 : 152]

A ceux qui croient en Lui et en Ses envoyés sans faire de distinction entre eux, à ceux-là Dieu donnera leur récompense. Dieu est pardonneur, clément !

 

[4 : 153]

Les Gens du Livre te demandent de faire descendre sur eux un Livre venant du ciel. Déjà, ils avaient demandé à Moïse quelque chose d'encore plus grand, lui disant : " Fais-nous voir Dieu bien clairement ! ", et la foudre les avait frappés à cause de leur iniquité. Plus tard, ils adoptèrent le veau alors que des évidences leur étaient bien parvenues. Nous leur avons pardonné cela, et Nous avons donné à Moïse une autorité incontestable.

 

[4 : 154]

Nous avons élevé au-dessus d'eux le Mont [Sinaï] en signe de l'alliance contractée avec eux, et Nous leur avons dit : " Franchissez la porte en vous prosternant ! ". Nous leur avons dit aussi : " Ne transgressez pas le Sabbat ! ". Nous avons accepté d'eux un engagement solennel.

 

[4 : 155]

[Ils ont encouru notre courroux parce qu'ils ont rompu leur engagement, parce qu'ils ont renié les signes de Dieu, parce qu'ils ont tué injustement les prophètes, et parce qu'ils ont dit : " Nos cœurs sont incirconcis ! ". Non ! Dieu a mis un sceau sur leurs cœurs à cause de leur mécréance : ils ne croient donc pas, à l'exception d'un petit nombre d'entre eux.

 

[4 : 156]

Nous les avons punis parce qu'ils n'ont pas cru, parce qu'ils ont proféré contre Marie une horrible calomnie,

 

[4 : 157]

et parce qu'ils ont dit : " Certes, nous avons tué le Messie, Jésus, fils de Marie, Envoyé de Dieu ". De fait ils ne l'ont pas tué, ils ne l'ont pas crucifié, mais il leur a semblé qu'ils le faisaient. Ceux qui sont en désaccord à ce sujet restent dans le doute ; ils n'ont pas une connaissance certaine, mais ne font que suivre une conjecture. Assurément, ils ne l'ont pas tué,

 

[4 : 158]

mais Dieu l'a élevé vers Lui. Dieu est omnipotent, sage.

 

[4 : 159]

Il n'est personne, parmi les Gens du Livre, qui ne doive croire en lui avant sa mort, et il sera un témoin contre eux le Jour de la Résurrection.

 

[4 : 160]

A cause de leur iniquité, et parce qu'ils se sont souvent écartés du chemin de Dieu, Nous avons interdit aux Juifs de bonnes nourritures qui leur étaient licites auparavant ;

 

[4 : 161]

aussi parce qu'ils ont pratiqué l'usure alors qu'elle leur avait été défendue et parce qu'ils ont dévoré injustement le bien d'autrui. Pour ceux d'entre eux qui ne sont pas croyants, Nous avons préparé un châtiment douloureux.

 

[4 : 162]

Mais à ceux d'entre eux qui sont enracinés dans la Science, qui sont croyants, croient à ce qui t'a été révélé et à ce qui a été révélé avant toi, à ceux qui s'acquittent de la prière, qui font l'aumône, qui croient en Dieu et au Jour dernier, à ceux-là Nous donnerons une récompense magnifique.

 

[4 : 163]

Nous t'avons inspiré comme Nous avons inspiré Noé et les prophètes venus après lui. Nous avons inspiré Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, les Tribus, Jésus, Job, Jonas, Aaron, Salomon, et à David Nous avons donné les Psaumes.

 

[4 : 164]

Nous avons inspiré les prophètes dont Nous t'avons déjà raconté l'histoire et d'autres dont Nous ne t'avons pas raconté l'histoire. Dieu a parlé à Moïse dans un langage clair.

 

[4 : 165]

Nous avons inspiré des envoyés qui annoncent la bonne nouvelle et avertissent les hommes afin que ceux-ci n'aient aucun argument à opposer à Dieu après la venue des messagers. Dieu est omnipotent, sage.

 

[4 : 166]

Mais Dieu en témoigne : ce qu'Il t'a révélé, Il te l'a révélé avec Sa Science. Les anges aussi témoignent. Et Dieu suffit comme témoin.

 

[4 : 167]

Ceux qui n'ont pas cru et ont écarté des hommes du chemin de Dieu sont tombés dans un profond égarement.

 

[4 : 168]

Certes, ceux qui n'ont pas cru et qui ont été iniques, Dieu ne leur pardonnera pas. Il ne les dirigera sur aucun chemin, sinon

 

[4 : 169]

sur le chemin de la Géhenne, dans laquelle ils demeureront à jamais. Cela est facile pour Dieu.

 

[4 : 170]

O vous les hommes ! L'Envoyé est arrivé à vous avec la Vérité venue de votre Seigneur. Donc, croyez, c'est un bien pour vous. Si vous êtes mécréants...[qu'importe, puisqu'] à Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Dieu est omniscient, sage.

 

[4 : 171]

O Gens du Livre ! Ne commettez pas d'excès dans votre religion ; ne dites, sur Dieu, que la vérité. Certes, le Messie, Jésus, fils de Marie, est l'envoyé de Dieu, il est Sa Parole qu'Il a jetée en Marie, et il est un Esprit émanant de Lui. Croyez donc en Dieu et en Ses envoyés. Ne dites pas : " Trois ! ", cessez de le faire ; ce sera mieux pour vous. Allâh est le Dieu unique ! Gloire à Lui ! Comment aurait-il un enfant ? A lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Dieu suffit comme protecteur !

 

[4 : 172]

Le Messie ne dédaigne pas d'être un serviteur de Dieu, non plus que les anges qui sont proches de Dieu. Ceux qui dédaignent de Le servir et ceux qui s'enorgueillissent, Dieu les rassemblera bientôt devant Lui.

 

[4 : 173]

Quant à ceux qui auront cru et qui auront fait le bien, Il leur accordera leur récompense, avec un surcroît de Sa grâce. A ceux qui auront dédaigné [de servir] et se seront enorgueillis, un châtiment douloureux sera infligé et ils ne trouveront, en dehors de Dieu, ni protecteur, ni secoureur.

 

[4 : 174]

O vous les hommes ! Une preuve vous est déjà parvenue de votre Seigneur et Nous avons fait descendre sur vous une lumière éclatante.

 

[4 : 175]

Quant à ceux qui auront cru en Lui et se seront placés sous sa sauvegarde, Dieu les introduira dans Sa Miséricorde et Sa Grâce, et Il les dirigera vers Lui dans une voie droite.

 

[4 : 176]

Ils te demandent des instructions [concernant les successions]. Dis : " Dieu vous instruit au sujet de la parenté éloignée : si un homme meurt sans laisser d'enfants, mais seulement une sœur, la moitié de la succession revient à celle-ci ; et c'est lui qui hérite de sa sœur si celle-ci n'a pas d'enfants. S'il a deux sœurs, les deux tiers de la succession leur reviennent. S'il laisse des frères et sœurs, que chaque homme reçoive une part égale à celle de deux femmes ". Dieu vous donne une explication claire afin que vous ne vous égariez pas. Dieu connaît toute chose.

________________________________________

 

* v.3 : la juxtaposition de ces deux dispositions a donné lieu à diverses interprétations de la part des jurisconsultes. La plupart s’accordent néanmoins à reconnaître l’utilité d’une présence féminine dans un foyer qui héberge un ou plusieurs orphelins.

* il s’agit des captives de guerre et des esclaves, dont le statut matrimonial sera précisé plus loin, aux versets 24 et 25.

 

* v.12 : cette situation familiale est exprimée par le seul mot kalâlah, qui a fait l’objet d’une abondante jurisprudence ; elle est de nouveau mentionnée dans le verset final (v.176) de la présente sourate où sont complétées les règles de l’héritage.

 

* v.15 : cette “issue” (sabîl) sera établie plus tard sous la forme d’un châtiment corporel infligé à titre expiatoire (voir s.24, v.2).

 

* v.20 : le quintar, mot arabe qui a donné le français “quintal”, est le “talent” de l’ancien système monétaire méditerranéen, repris et développé par les Arabes. C’est le poids de 100 pièces (dinars) d’or, équivalent à plus de 30 kg de ce métal. Son pluriel : qanâtir a été traduit plus haut (s.3, v.14) par “amoncellements d’or”.

 

 

 

* v.24 : cf. supra, verset 3.

 

* v.33 : il s’agit surtout des liens de fraternité établis lors de l’Hégire entre les Emigrants (Muhâjirûn) venus de la Mekke à Médine avec le Prophète et leurs Auxiliaires (Ansâr) médinois.

 

* v.36 : ce sont les individus privés de droits civils : captifs de guerre et esclaves, dont il a déjà été question (cf. supra, v.24 et note) ; selon la Sounna - la Tradition du Prophète - l’injonction s’applique également aux animaux domestiques, qui sont privés de parole (“muets”).

 

* v.40 : min ladunhu, expression qui évoque le “bon plaisir” divin, l’idée que Dieu accorde spontanément quelque chose que Lui-Seul est capable de donner. Dans la mystique musulmane, le `ilm al-ladunnî désigne la “science infuse”, celle qui ne doit rien à l’expérience externe ou au raisonnement humain et qui est un pur don de Dieu, l’Omniscient.

 

* v.46 : cf. infra, s.5, v.204 et note.

 

* v.47 : allusion aux profanateurs du Sabbat que Dieu avait changés en singes (cf. supra, s.2, v.65 et infra, s.7, v.163-166).

 

* v.119 : allusion à une pratique ancienne qui consistait à marquer certaines bêtes en leur fendant l’oreille pour leur conférer un caractère sacré.

 

* v.155 : cf. s.2, v.88 et note.

 

* v.176 : cf. supra, v.12.

 

* v.3 : la juxtaposition de ces deux dispositions a donné lieu à diverses interprétations de la part des jurisconsultes. La plupart s’accordent néanmoins à reconnaître l’utilité d’une présence féminine dans un foyer qui héberge un ou plusieurs orphelins.

 

** v.3 : il s’agit des captives de guerre et des esclaves, dont le statut matrimonial sera précisé plus loin, aux versets 24 et 25.

 

* v.12 : cette situation familiale est exprimée par le seul mot kalâlah, qui a fait l’objet d’une abondante jurisprudence ; elle est de nouveau mentionnée dans le verset final (v.176) de la présente sourate où sont complétées les règles de l’héritage.

 

* v.15 : cette “issue” (sabîl) sera établie plus tard sous la forme d’un châtiment corporel infligé à titre expiatoire (voir s.24, v.2).

 

* v.20 : le quintar, mot arabe qui a donné le français “quintal”, est le “talent” de l’ancien système monétaire méditerranéen, repris et développé par les Arabes. C’est le poids de 100 pièces (dinars) d’or, équivalent à plus de 30 kg de ce métal. Son pluriel : qanâtir a été traduit plus haut (s.3, v.14) par “amoncellements d’or”.

 

* v.24 : cf. supra, verset 3.

 

* v.33 : il s’agit surtout des liens de fraternité établis lors de l’Hégire entre les Emigrants (Muhâjirûn) venus de la Mekke à Médine avec le Prophète et leurs Auxiliaires (Ansâr) médinois.

 

* v.36 : ce sont les individus privés de droits civils : captifs de guerre et esclaves, dont il a déjà été question (cf. supra, v.24 et note) ; selon la Sounna - la Tradition du Prophète - l’injonction s’applique également aux animaux domestiques, qui sont privés de parole (“muets”).

 

* v.40 : min ladunhu, expression qui évoque le “bon plaisir” divin, l’idée que Dieu accorde spontanément quelque chose que Lui-Seul est capable de donner. Dans la mystique musulmane, le `ilm al-ladunnî désigne la “science infuse”, celle qui ne doit rien à l’expérience externe ou au raisonnement humain et qui est un pur don de Dieu, l’Omniscient.

 

* v.46 : cf. infra, s.5, v.204 et note.

 

* v.47 : allusion aux profanateurs du Sabbat que Dieu avait changés en singes (cf. supra, s.2, v.65 et infra, s.7, v.163-166).

 

* v.119 : allusion à une pratique ancienne qui consistait à marquer certaines bêtes en leur fendant l’oreille pour leur conférer un caractère sacré.

 

* v.155 : cf. s.2, v.88 et note.

 

* v.176 : cf. supra, v.12.

La Table Servie - Al-Mâ'ida

Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.

 

[5 : 1]

O vous qui croyez ! Respectez vos engagements. Les bêtes des troupeaux vous sont permises, sauf les exceptions qui sont spécifiées. La chasse ne vous est pas permise lorsque vous êtes en état de sacralisation. Certes, Dieu ordonne ce qu'Il veut.

 

[5 : 2]

O vous qui croyez, ne violez pas la sacralité des symboles instaurés par Dieu, ni du mois sacré, ni des animaux du sacrifice, ni des guirlandes, ni de ceux qui se rendent à la Maison sacrée pour obtenir la grâce et la satisfaction de leur Seigneur. Et chassez lorsque vous êtes revenus à l'état profane. Que la haine envers des gens qui vous ont écartés de la Mosquée sacrée ne vous incite pas à commettre des injustices. Encouragezvous mutuellement à la piété et à la crainte de Dieu. Ne vous encouragez pas au crime et à la vengeance. Craignez Dieu ! Dieu, certes, est rigoureux en Son châtiment.

 

[5 : 3]

Vous sont interdits : la bête morte, le sang, la viande de porc, ce qui a été immolé à un autre que Dieu, la bête étranglée, ou morte à la suite d'un coup, ou morte d'une chute, ou morte d'un coup de corne, ou celle qu'un fauve à dévorée - sauf si vous avez eu le temps de l'égorger -, ou celle qui a été immolée sur des pierres. Vous est également interdite la divination au moyen des flèches, qui est une impiété. Aujourd'hui, les mécréants désespèrent de nuire à votre Religion. Ne les craignez pas, mais craignez-Moi ! Aujourd'hui, J'ai rendu parfaite votre Religion, J'ai parachevé Ma grâce sur vous et J'ai agréé l'Islam pour être votre Religion. A l'égard de celui qui serait contraint par la faim de consommer des aliments interdits sans intention de pécher, Dieu est pardonneur, clément.

 

[5 : 4]

Ils te demandent ce qui leur est permis. Dis : " Vous sont permises les bonnes choses. Vous pouvez aussi manger, après avoir invoqué sur elles le Nom de Dieu, les proies saisies pour vous par les animaux que vous avez dressés, à l'instar des chiens de chasse, d'après ce que Dieu vous a enseigné ". Craignez Dieu ! Dieu est prompt dans Ses comptes.

 

[5 : 5]

Aujourd'hui, les choses bonnes vous sont permises. La nourriture de ceux auxquels le Livre a été donné vous est permise, et votre nourriture leur est permise. L'union avec les femmes croyantes et honnêtes et avec les femmes appartenant au peuple qui a reçu le Livre avant vous vous est aussi permise, si vous leur remettez leur douaire, en hommes vertueux et non comme des débauchés ou de ceux qui ont des liaisons secrètes. Quiconque rejette la foi, ses actions sont vaines et, dans la vie future, il se trouve parmi les perdants.

 

[5 : 6]

O vous qui croyez ! Lorsque vous vous êtes levés pour faire la prière, lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes, passez les mains sur vos têtes et lavez vos pieds jusqu'aux chevilles. Si vous êtes en état d'impureté majeure, lotionnez-vous. Si vous êtes malades, ou en voyage, ou si l'un de vous vient du lieu d'aisance, ou si vous avez eu commerce avec des femmes et que vous ne trouviez pas d'eau, purifiez-vous avec du bon sable que vous passerez sur vos visages et sur vos mains. Dieu ne veut pas vous imposer une trop lourde charge, mais Il veut vous purifier et parachever Sa Grâce sur vous. Puissiez-vous être reconnaissants !

 

[5 : 7]

Rappelez-vous la grâce que Dieu vous a accordée et l'alliance qu'Il a contractée avec vous, lorsque vous avez dit : " Nous avons entendu et nous avons obéi ! " Craignez Dieu ! Dieu connaît le tréfonds des poitrines.

 

[5 : 8]

O vous qui croyez ! Soyez droits devant Dieu, témoignant selon l'équité. Que la haine envers certaines personnes ne vous incite pas à vous montrer injustes. Soyez justes ! Vous vous rapprocherez ainsi de la piété. Craignez Dieu ! Dieu est parfaitement instruit de ce que vous faites.

 

[5 : 9]

Dieu a promis à ceux qui croient et qui pratiquent des œuvres pies un pardon et une récompense magnifique.

 

[5 : 10]

Quant à ceux qui mécroient et qui nient la réalité de Nos signes, ceux-là seront les hôtes de la Fournaise.

 

[5 : 11]

O vous qui croyez ! Rappelez-vous les grâces que Dieu vous a accordées : lorsqu'un peuple s'apprêtait à porter les mains sur vous, Il a détourné leurs mains. Craignez Dieu ! Que les croyants s'en remettent donc à Dieu !

 

[5 : 12]

Dieu a contracté une alliance avec les fils d'Israël et Nous avons suscité parmi eux douze chefs. Dieu a dit : " En vérité, Je suis avec vous. Si vous vous acquittez de la prière, si vous faites l'aumône, si vous croyez en Mes envoyés et les assistez, et si vous faites à Dieu un beau prêt, J'effacerai vos mauvaises actions et Je vous introduirai dans des Jardins au dessous desquels coulent les fleuves ". Si l'un d'entre vous, après cela, devient mécréant, il s'égarera hors du droit chemin.

 

[5 : 13]

Mais parce qu'ils ont rompu leur alliance, Nous les avons maudits et Nous avons endurci leurs cœurs. Ils altèrent le sens des paroles révélées et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé. Tu ne cesseras pas de découvrir leur traîtrise, sauf chez quelques-uns d'entre eux. Mais pardonne-leur et sois indulgent. Dieu, certes, aime les hommes de bien.

 

[5 : 14]

Il y en a qui disent : " Nous sommes Chrétiens ", ou " Nous avons accepté l'alliance ". Mais ils ont oublié une partie de ce qui leur a été rappelé, et Nous avons suscité entre eux l'hostilité et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection. Dieu leur montrera alors ce qu'ils ont fait.

 

[5 : 15]

O Gens du Livre ! Notre Envoyé est venu à vous pour vous éclairer sur une grande partie de ce que vous cachiez de l'Ecriture, même s'il n'en a pas dévoilé la totalité. Une lumière et un Livre explicite vous sont venus de Dieu.

 

[5 : 16]

Dieu dirige ainsi dans les chemins du Salut ceux qui recherchent Sa satisfaction. Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière, avec Sa permission, et Il les dirige sur une voie droite.

 

[5 : 17]

Font preuve de mécréance ceux qui disent : " Dieu est, en vérité, le Messie, fils de Marie ". Dis : " Qui donc pourrait faire obstacle à Dieu s'Il voulait détruire le Messie, fils de Marie, ainsi que sa mère, et tous ceux qui sont sur la terre ? " A Dieu appartient le Royaume des cieux et de la terre et de ce qui est entre les deux. Il crée ce qu'Il veut, et Il est puissant sur toute chose.

 

[5 : 18]

Les Juifs et les Chrétiens ont dit : " Nous sommes les fils de Dieu et ceux qu'Il aime le plus ". Dis : " Pourquoi, alors, vous châtie-t-Il pour vos péchés ? Non ! vous êtes des mortels parmi Ses créatures. Il pardonne à qui Il veut et Il punit qui Il veut ". A Dieu appartient le Royaume des cieux et de la terre et ce qui est entre les deux. Vers Lui s'accomplit le retour final.

 

[5 : 19]

O peuple du Livre ! Notre Envoyé est venu à vous pour vous instruire après une interruption de la prophétie, de crainte que vous ne disiez : " Nul annonciateur de bonne nouvelle, nul avertisseur n'est venu à nous ! " Mais voilà qu'un annonciateur de bonne nouvelle, un avertisseur est venu à vous. Dieu est puissant sur toute chose.

 

[5 : 20]

Rappelez-vous les paroles de Moïse à son peuple : " O mon peuple ! Souvenez-vous de la Faveur de Dieu à votre égard lorsqu'Il a suscité parmi vous des prophètes, qu'Il a suscité pour vous des rois, et qu'Il vous a accordé ce qu'Il n'avait donné à nul autre parmi les mondes !

 

[5 : 21]

O mon peuple ! Entrez dans la Terre sainte que Dieu vous a destinée, et ne revenez pas en arrière car vous vous retrouveriez perdants ! "

 

[5 : 22]

Ils dirent : " O Moïse ! Cette terre est occupée par un peuple d'hommes redoutables. Nous n'y entrerons pas tant qu'ils n'en seront pas sortis. S'ils en sortent, nous y entrerons ".

 

[5 : 23]

Deux hommes parmi ceux qui craignaient Dieu et à qui Dieu avait accordé Sa Faveur dirent : " Franchissez leur porte ! Dès que vous serez entrés, vous aurez la victoire. Remettez-vous en à Dieu, si vous êtes croyants ! "

 

[5 : 24]

Ils dirent : " O Moïse ! Jamais nous n'y entrerons tant qu'ils seront là. Toi et ton Seigneur, partez donc combattre tous les deux ; nous, nous restons tranquillement ici ".

 

[5 : 25]

Moïse dit : " Mon Seigneur ! Je n'ai de pouvoir que sur moi-même et sur mon frère. Sépare nous de ce peuple pervers ".

 

[5 : 26]

Dieu dit : " Ce pays leur est désormais interdit durant quarante ans, pendant lesquels ils erreront sur la terre. Ne te tourmente donc pas pour ce peuple pervers ".

 

[5 : 27]

Mais raconte leur en toute vérité l'histoire des deux fils d'Adam : ils offrirent chacun un sacrifice ; celui de l'un fut agréé tandis que celui de l'autre ne le fut pas. Celui-ci dit alors : " Je vais te tuer ! " Le premier répondit : " Dieu n'agrée les offrandes que de ceux qui Le craignent !

 

[5 : 28]

Si tu portes la main sur moi pour me tuer, moi je ne porterai pas la main sur toi pour te tuer. Je redoute Dieu, le Seigneur des mondes.

 

[5 : 29]

Ce que je veux, moi, c'est que tu prennes sur toi mon péché et le tien, et que tu deviennes un des hôtes du Feu ; car telle est la rétribution des iniques ! "

 

[5 : 30]

Son âme passionnelle l'incita à tuer son frère. Il le tua donc et se trouva ainsi parmi les perdants.

 

[5 : 31]

Dieu envoya un corbeau qui se mit à fouiller la terre pour lui montrer comment cacher la honte du cadavre de son frère. Il dit : " Malheur à moi ! Que n'ai-je pu faire comme ce corbeau et cacher la honte du cadavre de mon frère ! " Il commença alors à se repentir.

 

[5 : 32]

Voilà pourquoi Nous avons prescrit aux fils d'Israël : " Si quelqu'un tue un homme sans qu'il y ait eu meurtre ou violence commise sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes ; et si quelqu'un sauve une vie, c'est comme s'il avait sauvé tous les hommes ". Bien que Nos envoyés soient venus à eux avec des preuves évidentes, beaucoup d'entre eux ont ensuite commis des excès sur la terre.

 

[5 : 33]

En vérité, il n'y aura qu'une seule rétribution pour ceux qui font la guerre à Dieu et à Son Envoyé et qui sèment la corruption sur la terre : ils seront mis à mort ou crucifiés, ou on leur coupera la main droite et le pied gauche - ou inversement -, ou ils seront expulsés du pays. Tel sera leur sort : une honte en ce monde et un châtiment terrible dans l'Audelà,

 

[5 : 34]

sauf pour ceux qui se seront repentis avant de tomber en votre pouvoir. Sachez que Dieu est pardonneur, clément.

 

[5 : 35]

O vous qui croyez, craignez Dieu et recherchez les moyens d'aller à Lui ! Combattez dans Son chemin ! Peut-être serez-vous bienheureux...

 

[5 : 36]

Quant à ceux qui mécroient, même s'ils possédaient tout ce qui se trouve sur la terre, voire le double, et s'ils l'offraient en rançon pour éviter le châtiment du Jour de la Résurrection, leur offre ne serait pas acceptée. Ils subiront un châtiment douloureux.

 

[5 : 37]

Ils voudront sortir du Feu, mais ils n'en sortiront pas : leur châtiment perdurera.

 

[5 : 38]

Tranchez les mains du voleur et de la voleuse : ce sera une rétribution pour ce qu'ils ont commis et une punition exemplaire de la part de Dieu. Car Dieu est puissant, juste.

 

[5 : 39]

Quant à celui qui se repentira après sa faute et qui s'amendera, Dieu reviendra certainement à lui. Certes, Dieu est pardonneur, clément.

 

[5 : 40]

Ne sais-tu pas que Dieu possède le Royaume des cieux et de la terre ? Il punit qui Il veut et Il pardonne à qui Il veut. Dieu est puissant sur toute chose.

 

[5 : 41]

O Envoyé ! Ne t'attriste pas à cause de ceux qui se précipitent vers la mécréance, de ceux qui disent avec leurs bouches : " Nous croyons ! ", alors que leurs cœurs ne croient pas, de ceux des Juifs qui prêtent l'oreille à n'importe quel mensonge et écoutent volontiers des gens qui ne sont jamais venus à toi. Ils faussent le sens des mots, disant : " Si cela vous est donné, prenez-le ; sinon, méfiez-vous ! " Si Dieu veut jeter quelqu'un dans le désarroi, tu n'auras aucun pouvoir pour le protéger contre Dieu. Ce sont là des gens dont Dieu ne veut pas purifier les cœurs ; sur eux retombe l'opprobre en ce monde et un châtiment terrible dans l'Au-delà !

 

[5 : 42]

Quant à ceux qui prêtent l'oreille à tous les mensonges, ceux qui dévorent des gains illicites, s'ils viennent à toi, juge entre eux ou bien détourne-toi d'eux. Si tu te détournes d'eux, ils ne te nuiront en rien. Si tu les juges, juge-les avec équité. Dieu aime ceux qui sont équitables.

 

[5 : 43]

Comment expliquer qu'ils te prennent pour juge, alors qu'ils possèdent la Tora, dans laquelle se trouve le jugement de Dieu ? Il est vrai qu'ils s'en sont détournés par la suite. Ces gens-là ne sont vraiment pas croyants !

 

[5 : 44]

En vérité, Nous avons révélé la Tora où se trouvent une direction et une lumière. C'est par elle que les prophètes qui s'en sont remis à Dieu, les rabbins et les docteurs rendent la justice pour les Juifs, conformément au Livre de Dieu dont la garde leur est confiée et dont ils sont les témoins. Ne craignez pas les hommes ; craignez-Moi ! Ne vendez pas Mes signes à vil prix. Ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a révélé, ceux-là sont les mécréants.

 

[5 : 45]

Nous leur avons prescrit, dans la Tora : vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent et, pour les blessures, le talion. Quant à celui qui renoncera généreusement à exercer son droit, il obtiendra l'expiation de ses fautes. Ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a révélé sont les iniques.

 

[5 : 46]

Sur la trace des prophètes, Nous avons envoyé Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce que la Tora avait laissé avant lui. Et Nous lui avons donné l'Evangile où se trouvent une guidance et une lumière, qui confirme ce que la Tora avait apporté et contient une guidance et un avertissement pour ceux qui craignent Dieu.

 

[5 : 47]

Que les gens de l'Evangile rendent la justice d'après ce que Dieu y a révélé. Ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a révélé sont les pervers.

 

[5 : 48]

Nous t'avons révélé le Livre avec la Vérité, confirmant l'Ecriture qui était avant lui et veillant à sa sauvegarde. Juge entre ces gens d'après ce que Dieu a révélé. Ne te conforme pas à leurs désirs en te détournant de ce que tu as reçu de la Vérité. A chacun de vous Nous avons donné une Loi et une Voie. Si Dieu l'avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté, mais Il a voulu vous éprouver par ce qu'Il vous a donné. Surpassez-vous en bonnes actions. C'est à Dieu que tous vous retournerez et Il vous éclairera sur l'objet de vos différends.

 

[5 : 49]

Juge donc entre eux d'après ce que Dieu a révélé et ne te conforme pas à leurs désirs ; prends garde qu'ils ne tentent de t'écarter d'une partie de ce que Dieu t'a révélé. S'ils se détournent, sache que Dieu veut les frapper pour certains de leurs péchés. Certes, beaucoup d'hommes sont pervers.

 

[5 : 50]

Est-ce le jugement [de l'époque] de l'ignorance qu'ils recherchent ? Mais qui donc est meilleur juge que Dieu pour des gens qui croient avec certitude ?

 

[5 : 51]

O vous qui croyez ! Ne prenez pas pour protecteurs les Juifs et les Chrétiens ; certains d'entre eux en protègent d'autres. Celui d'entre vous qui les prend pour protecteurs fait partie des leurs. Certes, Dieu ne dirige pas les peuples iniques.

 

[5 : 52]

Tu vois ceux dont les cœurs sont malades se hâter vers eux en disant : " Nous craignons qu'un coup du sort nous atteigne ! " Mais il se peut que Dieu intervienne en leur donnant la victoire ou en prenant quelqu'autre décision. Ils regretteront alors leurs pensées secrètes.

 

[5 : 53]

Les croyants diront : " Sont-ce ceux-là qui juraient solennellement par Dieu qu'ils étaient avec vous ? " Leurs œuvres ont été vaines et ils ont été perdants.

 

[5 : 54]

O vous qui croyez ! Si l'un d'entre vous s'écarte de sa religion, qu'il sache que Dieu fera quelque jour venir des hommes qu'Il aimera et qui, eux aussi, L'aimeront. Ils seront humbles envers les croyants, durs envers les mécréants ; ils combattront dans le chemin de Dieu ; ils ne craindront pas le blâme du détracteur. Ceci est une grâce de Dieu : Il la donne à qui Il veut. Dieu est omniprésent, omniscient.

 

[5 : 55]

Comme appui, vous n'avez que Dieu et son Envoyé, et ceux qui croient, qui s'acquittent de la prière, font l'aumône et s'inclinent humblement.

 

[5 : 56]

Ceux qui s'appuient sur Dieu et son Envoyé, et sur les croyants, ceux-là forment le parti de Dieu, et ils triompheront.

 

[5 : 57]

O vous qui croyez ! Ne prenez pas pour alliés ceux auxquels le Livre a été donné avant vous, ni les mécréants qui font de votre religion un objet de raillerie et de jeu. Et craignez Dieu, si vous êtes croyants !

 

[5 : 58]

Lorsque vous appelez à la prière, ils en font un objet de raillerie et de jeu. Ce sont, en fait, des gens qui ne raisonnent pas.

 

[5 : 59]

Dis : " O Gens du Livre ! Qu'avez-vous à nous reprocher, sinon de croire en Dieu, en ce qui nous a été révélé et en ce qui a été révélé auparavant ? Mais la plupart d'entre vous sont pervers ! "

 

[5 : 60]

Dis : " Vous ferai-je part d'un sort pire que cela, une rétribution voulue par Dieu ? " Ceux que Dieu a maudits et qui ont encouru Sa colère, dont Il a fait des singes et des porcs, qui ont adoré les Taghout, ceux-là ont la plus mauvaise place et sont les plus éloignés du droit chemin.

 

[5 : 61]

Lorsqu'ils viennent à vous, ils disent : " Nous croyons ! " En fait, ils sont arrivés avec la mécréance et sont repartis avec elle. Dieu connaît parfaitement ce qu'ils cachaient.

 

[5 : 62]

Tu vois un grand nombre d'entre eux se précipiter vers le péché et la transgression et manger le gain illicite. Que leurs actions sont exécrables !

 

[5 : 63]

Pourquoi leurs rabbins et leurs prêtres ne leur interdisent-ils pas de pécher en paroles et de manger le gain illicite ? Que leurs œuvres sont exécrables !

 

[5 : 64]

Les Juifs ont dit : " La main de Dieu est fermée ! " Ce sont leur mains qui se sont fermées et ils ont été maudits pour ce qu'ils ont dit. Bien au contraire, les mains de Dieu sont largement ouvertes et Il prodigue Ses dons comme Il veut. Mais voilà que ce qui t'a été révélé de la part de ton Seigneur accroît chez beaucoup d'entre eux la rébellion et la mécréance. Nous avons suscité parmi eux l'hostilité et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection. Chaque fois qu'ils ont allumé un feu pour la guerre, Dieu l'a éteint. Ils sèment la corruption sur la terre, mais Dieu n'aime pas les corrupteurs.

 

[5 : 65]

Si seulement les Gens du Livre avaient la foi et craignaient Dieu, Nous effacerions leurs mauvaises actions et Nous les introduirions dans les Jardins de délice.

 

[5 : 66]

S'ils observaient la Tora, l'Evangile et ce qui leur a été révélé par leur Seigneur, ils mangeraient de ce qui se trouve au-dessus d'eux et sous leurs pieds. Il en est parmi eux qui agissent loyalement, mais beaucoup ont une conduite détestable.

 

[5 : 67]

O Envoyé ! Proclame ce qui t'a été révélé par ton Seigneur ! Si tu ne le fais pas, tu n'auras pas proclamé Son Message. Dieu te protègera contre les hommes. Certes, Dieu ne dirige pas ceux qui mécroient.

 

[5 : 68]

Dis : " O Gens du Livre ! Vous n'avez aucun appui solide tant que vous n'observez pas la Tora, l'Evangile et ce qui a été révélé par votre Seigneur ". Ce qui t'a été révélé par ton Seigneur accroît pourtant la rébellion et la mécréance de beaucoup d'entre eux. Ne t'afflige donc pas au sujet des mécréants.

 

[5 : 69]

Certes, ceux qui croient, les Juifs, les Sabéens et les Chrétiens, tous ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier et agissent selon la vertu ne connaîtront pas la peur et ils ne seront pas affligés.

 

[5 : 70]

Nous avons conclu l'alliance avec les fils d'Israël et Nous leur avons envoyé des prophètes. Mais chaque fois qu'un envoyé est venu à eux avec un message contraire à leurs penchants, soit ils l'ont traité d'imposteur, soit ils l'ont tué.

 

[5 : 71]

Ils ont cru qu'il n'en résulterait rien de fâcheux et sont devenus aveugles et sourds. Dieu leur a bien pardonné, mais beaucoup d'entre eux sont redevenus aveugles et sourds. Dieu voit parfaitement ce qu'ils font.

 

[5 : 72]

Certes, ils font preuve de mécréance ceux qui disent : " En vérité, Dieu est le Messie, fils de Marie. " En fait, le Messie a dit : " O fils d'Israël ! Adorez Dieu, mon Seigneur et votre Seigneur ! " Quiconque associe [quelque chose] à Dieu, Dieu lui ferme l'accès au Paradis et sa demeure sera le Feu. Pour les iniques, il n'y a pas de secoureurs.

 

[5 : 73]

Certes, ils font preuve de mécréance ceux qui disent : " En vérité, Dieu est le troisième de trois ", alors qu'il n'y a de dieu qu'un Dieu unique. S'ils ne cessent pas de proférer de telles paroles, un châtiment douloureux atteindra ceux d'entre eux qui mécroient.

 

[5 : 74]

Ne reviendront-ils pas à Dieu et ne Lui demanderont-ils pas pardon ? Dieu est pardonneur, clément.

 

[5 : 75]

Le Messie, fils de Marie, n'est qu'un envoyé, avant lequel sont venus d'autres envoyés. Sa mère était une véridique. Tous deux se nourrissaient d'aliments. Vois comment Nous leur explicitons les signes et vois, ensuite, comment ils s'en détournent.

 

[5 : 76]

Dis leur : " Adorerez-vous, en dehors de Dieu, ce qui ne peut ni vous nuire, ni vous être utile ? " Dieu, Lui, est Celui qui entend tout, l'Omniscient.

 

[5 : 77]

Dis : " O Gens du Livre ! N'insistez, dans votre religion, que sur la Vérité. Ne suivez pas les vains désirs des gens qui se sont jadis égarés, qui ont égaré beaucoup de leurs semblables et qui se sont perdus hors du droit chemin ".

 

[5 : 78]

Ceux des fils d'Israël qui ont mécru ont été maudits par la bouche de David et par celle de Jésus, fils de Marie, parce qu'ils ont désobéi et qu'ils ont été transgresseurs.

 

[5 : 79]

Ils ne s'interdisaient pas mutuellement de commettre des actions blâmables. Que leurs agissements étaient donc exécrables !

 

[5 : 80]

Tu vois un grand nombre d'entre eux se lier d'amitié avec les mécréants. Le mal qu'ils se sont fait à eux-mêmes est si pernicieux que Dieu s'est irrité contre eux et que le châtiment sera à jamais leur lot.

 

[5 : 81]

S'ils avaient cru en Dieu, au Prophète et à ce qui a été révélé à celui-ci, ils n'auraient pas pris pour amis les mécréants. Mais beaucoup d'entre eux sont pervers !

 

[5 : 82]

Tu trouveras que les ennemis les plus acharnés des croyants sont les Juifs et les associateurs. Et tu trouveras que les hommes qui se rapprochent le plus des croyants par l'affection sont ceux qui disent : " Certes, nous sommes Chrétiens ! ", parce qu'il y a parmi eux des prêtres et des moines et parce qu'ils ne s'enflent pas d'orgueil.

 

[5 : 83]

Lorsqu'ils entendent ce qui est révélé à l'Envoyé, tu vois leurs yeux déborder de larmes à cause de ce qu'ils ont reconnu de la Vérité. Ils disent : " Notre Seigneur ! Nous croyons, inscris-nous donc parmi les témoins !

 

[5 : 84]

Comment ne croirions-nous pas en Dieu et à ce qui nous est parvenu de la Vérité, alors que notre désir est que notre Seigneur nous introduise en compagnie des hommes vertueux ? "

 

[5 : 85]

Pour les récompenser de ces paroles, Dieu leur a accordé des Jardins sous lesquels coulent les fleuves et où ils demeurent à jamais. Telle est la récompense des hommes de bien.

 

[5 : 86]

Quant à ceux qui ont mécru et qui ont nié Nos signes, ceux-là sont les hôtes de la Fournaise.

 

[5 : 87]

O vous qui croyez ! Ne déclarez pas illicites les bonnes choses que Dieu vous a rendues licites, et ne transgressez pas. Certes, Dieu n'aime pas les transgresseurs.

 

[5 : 88]

Mangez ce que Dieu vous a accordé de licite et de bon. Et craignez Dieu, Celui en qui vous croyez !

 

[5 : 89]

Dieu ne vous tiendra pas rigueur pour des serments faits à la légère ; mais Il vous tiendra rigueur pour les serments par lesquels vous vous êtes engagés. L'expiation en sera de nourrir dix pauvres - de ce dont vous nourrissez normalement votre famille - ou de les vêtir, ou d'affranchir un esclave ; et pour qui ne trouve pas le moyen de s'acquitter ainsi, de jeûner trois jours. Telle est l'expiation pour vos serments, lorsque vous avez juré. Mais, tenez vos serments ! C'est ainsi que Dieu vous expose Ses signes. Peut-être serezvous reconnaissants...

 

[5 : 90]

O vous qui croyez ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres sacrificielles et les flèches divinatoires sont une abomination, une œuvre de Satan. Evitez-les ! Peut-être serez-vous heureux...

 

[5 : 91]

Satan ne veut que susciter parmi vous l'hostilité et la haine au moyen du vin et du jeu de hasard, et vous détourner du souvenir de Dieu et de la prière. Ne vous abstiendrez-vous donc pas ?

 

[5 : 92]

Obéissez à Dieu et obéissez à l'Envoyé, et soyez sur vos gardes ! Mais si vous vous détournez, sachez que notre Envoyé a pour seule mission de proclamer le message en toute clarté.

 

[5 : 93]

A ceux qui croient et qui font le bien, aucun blâme ne sera imputé pour ce dont ils se sont nourris dès lors qu'ils craignent Dieu, croient et pratiquent les œuvres pies, puis craignent Dieu et croient, puis craignent Dieu et font le bien. Dieu aime les hommes de bien.

 

[5 : 94]

O vous qui croyez ! Dieu va vous éprouver à propos du gibier qui est à la portée de vos mains et de vos lances. Dieu connaîtra ainsi celui qui le craint en secret. Quiconque transgressera par la suite subira un châtiment douloureux.

 

[5 : 95]

O vous qui croyez ! Ne tuez pas le gibier lorsque vous êtes en état de sacralisation. Celui d'entre vous qui en tuerait intentionnellement enverra en offrande à la Kaâba, comme compensation, un animal de son troupeau équivalent au gibier tué, selon le jugement prononcé par deux de vos hommes intègres. Une réparation équivalente consistera à nourrir des pauvres [en nombre correspondant à la valeur de la bête qui aurait du être sacrifiée] ou à jeûner un nombre de jours équivalent [au nombre de pauvres qu'il aurait fallu nourrir], afin que le fautif goûte les conséquences de son acte. Dieu pardonne ce qui appartient au passé, mais Dieu tirera vengeance de celui qui récidive. Dieu est omnipotent, Maître de la vengeance.

 

[5 : 96]

La chasse aux animaux marins et la nourriture qu'ils fournissent vous sont permis : c'est un bienfait pour vous et pour les voyageurs. Mais le gibier de terre vous est interdit aussi longtemps que vous êtes en état de sacralisation. Craignez Dieu vers Qui vous serez rassemblés !

 

[5 : 97]

Dieu a institué la Kaâba, la Maison sacrée, comme un emblème de vénération pour les hommes, ainsi que le mois sacré, l'offrande, les guirlandes, afin que vous sachiez que Dieu connaît ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre et que Dieu connaît toute chose.

 

[5 : 98]

Sachez que Dieu est rigoureux en son châtiment, et que Dieu est pardonneur, clément.

 

[5 : 99]

Il n'incombe à l'Envoyé que de proclamer [le Message]. Dieu connaît ce que vous manifestez et ce que vous cachez.

 

[5 : 100]

Dis : " Ce qui est mauvais n'est pas semblable à ce qui est bon ", même si l'abondance du mauvais te surprend. Craignez Dieu, vous qui êtes doués d'intelligence ; peut-être serez-vous heureux !

 

[5 : 101]

O vous qui croyez ! Ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient montrées, vous seraient nuisibles. Si vous posez des questions à leur sujet au moment où le Coran est révélé, elles vous seront expliquées parce que Dieu vous excusera pour elles. Dieu pardonne et Il est plein de mansuétude.

 

[5 : 102]

Des gens qui, avant vous, avaient posé de telles questions étaient ensuite tombés dans la mécréance à cause d'elles.

 

[5 : 103]

Dieu n'a institué ni Bahîra, ni Sâ'iba, ni Waçîla, ni Hâmi, mais les mécréants forgent des mensonges contre Dieu. La plupart d'entre eux ne raisonnent pas.

 

[5 : 104]

Lorsqu'on leur dit : " Venez à ce que Dieu a révélé et venez à l'Envoyé ! ", ils répondent : " Ce que nous avons trouvé chez nos pères nous suffit ". Et quoi donc si leurs pères ne savaient rien et s'ils n'étaient pas dirigés ?

 

[5 : 105]

O vous qui croyez ! Vous avez la charge de vous-mêmes. Celui qui est égaré ne vous nuira pas si vous êtes bien guidés. Tous vous retournerez à Dieu. Alors Dieu vous fera connaître ce que vous faisiez.

 

[5 : 106]

O vous qui croyez ! Qu'un témoignage soit arrangé lorsque la mort se présente à l'un de vous : appelez comme témoins, au moment du testament, deux hommes intègres choisis parmi les vôtres, ou bien deux étrangers si vous êtes en voyage et que l'épreuve de la mort vous surprend. Vous retiendrez ces deux témoins après la prière. Si vous n'êtes pas sûrs d'eux, vous les ferez jurer par Dieu : " Nous ne tirerons aucun profit pécuniaire de ce témoignage, même au bénéfice de proches parents, et nous ne cacherons rien du témoignage de Dieu, sans quoi nous ferions certainement partie des pécheurs ".

 

[5 : 107]

Cependant, si l'on découvre que ces deux témoins se sont parjurés, deux autres, pris parmi les victimes du parjure, les remplaceront. Tous deux jureront par Dieu : " Oui, notre témoignage sera plus droit que celui des deux autres, et nous n'avons pas transgressé, sans quoi nous ferions partie des iniques ".

 

[5 : 108]

Ainsi il sera plus probable qu'ils rendent un témoignage véridique ou qu'ils craignent que leur serment ne soit récusé après qu'ils l'auront prononcé. Craignez Dieu et écoutez, car Dieu ne dirige pas les pervers !

 

[5 : 109]

Le Jour où Dieu rassemblera les envoyés et leur dira : " Que vous a-t-on répondu ? ", ils diront : " Nous ne savons rien ! Toi seul es, en vérité, le parfait Connaisseur des mystères. "

 

[5 : 110]

Dieu dit un jour : " O Jésus, fils de Marie ! Rappelle-toi Mes bienfaits à ton égard et à l'égard de ta mère, lorsque Je t'ai fortifié par l'Esprit de sainteté. Tu parlais aux hommes dès le berceau et à l'âge mûr. De même lorsque Je t'ai enseigné le Livre, la Sagesse, la Tora et l'Evangile. Et lorsqu'avec Ma permission tu créas avec de l'argile comme une forme d'oiseau ; puis tu soufflas en elle, et elle fut oiseau. Et lorsque tu guéris l'aveugle de naissance et le lépreux avec Ma permission, que tu ressuscitas les morts avec Ma permission. Et lorsque J'ai écarté de toi les fils d'Israël au moment où tu étais venu à eux avec des évidences et où ceux d'entre eux qui étaient mécréants s'écrièrent : "Ce n'est là que pure magie !" "

 

[5 : 111]

Lorsque J'ai révélé aux Apôtres : " Croyez en Moi et en Mon Envoyé ! ", ils dirent : " Nous croyons ! Atteste que nous sommes soumis (muslimûn) ".

 

[5 : 112]

Les Apôtres dirent : " O Jésus, fils de Marie ! Ton Seigneur peut-il faire descendre sur nous du ciel une Table garnie ? " Il dit : " Craignez Dieu, si vous êtes croyants ! "

 

[5 : 113]

Ils dirent : " Nous voulons en manger afin que nos cœurs soient rassurés, que nous sachions que tu nous a dit vrai et que nous soyons parmi les témoins de cet évènement ".

 

[5 : 114]

Jésus, fils de Marie, dit : " O Dieu, notre Seigneur ! Fais descendre sur nous, du ciel, une Table garnie ! Elle sera une fête pour nous, pour le premier comme pour le dernier d'entre nous, et un signe venu de Toi. Dispense-nous [cette nourriture], Toi qui es le meilleur des dispensateurs ".

 

[5 : 115]

Dieu dit : " Certes, Je la ferai descendre sur vous ; mais si l'un d'entre vous reste incroyant après cela, en vérité, Je lui ferai subir un châtiment dont je n'ai encore châtié personne dans l'univers ".

 

[5 : 116]

Dieu dit : " O Jésus, fils de Marie ! Est-ce toi qui as dit aux hommes : "Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors de Dieu" ? " Jésus dit : " Gloire à Toi ! Il ne m'appartient pas de déclarer ce que je n'ai pas le droit de dire. Si je l'avais dit, Tu l'aurais su. Tu sais ce qui est en moi, alors que moi je ne sais pas ce qui est en Toi. Toi, en vérité, Tu es le parfait connaisseur des mystères.

 

[5 : 117]

Je ne leur ai dit que ce que Tu m'as ordonné de dire : "Adorez Dieu, mon Seigneur et votre Seigneur !" J'ai été contre eux un témoin aussi longtemps que je suis demeuré parmi eux ; mais lorsque Tu m'as rappelé auprès de Toi, c'est Toi qui est devenu leur observateur vigilant, car Tu es le témoin de toute chose.

 

[5 : 118]

Si Tu les châties...eh bien, ne sont-ils pas Tes serviteurs ? Et si Tu leur pardonnes, c'est qu'en vérité Tu es le Puissant, le Sage. "

 

[5 : 119]

Dieu dit : " Voilà le Jour où leur sincérité profitera aux gens sincères : ils auront des Jardins sous lesquels coulent des fleuves et où ils demeureront à jamais. Dieu sera satisfait d'eux et ils seront satisfaits de Lui. C'est là le bonheur suprême ! "

 

[5 : 120]

A Dieu appartient le Royaume des cieux et de la terre, et de ce qu'ils contiennent. Il est puissant sur toute chose.

________________________________________

 

* v.1 : cf. infra, v.4.

 

* v.2 : sha‘â’ira Llâh, comme Safâ et Marwâ (cf. s.2, v.158 et note).

 

 

 

* v.14 : nasârâ (sing. nasrânî = Nazaréen) est le seul terme utilisé dans le Coran pour désigner les Chrétiens. Parallèlement, l’usage a consacré l’emploi du mot masîhî (dérivé de Masîh, le Messie).

 

* v.41 : autre sens admis : “écoutent volontiers pour le compte de gens...”.

 

* v.95 : pour accomplir le Pèlerinage (hâjj) ou la visite pieuse (‘umra). Cet état (hurm) s’obtient en faisant une grande ablution et en se drapant dans deux étoffes blanches.

 

* v.97 : passées au cou des bêtes destinées au sacrifice.

 

* v.103 : noms donnés à certaines bêtes qui, dans l’Arabie préislamique, devenaient tabou pour avoir fait preuve d’une fécondité exceptionnelle. Ainsi, Bahîra était une chamelle qui, après avoir mis bas cinq petits, était consacrée à une idole et laissée libre de paître où bon lui plaisait. Pour la reconnaître, on lui fendait l’oreille (cf. supra, s.4, v.119 et note).

Le Bétail - Al-An'âm

Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.

 

[6 : 1]

Louange à Dieu qui a créé les cieux et la terre et qui a fait les ténèbres et la lumière ! Pourtant, ceux qui mécroient en leur Seigneur lui trouvent des égaux.

 

[6 : 2]

C'est Lui qui vous a créés d'argile, puis Il a décrété un terme. Il y a aussi un terme fixé auprès de Lui. Pourtant, vous doutez.

 

[6 : 3]

Il est Dieu dans les cieux et sur la terre. Il connaît ce que vous tenez secret et ce que vous divulguez, et Il sait ce que vous accomplissez.

 

[6 : 4]

Nul Signe ne leur parvient parmi les signes de leur Seigneur sans qu'ils s'en détournent.

 

[6 : 5]

Ils renient la Vérité lorsqu'elle vient à eux, mais il leur sera donné des nouvelles de ce dont ils se moquaient.

 

[6 : 6]

Ne voient-ils pas combien de générations Nous avons fait périr avant eux, que Nous avions établies sur la terre plus solidement que Nous ne l'avons fait pour vous. Nous leur avions envoyé du ciel une pluie abondante et Nous avions fait couler des fleuves à leurs pieds. Nous les avons cependant fait périr à cause de leurs péchés et Nous avons suscité après elles d'autres générations.

 

[6 : 7]

Aurions-Nous fait descendre sur toi un Livre écrit sur parchemin et l'auraient-ils touché de leurs mains que ceux qui mécroient auraient dit : " Ce n'est rien d'autre qu'une simple magie ! "

 

[6 : 8]

Ils disent : " Pourquoi n'a-t-on pas fait descendre sur lui un ange ? " Or, si Nous avions fait descendre un ange, le décret serait tombé et ils n'auraient plus eu aucun répit.

 

[6 : 9]

Et si Nous l'avions fait ange, Nous lui aurions donné forme humaine et Nous aurions encore augmenté leur confusion.

 

[6 : 10]

Certes, on s'est moqué des envoyés venus avant toi, mais les railleurs ont été enveloppés par cela même dont ils se moquaient.

 

[6 : 11]

Dis : " Parcourez la terre, et voyez quelle a été la fin des détracteurs ".

 

[6 : 12]

Dis : " A qui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre ? ". Dis : " A Dieu ! " Il s'est prescrit à Lui-même la Miséricorde. Il vous rassemblera sûrement au Jour de la Résurrection, dont la venue ne fait aucun doute. Ceux qui se sont perdus eux-mêmes, ceux-là ne croient pas !

 

[6 : 13]

C'est à Lui qu'appartient tout ce qui se tient en repos la nuit et le jour. Il est Celui qui entend tout, l'Omniscient.

 

[6 : 14]

Dis : " Prendrai-je pour protecteur un autre que Dieu (Allâh), le Créateur des cieux et de la terre, qui nourrit [les êtres] et n'est pas nourri ? " Dis : " Oui, en vérité, j'ai reçu l'ordre d'être le premier à me soumettre [à Dieu]. Ne soyez pas au nombre des associateurs ! "

 

[6 : 15]

Dis : " En vérité je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d'un Jour terrible ".

 

[6 : 16]

Quiconque, ce Jour là, est épargné, Dieu lui a fait miséricorde. C'est là le bonheur insigne.

 

[6 : 17]

Si Dieu te touche avec un malheur, nul, sauf Lui, ne pourra l'effacer ; et s'Il te touche avec un bonheur, [sache qu'] Il est puissant sur toute chose.

 

[6 : 18]

Il est l'Invincible, bien au dessus de Ses serviteurs, et Il est le Sage, Celui qui est instruit de tout.

 

[6 : 19]

Dis : " Quelle est la chose dont le témoignage a le plus de poids ? " Dis : " Dieu est témoin entre moi et vous. Ce Coran m'a été révélé pour que, par lui, je vous avertisse, vous et ceux auxquels il est parvenu. Est-ce que, vraiment, vous attestez qu'il existe avec Dieu une autre divinité ? " Dis : " Non, je n'atteste pas ! " Et ajoute : " Lui est, en vérité, un Dieu unique, et moi, je suis innocent de ce que vous Lui associez ".

 

[6 : 20]

Ceux auxquels Nous avons donné le Livre le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs propres enfants. Mais ceux qui se sont perdus eux-mêmes, ceux-là ne croient pas.

 

[6 : 21]

Qui est plus inique que celui qui forge un mensonge contre Dieu ou qui nie la réalité de Ses signes ? Certes, les iniques n'atteindront pas le bonheur.

 

[6 : 22]

Un jour, Nous les réunirons tous, puis Nous dirons aux associateurs : " Où sont donc ceux que vous prétendiez être les associés de Dieu ? "

 

[6 : 23]

Dans leur subversion, ils ne pourront alors que dire : " Par Dieu, notre Seigneur, nous n'étions pas des associateurs ! "

 

[6 : 24]

Vois comment ils se renient eux-mêmes et comment ce qu'ils avaient inventé s'est détourné d'eux !

 

[6 : 25]

Il en est parmi eux qui t'écoutent, mais Nous avons placé sur leurs cœurs des voiles qui les empêchent de comprendre, et Nous leur avons bouché les oreilles. Verraient-ils tous les signes qu'ils n'y croiraient pas ; au point que lorsqu'ils viennent discuter avec toi, ceux qui mécroient disent : " Ce ne sont là que fables des Anciens ! "

 

[6 : 26]

Ils empêchent d'y accéder (au Message révélé) et eux-mêmes s'en écartent ; mais ils ne font que se détruire sans s'en rendre compte.

 

[6 : 27]

Si tu pouvais voir comme ils se tiendront en arrêt devant le Feu ! Ils diront : " Hélas ! Si nous pouvions être ramenés en arrière, nous ne nierions plus les signes de notre Seigneur et nous nous trouverions parmi les croyants ! "

 

[6 : 28]

Ce qu'auparavant ils cachaient leur apparaîtra clairement. Mais même s'ils étaient ramenés sur terre, ils reviendraient à ce qui leur était interdit. Ce sont vraiment des menteurs !

 

[6 : 29]

Ils disent : " Seule existe notre vie de ce monde, et nous ne ressusciterons pas ! "

 

[6 : 30]

Si tu pouvais voir comme ils se tiendront en arrêt devant leur Seigneur. Il leur dira : " Ceci n'est-il pas la Vérité ? " Ils répondront : " Si fait, par notre Seigneur ! " Il dira : " Goûtez donc le châtiment pour ce en quoi vous avez mécru ! "

 

[6 : 31]

Ceux qui traitent de mensonge la rencontre avec Dieu sont perdus. Lorsque l'Heure les surprend à l'improviste, ils s'écrient : " Quel malheur pour nous que de ne pas y avoir prêté attention ! " Ils portent leur fardeau sur le dos. Et quelle charge détestable !

 

[6 : 32]

La vie de ce monde n'est rien que jeu et divertissement. Mais la demeure de la vie future est meilleure pour ceux qui craignent Dieu. Ne raisonnez-vous pas ?

 

[6 : 33]

Nous savons que leurs propos t'affligent. En fait, ce n'est pas toi qu'ils nient, mais ce sont les signes de Dieu que rejettent les iniques.

 

[6 : 34]

Avant toi déjà, des envoyés ont été traités de menteurs. Ils ont supporté patiemment d'être niés et persécutés jusqu'au moment où Nous les avons secourus. Nul ne peut altérer les paroles de Dieu. Une partie de l'histoire de ces envoyés t'a déjà été relatée.

 

[6 : 35]

L'aversion des mécréants te peine au point que si tu en avais le pouvoir tu creuserais une galerie sous la terre ou tu dresserais une échelle vers le ciel pour leur apporter un signe. Mais si Dieu le voulait, Il les rassemblerait tous dans la bonne direction. Ne sois donc pas parmi les ignorants !

 

[6 : 36]

Seuls ceux qui entendent peuvent répondre à l'appel. Quant aux morts, Dieu les ressuscitera, puis ils retourneront à Lui.

 

[6 : 37]

Ils disent : " Pourquoi un signe de son Seigneur n'est-il pas descendu sur lui ? " Dis : " Certes, Dieu a le pouvoir de faire descendre un signe ", mais la plupart d'entre eux ne savent pas.

 

[6 : 38]

Il n'est pas de bêtes sur la terre, pas d'oiseaux volant de leurs deux ailes qui ne forment, comme vous, des communautés. Nous n'avons rien négligé dans le Livre. Ensuite, ils seront rassemblés vers leur Seigneur.

 

[6 : 39]

Ceux qui nient la réalité de Nos signes sont sourds, muets, plongés dans les ténèbres. Dieu égare qui Il veut et Il place qui Il veut sur une voie droite.

 

[6 : 40]

Dis : " Que vous en semble ? Si le châtiment de Dieu vient à vous, ou si l'Heure vient à vous, implorerez-vous quelqu'autre que Dieu ? Soyez donc sincères ! "

 

[6 : 41]

Assurément, c'est bien Lui que vous implorerez. Il dissipera alors, s'Il le veut, ce pour quoi vous L'imploriez, et vous oublierez ce que vous Lui aviez associé.

 

[6 : 42]

Avant toi déjà, Nous avons dépêché des envoyés à des communautés, puis Nous les avons saisies par la détresse et le malheur pour qu'elles puissent s'humilier.

 

[6 : 43]

Que ne se sont-elles humiliées lorsque Notre rigueur les a atteintes ! Au contraire, leurs cœurs se sont endurcis et Satan a enjolivé à leurs yeux leurs propres actions.

 

[6 : 44]

Lorsque ces gens eurent oublié ce qui leur avait été rappelé, Nous leur ouvrîmes les portes de toutes choses. Mais alors même qu'ils jouissaient de ce qu'ils avaient reçu, Nous les saisîmes à l'improviste, les plongeant dans la consternation.

 

[6 : 45]

Ainsi fut éliminé ce qui restait de ces peuples iniques. Louange à Dieu, Seigneur des mondes !

 

[6 : 46]

Dis : " Que vous en semble ? Si Dieu vous enlevait l'ouïe et la vue, s'Il plaçait un sceau sur votre cœur, quelle divinité, autre que Dieu, vous les rendrait ? " Vois comment Nous déployons les signes et comment, ensuite, ils s'en détournent !

 

[6 : 47]

Dis : " Que vous en semble ? Si le châtiment de Dieu vient à vous à l'improviste ou au grand jour, qui donc sera détruit, sinon les iniques ? "

 

[6 : 48]

Nous n'avons dépêché les envoyés que comme annonciateurs de la bonne nouvelle et comme avertisseurs. Ceux qui croient et qui s'amendent n'éprouveront pas de peur et ils ne seront pas affligés.

 

[6 : 49]

Mais ceux qui nient la réalité de Nos signes, le châtiment les atteindra à cause de leur perversité.

 

[6 : 50]

Dis leur : " Je ne vous dis pas que je détiens les trésors de Dieu. Je n'ai pas la connaissance du Mystère. Et je ne vous dis pas que je suis un ange. Je ne fais que suivre ce qui m'est révélé ". Dis : " L'aveugle et le voyant sont-ils semblables ? Ne réfléchissez-vous pas ? "

 

[6 : 51]

Avertis par ceci (le Coran) ceux qui ont peur d'être rassemblés devant leur Seigneur qu'ils ne trouveront en dehors de Lui ni protecteur, ni intercesseur. Peut-être craindrontils Dieu ?

 

[6 : 52]

Ne repousse pas ceux qui prient matin et soir leur Seigneur et qui recherchent Sa Face. Tu n'as aucun compte à rendre pour eux, et ils n'ont aucun compte à rendre pour toi. Si tu les repoussais, tu serais parmi les iniques.

 

[6 : 53]

C'est ainsi que Nous avons éprouvé certains en Nous servant des autres afin qu'ils disent : " Est-ce sur ces gens là, qui sont des nôtres, que Dieu a répandu Ses bienfaits ? " Mais Dieu ne connaît-il pas mieux que quiconque ceux qui Lui sont reconnaissants ?

 

[6 : 54]

Lorsque viennent à toi ceux qui croient en Nos signes, dis-leur : " Salut sur vous ! Votre Seigneur s'est prescrit à Lui-même la miséricorde. Que celui d'entre vous qui commet le mal par ignorance et qui, ensuite, s'en repent et s'amende, sache que Dieu est pardonneur, clément ".

 

[6 : 55]

Voilà comment Nous explicitons les signes afin que le chemin des coupables soit bien mis en évidence.

 

[6 : 56]

Dis : " Il m'a été interdit d'adorer ceux que vous implorez en dehors de Dieu ". Dis : " Je ne suivrai pas vos passions, sinon je m'égarerais et je ne serais plus parmi les bien guidés ".

 

[6 : 57]

Dis : " Moi, je m'appuie sur une preuve évidente reçue de mon Seigneur, mais vous, vous la niez. Je ne possède pas ce que vous avez hâte d'obtenir. Seul Dieu est juge. Il expose clairement la Vérité et Il est le meilleur arbitre ".

 

[6 : 58]

Dis : " Si je possédais ce que vous avez hâte d'obtenir, l'affaire serait déjà réglée entre moi et vous ". Dieu connaît parfaitement les iniques.

 

[6 : 59]

Il possède les clés du Mystère. Nul autre que Lui ne les connaît. Il connaît ce qui est sur la terre et dans la mer. Nulle feuille ne tombe sans qu'Il le sache. Il n'y a pas un grain dans les ténèbres de la terre, ni rien d'humide ou de sec qui ne soit consigné dans un Livre explicite.

 

[6 : 60]

C'est Lui qui vous rappelle durant la nuit. Il sait ce que vous accomplissez le jour. Puis Il vous ressuscite durant le jour afin que s'accomplisse le terme fixé. Puis, vous reviendrez à Lui, et Il vous avisera ensuite de ce que vous avez fait.

 

[6 : 61]

Il est l'Invincible, bien au-dessus de Ses serviteurs, et Il envoie vers vous des gardiens. Ainsi, lorsque la mort survient pour l'un d'entre vous, Nos envoyés le rappellent sans se montrer négligents.

 

[6 : 62]

Les hommes sont ensuite ramenés à Dieu, leur vrai Maître. Le Jugement ne Lui appartient-il pas ? Et Il est le plus prompt à régler les comptes.

 

[6 : 63]

Dis : " Qui donc vous délivre des ténèbres de la terre et de la mer lorsque vous L'implorez humblement et secrètement, avec la pensée que s'Il vous délivre de cela vous serez pleins de reconnaissance ? "

 

[6 : 64]

Dis : " C'est Dieu qui vous délivre de cela et de toute détresse, mais ensuite vous Lui donnez des associés ! "

 

[6 : 65]

Dis : " Il a le pouvoir de vous envoyer un châtiment venu d'au-dessus de vous ou de sous vos pieds, ou encore de vous jeter dans la confusion des sectes et de faire goûter à certains d'entre vous la violence des autres ". Vois comment Nous déployons les signes. Peut-être entendront-ils raison...

 

[6 : 66]

Ton peuple a taxé le Coran de mensonge, alors qu'il est la Vérité. Dis : " Je ne suis pas votre garant ! "

 

[6 : 67]

Chaque nouvelle est annoncée en son temps. A la fin, vous saurez.

 

[6 : 68]

Quand tu vois des gens en train de discuter sur Nos signes (= Nos versets), écarte-toi d'eux jusqu'à ce qu'ils discutent d'autre chose. Il se peut que Satan te fasse oublier cette exhortation, mais lorsqu'elle te reviendra à l'esprit, ne reste pas en compagnie des iniques.

 

[6 : 69]

Ceux qui craignent Dieu n'ont pas à se préoccuper du sort réservé aux iniques, mais il leur incombe de faire entendre le Rappel afin qu'ils puissent craindre Dieu.

 

[6 : 70]

Evite ceux qui considèrent leur religion comme un jeu et un divertissement et que la vie de ce monde a abusés. Rappelle-leur qu'une âme peut être conduite à sa perte par ses propres œuvres. Il n'y aura alors pour elle, en dehors de Dieu, ni protecteur, ni intercesseur, et quelle que soit la réparation qu'elle offrirait, celle-ci ne serait pas acceptée. Ainsi finissent ceux qui ont été conduits à leur perte par leur propres œuvres : une boisson brûlante et un châtiment douloureux leur sont attribués pour prix de leur mécréance.

 

[6 : 71]

Dis : " Implorerons-nous, en dehors de Dieu, ce qui ne peut ni nous être utile, ni nous nuire ? Reviendrons-nous sur nos talons après que Dieu nous aura dirigés, comme quelqu'un que les démons ont intoxiqué et égaré sur la terre ? " Ses compagnons le rappellent dans la bonne direction : " Viens avec nous ! " Dis : " Certes, c'est la direction de Dieu qui est la bonne direction, et il nous a été ordonné de nous soumettre au Maître des mondes ;

 

[6 : 72]

acquittez-vous de la prière et craignez Dieu ! Il est celui vers Qui vous serez rassemblés ".

 

[6 : 73]

C'est Lui qui a créé les cieux et la terre par la Vérité. Le jour où Il dit : " Sois ! ", cela est. Sa Parole est Vérité. A Lui reviendra le Royaume le Jour où l'on soufflera dans la trompette. Il connaît le caché et l'apparent. Il est le Sage, Celui qui est instruit de tout.

 

[6 : 74]

[Rappelle-toi le jour où] Abraham dit à son père Azar : " Prendras-tu des idoles pour divinités ? Je te vois, toi et ton peuple, dans un égarement manifeste ".

 

[6 : 75]

Ainsi avons-Nous montré à Abraham la Royauté des cieux et de la terre pour qu'il soit ancré dans la certitude.

 

[6 : 76]

Lorsque la nuit l'enveloppa, il vit l'étoile et dit : " Ceci est mon Seigneur ! " Mais lorsqu'elle eut disparu, il dit : " Je n'aime pas ceux qui disparaissent ".

 

[6 : 77]

Lorsqu'il vit la lune qui se levait, il dit : " Ceci est mon Seigneur ! " Mais lorsqu'elle eut disparu, il dit : " Si mon Seigneur ne me guide pas, je serai parmi les égarés ".

 

[6 : 78]

Lorsqu'il vit le soleil qui se levait, il dit : " Ceci est mon Seigneur, ceci est plus grand ! " Mais lorsqu'il eut disparu, il dit : " O mon peuple ! Je suis innocent de ce que vous associez à Dieu.

 

[6 : 79]

Je tourne mon visage, en pur croyant, vers Celui qui a créé les cieux et la terre, et je ne suis pas parmi les associateurs ".

 

[6 : 80]

Son peuple entra en discussion avec lui. Il leur dit : " Allez-vous discuter avec moi au sujet de Dieu, alors qu'Il m'a guidé ? Je ne crains rien de ce que vous Lui associez, à moins que mon Seigneur ne veuille m'éprouver. La Science de mon Seigneur s'étend à toute chose. Ne vous souviendrez-vous pas ?

 

[6 : 81]

Comment redouterais-je ce que vous Lui associez, alors que vous ne craignez pas d'associer à Dieu ce pour quoi Il ne vous a délivré aucun mandat ? Lequel donc des deux partis [,vous ou moi,] mérite-t-il le plus d'être en sécurité ? [Dites-le,] si vous savez ! "

 

[6 : 82]

Ceux qui croient et qui ne ternissent pas leur foi par de l'iniquité, ceux-là sont en sécurité et ils sont bien dirigés.

 

[6 : 83]

Tel est Notre argument décisif, celui que Nous avons donné à Abraham contre son peuple. Nous élevons le rang de qui Nous voulons. Certes, ton Seigneur est juste, omniscient.

 

[6 : 84]

Nous lui avons donné Isaac et Jacob. Tous, Nous les avons guidés comme auparavant Nous avions guidé Noé et comme, parmi ses descendants, Nous avons guidé David, Salomon, Job, Joseph, Moïse, Aaron - c'est ainsi que nous récompensons ceux qui font le bien -, et

 

[6 : 85]

Zacharie, Jean, Jésus, Elie - tous sont des justes -, et

 

[6 : 86]

Ismaël, Elisée, Jonas et Loth. A chacun d'eux Nous avons accordé une grâce préférentielle.

 

[6 : 87]

Il en a été de même pour plusieurs de leurs aïeux, de leurs descendants et de leurs frères, que Nous avons choisis et guidés sur une voie droite.

 

[6 : 88]

Telle est la Guidance de Dieu, par laquelle Il dirige qui Il veut parmi Ses serviteurs. S'ils Lui avaient donné des associés, leurs actions ne leur auraient été d'aucun profit.

 

[6 : 89]

C'est à ceux-là que Nous avons donné le Livre, la sagesse et la prophétie. Si d'aucuns les rejettent, du moins en avons-Nous confié le dépôt à des gens qui ne refusent pas d'y croire.

 

[6 : 90]

Ce sont ceux-là que Dieu a guidés. Oriente-toi donc d'après leur direction. Dis : " Je ne vous demande pour cela aucun salaire ; il ne s'agit que d'un Rappel adressé aux mondes ".

 

[6 : 91]

Ils n'apprécient pas Dieu à Sa juste mesure lorsqu'ils disent : " Dieu n'a jamais rien fait descendre sur un mortel ! " Dis : " Qui donc a révélé le Livre avec lequel Moïse est venu, qui est une Lumière et une Guidance pour les hommes ? Vous le transcrivez sur des parchemins que vous montrez en public, mais vous en cachez une grande partie. Vous avez pourtant appris des choses que ni vous-mêmes, ni vos ancêtres ne connaissiez ". Dis : " Allâh ! , puis laisse-les à leurs discussions oiseuses ".

 

[6 : 92]

Ceci est un Livre que Nous avons fait descendre, un Livre béni qui confirme ce qu'il y avait avant lui, afin que tu avertisses la Mère des cités et ceux qui vivent aux alentours. Ceux qui croient à la vie future croient aussi au Livre, et ils sont assidus à leurs prières.

 

[6 : 93]

Qui est plus inique que celui qui forge un mensonge contre Dieu, ou qui dit : " J'ai reçu une révélation ", alors que rien ne lui a été révélé ? Ou celui qui dit : " Je ferai descendre le pareil de ce que Dieu a fait descendre ! " Si tu pouvais voir les iniques lorsqu'ils sont dans les affres de la mort et que les anges, leur tendant les mains, disent : " Laissez échapper vos âmes ! Aujourd'hui vous serez rétribués par le châtiment de l'humiliation, pour avoir dit sur Dieu ce qui est contraire à la vérité et pour vous être, par orgueil, détournés de Ses signes ".

 

[6 : 94]

Vous voici donc venus à Nous, esseulés, comme lorsque Nous vous avons créés la première fois, laissant derrière vous les biens dont Nous vous avions gratifiés. Et Nous ne voyons pas auprès de vous ces intercesseurs que vous prétendiez avoir comme associés. Il y a eu rupture entre vous, et vos prétentions se sont évanouies.

 

[6 : 95]

Certes, c'est Dieu qui fend le grain et le noyau. Il fait sortir le vivant du mort et fait sortir le mort du vivant. Tel est Dieu ! Comment donc vous en détourner ?

 

[6 : 96]

Il fend le ciel au point du jour ; Il a assigné à la nuit le repos, et au soleil et à la lune la mesure du temps. C'est là le décret de l'Omnipotent, de l'Omniscient.

 

[6 : 97]

C'est Lui qui a placé pour vous les étoiles afin que vous vous dirigiez d'après elles dans les ténèbres de la terre et de la mer. Nous explicitons les signes pour que les gens puissent savoir.

 

[6 : 98]

C'est Lui qui vous a produits d'un être unique, devenu lieu de séjour et de départ. Nous explicitons les signes pour que les gens puissent entendre raison.

 

[6 : 99]

C'est Lui qui, du ciel, fait descendre l'eau avec laquelle Nous faisons éclore des plantes de toutes espèces. Nous en faisons surgir la pousse verte d'où Nous faisons sortir les grains groupés en épis ; et de la spathe du palmier sortent des régimes de dattes qui pendent à portée de la main. Nous faisons croître des jardins plantés de vignes, d'oliviers et de grenadiers, semblables ou différents les uns des autres. Regardez leurs fruits lorsqu'ils fructifient et qu'ils mûrissent. Certes, il y a là des signes pour ceux qui croient !

 

[6 : 100]

Ils ont donné à Dieu comme associés les djinns, alors que c'est Lui qui les a créés ; et, sans rien savoir, ils Lui imputent faussement des fils et des filles. Gloire à Lui, et qu'Il soit exalté au-dessus de ce qu'ils [Lui] attribuent !

 

[6 : 101]

Créateur des cieux et de la terre, comment aurait-Il un enfant, alors qu'Il n'a pas de compagne, alors qu'Il a créé toute chose et qu'Il connaît toute chose ?

 

[6 : 102]

Tel est Dieu, votre Seigneur. Il n'y a de Dieu que Lui, le Créateur de toute chose. Adorez-le ! Il a la garde de toute chose.

 

[6 : 103]

Les regards ne l'atteignent pas, mais Il saisit les regards. Il est le Subtil, Celui qui est instruit de tout.

 

[6 : 104]

[Dis-leur, ô Muhammad : ] " Des aides à la clairvoyance vous sont déjà parvenues de votre Seigneur. Qui est clairvoyant l'est pour lui-même, et qui est aveugle l'est à son détriment. Et moi, je ne suis pas votre gardien ".

 

[6 : 105]

C'est ainsi que Nous exposons les signes afin qu'ils disent : " Tu as étudié ", et afin d'en montrer l'évidence aux gens qui veulent savoir.

 

[6 : 106]

Conforme-toi à ce que ton Seigneur t'a révélé : il n'y a de Dieu que Lui. Eloigne-toi des associateurs.

 

[6 : 107]

Si Dieu l'avait voulu, ils n'auraient pas pris d'associés. Mais Nous n'avons pas fait de toi leur gardien, et tu n'es pas leur garant.

 

[6 : 108]

N'insultez pas ceux qu'ils invoquent en dehors de Dieu, sinon ils insulteraient Dieu par hostilité et par ignorance. C'est ainsi que Nous avons enjolivé aux yeux de chaque communauté ses propres actions. Mais ses membres retourneront ensuite vers leur Seigneur et Il leur fera alors connaître leurs agissements passés.

 

[6 : 109]

Ils ont juré par Dieu en un serment solennel que si un signe leur parvenait, ils y croiraient. Dis : " Les signes ne se trouvent qu'auprès de Dieu ! " Qu'est-ce qui vous donne à penser que si un signe leur parvenait ils n'y croiraient pas ?

 

[6 : 110]

[C'est parce que] Nous détournerons leurs cœurs et leurs yeux, comme la première fois où ils n'ont pas cru aux signes, et Nous les laisserons errer aveuglément dans leur rébellion.

 

[6 : 111]

Même si Nous avions fait descendre vers eux les anges, si les morts leur avaient parlé, si Nous avions rassemblé toutes choses en face d'eux, ils n'auraient cru que si Dieu l'avait voulu. Mais la plupart d'entre eux sont ignorants.

 

[6 : 112]

C'est ainsi que Nous avons suscité pour chaque prophète un ennemi : des hommes et des djinns démoniaques qui s'inspirent les uns aux autres le clinquant de paroles trompeuses. Si ton Seigneur l'avait voulu, ils ne l'auraient pas fait. Laisse-les donc, eux et ce qu'ils concoctent.

 

[6 : 113]

[Nous avons agi ainsi] pour que soient attirés vers de telles choses les cœurs de ceux qui ne croient pas à la vie future, pour qu'ils s'y complaisent et pour qu'ils récoltent ce qu'ils auront gagné.

 

[6 : 114]

Chercherai-je un autre juge que Dieu ? C'est Lui qui fait descendre sur vous le Livre pleinement explicite. Ceux auxquels nous avons donné le Livre savent qu'il a été révélé par ton Seigneur avec la Vérité. Ne soyez donc pas de ceux qui doutent !

 

[6 : 115]

La Parole de ton Seigneur s'est accomplie en toute véracité et justice. Ses paroles ne sauraient être modifiées. Il est Celui qui entend tout, l'Omniscient.

 

[6 : 116]

Si tu obéis à la plupart de ceux qui sont sur la terre, ils t'égareront hors du chemin de Dieu. Ils ne suivent que des opinions et ne font que conjecturer.

 

[6 : 117]

Certes, ton Seigneur connaît parfaitement ceux qui s'égarent hors de Son chemin ; et Il connaît parfaitement ceux qui sont bien guidés.

 

[6 : 118]

Mangez ce sur quoi le nom de Dieu a été invoqué, si vous croyez en Ses signes.

 

[6 : 119]

Pourquoi ne mangeriez-vous pas de ce sur quoi le nom de Dieu a été invoqué, alors qu'Il vous a clairement indiqué ce qui vous est interdit, sauf en cas de contrainte ? Beaucoup d'hommes sont égarés par leurs propres passions et leur ignorance. Certes, ton Seigneur connaît parfaitement les transgresseurs.

 

[6 : 120]

Evitez le péché, apparent ou caché. Ceux qui commettent le péché seront certainement rétribués pour leur conduite passée.

 

[6 : 121]

Ne mangez pas de ce sur quoi le nom de Dieu n'a pas été invoqué, car ce serait une perversion. Les démons inspirent à leurs suppôts d'entrer en discussion avec vous. Si vous leur obéissiez, vous deviendrez des associateurs.

 

[6 : 122]

Celui qui était mort, que Nous avons ressuscité et à qui Nous avons donné une lumière avec laquelle il marche parmi les hommes est-il semblable à celui qui se trouve dans les ténèbres d'où il ne sortira jamais ? C'est ainsi que les actions des mécrèants ont été enjolivées à leurs yeux.

 

[6 : 123]

Dans chaque cité, Nous avons placé des grands criminels pour qu'ils ourdissent des complots ; mais ils ne complotent que contre eux-mêmes, sans s'en rendre compte.

 

[6 : 124]

Lorsqu'un signe leur parvient, ils disent : " Nous ne croirons pas tant que nous n'aurons pas reçu la même chose que ce qui a été donné aux envoyés de Dieu ". Mais Dieu sait le mieux où placer son message. Une humiliation venant de Dieu et un terrible châtiment frapperont les coupables à cause de leurs machinations.

 

[6 : 125]

Celui que Dieu veut guider, Il ouvre son cœur à la soumission (al-islâm). Et celui qu'Il veut égarer, Il lui resserre et oppresse la poitrine comme à quelqu'un qui voudrait grimper au ciel. Dieu jette ainsi l'opprobre sur les mécréants.

 

[6 : 126]

Telle est la voie de ton Seigneur, toute de droiture. Désormais, Nous avons explicité les signes pour que les gens réfléchissent.

 

[6 : 127]

Pour eux est une demeure de paix auprès de leur Seigneur. Et Il est leur protecteur compte tenu de leurs actions passées.

 

[6 : 128]

Le Jour où Il les rassemblera tous [Il dira] : " O Assemblée des djinns ! Vous avez abusé des humains ! " Leurs suppôts parmi les humains répondront : " Notre Seigneur ! Nous avons tiré les uns des autres un mutuel profit, et nous avons atteint le terme que Tu nous a fixé ". Dieu dira : " Le Feu est votre demeure ! Vous y demeurerez à jamais, à moins qu'à Dieu ne plaise ! " Certes, ton Seigneur est juste, omniscient.

 

[6 : 129]

C'est ainsi que Nous plaçons certains iniques sous l'autorité d'autres iniques pour les payer de ce qu'ils ont commis.

 

[6 : 130]

" O assemblée des djinns et des hommes ! Des envoyés pris parmi vous ne sont-ils pas venus à vous en vous exposant Mes signes et en vous avertissant de la rencontre avec votre Jour que voici ? ". Ils diront : " Nous nous portons témoins contre nous-mêmes ". La vie de ce monde les a séduits, et ils témoigneront contre eux-mêmes qu'ils étaient mécréants.

 

[6 : 131]

Ainsi en est-il car ton Seigneur ne saurait détruire injustement des cités dont les habitants n'ont pas été avertis.

 

[6 : 132]

Pour tous les hommes, il existe des degrés qui sont fonction de leurs œuvres. Ton Seigneur n'est pas indifférent à ce qu'ils font.

 

[6 : 133]

Ton Seigneur est le Riche, Maître de la Miséricorde. S'Il le veut, Il peut vous faire disparaître et vous remplacer par ce qu'Il voudra, tout comme Il vous a fait naître de la descendance d'un autre peuple.

 

[6 : 134]

Ce qui vous a été promis arrivera certainement, et vous ne pouvez y faire obstacle.

 

[6 : 135]

Dis : " O mon peuple ! Agissez selon votre capacité, moi aussi j'agirai. Ainsi saurezvous à qui échoit la meilleure demeure dans l'Au-delà. Il est certain que les iniques ne prospèreront pas."

 

[6 : 136]

Ils assignent à Dieu une part de la récolte et du bétail qu'il a Lui-même produits en abondance et disent : " Ceci est pour Dieu - c'est du moins ce qu'ils prétendent -, et ceci est pour nos associés ". Mais la part destinée à leurs associés ne parvient pas à Dieu, alors que la part destinée à Dieu parvient à leurs associés. Combien leur jugement est détestable !

 

[6 : 137]

De la même façon, les divinités de nombreux associateurs leur ont fait croire qu'il était bon d'immoler leurs enfants. C'était pour les faire périr eux-mêmes et pour couvrir leur religion d'obscurité. Si Dieu l'avait voulu, ils ne l'auraient pas fait. Laisse-les donc, eux et ce qu'ils inventent.

 

[6 : 138]

Ils disent : " Voici des bêtes et une récolte qui sont frappés d'interdit : nul ne doit en manger sans que nous le voulions ". C'est là ce qu'ils prétendent. Pour eux, il y a des animaux qu'il est interdit d'utiliser comme bêtes de somme et des animaux sur lesquels le nom de Dieu ne peut être prononcé. Ce sont là des inventions concoctées contre Dieu. Un jour, Il les rétribuera pour ce qu'ils ont inventé.

 

[6 : 139]

Ils disent : " Ce qui se trouve dans le ventre de ces bestiaux est licite pour nos mâles et interdit à nos épouses ". Mais s'il s'agit d'une bête mort-née, tous en ont leur part. Dieu les rétribuera pour une telle distinction. Il est sage, omniscient.

 

[6 : 140]

Ils sont perdus ceux qui, dans leur sottise et leur ignorance, ont tué leurs propres enfants et qui, par un artifice concocté contre Dieu, ont déclaré illicite la nourriture que Dieu leur a dispensée. Ils se sont égarés et n'ont pas été guidés.

 

[6 : 141]

C'est Lui qui fait pousser des jardins disposés en treilles ou autrement, des palmiers et des céréales aux saveurs variées, des oliviers et des grenadiers d'espèce semblable ou dissemblable. Mangez de leurs fruits, quand ils fructifient, et payez-en les droits le jour de la récolte. Ne commettez pas de gaspillage. Dieu, certes, n'aime pas les gaspilleurs.

 

[6 : 142]

Certains de vos bestiaux sont des bêtes de somme, d'autres vous procurent de la viande. Mangez de ce que Dieu vous a dispensé, et ne suivez pas les foulées de Satan. Il est certes pour vous un ennemi déclaré.

 

[6 : 143]

Dieu ayant créé huit têtes de bétail réparties en deux couples d'ovins et deux couples de caprins, demande-leur : " Dieu a-t-Il déclaré illicites les deux mâles ou les deux femelles, ou bien ce que contiennent les entrailles des deux femelles ? Renseignez-moi en toute connaissance de cause, si vous êtes véridiques ".

 

[6 : 144]

Dieu a aussi créé deux couples de camélidés et deux couples de bovins. Demande-leur : " Dieu a-t-Il déclaré illicites les deux mâles ou les deux femelles, ou bien ce que contiennent les entrailles des deux femelles ? Etiez-vous présents lorsque Dieu vous a ordonné cela ? " Qui donc est plus inique que celui qui, sans rien connaître, forge un mensonge contre Dieu pour égarer les hommes ? Certes, Dieu ne dirige pas les iniques.

 

[6 : 145]

Dis : " Je ne trouve dans ce qui m'a été révélé aucune interdiction concernant la nourriture, à part la bête morte, le sang répandu et la viande de porc - car ce sont des souillures - et ce qui, par perversion, a été sacrifié à un autre que Dieu. Quant à celui qui serait contraint d'en consommer, sans que ce soit par esprit de rébellion ou de transgression, ton Seigneur est pardonneur, clément.

 

[6 : 146]

A ceux qui pratiquent le Judaïsme, Nous avons interdit toute bête à ongles. Nous leur avons interdit la graisse des bovins et des ovins, à l'exception de celle de leur dos, de leurs entrailles et de celle qui est mêlée aux os. Nous les avons ainsi rétribués pour leur rébellion. Certes, Nous sommes véridique !

 

[6 : 147]

S'ils t'accusent de mensonge, dis-leur : Votre Seigneur possède une vaste miséricorde, mais Sa rigueur ne sera pas détournée du peuple des coupables ".

 

[6 : 148]

Les associateurs diront : " Si Dieu l'avait voulu, ni nous ni nos pères n'aurions associé [quoi que ce soit à Dieu], et nous n'aurions déclaré aucun interdit ". Ainsi criaient déjà au mensonge leurs prédécesseurs, jusqu'au moment où ils ont goûté Notre rigueur. Dis- leur : " Avez-vous quelque science à nous exhiber ? Vous ne suivez que des opinions, et vous ne faites que conjecturer ! "

 

[6 : 149]

Dis : " A Dieu appartient l'argument décisif. S'Il l'avait voulu, Il vous aurait tous guidés ".

 

[6 : 150]

Dis : " Venez avec vos témoins, ceux qui attestent que Dieu a interdit ces choses ! " S'ils l'attestent, n'atteste pas avec eux. Ne te conforme pas aux vains désirs de ceux qui renient Nos signes et de ceux qui ne croient pas à la vie future tout en attribuant des émules à leur Seigneur.

 

[6 : 151]

Dis : " Venez ! Je vous répéterai ce dont votre Seigneur vous a fait un devoir sacré : ne Lui associez rien ; traitez vos pères et mères avec bonté ; ne tuez pas vos enfants à cause de l'indigence : Nous assurerons votre subsistance ainsi que la leur ; éloignez-vous des turpitudes, qu'elles soient apparentes ou cachées ; ne tuez personne, car Dieu a rendu sacrée la personne, sauf dans l'exercice d'un droit légitime ".Voilà ce que Dieu vous prescrit. Peut-être raisonnerez-vous !

 

[6 : 152]

Ne touchez pas au bien de l'orphelin, sauf pour le faire fructifier, jusqu'à ce qu'il ait atteint la puberté. Donnez la bonne mesure et le poids juste. - Nous n'imposons à une âme que ce qu'elle peut supporter. - Quand vous adressez la parole à quelqu'un, fût-ce un proche parent, faites-le avec justesse. Soyez fidèles au pacte de Dieu. C'est là ce qu'Il vous recommande. Peut-être réfléchirez-vous !

 

[6 : 153]

Telle est Ma voie. Elle est droite ; suivez-la donc ! Et ne suivez pas d'autres chemins, de ceux qui vous disperseraient hors du chemin de Dieu. Voilà ce qu'Il vous recommande. Peut-être Le craindrez-vous !

 

[6 : 154]

Nous avons ensuite donné le Livre à Moïse. Il répond au besoin de l'homme de bien, il fournit une explication pour toute chose et il apporte une guidance et une miséricorde. Peut-être croiront-ils à la rencontre de leur Seigneur...

 

[6 : 155]

Et voici un Livre béni que Nous avons fait descendre : suivez-le donc et craignez Dieu ! Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde...

 

[6 : 156]

Vous ne direz pas : " Seuls deux peuples avant nous ont reçu le Livre et nous en avons ignoré les enseignements ".

 

[6 : 157]

Vous ne direz pas non plus : " Si c'était sur nous que le Livre était descendu, nous aurions été mieux dirigés qu'eux ". Une preuve évidente, qui est une direction et une miséricorde, vous est maintenant parvenue de votre Seigneur. Qui donc est plus inique que celui qui nie les signes de Dieu et qui s'en détourne ? Nous rétribuerons ceux qui se détournent de Nos signes par un dur châtiment.

 

[6 : 158]

Attendent-ils seulement que les anges viennent à eux, ou que vienne ton Seigneur, ou que vienne quelque signe de ton Seigneur ? Le jour où viendra un signe de ton Seigneur, la foi ne sera d'aucune utilité à l'être qui n'aura pas cru auparavant ou qui, tout en ayant la foi, n'aura accompli aucun bien. Dis : " Attendez ! Nous aussi, nous attendrons ! ".

 

[6 : 159]

Ceux qui ont scindé leur religion et qui ont formé des sectes, tu n'as rien de commun avec eux. Leur affaire ressortit à Dieu. Plus tard, Il les avisera de ce qu'ils ont fait.

 

[6 : 160]

Celui qui se présentera avec une bonne action en recevra dix fois l'équivalent, tandis que celui qui se présentera avec une mauvaise action ne sera rétribué que par son équivalent. Personne ne sera lésé.

 

[6 : 161]

Dis : " Certes, Mon Seigneur m'a dirigé sur une voie droite, une religion immuable, la religion d'Abraham, un pur croyant (hanîf), qui ne fut pas un associateur ".

 

[6 : 162]

Dis : " Oui, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, le Seigneur des mondes ;

 

[6 : 163]

Il n'a pas d'associé ! C'est cela qui m'a été ordonné, et je suis le premier de ceux qui se sont soumis (muslimûn) ".

 

[6 : 164]

Dis : " Chercherai-je comme Seigneur un autre que Dieu alors qu'Il est le Seigneur de toute chose ? " Chaque âme n'est responsable que de ce qui lui incombe. Aucune n'est chargée de porter le fardeau d'une autre. Ensuite, vous ferez retour vers votre Seigneur et Il vous instruira sur l'objet de vos différends.

 

[6 : 165]

C'est Lui qui a fait de vous Ses lieutenants sur la terre. Il a élevé certains d'entre vous de plusieurs degrés au-dessus des autres pour vous éprouver dans ce qu'Il vous a donné. Certes, ton Seigneur est prompt au châtiment, et Il est pardonneur, clément.

________________________________________

 

* v.2 : selon les commentateurs, le premier “terme” (ajall) est celui de la mort, le second celui de la Résurrection et du Jugement dernier.

 

 

 

* v.52 : il s’agit des plus pauvres parmi les premiers disciples de Muhammad que les riches méprisent, prenant prétexte de leur infériorité sociale pour ne pas s’asseoir avec eux lorsque le Prophète fait sa prédication.

 

* v.73 : bi’l-Haqq, “par la puissance du Vrai” (opposé au bâtil, le faux, l’erreur). Le Vrai, la Vérité (al-Haqq) est un Nom divin et un attribut (sifa) qui, à la différence d’autres sifât, n’appartient qu’à Dieu et ne peut s’appliquer à la créature (al-khalq).

* al-ghaybu wa’l-shahâda ; sur ces deux termes, cf. s.2, v.3.

 

* v.75 : malakût, traduit ici par “Royauté” exprime l’idée de la Souveraineté qu’exerce sur le “Royaume” (mulk) des cieux et de la terre le Dieu Tout-Puissant, Allâh, qui l’a créé. Les versets qui suivent montrent comment Abraham acquiert lui-même la certitude de cette vérité.

 

* v.96 : taqdîr ; la norme établie par le Tout-Puissant (al-Qâdir) pour régler la marche du monde.

 

* v.98 : ce verset très concis se prête à diverses interprétations. L’ “être” ou “âme unique” (nafsun wâhida) dont est issue l’espèce humaine, l’Adam primordial, porte en lui une polarité qu’expriment les termes mustaqarr et mustawda‘ mis en apposition. Tous deux ont un sens anatomique, le premier désignant “le ventre de la mère” et le second “les lombes du père”, ce qui évoque l’image d’un réceptacle féminin fécondé par l’organe masculin. Est aussi suggérée une complémentarité entre le repos dans la vie terrestre (“lieu de séjour”, horizontalité) et une quête dirigée vers le Ciel (“lieu de départ”, verticalité).

 

* v.105 : allusion au fait que certains accusaient Muhammad de ne faire que répéter des enseignements consignés dans les anciennes Ecritures

 

* v.2 : selon les commentateurs, le premier “terme” (ajall) est celui de la mort, le second celui de la Résurrection et du Jugement dernier.

 

* v.52 : il s’agit des plus pauvres parmi les premiers disciples de Muhammad que les riches méprisent, prenant prétexte de leur infériorité sociale pour ne pas s’asseoir avec eux lorsque le Prophète fait sa prédication.

 

* v.73 : bi’l-Haqq, “par la puissance du Vrai” (opposé au bâtil, le faux, l’erreur). Le Vrai, la Vérité (al-Haqq) est un Nom divin et un attribut (sifa) qui, à la différence d'autres sifât, n’appartient qu’à Dieu et ne peut s’appliquer à la créature (al-khalq).

 

** v.73 : al-ghaybu wa’l-shahâda ; sur ces deux termes, cf. s.2, v.3.

 

* v.75 : malakût, traduit ici par “Royauté” exprime l’idée de la Souveraineté qu’exerce sur le “Royaume” (mulk) des cieux et de la terre le Dieu Tout-Puissant, Allâh, qui l’a créé. Les versets qui suivent montrent comment Abraham acquiert lui-même la certitude de cette vérité.

 

* v.96 : taqdîr ; la norme établie par le Tout-Puissant (al-Qâdir) pour régler la marche du monde.

 

* v.98 : ce verset très concis se prête à diverses interprétations. L’ “être” ou “âme unique” (nafsun wâhida) dont est issue l’espèce humaine, l’Adam primordial, porte en lui une polarité qu’expriment les termes mustaqarr et mustawda‘ mis en apposition. Tous deux ont un sens anatomique, le premier désignant “le ventre de la mère” et le second “les lombes du père”, ce qui évoque l’image d’un réceptacle féminin fécondé par l’organe masculin. Est aussi suggérée une complémentarité entre le repos dans la vie terrestre (“lieu de séjour”, horizontalité) et une quête dirigée vers le Ciel (“lieu de départ”, verticalité).

 

* v.105 : allusion au fait que certains accusaient Muhammad de ne faire que répéter des enseignements consignés dans les anciennes Ecritures

Al-A'râf

Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.

 

[7 : 1]

Alif. Lâm. Mîm. Câd.

 

[7 : 2]

Un Livre t'a été révélé - que ton cœur n'en conçoive pas d'angoisse ! - afin que, par lui, tu avertisses les hommes et qu'il soit un Rappel pour les croyants.

 

[7 : 3]

Suivez ce qui est descendu sur vous de la part de votre Seigneur et ne suivez pas d'autre maître que Lui. Comme vous réfléchissez peu !

 

[7 : 4]

Que de cités Nous avons détruites ! Notre rigueur s'est abattue sur elles durant leur repos nocturne ou celui de la sieste.

 

[7 : 5]

Leur seule imploration, lorsque Notre rigueur s'est abattue sur elles, a été : " Certes, nous avons été iniques ! "

 

[7 : 6]

Nous interrogerons ceux à qui des envoyés ont été dépêchés et Nous interrogerons aussi les envoyés.

 

[7 : 7]

Nous leur relaterons leur chronique en toute connaissance, car Nous n'étions pas absent.

 

[7 : 8]

Ce jour-là, la pesée se fera selon la Vérité. Ceux dont les œuvres seront lourdes, ceux-là seront les bienheureux.

 

[7 : 9]

Mais ceux dont les œuvres seront légères, ceux-là auront causé eux-mêmes leur propre perte parce qu'ils auront méprisé Nos signes.

 

[7 : 10]

Nous vous avons établis sur la terre et Nous vous y avons procuré des moyens de vivre. Comme vous êtes peu reconnaissants !

 

[7 : 11]

Oui, Nous vous avons créés, puis Nous vous avons façonnés. Puis Nous avons dit aux anges : " Prosternez-vous devant Adam ! " Ils se sont prosternés, à l'exception d'Iblis qui, lui, ne s'est pas prosterné.

 

[7 : 12]

Dieu dit : " Qu'est-ce qui t'a empêché de te prosterner lorsque Je te l'ai ordonné ? " Il répondit : " Je suis meilleur que lui. Tu m'as créé de feu, et lui Tu l'as créé d'argile ".

 

[7 : 13]

Dieu dit : " Descends d'ici ! Tu n'as pas à t'enfler d'orgueil en ce lieu. Sors donc, car tu fais partie des destitués ! "

 

[7 : 14]

Il dit : " Accorde-moi un délai jusqu'au jour où ils seront ressuscités ".

 

[7 : 15]

Dieu dit : " Oui, ce délai t'est accordé ".

 

[7 : 16]

Il dit : " Puisque Tu m'as égaré, je leur obstruerai Ta voie droite,

 

[7 : 17]

puis je les harcèlerai, par-devant et par-derrière, sur leur droite et sur leur gauche. Et Tu ne trouveras, chez la plupart d'entre eux, aucune reconnaissance ".

 

[7 : 18]

Dieu dit : " Sors d'ici, méprisé, rejeté ! Ceux d'entre eux qui te suivront, J'en remplirai la Géhenne avec vous tous ".

 

[7 : 19]

" O Adam ! Habite le Jardin, toi avec ton épouse. Mangez de ses fruits partout où vous voudrez ; mais n'approchez pas de l'arbre que voici, sinon vous compteriez parmi les iniques ".

 

[7 : 20]

Alors, Satan leur chuchota qu'il leur ferait voir ce qui leur avait été caché de leur nudité. Il dit : " Votre Seigneur ne vous a interdit l'approche de cet arbre que pour vous empêcher de devenir des anges ou d'être immortels ".

 

[7 : 21]

Il leur jura : " Je suis, pour vous, un conseiller sincère ".

 

[7 : 22]

C'est ainsi qu'il les fit chuter par tromperie. Lorsqu'ils eurent goûté aux fruits de l'arbre, leur nudité leur apparut et ils se mirent à la couvrir de feuilles du Jardin. Leur Seigneur les appela : " Ne vous avais-je pas défendu cet arbre ? Ne vous avais-je pas dit que Satan est pour vous un ennemi déclaré ? "

 

[7 : 23]

Ils dirent : " Notre Seigneur ! Nous nous sommes fait tort à nous-mêmes. Si Tu ne nous pardonnes pas, si Tu ne nous fais pas miséricorde, nous serons certainement perdus ".

 

[7 : 24]

Dieu dit : " Descendez ! Vous serez ennemis les uns des autres et vous aurez sur la terre un séjour et une jouissance temporaires ".

 

[7 : 25]

Il dit encore : " Vous y vivrez, vous y mourrez et on vous en fera sortir ".

 

[7 : 26]

O fils d'Adam ! Nous vous avons appris à confectionner des vêtements qui cachent votre nudité, ainsi que des parures ; mais le vêtement de la piété, celui-là est meilleur ! Ce sont là des signes de Dieu. Peut-être vont-ils réfléchir...

 

[7 : 27]

O fils d'Adam ! Que Satan ne vous suborne pas comme il a fait sortir vos parents du Jardin, les dépouillant de leur vêtement [originel] pour leur faire voir leur nudité. Certes, lui et ses suppôts vous voient d'où vous ne les voyez pas. Nous avons fait des démons les intimes de ceux qui ne croient pas.

 

[7 : 28]

Quand ceux-ci commettent une turpitude, ils disent : " Nous avons trouvé que nos pères la pratiquaient, et Dieu nous l'a ordonnée ". Dis : " Dieu n'ordonne pas la turpitude. Allez-vous dire de Dieu ce que vous ne savez pas ? "

 

[7 : 29]

Dis [ô Muhammad] : " Mon Seigneur a ordonné l'équité. Levez vos visages vers Lui en tout lieu de prière. Implorez-Le en Lui rendant un culte sincère. De même qu'Il vous a donné l'existence, de même vous retournerez à Lui ".

 

[7 : 30]

Il dirige certains alors que d'autres encourent l'égarement. Ils ont pris les démons pour intimes plutôt que Dieu, et ils se croient bien dirigés.

 

[7 : 31]

O fils d'Adam ! Portez vos beaux vêtements en tout lieu de prière. Mangez et buvez, mais ne commettez pas d'excès. Dieu n'aime pas ceux qui commettent des excès.

 

[7 : 32]

Dis : " Qui donc a déclaré illicites les parures que Dieu a produites pour Ses serviteurs, et les bonnes nourritures qu'Il a dispensées ? " Dis : " Ces choses sont destinées aux croyants : ils en ont la jouissance durant la vie de ce monde et l'apanage au Jour de la Résurrection ". C'est ainsi que Nous exposons clairement les signes pour que les gens puissent savoir.

 

[7 : 33]

Dis : " Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes, qu'elles soient apparentes ou cachées, le péché et la violence injuste, comme Il vous a interdit d'associer à Dieu ce pour quoi Lui-même n'a conféré aucun pouvoir, et de dire contre Dieu ce que vous ne savez pas ".

 

[7 : 34]

Pour chaque communauté est fixé un terme. Lorsque son terme arrive, elle ne peut ni le retarder, ni l'avancer d'une heure.

 

[7 : 35]

O fils d'Adam ! Lorsque des envoyés pris parmi vous se présentent en vous exposant Mes signes, ceux qui craignent Dieu et qui s'amendent n'éprouvent pas de peur et ils ne sont pas affligés.

 

[7 : 36]

Quant à ceux qui rejettent Nos signes et s'en détournent par orgueil, ceux-là seront les hôtes du Feu ; ils y demeureront à jamais.

 

[7 : 37]

Qui donc est plus inique que celui qui forge un mensonge contre Dieu, ou celui qui rejette Ses signes ? Ceux-là recevront la part qui leur est réservée dans le Livre [du Destin] jusqu'au moment où Nos émissaires viendront leur ôter la vie en disant : " Où donc sont ceux que vous imploriez en dehors de Dieu ? ". Ils répondront : " Ils nous ont abandonnés ", témoignant ainsi contre eux-mêmes qu'ils étaient mécréants.

 

[7 : 38]

Dieu dira : " Pénétrez dans le Feu auprès des communautés de djinns et d'hommes qui vous ont précédés ". Chaque fois qu'une communauté y pénètrera, elle maudira sa sœur jusqu'au moment où elles y seront toutes rassemblées, et où la dernière arrivée dira de la première : " Notre Seigneur ! Voilà ceux qui nous ont égarés ; inflige-leur donc un double châtiment du Feu ! ". Dieu dira : " Chacun reçoit le double, mais vous n'en savez rien ".

 

[7 : 39]

La première dira à la dernière : " Vous n'avez aucun avantage sur nous ; goûtez donc le châtiment pour ce que vous vous êtes acquis ".

 

[7 : 40]

Certes, ceux qui auront renié Nos signes et s'en seront détournés par orgueil, les portes du ciel ne s'ouvriront pas pour eux, et ils n'entreront pas au Paradis tant que le chameau ne passera pas par le chas de l'aiguille. C'est ainsi que Nous rétribuons les coupables.

 

[7 : 41]

La Géhenne leur servira de lit et des couvertures brûlantes les recouvriront. C'est ainsi que Nous rétribuons les iniques.

 

[7 : 42]

A aucun de ceux qui croient et font des œuvres pies, Nous n'imposons plus que ce qu'il peut supporter : ceux-là sont les hôtes du Paradis où ils demeureront à jamais.

 

[7 : 43]

Nous aurons enlevé de leurs poitrines tout ressentiment. Les fleuves couleront sous leurs pieds. Ils diront : " Louange à Dieu qui nous a conduits à cela. Nous n'aurions pas été guidés si Dieu ne nous avait pas guidés. Les envoyés de notre Seigneur sont venus avec la Vérité ". On les appellera : " Voici le Jardin qui vous a été donné en héritage pour ce que vous avez fait ! ".

 

[7 : 44]

Les hôtes du Paradis interpelleront les hôtes du Feu : " Nous avons trouvé vrai ce que notre Seigneur nous avait promis ; et vous, avez-vous trouvé vrai ce que votre Seigneur vous avait promis ? " " Oui ! diront-ils ". L'un d'entre eux, un crieur, proclamera alors : " Que la malédiction de Dieu soit sur les iniques,

 

[7 : 45]

ceux qui détournent les hommes du chemin de Dieu et le voudraient tortueux, et qui nient l'existence de la vie future ! "

 

[7 : 46]

Entre les deux groupes est tendu un voile, et au sommet de A'râf se tiennent des hommes qui reconnaissent chacun à sa marque distinctive. Ils appellent les hôtes du Paradis : " Salut sur vous ! ", mais ils n'y pénètrent pas, malgré leur désir.

 

[7 : 47]

Et lorsque leurs regards se portent sur les hôtes du Feu, ils s'écrient : " Notre Seigneur, ne nous place pas avec les iniques ! "

 

[7 : 48]

Du haut de A'râf, ils interpellent aussi ceux qu'ils reconnaissent à leurs marques : " Ce que vous avez accumulé et ce dont vous vous enorgueillissiez ne vous a été d'aucun profit,

 

[7 : 49]

et ces autres gens ne sont-ils pas ceux dont vous juriez que Dieu ne leur ferait pas miséricorde ? [O vous, les élus,] entrez dans le Jardin : vous n'éprouverez pas de peur et vous ne serez pas affligés ! "

 

[7 : 50]

Les hôtes du Feu crieront alors aux hôtes du Paradis : " Répandez sur nous de l'eau, ou quelque chose de ce que Dieu vous a dispensé ". La réponse sera : " Dieu a interdit ces deux choses aux mécréants,

 

[7 : 51]

ceux qui ont pris leur religion pour un divertissement et un jeu et que la vie de ce monde a séduits. Nous les oublions en ce jour, comme eux-mêmes ont oublié leur rencontre de ce jour, et parce qu'ils ont rejeté Nos signes. "

 

[7 : 52]

Nous sommes pourtant venu à eux avec un Livre que Nous avons explicité sciemment afin qu'il soit une guidance et une miséricorde pour ceux qui croient.

 

[7 : 53]

Attendent-ils uniquement que s'accomplisse ce qu'il contient ? Le Jour où son contenu s'accomplira, ceux qui n'en avaient fait aucun cas auparavant diront : " Les envoyés de notre Seigneur étaient bien venus nous apporter la Vérité. Y a-t-il pour nous des intercesseurs qui intercéderont en notre faveur ? Ou bien pourrons-nous revenir sur la terre et agir autrement que nous l'avons fait ? ". Ils se sont perdus eux-mêmes et ce qu'ils avaient inventé les a abandonnés.

 

[7 : 54]

Certes, Votre Seigneur est Dieu (Allâh) , qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis s'est établi sur le Trône. Il couvre le jour avec la nuit, en rapide succession. Le soleil, la lune et les étoiles sont soumis à Son commandement. Assurément, c'est à Lui qu'appartiennent la création et le Commandement. Béni soit Dieu, le Maître des mondes !

 

[7 : 55]

Implorez votre Seigneur, humblement et en secret. Certes, Il n'aime pas les insoumis.

 

[7 : 56]

Ne semez pas la corruption sur la terre après qu'elle a été amendée. Implorez-Le avec crainte et désir ardent. La miséricorde de Dieu est proche de ceux qui agissent bien.

 

[7 : 57]

C'est Lui qui envoie les vents annonciateurs de Sa Miséricorde. Ainsi, lorsqu'ils portent un nuage bien chargé, Nous le poussons vers une terre morte et Nous en faisons descendre l'eau par laquelle Nous faisons surgir toutes sortes de fruits. De la même façon Nous faisons ressurgir les morts. Peut-être allez-vous réfléchir...

 

[7 : 58]

Sur la bonne terre, les plantes poussent avec vigueur avec la permission de son Seigneur, tandis que la mauvaise terre ne donne que des plantes chétives. Nous explicitons ainsi les signes pour que les gens se montrent reconnaissants.

 

[7 : 59]

Nous avons envoyé Noé à son peuple. Il dit : " O mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n'y a pas, pour vous, d'autre dieu que Lui. Certes, je crains pour vous le châtiment d'un Jour terrible ".

 

[7 : 60]

Les notables de son peuple dirent : " Nous te voyons dans un égarement manifeste ".

 

[7 : 61]

Il dit : " O mon peuple ! Je ne suis pas égaré, mais je suis un envoyé du Seigneur des mondes !

 

[7 : 62]

Je vous communique les messages de mon Seigneur, je vous conseille avec sincérité et je sais, venant de Dieu, ce que vous ne savez pas.

 

[7 : 63]

Vous étonnez-vous qu'un Rappel vous parvienne de votre Seigneur par la voie de l'un d'entre vous, dépêché pour vous avertir, pour vous appeler à craindre Dieu et pour qu'il puisse vous être fait miséricorde ? "

 

[7 : 64]

Mais ils le traitèrent de menteur. Nous le sauvâmes alors, lui et les siens, dans l'arche, et Nous noyâmes ceux qui rejetaient Nos signes. C'était vraiment un peuple aveugle !

 

[7 : 65]

Aux 'Ad, Nous avons envoyé leur frère Houd. Il dit : " O mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n'y a pas, pour vous, d'autre dieu que Lui. Ne Le craignez-vous pas ? "

 

[7 : 66]

Les notables de son peuple qui mécroyaient dirent : " Nous te voyons plongé dans la folie et nous pensons même que tu es un menteur ! "

 

[7 : 67]

Il dit : " O mon peuple ! Je ne suis pas atteint de folie, mais je suis un envoyé du Seigneur des mondes.

 

[7 : 68]

Je vous communique les messages de mon Seigneur et je suis, pour vous, un conseiller digne de confiance.

 

[7 : 69]

Vous étonnez-vous qu'un Rappel vous parvienne de votre Seigneur par la voie de l'un d'entre vous, dépêché pour vous avertir ? Souvenez-vous que votre Seigneur a fait de vous les successeurs du peuple de Noé et qu'il a favorisé votre expansion dans le monde. Souvenez-vous des bienfaits de Dieu ; peut-être serez-vous heureux... "

 

[7 : 70]

Ils dirent : " Es-tu venu à nous pour que nous adorions Allâh, lui seul, et que nous délaissions ce que nos pères adoraient ? Apporte-nous donc ce dont tu nous menaces, si tu es véridique ? "

 

[7 : 71]

Houd dit : " L'opprobre et la colère de votre Seigneur sont tombés sur vous ! Allez-vous disputer avec moi au sujet des noms que vous et vos pères avez donnés à des divinités à qui Dieu n'a accordé aucun pouvoir ? Attendez donc ! Moi, je resterai en attente avec vous ! "

 

[7 : 72]

Nous l'avons sauvé, lui et les siens, par un effet de Notre Miséricorde, et Nous avons fait périr jusqu'au dernier ceux qui niaient Nos signes et n'étaient pas croyants.

 

[7 : 73]

Aux Thamoud, Nous avons envoyé leur frère Câlih. Il dit : " O mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n'y a pas, pour vous, d'autre dieu que Lui. Une preuve patente vous est déjà venue de votre Seigneur : voici la chamelle de Dieu, qui est un signe pour vous. Laissezla manger sur la terre de Dieu ; ne lui faites aucun mal, sinon un châtiment douloureux vous saisira ".

 

[7 : 74]

Souvenez-vous qu'Il a fait de vous les successeurs des 'Ad et qu'Il vous a solidement établis sur la terre. Dans ses plaines vous aménagez des palais et dans les montagnes vous creusez des maisons. Souvenez-vous donc des bienfaits de Dieu et ne semez pas le mal sur la terre en fauteurs de désordre.

 

[7 : 75]

Les notables de son peuple qui étaient enflés d'orgueil dirent à ceux qui leur semblaient faibles et qui étaient devenus croyants : " Savez-vous si Câlih est un envoyé de son Seigneur ? " Ils répondirent : " Certes, nous croyons en ce qui a été envoyé avec lui ! "

 

[7 : 76]

Les orgueilleux reprirent : " Ce à quoi vous croyez, nous le rejetons ! "

 

[7 : 77]

Ils tranchèrent les jarrets de la chamelle, en rébellion contre l'ordre de leur Seigneur, et dirent : " O Câlih ! Fais venir sur nous ce dont tu nous a menacés si tu es vraiment un envoyé ".

 

[7 : 78]

Le cataclysme s'abattit sur eux, et le matin suivant les trouva gisant dans leurs demeures.

 

[7 : 79]

Alors Câlih se détourna d'eux en disant : " O mon peuple ! Je vous ai délivré le message de mon Seigneur et je vous ai bien conseillés ; mais vous n'aimez pas les bons conseillers ".

 

[7 : 80]

Et Loth, qui s'est adressé à son peuple en ces termes : " Etes-vous en train de commettre une turpitude qu'avant vous personne au monde n'a jamais commise ?

 

[7 : 81]

Vous vous approchez des hommes de préférence aux femmes pour assouvir votre désir charnel. Vous êtes un peuple dévoyé. "

 

[7 : 82]

Pour toute réponse, son peuple déclara : " Chassez-les de votre cité ; ce sont des gens qui affectent la pureté ".

 

[7 : 83]

Nous l'avons sauvé, lui et sa famille, à l'exception de sa femme, qui resta parmi les attardés.

 

[7 : 84]

Nous fîmes pleuvoir sur ceux-ci une pluie [de pierres]. Vois quelle a été la fin des coupables !

 

[7 : 85]

Aux gens de Madian, nous avons envoyé leur frère Chu'aïb. Il dit : " O mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n'y a pas, pour vous, d'autre dieu que Lui. Une preuve patente vous est déjà parvenue de votre Seigneur. Donnez bonne mesure et bon poids. Ne causez pas de tort aux hommes dans leurs biens. Ne semez pas la corruption sur la terre après qu'elle aura été amendée. Ce sera un bien pour vous si vous êtes croyants.

 

[7 : 86]

Ne restez pas au guet sur tous les sentiers pour menacer et détourner du chemin de Dieu ceux qui croient en Lui en cherchant à rendre cette voie tortueuse. Souvenez-vous, lorsque vous étiez peu nombreux et qu'Il vous a multipliés. Et voyez quelle a été la fin des fauteurs de désordre !

 

[7 : 87]

Si une partie d'entre vous croit au Message avec lequel j'ai été envoyé, et si une autre partie ne croit pas, alors patientez jusqu'à ce que Dieu juge entre nous, car Il est le meilleur des juges ".

 

[7 : 88]

Ceux des notables de son peuple qui étaient orgueilleux dirent : " Nous te chasserons de notre cité, ô Chu'aïb, toi et ceux qui ont cru avec toi, à moins que vous ne reveniez à notre religion ". Il dit : " Eh quoi, même si nous la détestons ?

 

[7 : 89]

Ce serait forger un mensonge contre Dieu que de revenir à votre religion après que Dieu nous en a délivrés. Il ne nous appartient pas d'y revenir à moins que Dieu, notre Seigneur, le veuille. La Science de notre Seigneur s'étend à toute chose. Nous nous en remettons à Dieu. Notre Seigneur ! Prononce entre nous et notre peuple une sentence véridique, car Tu es le meilleur des arbitres ! "

 

[7 : 90]

Ceux des notables de son peuple qui mécroyaient dirent : " Si vous suivez Chu'aïb, vous serez certainement perdants ! "

 

[7 : 91]

Le cataclysme s'abattit alors sur eux, et le matin suivant les trouva gisant dans leurs demeures.

 

[7 : 92]

Ceux qui avaient traité Chu'aïb de menteur disparurent comme s'ils n'avaient jamais habité en ces lieux. Ceux qui avaient traité Chu´aïb de menteur, ce furent eux les perdants.

 

[7 : 93]

Chu'aïb se détourna d'eux en disant : " O mon peuple ! Je vous ai fait parvenir les messages de mon Seigneur et j'ai été pour vous de bon conseil ! Comment me chagrinerais-je pour un peuple mécréant ? "

 

[7 : 94]

Nous n'avons envoyé aucun prophète dans une cité sans frapper ses habitants de malheur et de calamité afin que, peut-être, ils s'humilient.

 

[7 : 95]

Ensuite, Nous avons remplacé le malheur par un bienfait, au point qu'ils ont tout oublié et se sont écriés : " Déjà nos pères avaient éprouvé la calamité et le bonheur ". Alors, Nous les avons saisis brusquement, à l'improviste.

 

[7 : 96]

Si les habitants de cette cité avaient cru et s'ils avaient craint Dieu, Nous leur aurions ouvert les bénédictions du ciel et de la terre ; mais ils ont crié au mensonge et Nous nous sommes saisis d'eux à cause de leurs œuvres.

 

[7 : 97]

Les habitants de cette cité croyaient-ils que Notre rigueur ne les atteindrait pas nuitamment pendant qu'ils dormiraient ?

 

[7 : 98]

Ou encore, les habitants de cette cité croyaient-ils que Notre rigueur ne les atteindrait pas le matin, pendant qu'ils joueraient ?

 

[7 : 99]

Se croyaient-ils à l'abri du stratagème de Dieu ? Seuls les perdants se croient à l'abri du stratagème de Dieu.

 

[7 : 100]

N'est-il pas démontré à ceux qui héritent de la terre après ses anciens occupants que si Nous le voulions, Nous les frapperions à cause de leurs péchés ? Nous mettrions un sceau sur leurs cœurs et ils n'entendraient plus.

 

[7 : 101]

Telles sont les cités dont Nous te relatons les chroniques. Leurs envoyés venaient à leurs habitants avec des preuves évidentes, mais ils ne pouvaient pas croire en ce qu'ils avaient auparavant taxé de mensonges. C'est ainsi que Dieu met un sceau sur le cœur des mécréants.

 

[7 : 102]

Nous n'avons trouvé chez la plupart d'entre eux aucune fidélité à l'alliance, mais Nous les avons trouvés en majorité pervers.

 

[7 : 103]

Par la suite, Nous avons envoyé Moïse avec Nos signes à Pharaon et ses notables, mais ils se sont montrés méprisants à l'égard de ces signes. Vois quelle a été la fin des corrupteurs !

 

[7 : 104]

Moïse dit : " O Pharaon ! Assurément, je suis un envoyé du Seigneur des mondes.

 

[7 : 105]

En toute justice, je ne dirai sur Dieu que la Vérité. Je suis venu vers vous avec une preuve manifeste émanant de votre Seigneur. Renvoie donc avec moi les fils d'Israël ! "

 

[7 : 106]

Pharaon dit : " Si tu es venu avec un signe, fais-le voir si tu es véridique ".

 

[7 : 107]

Moïse jeta son bâton, et le voici devenu un vrai serpent.

 

[7 : 108]

Puis il retira la main de son giron et elle apparut blanche au yeux des spectateurs.

 

[7 : 109]

Les notables du peuple de Pharaon s'écrièrent : " Celui-ci est un savant magicien.

 

[7 : 110]

Il veut vous chasser de votre pays. Qu'allez-vous décider ? "

 

[7 : 111]

Ils dirent [à Pharaon] : " Retiens-le, lui et son frère, et envoie dans les cités des émissaires qui rassembleront

 

[7 : 112]

tous les savants magiciens et te les amèneront ".

 

[7 : 113]

Les magiciens se rendirent auprès de Pharaon et dirent : " Nous recevrons bien une récompense si nous sommes vainqueurs ? "

 

[7 : 114]

Il dit : " Oui, et vous ferez alors partie de mon entourage ".

 

[7 : 115]

Ils dirent : " O Moïse ! Est-ce toi qui vas jeter ou est-ce nous qui allons jeter ? "

 

[7 : 116]

Il dit : " Jetez ! " Lorsqu'ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens, les épouvantèrent et déployèrent une puissante magie.

 

[7 : 117]

Alors, Nous inspirâmes à Moïse : " Jette ton bâton ! " Et voici que ce bâton dévora ce qu'ils avaient fabriqué.

 

[7 : 118]

C'est ainsi que la Vérité s'est imposée et que leurs opérations et leurs manœuvres sont restées vaines.

 

[7 : 119]

Ils furent donc vaincus et se retirèrent humiliés.

 

[7 : 120]

Les magiciens tombèrent prosternés

 

[7 : 121]

et s'écrièrent : " Nous croyons au Seigneur des mondes,

 

[7 : 122]

au Seigneur de Moïse et d'Aaron ! "

 

[7 : 123]

Pharaon leur dit : " Ainsi, vous auriez cru avant que je vous y autorise ? C'est là une ruse que vous avez concoctée dans la ville pour en faire sortir les habitants. Bientôt, vous allez voir,

 

[7 : 124]

je vous ferai couper la main droite et le pied gauche, puis je vous ferai tous crucifier ".

 

[7 : 125]

Ils dirent : " C'est vers notre Seigneur que nous nous tournons !

 

[7 : 126]

Tu veux te venger de nous simplement parce que nous avons cru aux signes de notre Seigneur lorsqu'ils nous sont parvenus. Seigneur ! Accorde nous la patience et fais nous mourir en état de soumission ! "

 

[7 : 127]

Les notables du peuple de Pharaon dirent : " Laisserez-vous Moïse et son peuple semer la subversion sur la terre et faire que toi et tes divinités soyez délaissés ? " Il répondit : " Nous tuerons leurs fils et laisserons vivre leurs filles. Assurément, nous les tenons à notre merci ! "

 

[7 : 128]

Moïse dit à son peuple : " Implorez le secours de Dieu et soyez patients. La terre appartient à Dieu et Il en fait hériter qui Il veut parmi Ses serviteurs. L'heureuse fin attend ceux qui Le craignent ".

 

[7 : 129]

Ils dirent : " Nous avons souffert avant que tu viennes à nous et après ta venue ". Il dit : " Peut-être votre Seigneur anéantira-t-il votre ennemi et vous fera-t-il hériter de la terre afin de voir comment vous agirez ? "

 

[7 : 130]

Nous avons frappé les gens de Pharaon par des années de sécheresse et une pénurie de récoltes. Ils auraient pu réfléchir !

 

[7 : 131]

Lorsqu'arrivait la prospérité ils s'écriaient : " Voilà bien ce qui nous est destiné ! " Mais quand une infortune les frappait, ils accusaient Moïse et ses compagnons de leur jeter un mauvais sort. Or, leur sort ne dépend que de Dieu, mais la plupart d'entre eux ne le savent pas.

 

[7 : 132]

Ils dirent : " Quel que soit le signe que tu nous apportes pour nous ensorceler, nous ne croirons pas en toi ! "

 

[7 : 133]

Nous avons envoyé contre eux l'inondation, les sauterelles, la vermine, les grenouilles et le sang, comme des signes distincts. Mais ils se sont enflés d'orgueil et sont restés un peuple scélérat.

 

[7 : 134]

Lorsqu'une plaie tombait sur eux, ils disaient : " O Moïse ! Implore pour nous ton Seigneur en vertu de l'alliance qu'Il t'a concédée. Si tu écartes de nous cette plaie nous croirons en toi et nous renverrons avec toi les fils d'Israël ".

 

[7 : 135]

Mais lorsque Nous leur avons épargné la plaie jusqu'au terme qui leur avait été fixé, ils ont violé leur engagement.

 

[7 : 136]

Alors, Nous nous sommes vengé d'eux ; Nous les avons engloutis dans la mer parce qu'ils ont nié Nos signes et s'y sont montrés indifférents.

 

[7 : 137]

Nous avons donné en héritage aux peuples qui avaient été opprimés les contrées orientales de la terre et les contrées occidentales que Nous avions bénies. Ainsi s'est accomplie la belle Parole donnée par ton Seigneur aux fils d'Israël, parce qu'ils avaient été patients. Et Nous avons détruit ce que Pharaon et son peuple avaient fabriqué et ce qu'ils avaient édifié.

 

[7 : 138]

Nous avons alors traversé la mer avec les fils d'Israël et ils sont arrivés auprès d'un peuple qui adorait ses idoles. Ils dirent : " O Moïse ! Fais-nous un dieu semblable à leurs dieux ". Il dit : " Vous êtes un peuple d'ignorants !

 

[7 : 139]

Ces gens suivent une voie condamnée à disparaître et leurs œuvres sont vaines ".

 

[7 : 140]

Il dit encore : " Comment pourrais-je vouloir pour vous une divinité autre que Dieu, alors qu'Il vous a comblés de Sa faveur plus que tous les mondes ? "

 

[7 : 141]

Nous vous avons délivrés des gens de Pharaon qui vous infligeaient les pires tourments ; ils tuaient vos enfants mâles et laissaient la vie à vos filles. C'était là, pour vous, une terrible épreuve de la part de votre Seigneur !

 

[7 : 142]

Nous avons fait une promesse à Moïse pour trente nuits, que Nous avons complétées par dix autres nuits, en sorte que la rencontre avec son Seigneur a duré quarante nuits. Moïse dit à son frère Aaron : " Remplace-moi auprès de mon peuple. Conduis-toi honnêtement et ne suis pas le chemin des pervers ".

 

[7 : 143]

Lorsque Moïse vint à Notre rencontre et que son Seigneur lui parla, il dit : " Mon Seigneur ! Montre-toi à moi pour que je Te contemple ! " Le Seigneur dit : " Tu ne me verras pas, mais regarde vers la Montagne ; si elle demeure à sa place, tu me verras enfin ". Mais lorsque son Seigneur se manifesta sur la montagne, Il la réduisit en poussière et Moïse tomba évanoui. Lorsqu'il revint à lui, il s'écria : " Gloire à Toi ! Me voici revenu à Toi et je suis le premier des croyants ! "

 

[7 : 144]

Le Seigneur dit : " O Moïse ! Je t'ai choisi de préférence à tous les hommes pour que tu transmettes Mes Messages et Ma Parole. Prends ce que je t'ai donné et sois de ceux qui sont reconnaissants ! "

 

[7 : 145]

Nous avons écrit pour lui sur les Tables une exhortation sur tous les sujets et une explication détaillée sur toute chose. " Saisis-t-en avec fermeté et enjoins à ton peuple de se tenir à ce qu'elles contiennent d'excellent. Plus tard, Je vous ferai voir le séjour des pervers.

 

[7 : 146]

J'écarterai de Mes signes ceux qui s'enorgueillissent indûment sur la terre, qui, s'ils voient quelque signe n'y croient pas, qui, s'ils voient le chemin de la rectitude ne le prennent pas comme chemin, et qui, s'ils voient le chemin de l'égarement le prennent comme chemin. Il en est ainsi parce qu'ils nient Nos signes et y restent indifférents.

 

[7 : 147]

Ceux qui ont nié Nos signes et la rencontre de la vie future, vaines sont leurs œuvres. Comment seraient-ils rétribués autrement que pour ce qu'ils ont fait ? "

 

[7 : 148]

Moïse s'étant absenté, les fils d'Israël prirent pour l'adorer un veau couleur safran formé avec leurs joyaux et qui mugissait. Ne voyaient-ils pas que ce veau ne leur parlait pas et qu'il ne les dirigeait pas dans le bon chemin ? Ils l'adorèrent et se rendirent iniques.

 

[7 : 149]

Lorsqu'ils se reconnurent coupables et comprirent qu'ils s'étaient fourvoyés, ils s'écrièrent : " Si notre Seigneur ne nous fait pas miséricorde et ne nous pardonne pas, nous serons perdus ! "

 

[7 : 150]

Quand Moïse fut revenu vers son peuple, rempli de colère et de dépit, il s'écria : " Combien est exécrable ce que vous avez fait en mon absence ! Voulez-vous hâter l'ordre de votre Seigneur ? ". Il jeta les Tables à terre, puis il saisit son frère par la tête et le tira vers lui. " O fils de ma mère !, dit Aaron. Ces gens m'ont réduit à l'impuissance et ils ont failli me tuer. Ne réjouis pas mes ennemis en me condamnant, et ne me range pas parmi les iniques ! "

 

[7 : 151]

Moïse dit : " Mon Seigneur ! Pardonne-moi, ainsi qu'à mon frère, et fais-nous entrer dans Ta Miséricorde. Tu es le plus miséricordieux des miséricordieux ".

 

[7 : 152]

Certes, ceux qui ont pris le veau pour objet de leur culte ont encouru la colère de leur Seigneur et l'humiliation en ce monde. C'est ainsi que Nous rétribuons ceux qui forgent des mensonges.

 

[7 : 153]

Quant à ceux qui ont accompli des actions mauvaises et qui, ensuite, se sont repentis et ont cru, ton Seigneur leur pardonnera et leur sera clément.

 

[7 : 154]

Lorsque la colère de Moïse se fut apaisée, il reprit les Tables dont le texte contient une Guidance et une Miséricorde pour ceux qui craignent leur Seigneur.

 

[7 : 155]

Moïse choisit parmi son peuple soixante-dix hommes pour assister à Notre rencontre. Lorsque le séisme les engloutit, il s'écria : " Mon Seigneur ! Si Tu l'avais voulu, Tu les aurais fait périr plus tôt, ainsi que moi. Nous feras-tu périr à cause de ce qu'ont perpétré certains des nôtres qui sont insensés ? Ce n'est là qu'une des épreuves par lesquelles Tu égares qui Tu veux et Tu diriges qui Tu veux. Tu es notre Protecteur ! Aussi, pardonnenous et fais-nous miséricorde, Toi qui es le meilleur de ceux qui pardonnent !

 

[7 : 156]

Inscris pour nous une belle part dans ce monde et dans l'Autre. Nous nous dirigeons vers Toi ! " Le Seigneur dit : " Mon châtiment tombe sur qui Je veux et Ma Miséricorde s'étend à toute chose, Je l'inscrirai pour ceux qui Me craignent et font l'aumône, et ceux qui croient en Nos signes,

 

[7 : 157]

ceux qui suivent l'Envoyé, le Prophète illettré, celui qu'ils trouvent mentionné chez eux dans la Tora et l'Evangile. Il leur ordonne ce qui est convenable ; il leur interdit ce qui est blâmable ; pour eux il déclare licites les bonnes nourritures et déclare illicites les aliments impurs ; il les décharge du fardeau et des carcans qui les accablaient. Ceux qui auront cru en lui, qui l'auront soutenu, qui auront suivi la lumière descendue avec lui, ceux-là seront les bienheureux ! "

 

[7 : 158]

Dis : " O hommes ! Je suis, en vérité, l'Envoyé vers vous tous du Dieu à qui appartient le Royaume des cieux et de la terre. Il n'y a de dieu que Lui. C'est Lui qui fait vivre et qui fait mourir. Croyez en Dieu et en Son Envoyé, le Prophète illettré qui croit en Dieu et en Ses paroles ; suivez-le ! Peut-être serez-vous bien guidés..."

 

[7 : 159]

Il existe parmi le peuple de Moïse une communauté dont les membres se dirigent selon la Vérité et s'en pénètrent pour pratiquer l'équité.

 

[7 : 160]

Nous les avons partagés en douze tribus, douze nations. Puis Nous avons révélé à Moïse, lorsque son peuple lui demanda de l'eau : " Frappe le rocher avec ton bâton ! " Douze sources en jaillirent et chacun des groupes sut où il devait boire. Nous les avons couverts de l'ombre d'un nuage et avons fait descendre sur eux la manne et les cailles : " Mangez des excellentes nourritures que Nous vous avons dispensées ! " Ils ne nous ont fait aucun tort, mais c'est à eux-mêmes qu'ils ont fait tort !

 

[7 : 161]

On leur avait pourtant dit : " Habitez cette cité et mangez à votre gré de ce qui s'y trouve. Dites : " Pardon ! ", et franchissez-en la porte en vous prosternant. Vos torts vous seront pardonnés et Nous augmenterons la récompense de ceux qui font le bien ".

 

[7 : 162]

Ceux d'entre eux qui étaient iniques remplacèrent par un autre le mot qui avait été prononcé, mais Nous leur envoyâmes du ciel un châtiment pour prix de leur iniquité.

 

[7 : 163]

Interroge-les sur la cité située au bord de la mer dont les habitants transgressaient le Sabbat. C'est ce jour-là que leurs gros poissons apparaissaient à la surface de l'eau, alors qu'ils ne se montraient pas en dehors du Sabbat. Nous les éprouvions ainsi parce qu'ils étaient pervers.

 

[7 : 164]

Lorsqu'une de leurs communautés intervint en disant : " Pourquoi donc exhortez-vous un peuple alors que Dieu va le détruire ou le punir d'un terrible châtiment ? ", les blâmeurs répondirent : " C'est pour nous disculper devant votre Seigneur, et peut-être ces gens craindront-ils Dieu..."

 

[7 : 165]

Mais quand ceux-ci eurent oublié ce qui leur avait été rappelé, Nous sauvâmes ceux qui interdisaient le mal et Nous saisîmes d'un châtiment douloureux ceux qui s'étaient montrés iniques pour prix de leur perversité.

 

[7 : 166]

Après qu'ils se furent rebellés contre ce qui leur était interdit, Nous leur dîmes : " Soyez des singes repoussants ! "

 

[7 : 167]

Ton Seigneur annonça alors qu'Il enverrait contre eux quelqu'un qui leur infligerait un dur châtiment jusqu'au Jour de la Résurrection. Ton Seigneur est prompt à châtier et Il est, en vérité, pardonneur, clément.

 

[7 : 168]

Nous les avons divisés sur la terre en communautés : il y en a parmi eux qui sont vertueux et d'autres qui ne le sont pas. Nous les avons éprouvés par des bonnes et des mauvaises choses afin que, peut-être, ils reviennent à Nous.

 

[7 : 169]

Après eux sont venus leurs successeurs, qui ont hérité du Livre. Ils se sont emparés de biens de ce monde en disant : " Cela nous sera pardonné ! " Mais quand une même quantité de biens leur a été présentée, ils l'ont encore accaparée. N'avaient-ils pas contracté l'alliance du Livre, selon laquelle ils ne doivent dire, sur Dieu, que la vérité, puisqu'ils ont étudié ce qui est dans le Livre. La demeure dernière est meilleure pour ceux qui craignent Dieu - ne raisonnez-vous pas ? -,

 

[7 : 170]

pour ceux qui s'attachent fermement au Livre et s'acquittent de la prière. Certes, Nous ne laisserons pas perdre la récompense de ceux qui s'amendent.

 

[7 : 171]

Souvenez-vous ! Quand nous élevâmes le Mont [Sinaï] au-dessus d'eux comme s'il s'agissait d'un ombrage, ils pensèrent qu'il allait tomber sur eux. [Alors, Nous leur dîmes :] " Tenez-vous fermement à ce que Nous vous avons donné et rappelez-vous ce qu'il contient ; peut-être craindrez-vous Dieu ! "

 

[7 : 172]

Quand ton Seigneur tira des reins des fils d'Adam toute leur descendance, Il les fit témoigner contre eux-mêmes [leur disant :] " Ne suis-je pas votre Seigneur ?. - Si fait ! dirent-ils, nous en témoignons ! " [Il en fut ainsi] pour que vous ne disiez pas, le Jour de la Résurrection : " Nous n'étions pas concernés ! ",

 

[7 : 173]

ou que vous ne disiez pas : " Avant nous, nos pères avaient pris des associés, et nous sommes leur postérité. Voudrais-tu nous détruire à cause de ce qu'ont fait les imposteurs ? "

 

[7 : 174]

C'est ainsi que Nous explicitons les signes. Peut-être reviendront-ils à Nous...

 

[7 : 175]

Récite-leur l'histoire de celui auquel Nous avions apporté Nos signes. Il s'en détourna pour suivre Satan et fut au nombre des égarés.

 

[7 : 176]

Si Nous l'avions voulu, Nous l'aurions élevé grâce à ces signes ; mais il s'est cramponné à la terre et a suivi ses passions. Ainsi, il ressemblait au chien qui, si tu le chasses, halète la langue pendante, et qui fait de même si tu le laisses tranquille. Tel est le peuple qui nie Nos signes. Raconte-leur donc les récits : peut-être méditeront-ils ?

 

[7 : 177]

C'est un mauvais exemple que celui des gens qui nient Nos signes et qui se font du tort à eux-mêmes.

 

[7 : 178]

Celui que Dieu dirige est bien dirigé ; quant à ceux qu'Il égare, ils sont perdus.

 

[7 : 179]

Nous avons destiné à la Géhenne un grand nombre de djinns et d'hommes. Ils ont des cœurs avec lesquels ils ne comprennent pas ; ils ont des yeux avec lesquels il ne voient pas ; ils ont des oreilles avec lesquelles ils n'entendent pas. Ceux-là sont comme des bestiaux, et même plus égarés encore. Tels sont les inadvertants !

 

[7 : 180]

A Dieu appartiennent les plus beaux Noms. Appelez-Le par eux. Et écartez-vous de ceux qui profanent Ses Noms ; ils seront rétribués pour le prix de ce qu'ils auront fait.

 

[7 : 181]

Il existe parmi ce que Nous avons créé une communauté dont les membres se dirigent selon la Vérité et fondent sur elle la justice.

 

[7 : 182]

Quant à ceux qui nient Nos signes, Nous les conduisons par des chemins détournés qu'ils ignorent, et Nous les précipiterons par degrés vers ce qu'ils ne savent pas.

 

[7 : 183]

Je leur accorderai un délai. Certes, Mon stratagème est puissant.

 

[7 : 184]

Ne réfléchissent-ils donc pas ? Leur compagnon n'est pas un possédé ; il n'est qu'un simple avertisseur.

 

[7 : 185]

N'ont-ils pas tourné leur regard vers la Royauté des cieux et de la terre et vers toutes les choses que Dieu a créées, et ne voient-ils pas que leur terme est peut-être proche ? A quel message croiront-ils après cela ?

 

[7 : 186]

Pour celui que Dieu égare, il n'y a pas de guide. Il les abandonne errant aveuglément dans leur rébellion.

 

[7 : 187]

Ils t'interrogeront au sujet de l'Heure, demandant quand elle viendra. Dis : " Sa connaissance n'appartient qu'à mon Seigneur ; nul autre que Lui ne la fera apparaître en son temps. Elle pèsera sur les cieux et sur la terre ; elle ne vous atteindra qu'à l'improviste ". Ils t'interrogeront comme si tu en étais informé. Dis leur : " Sa connaissance n'appartient qu'à Dieu, mais la plupart des hommes l'ignorent ".

 

[7 : 188]

Dis : " Par moi-même je n'ai le pouvoir ni d'être utile ni de nuire, en dehors de ce que Dieu veut. Si je connaissais le Mystère, je possèderais des biens en abondance et le mal ne me toucherait pas. Mais je ne suis qu'un avertisseur et un annonciateur de bonne nouvelle pour un peuple croyant ".

 

[7 : 189]

C'est Lui qui vous a créés d'un seul être, duquel Il a produit sa conjointe afin qu'il se repose auprès d'elle. Après qu'il l'a couverte, elle porte un fardeau léger, avec lequel elle marche. Lorsqu'elle s'alourdit, tous deux implorent Dieu, leur Seigneur : " Si Tu nous donnes un enfant de belle disposition (sâlih) , nous te serons sûrement reconnaissants ! "

 

[7 : 190]

Mais après qu'Il leur a donné un enfant de belle disposition tous deux Lui attribuent des associés dans ce qu'Il leur a accordé. Que Dieu soit exalté au-dessus de ce qu'on Lui associe !

 

[7 : 191]

Veulent-ils lui associer des divinités qui ne créent rien alors qu'elles-mêmes sont créées,

 

[7 : 192]

et qui ne peuvent ni les aider ni s'aider elles-mêmes ?

 

[7 : 193]

Si vous les appelez à la bonne direction, ils ne vous suivront pas. Il leur est égal que vous les appeliez ou que vous vous taisiez.

 

[7 : 194]

Ceux que vous implorez en dehors de Dieu sont des serviteurs semblables à vous. Implorez-les donc, et qu'ils vous répondent si vous êtes véridiques !

 

[7 : 195]

Ont-ils des pieds qui leur permettent de marcher ? Ont-ils des mains qui leur permettent de saisir ? Ont-ils des yeux qui leur permettent de voir ? Ont-ils des oreilles qui leur permettent d'entendre ? Dis : " Implorez vos associés ! Et puis usez de ruses contre moi, mais ne me faites pas attendre !

 

[7 : 196]

Oui, mon Protecteur est Dieu, Celui qui a fait descendre le Livre. C'est Lui qui protège les vertueux.

 

[7 : 197]

Ceux que vous implorez en dehors de Lui ne peuvent ni vous aider ni s'aider eux- mêmes ".

 

[7 : 198]

Si tu les appelles à la vraie Direction, ils n'entendent pas. Tu les vois qui te regardent, mais ils ne sont pas clairvoyants.

 

[7 : 199]

Tiens-toi à la mansuétude, ordonne la bonne conduite et écarte-toi des ignorants.

 

[7 : 200]

Chaque fois qu'une suggestion maligne te vient de Satan, cherche refuge auprès de Dieu. Certes, Il entend tout et Il sait tout.

 

[7 : 201]

Ceux qui craignent Dieu, lorsqu'une tentation satanique s'empare d'eux, ils se souviennent [du Rappel] et deviennent aussitôt clairvoyants.

 

[7 : 202]

Quant à leurs frères, ils sont maintenus dans l'égarement et ne peuvent plus s'en échapper.

 

[7 : 203]

Quand tu ne viens pas vers eux avec un signe, ils disent : " Comment ? Ne l'as-tu pas trouvé ? " Dis : " Je ne fais que suivre ce qui m'est révélé par mon Seigneur ". Ce sont là, de la part de votre Seigneur, des appels à la clairvoyance, une Guidance et une Miséricorde pour ceux qui croient.

 

[7 : 204]

Lorsque le Coran est récité, écoutez-le attentivement et faites silence. Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde...

 

[7 : 205]

Invoque ton Seigneur en toi-même avec humilité et crainte, sans que la voix résonne, le matin et le soir. Ne sois pas au nombre des négligents.

 

[7 : 206]

Ceux qui se tiennent auprès de ton Seigneur ne renoncent pas, par orgueil, à l'adorer. Ils Le glorifient et ils se prosternent devant Lui.

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* Titre : Montagne ou barrière rocheuse située entre le Paradis et l’Enfer.

 

* v. 161 : il s’agit probablement, comme à s. 2, v. 58-59, de Sittim, la “ville des acacias” située dans la plaine de Moab, à l’Est du Jourdain, dont les habitants s’étaient livrés à la débauche et attachés au culte de Baal-Peor (ap. Nombres, 25, 1-2 & 8-9)

 

* v. 175 : d’après certains commentateurs, ce verset se rapporterait au devin Balaam, fils de Beor, cité dans Nombres, 22-24. Cette interprétation paraît cependant douteuse puisque, appelé à jeter une malédiction sur Israël, Balaam l’aurait au contraire béni sur l’ordre du Seigneur.

 

* Titre : Montagne ou barrière rocheuse située entre le Paradis et l’Enfer.

 

* v. 161 : il s’agit probablement, comme à s. 2, v. 58-59, de Sittim, la “ville des acacias” située dans la plaine de Moab, à l’Est du Jourdain, dont les habitants s’étaient livrés à la débauche et attachés au culte de Baal-Peor (ap. Nombres, 25, 1-2 & 8-9)

 

* v. 175 : d’après certains commentateurs, ce verset se rapporterait au devin Balaam, fils de Beor, cité dans Nombres, 22-24. Cette interprétation paraît cependant douteuse puisque, appelé à jeter une malédiction sur Israël, Balaam l’aurait au contraire béni sur l’ordre du Seigneur.

Le Butin - Al-Anfâl

Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.

 

[8 : 1]

Ils t'interrogent au sujet du butin. Dis : " Le butin est pour Dieu et l'Envoyé. Craignez donc Dieu, maintenez la concorde entre vous et obéissez à Dieu et à Son Envoyé si vous êtes croyants ! "

 

[8 : 2]

Certes, les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent lorsque le Nom de Dieu est mentionné, ceux dont la foi augmente lorsqu'on leur récite Ses versets, et ceux qui s'en remettent à leur Seigneur,

 

[8 : 3]

ceux qui accomplissent la prière et dépensent [en aumônes] une part de ce que Nous leur avons dispensé.

 

[8 : 4]

Ceux-là, véritablement, sont les croyants. Des degrés [élevés] leur sont réservés auprès de leur Seigneur, avec un pardon et une généreuse attribution.

 

[8 : 5]

Ainsi, c'est pour la Vérité que ton Seigneur t'a fait quitter ta maison à l'encontre de ce que souhaitaient une partie des croyants.

 

[8 : 6]

Ils disputent avec toi sur la Vérité après qu'elle a été clairement mise en évidence, comme si on les poussait à la mort et qu'ils la regardaient en face.

 

[8 : 7]

Lorsque Dieu vous promit qu'un des deux groupes vous serait livré, vous désirâtes que ce fût celui qui était sans armes. Mais Dieu voulut manifester la Vérité par Ses paroles et exterminer les mécréants jusqu'au dernier,

 

[8 : 8]

afin de faire éclater la Vérité et d'annihiler le faux, dussent les coupables en concevoir du dépit.

 

[8 : 9]

Lorsque vous implorâtes le secours de votre Seigneur, Il vous exauça, disant : " Je vous envoie un renfort de mille anges, les uns à la suite des autres ".

 

[8 : 10]

Dieu n'a fait cela que pour vous apporter une bonne nouvelle, et pour que vos cœurs s'apaisent. Il n'y a pas de victoire qui ne vienne de Dieu. Dieu est puissant, sage.

 

[8 : 11]

Souvenez-vous qu'Il vous enveloppa de sommeil pour vous mettre en sécurité et qu'Il fit descendre sur vous l'eau du ciel pour vous purifier et écarter de vous la souillure du Démon, pour fortifier vos cœurs et affermir vos pas.

 

[8 : 12]

Ton Seigneur s'est adressé aux anges par voie d'inspiration, leur disant : " Je suis avec vous. Affermissez donc ceux qui croient. Je jetterai l'effroi dans le cœur des mécréants : frappez-les sur le cou et frappez-les sur chaque phalange ! "

 

[8 : 13]

Il en fut ainsi, parce qu'ils avaient fait scission avec Dieu et Son Envoyé ! Or, à celui qui fait scission avec Dieu et Son Envoyé, Dieu réserve un châtiment terrible.

 

[8 : 14]

C'est cela que vous devez goûter ! Le châtiment du Feu attend les mécréants.

 

[8 : 15]

O vous qui croyez ! Lorsque vous rencontrez les mécréants en marche pour le combat, ne leur tournez pas le dos.

 

[8 : 16]

Quiconque leur tourne le dos en ce jour, à moins que ce soit pour revenir au combat ou pour se rallier à une autre troupe, celui-là encourt la colère de Dieu et se retrouvera dans la Géhenne. Quelle misérable fin !

 

[8 : 17]

Non, ce n'est pas vous qui les avez tués, mais c'est Dieu qui les a tués. Et ce n'est pas toi qui a tiré des flèches, mais c'est Dieu qui a tiré, afin d'éprouver Lui-même les croyants par une belle épreuve. Dieu, certes, entend tout, Il sait tout.

 

[8 : 18]

Voyez donc comment Dieu rend inopérante la ruse des mécréants !

 

[8 : 19]

Vous demandiez la victoire [ô Quraïchites], mais elle vous a été enlevée. Cesser [le combat] sera meilleur pour vous ; mais si vous reprenez la lutte, Nous reviendrons aussi, et vos troupes ne vous serviront à rien, même si elles sont nombreuses. Certes, Dieu est avec les croyants.

 

[8 : 20]

O vous qui croyez ! Obéissez à Dieu et à Son Envoyé ! Ne vous détournez pas de lui lorsque vous [l'] entendez [parler].

 

[8 : 21]

Ne soyez pas comme ceux qui disent : " Nous avons entendu ! ", alors qu'ils n'écoutent pas.

 

[8 : 22]

Il n'y a pas pires créatures vivantes au regard de Dieu que les sourds et les muets qui ne raisonnent pas.

 

[8 : 23]

Si Dieu avait reconnu quelque bien en eux, Il aurait fait en sorte qu'ils entendent ; mais, même s'Il les avait fait entendre, ils se seraient détournés et éloignés.

 

[8 : 24]

O vous qui croyez ! Répondez à Dieu et à Son Envoyé lorsqu'ils vous appellent à ce qui vous donne la vie. Sachez qu'en vérité Dieu se place entre l'homme et son coeur, et que c'est devant Lui que vous serez tous rassemblés.

 

[8 : 25]

Craignez une épreuve qui ne frappera pas forcément que ceux d'entre vous qui ont été iniques. Sachez que Dieu est sévère dans Son châtiment.

 

[8 : 26]

Souvenez-vous du temps où vous étiez peu nombreux et faibles sur la terre, craignant que les hommes ne vous subjuguent. Dieu vous a alors donné un asile ; Il vous a assistés de Son secours et Il vous a dispensé de bonnes nourritures. Peut-être serez-vous reconnaissants. . .

 

[8 : 27]

O vous qui croyez ! Ne trahissez pas Dieu ni l'Envoyé et ne trichez pas sciemment avec ce qui vous a été confié.

 

[8 : 28]

Sachez que vos biens et vos enfants sont une tentation, mais qu'une récompense magnifique se trouve auprès de Dieu.

 

[8 : 29]

O vous qui croyez ! Si vous craignez Dieu, Il vous accordera le discernement, Il effacera vos mauvaises actions et Il vous pardonnera. Dieu est Maître de la Grâce infinie.

 

[8 : 30]

Lorsque les mécréants complotent contre toi pour s'emparer de toi, pour te tuer ou pour t'expulser, lorsqu'ils usent de stratagèmes, alors Dieu aussi use de stratagèmes et Il est le meilleur des stratèges.

 

[8 : 31]

Lorsque Nos versets leur sont récités, ils disent : " Oui, nous avons entendu ! Si nous le voulions, nous en dirions autant. Ce ne sont là que racontars des Anciens ! "

 

[8 : 32]

Et ils disent aussi : " O Dieu ! Si cela est la Vérité venue de Toi, fais pleuvoir sur nous des pierres tombées du ciel, ou fais nous éprouver un châtiment douloureux ".

 

[8 : 33]

Mais Dieu ne veut pas les châtier alors que tu es parmi eux. Et Dieu ne les châtiera pas s'ils demandent pardon.

 

[8 : 34]

Comment peuvent-ils croire que Dieu ne les punira pas, eux qui écartent les croyants de la Mosquée sacrée alors qu'ils n'en sont pas les gardiens : les vrais gardiens, ce sont seulement ceux qui craignent Dieu, mais la plupart des gens ne le savent pas.

 

[8 : 35]

Leur prière à la Maison n'est que sifflements et battements de mains. " Goûtez donc le châtiment pour prix de votre mécréance ! "

 

[8 : 36]

Oui, ceux qui mécroient dépensent leurs biens pour détourner les gens du chemin de Dieu. Ils les dépenseront, après quoi ils en éprouveront du regret et seront finalement vaincus. Les mécréants seront rassemblés dans la Géhenne

 

[8 : 37]

afin que Dieu sépare le mauvais du bon, qu'Il entasse les mauvais les uns sur les autres et qu'ensuite Il les attache tous ensemble avant de les jeter dans la Géhenne. Ceux-là sont les perdants !

 

[8 : 38]

Dis à ceux qui mécroient que s'ils mettent fin à leurs agissements, il leur sera pardonné pour ce qui est passé ; mais s'ils récidivent, qu'ils se rappellent ce qui est advenu aux Anciens.

 

[8 : 39]

Combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de sédition, et que le culte soit entièrement rendu à Dieu. S'ils cessent leurs agissements, Dieu, certes, voit parfaitement ce qu'ils font.

 

[8 : 40]

S'ils tournent le dos, sachez que Dieu est votre Maître. Quel excellent Maître, et quel excellent Secoureur !

 

[8 : 41]

Sachez que quel que soit le butin que vous preniez, le cinquième en revient à Dieu, à l'Envoyé, aux proches parents, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs, si vous croyez en Dieu et à ce que Nous avons révélé à Notre serviteur le Jour du Discernement, le jour où les deux groupes se sont affrontés. Dieu est puissant sur toute chose.

 

[8 : 42]

Lorsque vous étiez sur le versant le plus proche et eux sur le versant éloigné, et que la caravane se trouvait en dessous de vous, si vous aviez cherché à fixer les conditions du combat, vous n'auriez pas été d'accord sur le lieu de la rencontre. Mais le décret divin devait s'accomplir afin que périsse celui qui devait périr, selon l'évidence, et que vive celui qui devait vivre, selon l'évidence. Dieu, certes, entend tout, Il sait tout.

 

[8 : 43]

Souviens-toi que Dieu te les a fait voir peu nombreux dans ton sommeil ; s'Il te les avait montrés nombreux, vous auriez perdu courage et vous vous seriez querellés à ce sujet. Mais Dieu vous en a préservés, Lui qui connaît le tréfonds des cœurs.

 

[8 : 44]

Lorsque vous les avez rencontrés, Il les a fait paraître peu nombreux à vos yeux et Il vous a fait paraître peu nombreux à leurs yeux, ceci pour que s'accomplisse le décret divin. Car c'est à Dieu que reviennent tous les décrets.

 

[8 : 45]

O vous qui croyez ! Quand vous rencontrez une troupe ennemie, soyez inébranlables et invoquez beaucoup Allâh. Peut-être serez-vous bienheureux. . .

 

[8 : 46]

Et obéissez à Dieu et à Son Envoyé. Ne vous querellez pas, sinon vous perdriez courage et votre chance de succès s'amenuiserait. Prenez patience ! Certes, Dieu est avec les patients.

 

[8 : 47]

Ne soyez pas semblables à ceux qui sortirent de leurs demeures avec arrogance, pour être vus des hommes et les écarter du chemin de Dieu. Mais Dieu embrasse de Sa science tout ce qu'il font.

 

[8 : 48]

Or Satan, pour enjoliver à leurs yeux leurs propres actions, leur dit : " Personne, aujourd'hui, ne vous vaincra, car moi je suis à vos côtés ". Mais lorsque les deux troupes furent en présence, il tourna les talons et dit : " Moi, je vous désavoue ! Moi, je vois ce que vous ne voyez pas. Moi, Je redoute Dieu ! Dieu est sévère dans Son châtiment ".

 

[8 : 49]

Les hypocrites et ceux dont les cœurs sont malades disaient alors : " Ces gens-là, leur religion les égare ! " Mais celui qui s'en remet à Dieu sait qu'Il est puissant, juste.

 

[8 : 50]

Ah, si tu pouvais voir les anges ôter la vie aux mécréants : ils les frappent au visage et sur le dos [leur disant] : " Goûtez le châtiment du Feu !

 

[8 : 51]

C'est le fruit de vos propres agissements, car Dieu n'est pas un tyran pour Ses serviteurs ".

 

[8 : 52]

Tel fut le sort des gens de Pharaon et de ceux qui les ont précédés. Ils ont nié les signes de Dieu et Dieu les a saisis à cause de leurs péchés. En vérité, Dieu est fort, sévère dans Son châtiment.

 

[8 : 53]

Il en est ainsi parce que Dieu ne change rien au bienfait dont Il a gratifié un peuple tant que ces gens ne changent pas ce qui est en eux-mêmes. Dieu, certes, entend tout, Il sait tout.

 

[8 : 54]

Tel fut le sort des gens de Pharaon et de ceux qui les ont précédés. Ils ont nié les signes de leur Seigneur, alors Nous les avons fait périr à cause de leur péchés et Nous avons englouti les gens de Pharaon : tous étaient iniques.

 

[8 : 55]

Les pires des créatures vivantes devant Dieu, ce sont les mécréants, ceux qui ne croient pas,

 

[8 : 56]

ceux d'entre eux avec qui tu as conclu un pacte et qui, ensuite, ont violé leurs engagements en toute occasion, ceux qui ne craignent pas Dieu.

 

[8 : 57]

Si tu t'en saisis à la guerre, traite-les de façon à décourager ceux qui se trouvent derrière eux. Peut-être réfléchiront-ils !

 

[8 : 58]

Et si tu crains une traîtrise de la part d'un peuple, rejette pareillement son alliance. Dieu, certes, n'aime pas les traîtres.

 

[8 : 59]

Que ceux qui mécroient ne pensent pas qu'ils l'emporteront sur vous ! Ils ne sauraient vous affaiblir.

 

[8 : 60]

Préparez, pour lutter contre eux, toutes les forces et la cavalerie que vous pouvez mobiliser, afin d'effrayer l'ennemi de Dieu et le vôtre, et d'autres encore que vous ne connaissez pas mais que Dieu connaît. Tout ce que vous aurez dépensé dans le chemin de Dieu vous sera rendu et vous ne serez pas lésés.

 

[8 : 61]

S'ils inclinent à la paix, fais de même et remets-t-en à Dieu. Certes, Il entend tout, Il sait tout.

 

[8 : 62]

S'ils veulent te trahir, alors Dieu te suffit. C'est Lui qui t'a assisté par Son secours et par l'aide des croyants.

 

[8 : 63]

Il a uni leurs cœurs par une affection réciproque. Aurais-tu dépensé tout ce que contient la terre, tu n'aurais pas réussi à unir ainsi leurs cœurs, mais Dieu les a unis par l'affection. Certes, Il est puissant, juste.

 

[8 : 64]

O Prophète ! Dieu te suffit, à toi et à ceux des croyants qui te suivent.

 

[8 : 65]

O Prophète ! Encourage les croyants au combat ! S'il y a parmi vous vingt hommes armés de patience, ils en vaincront deux cents. S'il s'en trouve cent, ils vaincront mille mécréants, car ce sont des gens qui n'entendent pas raison.

 

[8 : 66]

Maintenant, Dieu a allégé votre tâche parce qu'Il sait qu'il y a en vous une faiblesse. S'il y a parmi vous cent hommes armés de patience, ils en vaincront deux cents. S'il y en a mille, ils en vaincront deux mille, avec la permission de Dieu. Dieu est avec ceux qui sont patients.

 

[8 : 67]

Il n'appartient pas à un prophète de faire des captifs tant qu'il n'a pas mené sur terre un combat acharné. Vous voulez les biens de ce monde, mais Dieu veut [pour vous] la vie future. Dieu est puissant, sage.

 

[8 : 68]

Si une prescription de Dieu n'était pas déjà intervenue, un terrible châtiment vous aurait atteints à cause de ce dont vous vous êtes emparés.

 

[8 : 69]

Mangez ce qui, dans le butin, est licite et bon. Craignez Dieu ! Dieu est pardonneur, clément.

 

[8 : 70]

O Prophète ! Dis à ceux des captifs qui sont tombés entre vos mains : " Si Dieu reconnaît un bien en vos cœurs, Il vous donnera mieux que ce qui vous a été enlevé et Il vous pardonnera ; Dieu est pardonneur, clément ".

 

[8 : 71]

S'ils veulent te trahir, [sache qu'] ils ont déjà trahi Dieu ; mais Dieu t'a donné pouvoir sur eux. Dieu est omniscient, sage.

 

[8 : 72]

Ceux qui ont cru, ont émigré et ont combattu dans le chemin de Dieu avec leurs biens et leurs personnes, et ceux qui ont donné l'asile et prêté assistance aux croyants, tous ceuxlà sont devenus des alliés intimes les uns des autres. Quant aux croyants qui n'ont pas encore émigré, vous n'aurez pas à nouer une proche alliance avec eux tant qu'ils n'auront pas émigré. S'ils vous demandent assistance au nom de la religion, vous devez les assister, sauf contre un peuple à qui vous êtes liés par un pacte. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.

 

[8 : 73]

Ceux qui ont mécru [, eux aussi] sont alliés les uns aux autres. Si vous n'agissez pas selon ce qui vient d'être édicté, il y aura sur la terre de la subversion et une grande corruption.

 

[8 : 74]

Ceux qui ont cru, ont émigré et ont combattu dans le chemin de Dieu et ceux qui ont donné l'asile et prêté assistance [au Prophète et aux croyants], ceux-là, véritablement, sont les croyants. Un pardon et une généreuse récompense les attendent.

 

[8 : 75]

Et ceux qui, ayant cru plus tard, auront émigré et lutté avec vous, ceux-là sont des vôtres. Ceux d'entre eux qui sont unis par les liens du sang sont encore plus proches les uns des autres, selon la Loi divine. Certes, Dieu est omniscient !

________________________________________

 

* v. 7 : les “deux groupes” cités ici sont les caravaniers se dirigeant vers la Mekke et l’escorte de guerriers mekkois venue à leur rencontre pour les accueillir et les protéger. C’est à ce deuxième groupe que, suivant un ordre divin, le Prophète décida de livrer bataille, contre l’avis de ceux qui auraient voulu razzier la caravane.

 

* v. 41 : yawm al-furqân désigne le jour de la bataille de Badr (cf. supra, v. 7 et note) où les Musulmans, bien que moins nombreux et moins bien armés, ont remporté la victoire sur les Mekkois associateurs. Elle est considérée comme un symbole du triomphe de la Vérité sur l’erreur.

 

* v. 72 : “alliés intimes” traduit ici le terme awliyâ’ (plur. de walî) , rencontré ailleurs avec le sens d’ “appui” (ainsi : s. 5, v. 55 ; s. 9, v. 23) , “protecteur” (s. 11, v. 113 ; s. 29, v. 41) , “ami” (proche de Dieu, à qui sont épargnés la peur et l’affliction, passim) , “suppôt” (de Satan s. 29, v. 45 ou des démons, s. 6, v. 121) et qui, dans le contexte des relations entre Muhâjirûn et Ansâr, revêt, liée à la notion de proximité réciproque, une connotation juridique.

Le Repentir - Al-Tawbah

Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.

 

[9 : 1]

Voici une déclaration d'immunité faite par Dieu et Son Envoyé aux associateurs avec lesquels vous avez conclu un pacte :

 

[9 : 2]

" Parcourez la terre durant quatre mois. Sachez que vous ne prévaudrez-pas contre Dieu, mais que Dieu couvre d'opprobre les mécréants ! "

 

[9 : 3]

Et voici une proclamation de Dieu et de Son Envoyé adressée aux hommes le jour du Grand Pèlerinage : " Dieu et Son Envoyé désavouent les associateurs. Si vous vous repentez, cela vaudra mieux pour vous ; mais si vous vous détournez, sachez que vous ne prévaudrez pas contre Dieu ! " Annonce aux mécréants un châtiment douloureux,

 

[9 : 4]

à l'exception des associateurs avec lesquels vous avez conclu un pacte et qui, par la suite, ne l'ont pas violé et n'ont prêté assistance à personne contre vous. Respectez pleinement le pacte conclu avec eux jusqu'au terme convenu. Dieu aime ceux qui Le craignent.

 

[9 : 5]

Lorsque les mois sacrés se seront écoulés, tuez les associateurs partout où vous les trouverez ; capturez-les, assiégez-les et dressez-leur toutes sortes d'embuscades. Mais s'ils se repentent, s'acquittent de la prière et font l'aumône, alors laissez libre leur chemin. Dieu est pardonneur, clément.

 

[9 : 6]

Si un associateur te demande l'asile, accueille-le afin qu'il entende la Parole de Dieu ; puis amène-le là où il est en sécurité. Agis ainsi parce que ce sont des gens qui ne savent pas.

 

[9 : 7]

Comment pourrait-il exister un engagement pris par des associateurs envers Dieu et Son Envoyé, à l'exception de ceux avec qui vous avez conclu un pacte auprès de la Mosquée sacrée ? Tant qu'ils agiront loyalement envers vous, soyez loyaux envers eux. Dieu aime ceux qui Le craignent !

 

[9 : 8]

Comment [pourriez-vous conclure avec eux d'autres alliances, sachant que] s'ils l'emportent sur vous, ils ne respecteront à votre égard ni lien du sang, ni promesse de protection. Ils cherchent à vous plaire avec leurs bouches, mais leurs cœurs sont rebelles ; la plupart d'entre eux sont pervers.

 

[9 : 9]

Ils vendent à vil prix les signes de Dieu et détournent les hommes de Son chemin. Que leurs agissements sont donc détestables !

 

[9 : 10]

Ils ne respectent à l'égard d'un croyant ni lien de sang, ni promesse de protection : tels sont les transgresseurs.

 

[9 : 11]

Mais s'ils se repentent, s'ils s'acquittent de la prière et font l'aumône, ils sont vos frères en religion. Nous exposons les signes pour que les gens apprennent.

 

[9 : 12]

S'ils violent leurs serments après avoir pris un engagement, s'ils attaquent votre religion, alors combattez les chefs de la mécréance, ceux pour qui les serments n'ont pas de valeur. Peut-être cesseront-ils [d'agir ainsi]...

 

[9 : 13]

Ne combattrez-vous pas des gens qui ont violé leurs serments, qui ont cherché à bannir l'Envoyé et qui vous ont attaqués en premier ? Les redoutez-vous ? C'est pourtant Dieu qui mérite davantage d'être redouté, si vous êtes croyants.

 

[9 : 14]

Combattez-les ! Dieu les châtiera par vos mains, Il les couvrira d'opprobre et Il vous donnera la victoire sur eux. Il guérira la poitrine des croyants

 

[9 : 15]

et Il bannira la colère de leur cœur. Dieu revient vers qui Il veut ; Dieu est omniscient, sage.

 

[9 : 16]

Pensiez-vous que vous seriez délaissés sans que Dieu sache encore lesquels d'entre vous ont combattu et n'ont pas pris d'alliés en dehors de Dieu, de Son Envoyé et des croyants ? Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites.

 

[9 : 17]

Il ne sied pas que les associateurs s'occupent du service des oratoires de Dieu tout en professant leur propre mécréance. De ceux-là les œuvres sont vaines et ils demeureront à jamais dans le Feu.

 

[9 : 18]

Que seuls fassent le service des oratoires de Dieu ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier, qui s'acquittent de la prière, font l'aumône et ne craignent que Dieu seul. Peutêtre ceux-là seront-ils au nombre des bien guidés. . .

 

[9 : 19]

Pensez-vous que celui qui donne à boire aux pèlerins et qui fait le service de la Mosquée sacrée occupe le même rang que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier et qui lutte dans le chemin de Dieu ? Non, ils ne sont pas égaux devant Dieu, et Dieu ne dirige pas les iniques.

 

[9 : 20]

Ceux qui ont cru, qui ont émigré et qui ont combattu dans le chemin de Dieu avec leurs biens et leurs personnes occupent un rang des plus éminent auprès de Dieu : ceux-là sont les heureux !

 

[9 : 21]

Leur Seigneur leur annonce, venant de Lui, la bonne nouvelle d'une miséricorde, d'un agrément et de jardins où ils jouiront d'un délice pérenne ;

 

[9 : 22]

ils y demeureront à jamais. Certes, auprès de Dieu se trouve une récompense magnifique.

 

[9 : 23]

O vous qui croyez ! Ne prenez pas pour amis intimes vos pères et vos frères s'ils préfèrent la mécréance à la foi. Ceux d'entre vous qui en feraient leurs intimes tomberaient dans l'impiété.

 

[9 : 24]

Dis : " Si vos pères, vos fils, vos frères, vos épouses, votre clan, les biens que vous avez acquis, un négoce dont vous craignez la ruine, des demeures où vous vous plaisez, vous sont plus chers que Dieu et Son Envoyé et que la lutte dans le chemin de Dieu, alors attendez-vous à ce que Dieu vienne avec Son commandement ! " Dieu ne dirige pas les pervers.

 

[9 : 25]

Dieu vous a secourus en maintes circonstances et le jour de Hunaïn, alors que vous vous complaisiez dans votre grand nombre et que celui-ci ne vous a servi à rien. Aussi vaste soit-elle, la terre vous fut alors étroite, et vous tournâtes le dos en fuyant.

 

[9 : 26]

Ensuite, Dieu fit descendre Sa Présence bénissante sur Son Envoyé et sur les croyants. Il fit descendre des armées invisibles et Il châtia ceux qui ne croyaient pas. Telle est la rétribution des mécréants.

 

[9 : 27]

Par la suite, Dieu revient vers qui Il veut. Dieu est pardonneur, clément.

 

[9 : 28]

O vous qui croyez ! Les associateurs ne sont qu'impureté : qu'ils ne s'approchent donc plus de la Mosquée sacrée après que cette année se sera écoulée. Si vous craignez l'indigence, Dieu vous enrichira par Sa grâce, s'Il le veut. Dieu est omniscient, sage.

 

[9 : 29]

Combattez ceux qui, parmi les Gens du Livre, ne croient pas en Dieu ni au Jour dernier, ne déclarent pas illicite ce que Dieu et Son Envoyé ont déclaré illicite et ne pratiquent pas la vraie Religion, et ce jusqu'à ce qu'ils payent le tribut de leurs mains, faisant amende honorable.

 

[9 : 30]

Les Juifs ont dit : " Uzaïr est fils de Dieu ! ". Les Chrétiens ont dit : " Le Messie est le fils de Dieu ! " Telle est la parole qui sort de leurs bouches ; ils copient ce que les mécréants disaient avant eux. Que Dieu leur fasse la guerre ! Comme ils sont retors !

 

[9 : 31]

Ils ont pris comme seigneurs leurs rabbins et leurs moines ainsi que le Messie, fils de Marie, en lieu et place de Dieu. Pourtant, il ne leur avait été ordonné que d'adorer un Dieu unique : il n'y a de Dieu que Lui ! Gloire à Lui au delà de ce qu'ils Lui associent !

 

[9 : 32]

Ils voudraient éteindre la lumière de Dieu avec leurs bouches, alors que Dieu ne veut que parachever Sa lumière, dussent les mécréants en concevoir du dépit.

 

[9 : 33]

C'est Lui qui a dépêché Son Envoyé avec la bonne Guidance et la Religion de Vérité pour la faire prévaloir sur la religion toute entière, dussent les associateurs en concevoir du dépit.

 

[9 : 34]

O vous qui croyez ! Sachez que beaucoup de docteurs et de moines dévorent en pure perte le bien d'autrui et détournent les gens du chemin de Dieu. A ceux qui thésaurisent l'or et l'argent sans rien en dépenser dans le chemin de Dieu, annonce un châtiment douloureux.

 

[9 : 35]

Le jour où ces métaux seront chauffés dans le feu de la Géhenne et serviront à marquer leurs fronts, leurs flancs et leurs dos, [il leur sera dit :] " Voici ce que vous thésaurisiez pour vous-mêmes ; goûtez donc ce que vous thésaurisiez ! "

 

[9 : 36]

En vérité, le nombre des mois, pour Dieu, est de douze, comme il a été inscrit dans le Livre de Dieu le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d'entre eux sont sacrés. Telle est la Religion immuable. Ne vous faites pas tort à vous-mêmes durant ce temps. Combattez les associateurs sans relâche comme eux-mêmes vous combattent sans relâche, et sachez que Dieu est avec ceux qui Le craignent.

 

[9 : 37]

Ajourner un mois sacré n'est qu'un surcroît d'infidélité par lequel s'égarent les mécréants. Une année, ils le déclarent non sacré et une autre année ils le déclarent sacré, afin de s'aligner sur le nombre de mois que Dieu a déclaré sacrés. Ainsi, ils déclarent licite ce que Dieu a défendu. Le mal qu'ils commettent leur semble bon, mais Dieu ne dirige pas les mécréants.

 

[9 : 38]

O vous qui croyez ! Qu'avez-vous ? Lorsque l'on vous a dit : " Elancez-vous dans le chemin de Dieu ", vous vous êtes appesantis sur la terre. Préférez-vous la vie de ce monde à la vie future ? Et pourtant, la jouissance de la vie ici-bas comparée à la vie future n'est que bien peu de chose !

 

[9 : 39]

Si vous ne vous élancez pas au combat, Il vous infligera un châtiment douloureux ; Il vous remplacera par un autre peuple sans que vous Lui occasionniez le moindre tort. Dieu est puissant sur toute chose.